Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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vendredi 13 septembre 2013

"Ce virage dangereux se dissimulait derrière un débit de boisson". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(NE LAISSE PAS LA SAGESSE
DANS LES TOILETTES)

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(La fille de papier est bien curieuse...)


Ilya Panfilov - Beyond…

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"Me protéger contre les ondes cancéreuses?
Ahaha... J'ai habité pendant des années
à Fukushima, alors..."


A midi ou à minuit, 
les ondes vous suivent (presque) partout
AMÉLIE MOUGEY

   (...) Les ondes électromagnétiques sont difficiles à saisir. Jusqu’au Grenelle des ondes de 2009, on connaissait peu l’impact des 50 000 antennes-relais françaises (voir leur emplacement sur une carte) qui permettent aux quelque68,5 millions d’utilisateurs de mobiles de communiquer. Depuis, pour dissiper ce flou, plusieurs rapports ont été publiés. Ce lundi, le Comité opérationnel sur les ondes de téléphonie mobile (Comop devenu Copic) a remis sa dernière synthèse au gouvernement. 

   Malgré les critiques de l’association Robin des toits, qui ont entraîné la suspension de sa participation aux travaux du comité en janvier, ce diagnostic guidera les politiques de réduction de l’exposition. Où et quand est-on le plus traversé par les ondes ? Quelle est la part de responsabilité des antennes-relais ? Comment y remédier ? Passant outre les soupçons des associations, le Copic donne des premières réponses. Terra eco décrypte ses conclusions.

    Le danger des niveaux d’exposition relativisé

   Les ondes électromagnétiques en France ? Une broutille ! Si l’on considère les normes actuelles, qui fixent les valeurs limites réglementaires à 40 et 61 volts par mètre, la France est une élève modèle. De fait, dans les 16 zones d’expérimentation de l’étude, 99% des niveaux d’exposition enregistrés se sont révélés inférieurs à 2,7 V/m. Une marge qui permet au Copic de rassurer en évoquant un « niveau globalement faible d’exposition » du public. 

   Mais si l’on prend le seuil prôné par l’association Robin des toits, qui correspond à la limitation à 0,6 V/m retenue par le conseil de l’Europe, le tableau est moins reluisant. Toutes zones confondues – urbaine, périurbaine ou rurale – 10% des niveaux d’exposition modélisés par l’étude sont supérieurs à ce seuil. Etienne Cendrier, porte-parole de l’association Robin des toits doute de la validité de ces chiffres qui, selon lui, arrangent les industriels, mais en profite pour réitérer sa demande de réglementation : « Nous voulons que les industriels soient contraints à des efforts financiers qui permettraient de combiner les exigences de la téléphonie mobile et celle de protection de la santé. »

    Quelle que soit l’heure de la journée, nous sommes exposés.

   Les ondes électromagnétique ne nous laissent aucun répit. C’est l’une des conclusions de la synthèse du Copic. Qu’on soit en plein dans la tranche horaire de la frénésie de téléphonie – 18h à 21h - ou au beau milieu de la nuit, le degré d’exposition aux ondes provenant des antennes varie peu. L’écart observé est tout au plus de 30%. « Quelle que soit l’heure à laquelle les mesures d’exposition sont réalisées, celles-ci sont toujours proches de la valeur moyenne sur une journée », constatent sans l’expliquer les auteurs de la synthèse.

    Ville et montagne, les zones sensibles

   Le lieu par contre est déterminant. L’étude indique qu’habiter à la campagne limite l’exposition. A l’inverse, en zone urbaine, plus l’habitat est dense et moins les constructions sont modernes, plus le champ électrique est important. Ainsi, parmi les mesures effectuées sur les points les plus exposés, c’est dans les centres-villes à l’habitat ancien et dense que les niveaux maximums sont mesurés.

    A quelques mètres près, on peut recevoir au moins deux fois plus d’ondes

   Dans le même pâté de maison, le niveau d’exposition aux ondes peut varier du simple au double. Des mesures réalisées à Alésia, dans le XIVème arrondissement de Paris, sont éloquentes. Sur la façade de deux immeubles situés sur le même carrefour, les niveaux sont de 0,6 V/m d’un côté de la rue et 1,3 V/m de l’autre, à un étage de différence seulement. L’orientation des différents faisceaux partant de l’antenne explique ces disparités. Si vous êtes dans l’un de ces axes, mieux vaut avoir une façade aveugle pour lui faire face. Un mur bloque 80% des ondes tandis qu’une fenêtre simple vitrage n’atténue le niveau d’exposition que de 20%. Sauf si vous avez installé des vitres avec traitement athermique, utilisé pour les pare-brise des voitures. Dans ce cas, votre fenêtre vaudra un mur. Mais à l’intérieur même du logement, les écarts de niveaux sont encore plus marqués. Sauf que les antennes-relais ne sont plus les seules coupables.

    Wifi, radio, téléphone sans fil : les complices de l’antenne-relai.

