Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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jeudi 28 novembre 2013

"Ce coquin de sort est un fieffé chaud lapin". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(FUIS LES HONNEURS COMME
AUTANT DE SERPENTS VENIMEUX)


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Nouveau court récit au long cours (26)

LE LIBÉRÉ 
DU 
CLUB MAD

   En fin de compte, Daniel ne voulait pas jouer au terroriste. Il annonce simplement que l'île d'Ipsos risque de subir un tremblement de terre...




   - Est-ce que vous avez vu le vieux toqué et sa copine ? Ils ont désactivé leur puce et je n’arrive plus à les suivre depuis ce matin.

   - Ils viennent de passer au bar et le gars s’est mis à haranguer les clients. Le grand jeu barjo de celui qui annonce un cataclysme.

   - C’est effectivement un doux dingue. Y’a un psychiatre de Nîmes, un certain docteur Raphaël, qui vient de m’envoyer un mail. Il recherche notre pèlerin depuis trois jours. Il serait parti sans véritable traitement, avec des essais placébos expérimentaux prescrits en double aveugle. Bref, je ne sais pas s’il s’est échappé d’un asile ou si c’est juste une inquiétude de toubib pour un patient un peu spécial, mais mine de rien, on a à faire à un malade. 

   Dès qu’il se présentera à l’Accueil, on prévient le service sanitaire et on le réexpédie en France illico sur le prochain charter. Dans sa démence, il peut causer quelques dégâts et on a autre chose à faire qu’à surveiller les déjantés de son âge. Ca suffit avec les jeunes !

   Ptiboss fulmine, d’autant plus qu’il s’est rendu compte que le vieux avait aussi trafiqué le système vidéo de leurs cases. Il va envoyer un rapport à la direction afin que soit mis en place rapidement une limitation d’âge pour les destinations Club Mad.

   C’est alors qu’il voit Rachel sortant de la case de Jean-Mich’. Qu’est-ce qu’ils manigancent tous les deux ? La demoiselle aurait elle une envie de chair fraîche?

   - Vous savez où se trouve votre ami ?

   Rachel se méfie, c’est évident. Elle répond qu’il est parti se promener. Sûrement un bobard, vu que c’est l’heure du repas. Et là, Ptiboss réalise qu’il va le coincer, car avec son sigle désactivé, il va faire sonner l’alarme des buffets.

   - C’est assez urgent. Dites-lui de passer à l’Accueil. Il y a un message pour lui.

   - Bien, je le lui dirai.

   - Et vous vous ferez retamponner la main par la même occasion.

   Quel regard de tigresse elle peut avoir cette nana quand elle est en colère ! Ca donne envie de la dompter.

(A Suivre)


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(Femme attendant en vain un homme, un vrai)



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Mohamed VI, le "roi des pauvres",
 dépense sans compter

SALAH ELAYOUBI
DEMAIN ONLINE
AFP

   (...) "Dignité pour tous !" fut la revendication maîtresse du Mouvement du 20 février [mouvement de contestation lancé le 20 février 2011]. Elle signifiait, et signifie encore, égalité de traitement pour les puissants comme pour les plus faibles. A bientôt trois ans du fameux soulèvement populaire, je réalise combien nous sommes encore éloignés de toute dignité. Ce qui était supposé rendre le Maroc meilleur s'est révélé pure escroquerie.

   Pour s'en convaincre, il fallait se trouver le 11 novembre 2013 à la séance de la commission des finances du Parlement marocain. Il s'agissait d'examiner le projet de budget du palais royal. Une séance pour la forme. Clairsemée et expéditive, elle raconte l'histoire indigne de douze députés qui, en moins de dix minutes et sans coup férir, ont augmenté le budget d'un seul homme de 8 678 000 dirhams [774 455 euros], pour mettre à sa disposition 2 585 447 000 dirhams [230 734 295 euros], quand des départements ministériels aussi sensibles que la santé publique, l'éducation nationale, la jeunesse et les sports ou encore la culture doivent se glisser dans le chas de l'aiguille pour faire passer des budgets au demeurant dérisoires au vu de l'ampleur de la tâche qui leur incombe. (...)

