Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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jeudi 14 mars 2013

"Après sa création, Dieu comprit qu'il avait échoué à son examen". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA TERRE EST UN GRAIN DE BLÉ
DANS L'IMMENSE UNIVERS)

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"Enfin on nous rend hommage...
Appelez-moi m'am'zelle Tarzan"


Singeries
Guillaume Liégard

   (...) En énonçant que l’homme descend du singe, Charles Darwin provoqua un beau scandale. On sait depuis que la réalité est bien pire : l’homme ne descend pas du singe, il est un singe comme les autres !

   
Les deux clades ci-dessus indiquent la même chose sur le fond, mais n’induisent pas nécessairement la même symbolique.

   - Le premier très traditionnel place l’homme en bout de chaîne et sous-tend le message suivant : l’homme est plus proche du chimpanzé que du gorille. A part quelques créationnistes acharnés, c’est une conclusion tout à fait admise.
   - Le second, tout aussi vrai, ne dit pas autre chose. Mais si on se place du point de vue du chimpanzé, on peut le traduire de la manière suivante : le chimpanzé est plus proche de l’homme que du gorille. Si cette affirmation ne fait pas de doute du point de vue de la biologie moléculaire, testez-là autour de vous et vous verrez qu’elle ne relèvera pas de la même évidence que la première conclusion.

   Excepté la haute opinion que nous avons de nous-mêmes, il n’y a pas lieu d’un point de vue phylogénétique de constituer deux groupes séparés entre l’homme d’un côté et les grands singes de l’autre. Il existe d’ailleurs un débat pour savoir s’il faut inclure, ou non, les chimpanzés dans le genre homo. De plus, il est désormais bien établi que ce qui a été longtemps considéré comme le propre de l’homme, par exemple l’utilisation d’outils, la transmission culturelle ou la sexualité existe aussi chez d’autres grands mammifères en particulier chez les grands singes. Mais alors que nous reste-t-il ? (...)

   (...) Que nous dit Lucien Sève (auteur d'un article, dans l'Humanité, consacré au film de Disney "Chimpanzés) :« Ce qui fait frontière entre les grands singes et nous, ce n’est pas une série de propres individuels mais un gigantesque propre social : le cumul historique continu de productions collectives ».

   Il est absolument incontestable que « ce cumul historique »marque une vraie spécificité entre nos sociétés d’aujourd’hui et les populations de grands singes, mais du coup se posent immédiatement deux questions. Comment caractériser homo sapiens jusqu’à la révolution néolithique, c’est à dire au mieux jusqu’à 10/12 000 ans avant le temps présent ? Et comment définir les populations, certes numériquement très faibles, de chasseurs/cueilleurs qui subsistent dans les grandes forêts primaires d’Amazonie, de Papouaisie, voire d’Afrique équatoriale ? 

   Incontestablement ces populations d’hier et d’aujourd’hui font bien partie de la même espèce que nous et d’ailleurs personne ne le conteste, mais il n’y a pas de doute que ces populations n’ont pas organisé la production sociale des moyens de subsistance. Le travail ne saurait donc être un discriminant suffisant. Il est donc inutile et peut-être dangereux d’identifier comme le fait Sève le propre de l’humanité avec l’existence d’atelier. Une phrase comme celle-ci, « ce qui a produit le passage d’Homo sapiens au genre humain civilisé, ce n’est pas la nature mais l’histoire sociale » peut aussi avoir une interprétation détestable. (...)


