Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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mercredi 8 octobre 2014

"Il aimait la musique classique et à fanfreluches". Jacques Damboise in "Pensées, un peu".

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Pensées pour nous-mêmes:

(PETIT A PETIT,
LE VEAU ABANDONNE 
SON PIS)

Pcc Jacques Damboise

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(Le Géant des rues prenait
quand même un peu de place)


Photographed by Christopher Griffith. Styled by Benjamin Sturgill. 
September, 2014. 

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(Dans la tête de Lola
les idées n'étaient pas claires)



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(Démontée, la tête de la robote
ressemblait à ça)



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(Ah, les Blondes,
 tout un poème!)


http://louxosenjoyables.tumblr.com/post/99417945586

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Jacques Damboise

jeudi 3 juillet 2014

"Son brevet d'insulteur professionnel en poche, il se sentait prêt à bien débuter dans la vie". Jacques Damboise in "Pensées outrecuidantes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(L'HOMME N'EST QU'UNE
FEMME INVERTIE)

PCC Jacques Damboise

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(L'homme qui crachait les insultes
s'entraînait dur)



Les Krims (via vivipiuomeno)

***

(La petite fille qui voulait devenir
une vieille mamie ronchon s'entraînait
elle-aussi très dur)


angel-on-call

***

(La Blonde qui voulait faire du vélo
avait vaguement conscience d'avoir
oublié quelque chose)



***

"J'aime pas votre humour!!!
JE-L'AIME-PAS, NA!!!"


The Bad Seed (1956)

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Jacques Damboise

dimanche 20 avril 2014

"Il était fier de n'être pas plus fier que ça". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAÎTRE N'A D'AUTRE
MAÎTRESSE QUE LUI-MÊME)

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"Oh, Bambi, un voyeur...
- Avec un fusil, Féline, avec un put... de fusil..."


(Source: brazenbvll, via maiabby)

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"Je t'offre un verre? qu'il me demande...
Et moi, comme une cruche, qui lui dit oui..."


(Source: nicoeighty)

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(Cet avion disparu s'était trouvé une judicieuse cachette)



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"Si je trouve ça original?
Attends, j'affûte mes griffes..."


(Source: princesscheeto, via maiabby)

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Nadine Estrella (et Jacques Damboise)

mercredi 6 mars 2013

"Ce Prince Charmant vendait ses charmes nuitamment". Jacques Damboise in "Pensées de peu".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE SAGE ET LE PAS  SAGE
SONT LES DEUX FACES DU MÊME INDIVIDU)

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COURTS RÉCITS AU LONG COURS (77)
pcc Benoît Barvin


Choix

   Je fus sorti brutalement du lit et, sans ménagement, on me poussa en direction du salon du rez-de-chaussée, encore endormi, les membres gourds. Je dévalai les escaliers, hésitant au début sur la matérialité de l’évènement. La douleur que je ressentis, à l'épaule gauche, douleur aussitôt doublée au genou droit, quand je m'affalai au bas des marches, me convainquit que j'étais bien réveillé et que les quatre silhouettes masquées qui me poussaient, claudiquant, gémissant, en direction du salon, étaient réelles.

   Passé la porte, j'aperçus aussitôt Papa et Maman, assis côté à côté, sur le divan, ligotés. Elle dans une nuisette qui ne cachait pas grand chose de sa nudité; lui en pyjama - cet atroce "machin" maronnasse qui le boudinait. Aucun d'eux ne souriait, évidemment, et j'entrevis sur le visage fripé de ma Mère une terreur sans nom. "Allez, dépêche-toi", lança une voix, alors qu'un coup violent dans le dos me poussait en avant. Je poussai un gémissement de douleur, les larmes envahirent mon regard et je me retrouvai à quatre pattes, dans une position indigne de notre "position sociale", comme l'auraient dit mes parents. S'ils avaient pu parler...

   Je remarquai alors que leur bouche était bourrée de journaux et, à leur teint apoplectique, je compris qu'ils avaient du mal à respirer. Maman, surtout, paraissait au bord de l'évanouissement. "Voilà le dernier membre de la famille", fit la même voix qui m'avait invité à avancer plus vite. Pas beaucoup de courage... à l'image de ses deux vieux."