   Dans 20% des points les plus exposés relevés par l’étude, l’antenne-relai n’est pas la principale source d’ondes électromagnétiques. La proximité d’appareils type téléphones portables, base d’un téléphone sans fil, boîtier wifi ou encore radio FM prennent le dessus. Ainsi, du simple fait de leur présence, de la salle de bains au salon, le niveau d’exposition peut tripler.

    Peut-on diminuer l’exposition aux ondes sans perdre du réseau ?

   Le Copic estime que c’est possible. D’abord, avec des mesures d’ingénierie : en jouant sur la direction, l’inclinaison, l’emplacement ou la hauteur de l’antenne-relai. « Plus l’antenne est haute, moins il y a de chance que son faisceau principal rencontre les bâtiments », indique le rapport. Ensuite, en baissant la puissance moyenne des antennes. Sauf que, selon les signataires de la synthèse (professionnels de la téléphonie et représentants de l’État principalement), l’ambition d’atteindre l’objectif de 0,6 V/m n’est pas compatible avec le maintien de la qualité du réseau. Une affirmation que conteste l’association Robin des toits : « Cela exigerait une réglementation et un coût que les industriels ne sont pas prêts à payer », affirme Etienne Cendrier. 

   Comme lors de sa précédente version, l’étude indique que pour baisser le niveau sans trop de dommages il faudrait installer trois fois plus d’antennes. Mais c’est sans compter l’arrivée de la 4G. L’étude indique qu’avec la généralisation du très haut débit pour mobile, l’exposition aux ondes augmenterait en moyenne de 50%. Face à l’annonce de ce bouleversement imminent la Priartem, l’Association pour une réglementation des implantations des antennes-relais de téléphonie mobile, également auditionnée par le Copic, met en garde contre « une lecture caricaturale » qui consisterait « à ne rien faire et ne rien décider pour l’instant ». (...)


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(Ce nouveau foulard islamique pour non voyant fit un bide)



Improvised3 by Vladimir Zotov

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Luc Desle

mercredi 19 juin 2013

"Il gagnait chaque fois au loto le droit de rejouer". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE BUT N'A AUCUNE IMPORTANCE)

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LONG RÉCIT AU LONG COURS (1/42)
pcc Benoît Barvin et Blanche Baptiste


  Elaine Cantagril tombe sur des textes parlant du Diable. L'apothicaire en serait-il un disciple?

ANGÉLUS 
ou
LES SECRETS DE L’IMPALPABLE


   Le climat pesant s’accrût un peu plus lorsque la jeune femme se rendit compte qu’Angélus Gabrielli la suivait où qu’elle aille. Elle ne cessait de penser à lui et elle le croisa à plusieurs reprises, sur le chemin menant au monastère ou dans les rues de la ville. 

   A chacune de ces rencontres, l’apothicaire fit mine de ne pas la voir, évitant soigneusement son regard et passant devant elle d’un pas souple, portant une espèce de gibecière, les traits de son visage brouillés par un air préoccupé. A chaque fois, également, Elaine se sentit chamboulée, son cœur battant la chamade. Cette situation était à la fois ridicule et un rien menaçante. Cela raffermit cependant sa détermination à percer le secret d’Angélus. 

   A présent que la jeune femme avait pris ses aises dans le couvent, les Soeurs ne faisaient presque plus attention à elle. Elle supposa qu’elle devait cette liberté à la supérieure. C’était une bonne chose, puisque cela facilitait ses desseins. 

   Elaine pouvait donc se promener en toute tranquillité et elle prit l’habitude d’inspecter autour d’elle, furetant dans les moindres recoins à la recherche d’une information qui la mettrait sur une piste. Mais quelle piste exactement ? elle n’en avait aucune idée. 

   Parfois, en pleine nuit, il lui semblait qu’on l’appelait. Elle s’éveillait en sursaut, la chemise trempée et attendait, l’oreille aux aguets, que la voix – qui était celle d’Adrien - réitère sa supplique. 

   - Je t’en supplie, Elaine, reste en dehors de tout ça. Si tu vas plus loin sur ce chemin escarpé, tu risques de brûler une partie de ton âme... 

   Était-ce une illusion ou bien l’esprit de son bien-aimé parvenait-il vraiment jusqu’à elle ? Plusieurs nuits de suite elle entendit cette voix et, le cinquième jour, pour en avoir le coeur net, Elaine sortit dans la nuit noire, sans châle, alors qu’un vent glacé venant de la montagne égratignait les murs du monastère, s’insinuant dans le jardin, plaquant son haleine froide sur la jeune femme qui, toujours pieds nus, frissonnante, la voix cassée par les sanglots, interrogeait les ténèbres : 

   - Adrien ? Adrien ! Je t’en prie... Si c’est toi, fais-moi un signe... Je t’en supplie! Depuis que tu es parti, je ne vis plus... 

   Les baisers réfrigérants des vent-coulis eurent rapidement raison d’elle et la jeune femme tomba à genoux, les yeux brouillés de larmes, avant de glisser à terre, sans connaissance.
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(A Suivre)

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"Je me vengerai, Humaine...
Tu attraperas une saleté de cancer!"