Lire l'article sur:

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"Si je m'habille tous les jours comme ça?
Evidemment, cette question!"

photo by Peter Basch 1963

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"Croix de bois, croix de fer,
si je mens, je le dis à l'UMP
qui ne rectifiera pas"

Vite fait, bien faux
Pierre Rimbert

   (...) Quoi de plus savoureux qu’une fausse information rebondissant de support en support au gré des reprises non vérifiées ? Le 7 janvier 2011, le journaliste Jean Quatremer met en ligne sur son blog Coulisses de Bruxelles un texte sobrement intitulé « Jean-Luc Mélenchon aime la dictature cubaine et le dit (bis) ». Sur la base d’une information communiquée par un internaute, il écrit à propos du coprésident du Parti de gauche : « Comme me l’a signalé Toral, voici ce qu’il[M. Mélenchon] déclarait au Monde diplomatique daté du 5 juillet 2010 : “(…) Je félicite Cuba, sa résistance et les contributions qu’elle a faites à la science, à la culture, au sport et à l’histoire universelle.”» Las, la référence est (doublement) erronée : non seulement le propos de M. Mélenchon n’a pas été publié par Le Monde diplomatique, mais ce journal, arrimé depuis 1954 à une périodicité mensuelle, n’est daté d’aucun jour particulier comme un simple coup d’œil à la « une » suffit à s’en convaincre. Il n’y a donc pas plus de Monde diplomatique « daté du 5 juillet 2010 » que de beurre en broche.

   Cette vétille aurait pu s’abîmer sans bruit dans la fosse commune des bévues de presse si la négligence de Quatremer n’avait cette fois fonctionné comme un test collectif de paresse intellectuelle. En effet, la référence falsifiée réapparaît le 17 avril 2012 — cinq jours avant le premier tour du scrutin présidentiel — dans un article de l’essayiste anticastriste Jacobo Machover publié par le site d’information Atlantico. On y lit : « “Je félicite Cuba, sa résistance et les contributions qu’elle a faites à la science, à la culture, au sport et à l’histoire universelle”, déclarait Jean-Luc Mélenchon dans Le Monde diplomatique de juillet 2010. » La précision « daté du 5 » a disparu mais la fausse référence demeure, Machover, parfois décrit comme « universitaire », n’ayant pas jugé utile de la vérifier.

   L’idée n’a pas davantage effleuré M. Jean-François Copé. Dans sonManifeste pour une droite décomplexée (Fayard, 2012), le secrétaire général de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) se lance dans une diatribe contre M. Mélenchon et le Front de gauche. « Quel leader politique peut affirmer sans rire qu’il “félicite Cuba, sa résistance et les contributions qu’elle a faites à la science, à la culture, au sport et à l’histoire universelle ? (1)” Jean-Luc Mélenchon ! », écrit-il page 188. Une note précise : « 1. Le Monde diplomatique, 5 juillet 2010. » Copié-collé : signe d’usure, style d’avenir. (...)

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Benoît Barvin

samedi 12 janvier 2013

"C'est par une terrible erreur qu'on remplit cette fiole où se trouvait le gentil Génie d'huile bouillante". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-même:

LE SANG QUI COULE DANS TES VEINES
EST CELUI DE TES FRÈRES HUMAINS)

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"L'eau n'aime pas le plastique?
Je veux mon n'veu!"

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"L'eau en bouteille? Elle ne passera pas par moi!"


Bannir l’eau en bouteille ? 
En France, ça ne coule pas 
de source
( si on peut se permettre... 
jeu de mot débile, 
un peu, beaucoup, etc...)

   (...) Depuis le 1er janvier, la petite ville de Concord dans le Massachusetts a interdit la commercialisation des petites bouteilles en plastique. Pourquoi tant de haine contre la bouteille ? Parce l’eau en bouteille coûte 100 à 200 fois plus cher au particulier que l’eau du robinet. Et que sa production, son transport et son traitement ont un fort impact environnemental. « L’énergie nécessaire à produire, transporter, réfrigérer et se débarrasser d’une bouteille en plastique revient à la remplir au quart de pétrole », résume le quotidien suisse Le Temps. En France, l’Ademe (l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) a calculé que l’eau en robinet pourrait être 1 000 fois plus écologique que l’eau en bouteille. (...)