   (...) Si l'énormité du budget ou plutôt du butin en question met à rude épreuve le mythe du "roi des pauvres", soigneusement entretenu par un entourage royal véreux, la disproportion de traitement entre le palais et les autres départements explique en grande partie le train de vie surréaliste de la monarchie marocaine, l'enrichissement exponentiel du roi et de sa famille, et la place qui est celle de notre pays : à la traîne de tous les indices mondiaux du développement.

   Et c'est précisément parce que le diable se cache dans les détails que l'opacité, l'omerta et un halo de mystère enveloppent un peu plus, d'une loi de finance à l'autre, les dépenses du palais comme son budget de fonctionnement, qui équivaut à celui de quatre ministères réunis: les Transports et l'Equipement, la Jeunesse et les Sports, la Culture, et enfin l'Habitat et l'Urbanisme.

   D'autres détails trahissent encore le peu de scrupules que manifeste Mohammed VI à puiser sans compter dans les deniers publics, comme cette ligne pompeusement surnommée "Dotations de souveraineté". Rien de moins qu'une caisse noire mise à la disposition du roi, qui représentera cette année 517 164 000 dirhams [46 153 517 euros] que l'intéressé s'acharnera sans aucun doute à consommer, comme de coutume, en totalité, sans que personne ne vienne jamais s'enquérir de la façon dont les fonds ont été épuisés. (...)

   Et que dire de ces frais de bouche qui engloutissent 2 % du budget de l'Etat, après avoir fait l'objet d'une brutale augmentation de plus de 55 %, en 2001? A croire que la disparition de Hassan II [en juillet 1999] et l'accession au trône de Mohammed VI auraient déclenché chez ce dernier une fringale soudaine, confinant à une boulimie pantagruélique.

   Une fois n'est pas coutume, une voix bien timide, celle du député du PJD [Parti de la justice et du développement], Abdelaziz Aftati, s'est élevée, pour réclamer que des administrateurs viennent s'expliquer sur le montant de l'enveloppe pharaonique que le palais projetait de s'adjuger. Peine perdue, car comme ces vieux singes à qui l'on n'apprend plus à grimacer, nos parlementaires ont passé outre, ayant appris à discerner chez leurs pairs les gesticulations pour la galerie. De simples faire-valoir, qui constituent la façade démocratique du régime marocain.

   Alors, de tous ces chiffres astronomiques, je préfère n'en retenir qu'un seul : 200. C'est le nombre de postes budgétaires que nos parlementaires d'un autre âge ont octroyé au palais royal pour l'année 2014, alors que la crise bat son plein et que tous les ministères en sont à contracter leurs effectifs et manquent cruellement de moyens. Deux cents postes et des millions de dirhams qui manqueront cruellement dans l'Atlas, où l'on continuera, sans doute, de mourir de froid, d'inanition, d'enclavement et de misère, lorsque l'hiver sera venu.

   Deux cents raisons de conclure, enfin, que le régime politique marocain s'est structuré pour se mettre au service d'un seul homme, empruntant aux plus sinistres mafias leurs coups de main, leurs brutalités, leur collecte de fonds, leur loi du silence, au point qu'il n'a désormais plus rien à leur envier.


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(Une intruse est dissimulée dans cette photo.
Sauras-tu la retrouver?)



John Drysdale


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Luc Desle

lundi 23 septembre 2013

"La Chartreuse de Parme s'arsouillait en cachette"; Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(PARFOIS IL PENSAIT QU'IL PENSAIT)

PCC Jacques Damboise

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(La liberté sur le Net avançait correctement)



(Original painting: THE BIRTH OF VENUS, by WILLIAM-ADOLPHE BOUGUEREAU, 1879)


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(Disney Zimbabwéen faisant de la retape)



"Bienvenue dans notre Disneyland !"