Pesticides et santé : 
l’étude qui confirme les craintes

   Le point avec Sylvaine Cordier, épidémiologiste à l’Inserm, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale et membre de l’Institut de recherche sur la santé, l’environnement et le travail.

   / Terra eco : Après trente ans d’études sur les pesticides, a-t-on une bonne connaissance de leur impact sur la santé ?

  - Sylvaine Cordier : Les conséquences sur la santé de l’exposition professionnelle aux pesticides ont été bien étudiées. On sait désormais identifier les risques de développer des cancers et des maladies neurodégénératives comme Parkinson. Les chercheurs se sont aussi penchés sur les périodes de vulnérabilité, à savoir la grossesse et la petite enfance, pour déterminer l’impact de l’exposition de la femme enceinte sur le fœtus et le jeune enfant.

   / Quels effets a-t-on relevés sur les enfants ?

   - Prenons un exemple, le cas du chlordécone. Ce pesticide a été largement utilisé pendant des décennies aux Antilles. Il est désormais interdit mais comme il persiste des siècles dans l’environnement, la population y est encore exposée par voie alimentaire. Et bien, là-bas, on constate davantage de cancers de la prostate et, chez les enfants, de troubles du neuro-développement, qui se mesurent en baisse des points de Q.I. (quotient intellectuel). Par ailleurs, les femmes exposées professionnellement aux pesticides pendant leur grossesse ont 50% de risques en plus que les autres que leur enfant développe, dans sa petite enfance, des leucémies. Elles-mêmes sont plus exposées aux risques de cancers, de lymphomes, de maladies de Parkinson, que la population générale.

   / Malgré toutes les études et toutes les preuves, on ne parle toutefois pas de lien de cause à effet. Pourquoi ?

  - Non, il subsiste des incertitudes, il manque encore des données, comme l’identification des circonstances d’exposition et des produits en cause. Mais les présomptions sont néanmoins fortes et l’on sait déjà qu’il faut réduire l’exposition aux pesticides de la population.

   / Même les non-agriculteurs sont concernés ?

  - L’exposition concerne toute la population. On constate par exemple plus de cas de leucémies chez les enfants dont les mères, pendant leur grossesse, ont vécu à proximité d’une exploitation agricole, ou ont eu recours à des pesticides sur leurs lieux de résidence, qu’elles en aient utilisé dans leur jardin ou dans la maison, via par exemple un traitement antitermites, ou anticafards. Et puis bien sûr, en plus de cette contamination de l’air intérieur, il y a la contamination par l’eau du robinet et par l’alimentation. On parle de présence ubiquitaire des pesticides.

  / Peut-on imputer aux pesticides les fatigues et douleurs chroniques et à ce jour inexpliquées que subissent de plus en plus de personnes ?

  - Il n’est pas possible de le dire, d’autant que d’autres facteurs peuvent entrer en ligne de compte comme les champs électromagnétiques, les radiations ionisantes, le tabac pendant la grossesse, etc. Mais du côté des pesticides, on constate une amélioration de la prise en compte des risques. On a tendance à retirer du marché des pesticides très persistants, comme le chlordécone, pour les remplacer par des pesticides à durée de vie plus courte. (...)

Lire la suite sur:


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(Le miroir pour débusquer la Mort
fonctionnait admirablement)

Reblogged 19 hours ago from scumfuc 
(originally from thattrippybitch)

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"Slurp...
- Miam...
- French Kiss...
- Is good..."

Quand la presse glisse sur le French kiss
Claire Maupas

   Entre patins, palots et sabots, la presse s’emmêle les pinceaux. L’entrée dans le Petit Robert 2014 du verbe galocher – FAM. Embrasser avec la langue – met en émoi les médias d’outre-Manche. Enfin, s’enflamme leDaily Mail, la France a un mot officiel pour le French kiss ! “La galoche est une chaussure de patinage, d’où le terme galocher, qui évoque l’idée de tourner sur la glace”, explique le tabloïd, reprenant une dépêche de l’Associated Press. Un patin, la galoche à semelle de bois ? Première nouvelle ! 

   L’agence américaine a manifestement dérapé sur les infos linguales – pardon… linguistiques – données au téléphone par Laurence Laporte, la directrice éditoriale du Petit Robert. L’expression French kiss est attribuée à des soldats américains de retour de la Première Guerre mondiale, notent les médias anglophones. Depuis que les troufions ont goûté aux mœurs délurées des petites Françaises, on French kiss. Car le baiser à la française est aussi un verbe : I French kiss, you French kiss, we French kiss (ou pas)… Les Québécois, eux, font plus court : au pays du patin à glace, on se “frenche” (ou pas). 

   Ce baiser with tongues laisse des traces : lorsque vous embrassez passionnément votre partenaire, outre des bactéries et du mucus, “vous lui transmettez une partie de votre patrimoine génétique”, écrit le New Scientist. Votre ADN reste dans sa bouche pendant au moins une heure. Notons que, s’il est malvenu de filer à l’anglaise – take a French leave – après un fougueux French kiss, il est recommandé d’utiliser une French letter (capote anglaise) quand le baiser français incite à de plus amples rapprochements. Mais je m’égare…(...)

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Benoît Barvin