Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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mardi 15 novembre 2011

"Pour finir en beauté il se maquilla soigneusement et, le découvrant ainsi fardé, ses amis le mirent en pièces". Jacques Damboise in "Pensées peroxydées".



°°°
"Tu sais sur qui il faut taper, Guignol?
- Oui, Gendarme Proglio. Sur les z'écologistes!
- Aie! Mais arrête! Je n'appartiens pas à cette chienlit...
- Excuse, Gendarme, mon bâton est parti tout seul"
La blague du jour.
Henri Proglio: 
une sortie du nucléaire 
augmenterait le prix de l'électricité

   (...) "En cas d'arrêt prématuré (5 ans? 10 ans? Plus?) des centrales (nucléaires) en France, il y aura un doublement des prix de électricité et ça va être crucial pour les emplois dans le nucléaire (uniquement là?)", a averti (brrr...) M. Proglio lors d'un colloque sur l'énergie (nucléaire?)  à Paris.
   Un abandon de l'atome entraînerait aussi, selon lui, "une progression des énergies fossiles (gaz et charbon, ndlr), soit un accroissement de 25% des émissions de gaz à effet de serre en France (plus de nucléaire, donc plus de pollution, CQFD), la MDE (maîtrise de la demande d'électricité) et les ENR (énergies non renouvelables) ne suffisant pas à remplacer la base nucléaire installée (chiffres à l'appui?)", a-t-il averti (re encore brrr...?).
   M. Proglio a appelé en conséquence à "parier sur le bon sens" pour ne pas perdre cet "atout majeur" pour la France qu'est l'atome. (...)

°°° 

"Proportionnell'ment, le G8 il est moins cher que le G20,
mais celui-ci il a duré moins longtemps car il faisait moche,
à Cannes... c'est vraiment pas un temps d'saison...
Une ôt' question?"
Les G8 et G20 plus coûteux 
que prévu : 59 millions d'euros
   (...) Les coûts des sommets du G8, à Deauville en mai, et du G20, à Cannes la semaine dernière, seront plus élevés que prévu. 
   Ainsi que l'a annoncé mardi à l'Assemblée nationale la députée UMP Geneviève Colot, rapporteur pour avis, lors de la discussion des crédits 2012 du ministère français des Affaires étrangères, les factures respectives s'élèvent à 31 millions pour le premier, et à 28 millions pour le second.
   Les dépenses prévues pour le G8 s'élevaient à 20 millions d'euros. Cette hausse des coûts est due à l'invitation faite à plusieurs délégations arabes de participer au sommet et à la création d'un centre de presse sous tente pour 2.400 journalistes accrédités (s... d'arabes et de journalistes qui coûtent trop cher!), a précisé la députée. «L'organisation du sommet du G20 de Cannes devrait aussi dépasser les prévisions», a-t-elle ajouté. Son coût devrait être «de 28 millions d'euros contre 25 prévus» (en dépit du prix modéré de la suite du Résident à 3500 euros la nuit?), a-t-elle précisé. (...)

°°°
(Malgré le nouveau plan de rigueur,
l'humeur des partisans du Résident
était au beau fixe)