SIMON ALLISON

   (...) Dans ce pays ruiné par dix ans de crise, le ministre du Tourisme veut investir 300 millions de dollars pour construire un Disneyland local. Un journaliste sud-africain en imagine, un rien moqueur, le discours d’inauguration.

   " Chers invités et camarades, bonjour et bienvenue à Disneyland Zimbabwe ! C’est pour moi un honneur et un privilège d’être avec vous en cette heureuse occasion. 

   Je souhaite en particulier la bienvenue à tous les dignitaires étrangers, et plus spécialement à nos invités des missions d’observation électorale de l’Union africaine et de la Communauté de développement de l’Afrique australe – nous nous sommes dit que nous vous montrerions cette fois un vrai cirque ! [Ces deux organisations panafricaines ont été les “observateurs” de la dernière élection présidentielle, controversée, du 31 juillet.] 

   Il nous a fallu beaucoup de temps pour achever ce projet ambitieux et nous avons dû lutter contre les actions régressives des saboteurs impérialistes, mais notre moral est demeuré inflexible et notre grand pays prend aujourd’hui la place qui lui revient au sein des destinations touristiques mondiales. Avec l’ouverture aujourd’hui de Disneyland Zimbabwe, nous pouvons vraiment dire que nous sommes un pays de Mickey.

   Pendant des années, le Zimbabwe a négligé son potentiel touristique. Même avec notre abondance d’animaux sauvages et les magnifiques chutes de Victoria à nos portes, qui seront encore plus magnifiques quand nous les aurons enfin rebaptisées du nom d’un véritable héros de la libération, notre pays n’attirait pas les visiteurs autant qu’il le méritait. Après une étude exhaustive, moi-même, en tant que ministre du Tourisme, et mon équipe avons conclu que la seule chose qui manquait à notre pays était un parc à thème, avec des attractions, des casinos et des rencontres avec les personnages de dessin animé que tout le monde aime.

   Bien entendu, nous n’avons pas oublié notre engagement profond vis-à-vis des principes de nationalisation et d’indigénisation, et ces personnages de dessin animé ne doivent pas s’imaginer qu’ils vont pouvoir importer leur culture blanche au Zimbabwe. Pour mieux refléter la volonté du peuple zimbabwéen et pour honorer notre grand président, sans la tutelle duquel rien de tout cela n’aurait pu être réalisé, nous avons pris la liberté de rebaptiser et de redessiner quelques-uns de ces personnages, qui deviendront sans aucun doute les icônes d’une nouvelle génération d’enfants au Zimbabwe et dans le monde. 

   Mickey Mouse sera donc désormais Mickey Mugabe, et ses traits et sa couleur seront modifiés pour refléter la constitution ethnique du Zimbabwe. Nous avons également remplacé entièrement la famille de canards, vous devrez donc dire au revoir à Donald, Daffy Duck et Picsou. Nous n’avons pas beaucoup de canards au Zimbabwe mais nous avons des poulets, alors attention, les voilà, ils sont tout nouveaux et purement zimbabwéens : Chenesai le poulet et Rangirirai le coq [prénoms shona courants] ! Comme vous le voyez, nous avons obtenu un beau terrain pour ce projet. Le site fait 1 200 hectares et se trouve juste à côté de l’aéroport international, une situation très pratique pour le voyageur pressé. Et nous n’avons dû expulser que sept agriculteurs blancs pour l’avoir ! Ha, ha ! non, c’était de l’humour, en fait les agriculteurs étaient déjà partis. 

   Avant de conclure et avant que vous commenciez votre visite du parc, je souhaite simplement vous donner une idée de ce que vous y trouverez. Bien entendu, il y aura les attractions et les divertissements habituels, notamment des montagnes russes et du saut à l’élastique [le site existe déjà, et des dizaines de touristes font le grand saut chaque jour, à plus de 100 mètres de hauteur au-dessus des chutes Victoria].