   Les quatre malfrats se mirent à rire, et cela donna un concert terrifiant de feulements mauvais. "Vous avez vu comment est attifé le jeune homme?". Je réalisai alors que, pour la nuit, comme il faisait bon en ces premiers jours d'été, j'avais revêtu un simple slip kangourou et un vieux T-shirt bariolé datant de ma période Punk vintage. Un des types s'approcha. Il avait le même dress-code que ses comparses: blouson et pantalon militaire, rangers, masque figurant une tête de mort ricanante. 

   Il s'adressa à nous trois, transis dans une pièce pourtant agréablement aérée - la baie donnant sur le salon avait été forcée et la douceur de la nuit venait par vagues, comme des caresses. "Nous faisons partie de la Brigade, vous l'aurez deviné... Vous avez été désigné pour le Choix... Vous savez de quoi il s'agit, n'est-ce pas?". Papa dit quelque chose, étouffé par ce qui obstruait sa bouche. Un des types leva la crosse de son fusil-mitrailleur et lui en donna un coup, un peu au hasard. La pommette de mon père éclata et du sang jaillit.

   "On ne parle pas la bouche pleine" fit la brute en ricanant. Le premier, qui semblait être le chef de la Milice, me fit me retourner - j'étais toujours à quatre pattes, n'osant bouger, malgré la position humiliante. Face à lui, je dus baisser les yeux, sachant qu'on ne fixe jamais un membre de la Brigade, sous peine de sanctions. "Toi, qui es le fils de famille... Tu vas donc succéder à ce père enrobé, ce gros loukoum (il y eut quelques rires)... C'est donc à toi de prendre la décision... Alors, à ton avis, qui doit-on choisir: ton Vieux de ta Mère? Choisis!"

   Jusqu'à cette dernière phrase, j'avais prié pour que cette scène ne soit qu'un cauchemar; que je n'aie nul besoin d'entrer dans le jeu que la Nouvelle Société avait inventée: celle du Choix de Vie. Un "Choix" destiné à rendre chaque citoyen responsable de son destin plutôt que de le subir jusqu'à ce que mort s'ensuive. La Nouvelle Gouvernance Mondiale appuyait d'ailleurs cette expérience.

   Je n'ignorais pas que les caméras miniatures filmaient depuis le début, que des monteurs arrangeaient déjà l’ordonnancement des scènes, que la vidéo allait se retrouver très vite sur le Net et que le bêtisier - des gros plans de ma Mère, par exemple, avec ses seins apoplectiques; le ventre proéminent de mon père et mon slip kangourou -, tout cela allait être balancé sur des réseaux sociaux, pour la plus grande joie des fans du monde entier...

   "Choisir entre mon père et ma mère? Jamais! " crachai-je alors, tout en me propulsant vers le malfrat qui, pensant que je ne représentais aucun danger, avait baissé le fût de son arme. Je le heurtai, nous roulâmes sur le sol et je tentai de le frapper, à tort et à travers je l'avoue, car j'étais peu expert dans l'art du combat. Je réussis cependant à le débarrasser de son arme, la levai, triomphant... quand une ranger jaillit devant mes yeux et m'assomma pour le compte, en s'écrasant sur mon visage...

   Plus tard, quand je sortis de mon évanouissement, j'entendis le malfrat finir de résumer la situation. Je m'aperçus que j'étais à mon tour ligoté, à côté de Maman et que c'était Papa qui avait pris ma place. Il était agenouillé devant le chef de la bande. A la question "Qui choisis-tu? Ta femme ou ton fils?", je vis au ralenti mon père pivoter dans ma direction - mon père et son visage encroûté de sang - et il bredouilla un "désolé, fiston" pathétique, en me désignant.

   On se saisit de moi et on me fourra dans une saleté de van aux couleurs de la Compagnie Internationale du Travail Non Syndiqué. J'allais passer le reste de ma vie dans une immonde usine, à des centaines de milliers de kilomètres de là, taillable et corvéable à merci, ce qui ferait baisser un peu plus les statistiques du chômage de la région où j'étais né...

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Nellie Elizabeth "Irish" McCalla (25 Décembre 1928 - 1er Février, 2002) 
était une actrice Américaine, célèbre dans les années 1950, surtout pour  la série télévisée Sheena, reine de la jungle .  McCalla était également une « Fille Varga ", c'est-à-dire le modèle de la pin-up illustrée par le dessinateur  Alberto Vargas . C'est peut-être ce qui l'amène, après une courte carrière cinématographique dans les années soixante, à se tourner vers la peinture et à être membre de la "Woman Artists of the American West".