   (...) Concord n’est pas la seule à avoir banni le plastique. Avant elle, la commune de Bundanoon, en Australie était devenue mondialement connue en interdisant les bouteilles dès 2009. Ses 2 000 habitants ont désormais le choix entre l’eau du robinet et des fontaines où l’eau potable peut être consommée gratuitement. A eux de remplir des bouteilles réutilisables. En Italie, la vente est également interdite dans le Parc national des Cinque Terre. Aux Etats-Unis, l’association « Ban the Bottle » (« Interdisons la bouteille ») recense les administrations et universités qui ont dit non à la bouteille.(...)

   (...) Des villes françaises pourraient-elles rejoindre ce réseau de villes hostiles au plastique? « Je suis extrêmement dubitatif », assure Arnaud Charvin, avocat associé au cabinet Fidal et spécialiste du droit des collectivités. « A titre principal, c’est le préfet qui réglemente la commercialisation des eaux en bouteilles. Celui-ci ne peut retirer des bouteilles à la vente qu’en cas de risque pour la santé publique. Le seul fait que la consommation d’eau en bouteilles entraîne des frais ne peut motiver une interdiction, car cela entraverait le principe de liberté (?) du commerce », avance l’avocat.

   Il faudrait en fait une loi pour donner de tels pouvoirs au préfet ou au maire. A l’instar de la loi du 21 juillet 2009, qui permet au maire d’interdire la vente d’alcool à emporter sur le territoire de sa commune après 20 heures. Mais un tel projet n’a jamais été esquissé. Les débats sur le sujet à l’Assemblée nationale montre que les solutions évoquées ne prévoient jamais une interdiction. On préfère imputer une partie des coûts de gestion des déchets aux producteurs d’eau en bouteille, et sensibiliser les Français à la consommation d’eau du robinet. (...)

Lire sur:


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"Nous sommes les Super Women!
- Grrr...
- Zut, je me suis cassé un ongle..."

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"Hell and Devil! La Dame de Fer!"

Une dame de fer à Séoul
 Martine Bulard

   (...) Une femme à la tête d’un Etat qui compte — le cinquième d’Asie. Chacun pourrait s’en réjouir si Mme Park Geun-hye, élue présidente de la République de Corée (Sud), n’avait revendiqué comme modèles, tout au long de sa campagne électorale, Mmes Margaret Thatcher (l’ex-patronne du Royaume-Uni, championne de la privatisation et de la chasse aux syndicats) et Angela Merkel (l’actuelle « gant de fer » de l’Allemagne). Au nom, bien sûr, d’un retour à la croissance (2 % en 2012 contre une moyenne de 5 % à 6 % au cours des dernières années).

   Au terme d’un scrutin qui a connu une participation exceptionnelle (75,8 % ; 12,8 points de plus qu’en 2007), Mme Park l’a emporté sur son adversaire de centre gauche Moon Jae-in. Fille de l’ancien dictateur Park Chung-hye, arrivé au pouvoir après un putsch en 1961 et assassiné en 1979, Mme Park a cherché à prendre quelques distances avec les crimes commis par son père, dont M. Moon a connu les geôles. Mais comme l’expliquait un haut responsable sud-coréen récemment, au moment où la croissance s’essouffle, où les inégalités explosent et la précarité s’étend, « les gens ne gardent en mémoire que le décollage économique ». Mme Park a réussi à faire oublier qu’elle appartenait au Parti de la nouvelle frontière, celui dont est issu le président sortant M. Lee Myung-bak, entrepreneur flamboyant porté aux nues par les médias en 2007 et qui s’est rapidement dégonflé comme une baudruche.

   Selon les premiers sondages à la sortie des urnes, les plus de 50 ans auraient massivement voté pour Mme Park, tandis que les moins de 30 ans ont plutôt choisi le candidat démocrate, longtemps au coude à coude. Ce sont les problèmes intérieurs qui ont surtout mobilisé les électeurs — davantage que les questions de relations extérieures. Même le tir de la fusée nord-coréenne, quelques jours avant le scrutin, n’a pas semblé perturber le vote. Il faut dire que les deux candidats avaient indiqué qu’ils entendaient, contrairement au président sortant, renouer sous une forme ou une autre les relations avec le voisin du nord. (...)
Lire sur:


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Benoît Barvin