   Nous avons aussi profité de cette occasion pour présenter notre pays grâce à quelques attractions spéciales qui sont véritablement propres à Disneyland Zimbabwe. Ma préférée est Murambatsvina Mania, où vous devrez démolir entièrement dix cabanes de tôle ondulée [l’opération Murambatsvina – littéralement, “nettoyer les ordures” – avait, en 2005, rasé un bidonville d’Harare ; plus de 300 000 foyers avaient été détruits]. Et le pompon : si vous y arrivez en moins de dix minutes, on vous offre un poste de policier à Harare.

Une autre de mes préférées : le château hanté Gukurahundi [nom d’un génocide conduit contre l’ethnie ndebele au début des années 1980]. Ames sensibles s’abstenir. Je ne gâcherai pas le plaisir en vous en disant plus, vivez l’expérience par vous-mêmes. Amusez-vous bien ! "(...)


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(La fille qui fait rien qu'à embêter les chats
surprise en pleine action)


The photographer’s cat Blackie nibbling a young acrobat’s foot
 as she does a handstand by Gjon Mili, 1943 NY


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Benoît Barvin

mercredi 9 mars 2011

"Les Fables de La Fontaine étaient revendiquées par le jaloux Boileau". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pets"


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"Celui qui se dresse sur ses pieds ne peut se tenir droit."


Lao-Tseu (604-479 av. J.-C.) ;
Livre du Tao et de sa vertu, I, XXIV, I.


(Même à l'aide d'un porte-manteau)

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"La vertu ne reste pas comme une orpheline abandonnée."


Confucius (551-479 av. J.-C.) ;
Livre des sentences, IV, 25.


(Sauf si on s'empresse de la souiller)
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En Côte d`Ivoire, le viol comme arme de guerre civile

(...) Alors que les hommes se disputent violemment le pouvoir, les femmes pâtissent discrètement du conflit. En Côte d'Ivoire, pays déchiré entre pro-Ouattara et pro-Gbagbo, le viol est utilisé comme arme de guerre. Gaëtan Mootoo et Salvatore Saguès, deux chercheurs d'Amnesty International en charge de l'Afrique de l'Ouest, ont enquêté sur le sujet.
   Dans un camp comme dans l'autre, on profite de l'escalade de violence pour détruire les populations, moralement comme physiquement. Le but ? Affaiblir le camp adversaire. Salvatore Saguès parle d'humiliation 
   « On viole des femmes, des fillettes de 5-6 ans aux vieilles dames de 60 ou 70 ans. Et le fait que des femmes de tout âge soient victimes de ce genre d'actes montre bien qu'il y a une volonté de rabaisser la femme et la communauté dans son ensemble. »(...)


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"Le sage redoute la célébrité comme l'ignominie."

Lao-Tseu ; Livre du Tao et de sa vertu, I, XIII, I.

"Moi, j'men fous"

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Pour 71% des sondés, Chirac doit être jugé

C'est le paradoxe d'un vieux lion de la politique. Alors qu'ils ne l'ont jamais autant aimé que depuis qu'il a quitté l'Elysée, les Français sont satisfaits de voir leur ancien président à la barre d'un tribunal. Selon un sondage Obea-InfraForces pour20 Minutes et France Info*, 71% des sondés trouvent normal que Jacques Chiracs'explique sur des faits qui remontent à 1992-1995 (23% trouvent ça anormal, 6% ne se prononcent pas).
«C'est un gros score. Et même quand on essaye d'atténuer avec des arguments tels que: "Il est âgé" ou "La Mairie de Paris a été remboursée", les sondés se prononcent toujours en grande majorité pour son passage devant la justice», analyse Philippe Tapia, président de l'institut InfraForces.


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"Le sage venge ses injures par des bienfaits."


Lao-Tseu (604-479 av. J.-C.) ;
Livre du Tao et de sa vertu, II, LXIII, 3.

"Il est où, le Sage? J'aimerais discuter avec Lui"

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"Tu dois nourrir ta vie."

Lao-Tseu (604-479 av. J.-C.) ;
Livre du Tao et de sa vertu, I, XXIV, I.
"T'en as beaucoup d'autres comme celle-là, hé, guignol?"
Jacques Damboise 
(qui s'est levé du pied gauche ce matin)