"Les compagnons de la nouba" (Laurel et Hardy)
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Plan de rigueur : 
comment Nicolas Sarkozy 
devient le président de l'austérité
(pour les autres)
Thierry de Cabarrus
   (...) Décidément, Nicolas Sarkozy est un adversaire redoutable(ment pénible?) pour 2012. C'est la leçon que l'on doit retenir de la présentation du plan de rigueur sans précédent par son Premier ministre. Voilà que, sans la moindre hésitation, avec un cynisme qui, en toute autre période que cette crise, devrait jeter des millions de Français dans la rue, Nicolas Sarkozy troque son costume de président du pouvoir d’achat, d’opposant acharné de l’austérité contre celui de "père la rigueur" que n’aurait pas renié Raymond Barre (de triste mémoire?) lui-même.(...)
   (...) Voilà une stratégie particulièrement dangereuse (on l'espère bien...) pour Nicolas Sarkozy, à moins qu’elle ne soit la seule qui reste à sa disposition pour tenter de l’emporter en mai 2012. Car il sait qu’il est très en retard dans les sondages par rapport à François Hollande et que si, pour la première fois depuis des années, il connaît enfin une embellie de son image, il la doit d’abord à la crise économique et financière, à cette forme d’agitation perpétuelle qui le caractérise et qui lui tient lieu de volontarisme aux yeux des Français. Il sait qu’il la doit aussi à cette prime étrange accordée aux présidents pendant les crises. Elle repose sur l’idée, non vérifiée, qu’en pleine tempête, il n’est jamais bon pour le navire de changer de capitaine.
   Donc, Nicolas Sarkozy a beau ne pas s’être déclaré pour un second mandat, il profite de ce que François Hollande reprend son souffle après sa victoire à la primaire socialiste, pour imposer son thème de campagne. L’élection présidentielle se jouera, laisse-t-il entendre, sur la capacité des deux champions à sortir la France de la crise. D’ailleurs, depuis plusieurs jours, les amis de Nicolas Sarkozy répètent à l’envi que l’adversaire de ce dernier "n’a pas les épaules suffisantes" (z'ont pas osé parler de taille, pourquoi?), qu’il est trop "fragile" (une gonzesse?), qu’il est trop "normal" (Sarko serait donc anormal?) pour affronter une période qui, elle, n’est pas normale, et même dangereuse pour la France et les Français (mais pas pour les banquiers et les hauts revenus?). (...)


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Dette : 
la faute des économistes 
Olivier Postel-Vinay 
   (...) Avec son livre sur l’histoire de la dette, l’anthropologue britannique David Graeber jette un autre pavé dans la mare : la plupart des économistes se trompent sur la nature de la monnaie, du crédit et de l’endettement. Un livre "fascinant ", juge Gillian Tett dans le Financial Times.
   Selon le schéma classique présenté par les historiens de l’économie depuis Adam Smith, la monnaie a remplacé le troc, et le crédit s’est développé par la suite. C’est faux, écrit Graeber : des relations de crédit et, donc, d’endettement très complexes ont de loin précédé l’invention de la monnaie ; quant au troc, il a toujours été un pis-aller, et ne s’est vraiment développé que dans des situations particulières ou de crise. En 3200 avant notre ère, les Mésopotamiens, qui n’avaient pas de monnaie, pratiquaient le prêt à intérêt et inscrivaient les transactions sur des tablettes. C’est cette " monnaie virtuelle " qui est à l’origine de la monnaie, et non le troc, conclut Graeber après avoir passé en revue toutes les civilisations connues.(...)
   (...) Analysant ensuite les grands cycles de l’histoire économique depuis l’Antiquité, il voit se dessiner deux types de périodes, marquées par une plus ou moins grande préférence pour le crédit. Ainsi, l’Empire romain privilégiait le paiement cash (en métal précieux), tandis que le Moyen Âge européen développait une préférence pour le crédit. Plus récemment, l’abandon de l’étalon-or, en 1971 a engagé l’Occident dans une nouvelle phase de préférence pour le crédit, et donc la monnaie virtuelle. En devenant excessive, cette inclination a conduit aux dérèglements actuels. Dans le passé, elle a fait chuter des empires. Ainsi de Rome, qui avait fini par abandonner la préférence pour le cash.
   Pour Graeber, par ailleurs anarchiste patenté (heu... c'est une insulte?), la propension des économistes à négliger le rôle fondamental de la dette dans les sociétés est liée à un déni: ils n’aiment pas reconnaître que le crédit est au cœur des relations de domination. L’endettement est une construction sociale fondatrice du pouvoir. Les débiteurs insolvables ont nourri l’esclavage. Aujourd’hui, les emprunteurs pauvres, qu’il s’agisse de particuliers des pays riches ou d’États du tiers-monde, sont enchaînés aux systèmes de crédit. Forts de ce déni, les économistes entretiennent une vieille illusion : celle que l’opprobre est forcément à jeter sur les débiteurs, jamais sur les créditeurs. (...)


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Luc Desle

samedi 12 novembre 2011

"Echange Résident ayant un peu servi contre nettoyant liquide pour bâtiment élyséen". Benoît Barvin in "Annonces déclassées"

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"Je regrette l'Y de l'ancienne 
orthographe du mot abîme. 
Car Y était du nombre de ces lettres 
qui ont un double avantage : 
indiquer l'étymologie et faire peindre 
la chose par le mot : ABYME."
[Victor Hugo] 

Extrait de Faits et croyances
(c) Crumb
"Ecrire le plus précisément possible...
pour que personne ne trahisse ma pensée...
Chercher les mots justes... 
quelle tragédie que la vie de l'écrivain..."

