Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.

mardi 23 mars 2010




DORMEZ, NOUS LE VOULONS, DORMEZ

   Quelques pensées d'Alphonse Allais (1854/1905) journaliste et humoriste Français. Tiens, moi qui croyais que le second état était inclus dans le premier... 
   Reconnu pour sa plume acerbe et son humour absurde, il a fait partie du mouvement Fumiste, dirigea la revue "Le Chat Noir" et est également scientifique, qualité moins connue. Livre indispensable sur lui: François Caradec, Alphonse Allais, Fayard, Paris, 1997.
   Il nous laisse de nombreux contes et des traits d'esprits, dont voici un échantillon.
«Il vaut mieux être cocu que veuf : il y a moins de formalités !»

«Et Jean tua Madeleine. Ce fut à peu près vers cette époque que Madeleine perdit l'habitude de tromper Jean.» 

«Ventre affamé n'a point d'oreilles, mais il a un sacré nez !» 

«Impossible de vous dire mon âge, il change tout le temps.»

«La mort est un manque de savoir-vivre.» 

«Les cimetières sont remplis de gens irremplaçables.» 

«On est prié de ne pas claquer l'apôtre»


Pour ceux que cela intéresserait, voici l'adresse du blog qui parle de l'auteur.


lundi 22 mars 2010

petites pensées du tréfonds de nulle part


Voici quelques pensées de Pierre Dac - 1893/1975 - qui, étonnamment, résonnent agréablement à mes oreilles quand j'entends certains discours politiques et que je vois les emplâtres qui les articulent...

- L'imbécile prétentieux est celui qui se croit plus intelligent que ceux qui sont aussi bêtes que lui.
- Ceux qui ne savent rien en savent toujours autant que ceux qui n'en savent pas plus qu'eux.

- Ce n'est pas parce que l'on n'a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule.

Et je ne résiste pas au plaisir de citer la lettre pour devenir Président de la République, évidemment:

Lettre à adresser à M. le préfet de police pour solliciter
une place de Président de la République

        Monsieur le Préfet,

Ayant appris d'une manière fortuite, quoique fort honorable, qu'il y aurait prochainement une place vacante à la Présidence de la République, j'ai l'honneur, par la présente, de solliciter de votre haute bienveillance, l'octroi de cette place que je me sens capable de remplir à votre entière satisfaction et au mieux des intérêts de votre maison.

    Je tiens à votre disposition un "curriculum vitae" détaillé ainsi que les certificats des maisons qui m'ont employé, d'où je suis parti de mon plein gré et libre de tout engagement.

    Je vous signale, à toutes fins utiles, que je possède un habit, une jaquette, un complet croisé et que je porte avec une certaine désinvolture le chapeau claque, le bicorne et la chéchia.

    Je vous serais fort obligé de bien vouloir me fixer un prochain rendez-vous afin que nous puissions débattre des conditions.

    En l'attente d'une prompte réponse, je vous prie d'agréer, Monsieur le Préfet, ainsi que votre dame, l'assurance de ma parfaite considération sans préjudice de mes salutations distinguées et de mes civilités empressées.

    (signature et adresse)

  Je recommande évidemment l'Os à Moelle chez Omnibus, (première mouture de 1938 à 1940, deuxième mouture de 1964 à 1966) où l'homme de bon goût trouvera ses petits - et ses petites. - en tout bien tout honneur, bien entendu. 
Les feuilletons radiophoniques - Malheur aux barbus, par exemple - en association avec l'excellentissime Francis Blanche, sont aussi à compulser. Ainsi que ses chansons et monologues et ses romans loufoques, toujours parus chez Omnibus.

Terminons par une des pensées les plus connues:
  
En politique, parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs de ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l'ouvrir.

Ce sera tout pour aujourd'hui...
Benoît Barvin

dimanche 21 mars 2010

PETITE JOIE GRANDS EFFETS



Mots associés:
Branlée, capitulation, débâcle, débandade, déculottée, déroute revers, déconfiture, échec.
Echec d'une politique et d'une "pose".
Déconfiture d'un parti composé d'arrogants imbéciles.
Revers d'un président vulgaire et grossier.
Déroute d'une "pensée" idéologique.
Déculottée d'une bande d'histrions pyromanes.
Débandade d'un discours à talonnettes.
Débâcle au milieu du gué. Pas la peine d'aller plus loin, les gars. On vous a débusqués. Les "Charlots", sortez de ces corps putrides!
Capitulation d'une génération Fouquet's.
Branlée qu'on espère historique. Et à jamais. Ou à toujours. Si seulement.
Bref, rien que du bonheur simple. 

Benoît Barvin

samedi 20 mars 2010

ET UN MC GINNIS, UN!

   Pour passer un bon week-end, rien de tel qu'une illustration de McGinnis. Peintre et illustrateur américain, né en 1926, McGinnis a illustré plus de 1200 couvertures de livres  pour les maisons d'éditions Dell Publishing, Fawcett Publication, Gold Medal Books et Crest Book, notamment. Il a également "sévi" comme affichiste  pour le cinéma ("Opération Tonnerre", "Casino Royal", "On ne vit que deux fois", entre autres)... 
   Bref, c'est un talent éclectique mais toujours préoccupé de donner une vision élégante, notamment des femmes. Celles-ci sont sexy, bien sûr, mais pas vulgairement. Elles se laissent contempler, admirer, mais ont souvent une attitude hautaine afin, peut-être, de décourager les hommages masculins. 
  Cette "jeune femme assise" nous regarde dédaigneusement, semblant attendre quelque chose. Mais quoi exactement? Une kyrielle d'adorateurs qui viendraient, tels les Rois Mages, poser à ses pieds les clés de leurs rutilantes automobiles, de leurs richissimes demeures ou de leurs coffres emplis de diamants et d'émeraudes?
   A moins que cette belle hétaïre ne soit étendue là, sur son fauteuil en rotin, que pour la caresse du soleil , un soleil qui , amoureusement, lui dore la peau...