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"Heu, Madame... Entre votre poitrine et nous...
Il y a... hem... quelque chose..."

Irish McCalla

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"Bon... OK... Sur la chemise, pourquoi pas?
Après tout, vue la couleur de ses cheveux, 
je comprends son choix, hein?"

Nellie McCalla

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"Allo? Quoi? Il y a quoi entre
quoi et quoi? Allo? Je ne vous entends pas..."
Irish McCalla

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"Irish McCalla ou pas, moi, j'ai autre chose à faire!"


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Jacques Damboise (dit l'amateur de dames qui restent à leur place)

mercredi 27 février 2013

"Le petit Chapon Rouge avait été mal cuit". Jacques Damboise in "Pensées de rien"

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Pensées pour nous-mêmes:

(DANS LE DROIT FIL DU COURANT
APPRENDS A NAGER)


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COURTS RÉCITS AU LONG COURS (76)
pcc Benoît Barvin



Couloir

   Je venais d'emménager dans un appartement, sis au sein d'un immeuble de 4 étages. Pour être tranquille, j'étais logé au quatrième et dominais ainsi, non seulement la rue, mais une partie de la Ville. La Cathédrale du XIIème siècle me chatouillait agréablement l'oeil, chaque matin, réveillant mon appétit d'histoires que je couchais sur l'écran de mon portable, pour une Maison d'édition du Net. J'étais quiet, du moins jusqu'à ce que quelqu'un, vers les huit heures, tambourine à ma porte.

   Je glissai mon oeil vers le judas. M'apparut le visage déformé mais avenant d'une jeune femme, une Brune aux lèvres pleines, de sorte que, lorsqu'elle tapa de nouveau, je lui ouvris sans méfiance. Elle se faufila aussitôt dans l'appartement, referma d'elle-même ma serrure trois points, poussa un soupir de soulagement et, séance tenante, lova sa bouche à la mienne.

   Baiser rapide mais encourageant. En tout cas, à partir de cet instant, je ne fus plus capable de penser clairement... "Vous venez de me sauver, Monsieur L. Il est après moi et...". "Il?". Elle fit une moue gracieuse, dégagea son corps chaud et odorant du mien et fit quelques pas vers le salon. "Joli appart', dit-elle. Design, meublé sobrement, traversant... Vous avez une de ces vues!". Elle s'enthousiasmait en marchantet moi, juste derrière elle, je ne voyais que le bas de son dos, ses hanches fines, ses fesses qui...

   Elle pivota et me dit: "Qui, Il? Mais celui qui m'en veut... C'est une longue histoire, Monsieur L. Vous auriez quelque chose de chaud? Là d'où je viens, il faisait assez frisquet." C'est alors que je remarquai vraiment l'étrangeté de sa tenue: elle portait une jupe de laine cousue au corsage, de couleur grenat; des manches de chemise habillaient ses bras; sa taille était prise dans une ceinture de cuir fine à laquelle était suspendue une bourse faite main. Le plus curieux étaient les chaussures fines qu'elle avait aux pieds. Elles ressemblaient à des solers, sorte de sandales que l'on portait au Moyen-Age.

   La Brune remarqua mon intérêt. "Je vais tout vous dire... Après avoir bu quelque chose". Je lui proposai un café et des croissants, ce qu'elle accepta avec reconnaissance. Tout en mettant la machine en route, je l'observais, lui trouvant un air ancien, presque suranné, ce que je n'avais tout d'abord pas noté. Elle s'allongea presque sur le divan, délaça le haut de son corsage, comme pour mieux respirer. L'ange de la prudence me soufflait de me méfier, mais je ne l'écoutais pas, lui, c'est la voix mélodieuse de cette "Belle" que j'entendais.

   Son histoire provenait certainement du cerveau enfumé d'une amatrice de crack. Qu'on en juge: Isabeau, ainsi qu'elle se prénommait, venait d'un "couloir du temps". Elle était une voyageuse de l'Histoire, qui se promenait de période en période pour un célèbre newspaper du futur. Cette fois elle était allée dans ce lointain et mystérieux Moyen-Age, mais quelque chose dans les replis du Temps avait cloché. Non seulement elle avait été découverte, mais "On" la poursuivait.