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Bruxelles subventionne 
du Kafka low cost

   (...) Avec Goethe, il fait partie du canon littéraire enseigné dans tous les lycées des pays germanophones. Mais aujourd'hui, Franz Kafka est victime de ce que la Frankfurter Allgemeine Zeitung qualifie d’"exécution subventionnée par l'UE". Le quotidien évoque ainsi le "véritable scandale" révélé par son confrère autrichien Kronenzeitung : une maison d'édition autrichienne a envoyé sans raison apparente quelque 2 000 exemplaires gratuits du Château à des lycées allemands et autrichiens. 
   Une générosité appréciable, si les livres n’étaient truffés de fautes d'orthographes "de la pire espèce", rapporte la FAZ. Célèbre pour son engagement quasi militant pour une bonne orthographe, le quotidien note que "la première page compte à elle seule neuf erreurs".
  Face aux nombreuses plaintes qu’il a reçues, l’éditeur, qualifié de "gonflé" (nous aurions d'autres termes moins aimables), a ajouté une note aux deux millions d’exemplaires publiés, expliquant qu’il "a fini par tolérer ces erreurs pour des raisons économiques d'une part, mais d'autre part parce que la littérature n'est pas un concours d’orthographe"
   Il reconnaît par ailleurs que l’opération a été "une bonne affaire", la Commission européenne ayant subventionné le projet "avec une somme à six chiffres" (on comprend mieux...). Pour sa part, Bruxelles indique "vouloir creuser en profondeur" sur l'utilisation de la subvention avant de réagir officiellement (on donne n'importe comment de l'argent... et on réfléchit ensuite...).


http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief/1135781-bruxelles-subventionne-du-kafka-low-cost

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"Si la cause est bonne, 
c'est de la persévérance. 
Si la cause est mauvaise, 
c'est de l'obstination."

[Laurence Sterne] 
Extrait de Tristam Shandy
"Tant que Dominique ne me touche pas,
je la lui soutiens...
mais de loin"

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DSK-ANNE SINCLAIR 
S’IL N’EN RESTE QU’UNE...
 (joli compte dû à la plume élégiaque de
Ghislaine Ribeyre)
   (...) En pleine tempête (de neige?), elle est partie. A la mi-juillet dernier, peu après la mise en liberté surveillée de DSK, à New York, Anne Sinclair a quitté son mari, direction le Canada. Quelques jours en pleine nature, dans le ranch de ses amis Jean et Daniela Frydman, pour oublier un mois d’un huis clos étouffant, au 153 Franklin Street : lui, elle, et les accusations de Nafissatou Diallo. Elle avait peuplé l’immense loft (mais quand même étouffant...) avec des centaines de photos de famille, y compris un immense portrait de sa première petite-fille, née fin mai. Il y avait aussi les visites des avocats, les séances de gym avec un coach (pour destresser, y'a pas mieux. Faut demander aux SDF ce qu'ils en pensent), les plats chinois livrés à domicile (Ah... c'est un stress? Parce que chinois?). Les courriels pour marteler aux amis parisiens sa foi en l’innocence de « Domi », pendant que lui passait des heures à jouer aux échecs sur son iPad (traduction: elle s'activait et lui glandait?). Et les cachets pour dormir, jusqu’à quinze heures par jour (y'avait rien d'autre à faire qu'à dormir... pauvre Anne qui ne voyait rien venir...)
   Ce qu’ils se disaient, une fois les visiteurs partis et les ordinateurs éteints, personne ne le sait: Anne Sinclair a voulu préserver jusqu’au bout les secrets de leur couple (et les engueulades qui allaient avec?) . En juillet, laissant Laurin, le fils de DSK, veiller sur son père (en l'empêchant d'aller sur certains mauvais sites?), elle est allée respirer ailleurs. Pour mieux revenir.
   « Avant », car il y eut un avant à la suite 2806 du Sofitel, à la plainte de Tristane Banon et à l’affaire du Carlton, quand on demandait à Dominique Strauss-Kahn ce que représentait pour lui Anne Sinclair, il s’en tirait par une formule charmante et anodine : « Tout. » Aujourd’hui, c’est vrai jusqu’à l’absurde. Elle est sa dernière alliée, son seul rempart, son ultime alibi. (...)