Benoît Barvin

vendredi 19 mars 2010

SACREE AMBIANCE

- Dites, vous avez vu, cette fille?
- Monsieur Hardmore, je vous en prie, revenons à notre affaire!
- Mais elle est... Comment dire... Canon, non? Un superbe lot...
- Monsieur Hardmore, je vous rappelle que je viens de vous donner une avance de 10 000 euros et que nous devons parler de...
- Dommage que ce ne soit pas de cette fille dont je dois m'occuper... Une sacrée pouliche, décidément... Si je n'avais pas tellement besoin de fric, je crois que je vous laisserai tomber, mon cher, pour aller proposer mes services à...
- SUFFIT MAINTENANT! 
- Bon... D'accord... Moi ce que j'en disais, hein?
- Vous n'êtes qu'un infâme phallocrate, Hardmore! Un pauvre type qui ne pense qu'avec sa queue et...
- Ah, ah, ah! Cela vous va bien de me parler comme ça! Non, décidément, c'est l'hôpital qui se fout de la charité! Vous savez, mon vieux, ce n'est pas parce que vous avez du fric qu'il faut vous croire tout permis... Et mépriser les autres. Faites pas, surtout, comme la clique présidentielle actuelle qui ne pense qu'à travers le prisme déformant de ses Rollex!
- Hardmore, plutôt que de philosopher, si nous en revenions à ce qui motive notre rencontre... Bon, vous avez vu - non pas la fille, bien sûr - mais la photo qui nous occupe?
- Laquelle?
- Celle qui est dans la devanture de la boutique... A gauche de la rue... 
- Où? Je ne vois pas...
- Mais enfin, regardez mieux... Il y a une femme qui fait du lèche-vitrine. Elle porte un tailleur blanc, elle a des cheveux noirs.
- Ah, oui, ça y est, je la vois.
- A l'intérieur du magasin, vous apercevez le grand dépliant publicitaire. Avec la photo d'une jeune femme.
- Ah oui, cette fille en dessous... Peut-être en maillot, d'ailleurs, d'ici je ne remarque pas tous les détails. Et c'est elle, donc, que vous voulez que je retrouve?
- Pas besoin de la retrouver. La fille sur le dépliant se trouve actuellement dans la boutique. A attendre cette... "femme" qui, dans quelques minutes, rentrera pour la retrouver.
- D'accord. Et  ma mission est donc de...
- Les supprimer. Toutes les deux! Peu importe les moyens. Dans la boutique, dans la chambre qui est au premier étage où elles vont s'envoyer en l'air, ou quand elles partiront toutes les deux, bras dessus bras dessous, pour aller dîner.
- OK, j'ai pigé. Je vous appellerai quand ces deux gonzesses auront été exécutées.
- Pas des gonzesses, Hardmore. Des travestis. Des putains de travestis qui m'ont, tous deux, fait tomber dans leurs griffes. Raison pour laquelle je veux me venger. Capisco?
- Ah ben ça alors... Si je m'attendais... Des travestis... Mais bon, pas de problème Boss. Je vais vous débarrasser de ces deux... Heu, "machins". 
- Dernière chose, Hardmore. La fille en blanc que vous reluquiez tout à l'heure... Oui, celle qui disparaît au bout de la rue, là-bas...
- Oui? Et alors?
- Elle en est elle aussi!
- Oh Bonne Mère! On peut plus se fier à personne de nos jours...

Benoît Barvin.

Ce texte répond à un jeu littéraire lancé par Madame Kevin pour le blog à mille mains, basé sur une photo de Robert Lubansk. De nombreux blogs y ont répondu. Voir sur la page de droite à différentes adresses, notamment celles de Seb Musset.
  Qui nous donnera ce peu de lumière pour comprendre, un tant soit peu, le monde? 

Les lueurs vagues dispensées par le Net, les lectures, les rencontres, les évènements vécus - ou subis - ne suffisent pas. Les années s'écoulent, trop rapides - toujours - et cependant l'ombre progresse. Dans cette caverne où se reflètent nos idées, nos désirs, nos espoirs, nos peurs et nos haines, l'humidité fait frissonner l'âme et, dans les remugles, se croisent d'autres porteurs et porteuses de lumière qui nous croisent. En nous accordant, parfois, un regard, en nous lançant un salut ou un crachat.

Et nous poursuivons ce chemin sans but, le fanal tendu devant nous, qui n'éclaire que nos doutes.

jeudi 18 mars 2010

NON MORITURI TE SALUTANT


BON,

D'accord...

2 ans d'absence, c'est un peu beaucoup. Ceci dit, comme ce blog n'était pas référencé et qu'il n'a duré, dans sa première mouture, que l'espace de quelques mois, il n'a manqué à personne. Même pas à moi.

Faut dire que je n'arrête pas de lire les productions de mes collègues - mâles et femelles - et que ça m'a donné un coup de pompe. Ils et elles écrivent, souvent, si bien, que je ne voyais pas grand chose à dire à mon tour. Venir après le monde, vous connaissez?

Alors j'ai tenté de cogiter. Mais l'ignominie des temps présents n'a cessé de s'accentuer, aussi, aujourd'hui, ai-je décidé de repartir pour un tour. Que j'espère plus long. Moins axé sur le résident actuel de l'Elysée. Plus sur des coups de coeur, de blues, d'écriture. Sans renier ce que j'ai déjà mis, évidemment.

On verra bien ce que ça va donner...