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"Il y a un but, mais pas de chemin ; 
ce que nous nommons chemin est hésitation."  
[Franz Kafka]
"Des allemands pauvres? Où ça, où ça, 
faut justement que j'm'entraîne!"

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Ces autres 1 % 
que les invités du G20 ne verront pas
(n'ont pas vus...)
Annika Joeres . Die Zeit
   Angela Merkel ne sera pas la seule Allemande présente sur la Riviera ces jours-ci. Nombre de ses compatriotes, devenus SDF, luttent pour survivre sur la Croisette.

   (...) De nombreux SDF sont originaires d’Allemagne, attirés notamment par la douceur du climat. En octobre et novembre, on peut encore dormir dehors à Cannes, il y fait 15 °C la nuit. Mais des agents de sécurité veillent devant les commerces. Au milieu des années 1990, dans la ville voisine de Nice, le maire de droite, Jacques Peyrat [1995-2008], avait fait ramasser les mendiants dans la rue pour les conduire en bus à 20 km de là, au mont Chauve, à 800 mètres d’altitude. Il a fallu attendre que l’un de ces sans-abri s’effondre et meure, sur le chemin du retour, sous le soleil accablant de juillet, pour que cessent ces déportations. 
   Cet été, la ville de Cannes a voulu inciter les habitants à “donner utile”, à travers une campagne d’affiches et de prospectus : au lieu de donner aux mendiants dans la rue, il leur a été conseillé de faire des dons aux organisations caritatives. A l’origine de l’opération, le président du Palais des festivals, David Lisnard, parle de “charité bien ordonnée". Andreas Jachmann s’en remet toujours à ses connaissances personnelles. Le matin, un banquier lui offre son café quotidien, et le soir, un employé de Leader Price lui donne un sac rempli de produits périmés. “Cela fait longtemps que je n’ai pas eu faim”, confie-t-il d’un air satisfait.
   Mais il y a aussi cette jeune femme d’Osnabrück, Jasmina. Elle marche pieds nus, dans des claquettes ornées d’une fleur en plastique. A la suite d’un chagrin d’amour, elle a quitté le nord de l’Allemagne en stop pour le sud de la France. Arrivée à Cannes, elle a envoyé une carte postale représentant des palmiers à son ex-petit ami. Depuis plusieurs mois, elle dort sur la plage avec une amie hollandaise. 
   Elle fait les poubelles. Dans l’une d’elles, derrière une boulangerie haut de gamme, elle déniche un sac rempli de croissants, mais une odeur pestilentielle l’assaille : le bon boulanger a pulvérisé du poison sur ses invendus. (...)

+++

"Mais ma rose est sans épine!
- M'en fous. Casse-toi!"
«Le viol est le seul crime 
où la victime se sent coupable»

/ Pourquoi manifester ?
   Clémentine Autain : D’abord pour lutter contre le tabou. Une femme peut raconter dans un dîner qu’elle a été cambriolée, victime d’un attentat, de la perte d’un proche. Elle ne peut pas dire qu’elle a été violée. Elle sait le malaise, la gêne qu’elle va provoquer, elle a intériorisé la honte, elle a trop peur que le regard des hommes sur elle se modifie. Le viol est le seul crime dans lequel la victime se sent coupable.(...)
   (...) Finalement, j’ai eu la «chance» d’être violée sous la menace d’une arme, un couteau sous la gorge ! Cela évacue les questions du type : Pourquoi je ne me suis pas débattue davantage, pourquoi je n’ai pas réussi à partir ? Ces questions hantent beaucoup de femmes violées, les font sombrer dans la culpabilité. Alors même que, contrairement à ce que disent certains, dans l’écrasante majorité des viols, il n’y a pas d’arme. Ce qui fait la contrainte, c’est l’autorité, la domination physique, les menaces, le chantage affectif. On ne peut pas comprendre le viol si on ne comprend pas la sidération. Cette paralysie liée à la peur de mourir qui fait que, par exemple, une femme ne va pas mordre le sexe de l’homme lors d’une fellation imposée. (...)

/ L’affaire DSK a révélé la persistance de discours archaïques, peut-elle aussi faire avancer les choses ?
   C.A. : La bonne nouvelle, c’est que le débat est mis à jour. Cette minoration de ces violences, cette parole réactionnaire, est maintenant dans le débat public, sur un terrain politique. On a tout à gagner à ce que ce genre de réflexions sorte du secret, de l’intime. L’enjeu est qu’il ne faut pas que le couvercle se referme. Il faut que cette question soit présente dans les débats de la présidentielle.

/ Vous dites que le combat contre les violences aux femmes est miné par les stéréotypes, lesquels ?
   C.A. : L’idée, par exemple, que le viol n’est qu’une histoire de sexualité. Il y a des conséquences sur la vie intime, bien sûr, mais pas seulement, car le viol touche beaucoup plus que la sexualité. La violence, elle est d’abord dans le fait de nier l’autre. Les conséquences vont de la boulimie à la dépression, aux tentatives de suicide, à l’autodévalorisation permanente. Et l’ampleur du traumatisme n’est pas uniquement définie par les faits commis, mais aussi par l’histoire de chaque femme, sa possibilité d’en parler, d’être aidée…

/ Il y a aussi la confusion entre liberté sexuelle et agression…
   C.A. : Je suis scandalisée par l’association entre féminisme et puritanisme. Ce sont les féministes qui se sont battues pour la contraception, pour dissocier le plaisir de la procréation. Dire que l’on veut sortir la sexualité d’un rapport archaïque de domination masculin-féminin, cela n’enlève rien, au contraire ! Cela ouvre le champ à l’imagination, cela libère le plaisir. Favoriser l’expression du non, c’est consacrer plus de valeur et de saveur au oui.

Lire l'interview entière (avec réponses également de Tristane Banon) sur:

mardi 1 février 2011

"Ce tatoueur était un ancien fakir". Benoît Barvin in "Pensées échevelées"





°°°
La liberté est un tyran qui est gouverné par ses caprices. 

[Joseph Joubert]

(Ou par les lois de l'attraction)

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Le despotisme soumet une nation à un seul tyran,
la démocratie à plusieurs.

[Comtesse de Blessington] 
Extrait de Desultory thoughts and reflections

°°°
Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, 
se moquent de l'autorité et n'ont aucun respect pour l'âge. 
À notre époque, les enfants sont des tyrans.

[Socrate]

Pour prendre l'ascendant sur ses parents, le jeune enfant alterne moments de colère et de chantage affectif avec des phases de câlins durant lesquelles il va tenter de se faire pardonner. 

Crédits photo : Pierre BESSARD/REA


°°°


La vieillesse est un état de repos quant aux sens. 
Lorsque la violence des passions s'est relâchée, 
on se voit délivré d'une foule de tyrans forcenés.

[Platon] 
Extrait de La République

(Et de Un?)


(...) Doit-on s'inquiéter pour Jacques Chirac ? Hier, l'ancien président de la République et Simone Veil participaient à l'inauguration d'un musée à Orléans, ouvert pour rendre hommage aux plus de 4 000 enfants internés dans les camps du Loiret après la rafle du Vel d'Hiv avant d'être déportés vers le camp de concentration d'Auschwitz.(...)
   (...) Selon l'AFP, reprise par plusieurs médias, Jacques Chirac était par ailleurs « souriant mais affaibli et fatigué, le regard fuyant, la démarche parfois hésitante ». Un commentaire plutôt surprenant pour une dépêche de l'agence... L'ancien président a même dû s'appuyer sur ses proches, dont Simone Veil, pour se déplacer lors de la visite du musée. Un journaliste de LibéOrléans a pu filmer l'ancien président qui semble effectivement affaibli. (...)
°°°
Dieu voulut résumer les charmes de la femme 
En un seul, mais qui fut le plus essentiel, 
Et mit dans son regard tout l'infini du ciel.

[François Coppée] 
Extrait de Les récits et les élégies


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Luc Desle

vendredi 17 septembre 2010

"Contrairement à ce que ses ennemis politiques pensaient, Clémenceau ne l'était pas". Jacques d'Amboise in "Pensées à contre-pieds"

°°°

(LE DIALOGUE EUROPÉEN PROGRESSAIT)


"Toi, mon cochon, ch'te réserve un chien de ma chienne...
- Autant pour toi, mecton!"

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   (...) Le sommet européen de Bruxelles a tenu ses promesses : Nicolas Sarkozy a eu une engueulade historique avec José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, après avoir demandé, en vain, des excuses pour les vives critiques de la politique française vis-à-vis des Roms. Un clash doublé d'un couac embarrassant avec la Chancelière allemande Angela Merkel qui a démenti avoir annoncé au président français qu'elle allait suivre son exemple sur les Roms, comme il s'en est vanté lors de sa conférence de presse. (...)

°°°

Il était un petit homme, pirouette
(paroles "arrangées" par Jacques d'Amboise)

by Chansons enfantines

Il était un petit homme
Pirouette, cacahuète
Il était un petit homme

Qui avait une drôle de maison {x2}
(Qui avait de drôles de façon) (X2)

La maison est en carton
(Toujours à plastronner)
Pirouette, cacahuète
La maison est en carton
(Toujours à plastronner)
Les escaliers sont en papier {x2}
(et à mentir comme un benêt) (X2)

Si vous voulez y monter
(Tous les jours il s'la jouait)
Pirouette, cacahuète
Si vous voulez y monter
(Tous les jours il s'la jouait)
Vous vous casserez le bout du nez {x2}
(Jusqu'au bout de son drôl' de nez) (X2)

Le facteur y est monté
(Ses collègues très remontés)
Pirouette, cacahuète
Le facteur y est monté
(Ses collègues très remontés)
Il s'est cassé le bout du nez {x2}
(Lui dirent que cela suffisait) (X2)

On lui a raccommodé
(Vous pouvez toujours gronder)
Pirouette, cacahuète
On lui a raccommodé
(Vous pouvez toujours gronder)
Avec du joli fil doré {x2}
(Moi je vous p... à la r...) (X2)

Le beau fil s'y est cassé
(Totalement perturbés)
Pirouette, cacahuète
Le beau fil s'y est cassé
(Totalement perturbés)
Le bout du nez s'est envolé {x2}
(Ils se mirent tous à pleurer) (X2)

Un avion à réaction
(T'es méchant comme une teigne)
Pirouette, cacahuète
(T'es méchant comme une teigne)
Un avion à réaction
A rattrapé le bout du nez {x2}
(Tu mériterais une bell' beigne) (X2)

Mon histoire est terminée
(C'est pas demain la veille)
Pirouette, cacahuète
Mon histoire est terminée
(C'est pas demain la veille)
Messieurs, Mesdames, applaudissez ! {x2}
(Que vous me tirerez l'oreille!) (X2)
 

°°°
"Moi, ma maman, quand je dis un gros mot, 
elle me punit. Pourquoi pas le Monsieur?"



"Heu... Parce que, voilà. T'as pas autre chose à faire 
qu'à poser des questions stupides, non?"

°°°

"La liberté consiste 
à ne dépendre que des lois. " 

VOLTAIRE (François Marie Arouet, dit)


(Même quand ces lois changent suivant les intérêts particuliers 
- et mal compris - des gouvernants?)

(...) Dans un entretien au Figaro Magazine, le ministre propose plusieurs réformes judiciaires.
    Il n’est pas ministre de la Justice mais n’hésite pas à marcher sur les plates-bandes de sa collègue de la place Vendôme, Michèle Alliot-Marie (là où il y a de la gêne, n'est-ce pas?). Dans un entretien fleuve au Figaro Magazine à paraître samedi, Brice Hortefeux revient sur plusieurs dispositions du code pénal qu’il voudrait voir changer et remet implicitement en cause le travail effectué par les magistrats. (ces pelés, ces galeux, d'où viennent tous nos maux, évidemment)


°°°

"Un peuple est grand 
quand il produit de grands hommes"

Georges Duhamel


"Allez, mon Bichon en or massif, encore un effort... 
Moi, pendant ce temps, je me tasse un peu...
- Meurci, Mon n'amour, tu es un chou"

°°°
C'est la contemplation de la c... 
qui donne la vocation du pouvoir.

 Bertrand Blier


Compromis historique au G20 pour relancer l'économie 
et réguler la finance (2009!)

( La c... et l'humour peut-être aussi...)

°°°


Luc Desle