   Elle me raconta cette invraisemblable histoire en sirotant un café serré, le corsage décidément bien trop rempli pour être honnête. Ceci dit, j'avais tout mon temps pour écouter ses élucubrations et comme la demoiselle n'était pas vilaine... Plus tard, dans l'après-midi, je me levai du lit où Isabeau et moi avions fait plus amplement connaissance et, avec précaution, je sortis dans le couloir de l'immeuble. Je descendis le premier demi-palier et, orientant le petit miroir  que je tenais à la main, je l'orientai de manière à ce que le second demi-palier se reflète dans son eau légèrement ternie.

   J'eus malgré moi un choc et faillis laisser choir le miroir quand je vis, distinctement, un autre espace que celui du mur. C'était comme si le demi-palier se prolongeait, loin, très loin, s'ouvrant sur l'intérieur d'une maison, meublée à l'ancienne. J'entrevis un salon et, assis à sa table de travail, sur une haute chaise, une sorte de copiste. 

   L'homme leva le visage dans ma direction, m'aperçut - j'en suis absolument certain -, eut un drôle de sourire - on aurait dit de la commisération mais je n'en vis pas d'avantage. La main d'Isabeau m'arrachait le miroir des mains, pendant qu'elle me jetait, d'une voix rêche: "Mais tu es fou! Tu veux vraiment qu'il nous voit, qu'il vienne me chercher, ce vieux barbon?". Je me tournai vers elle et découvris, dans ses pupilles, une dureté que la séance d'amour ne m'avait pas révélée.

   "Allons, viens, Mon Homme, susurra la jeune femme en se collant à moi. Notre conversation, tout-à-l'heure, n'a pas duré assez longtemps. J'aimerais te connaître sous toutes coutures. J'espère que c'est ce que tu souhaites toi-aussi?" Je perçus, au fond de cette voix emmiellée, une étrange menace qui fit taire les questions que je destinais à Isabeau.

   Isabeau... qui vit avec moi depuis une semaine. Isabeau qui, peu à peu, s'est révélée être un vrai tyran. Isabeau qui est possessive, folle de sexe, prévaricatrice... Isabeau qui, à mon humble avis, n'est pas une voyageuse de l'Histoire mais simplement - si j'ose dire - un succube qui se nourrit du corps et de l'âme des mortels croisés sur sa route. Isabeau dont je vais devoir me débarrasser.

   Pour cela, il va me falloir retrouver l'étrange "couloir du Temps" et demander au scribe comment il a fait pour faire fuir ce monstre femelle. Ma première tâche, cependant, va être de trouver un Bon Dieu de miroir car ma chère nouvelle compagne les a tous bannis de l'appartement...



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(La faucille et la cloche étaient toujours d'actualité)


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"La liberté d'entreprendre?
La liberté de penser?
La liberté de vivre?"


"AAHAHAHAHA!"


(Cette blonde était légèrement hystérique...
ou soûle..."

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(Le mariage pour tous était un terrible cauchemar
pour les gens de bien)


"GRRRR"

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(L'Europe, poignardeuse des illusions,
en pleine action)


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Jacques Damboise

mercredi 6 juin 2012

"Un groin c'est tout! clamait, exaspérée, la truie à ses porcelets qui voulaient continuer à téter". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:

(PARFOIS LE SAGE AILÉ L'EST.
PARFOIS IL N'EST QUE LAID)
pcc Jacques Damboise

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COURTS RECITS AU LONG COURS(22)
pcc Benoît Barvin

aleksi-ulysse

L'oeil de verre

   Je le découvris dans un vide-grenier et l'achetai pour une bouchée de pain. Il était sis au centre d'une tête, celle de Polyphème, un Cyclope, fils de Poséidon. Celui qui me le vendit était un garçon médiocre, scarifications rituelles sur le visage, qui ne connaissait rien à rien et ricanait sans cesse. L'oeil de verre donnait à la tête, qui surmontait un corps de régul, quelque chose de "vivant" qui m'enthousiasmait. 

   L'artiste inconnu avait parfaitement saisi l'expression de férocité, de bestialité et, il faut le dire, de "bêtise" qui seyait à ce Monstre de l'Antiquité. Chez moi, je ne cessai, une semaine durant, d'observer les moindres détails de la sculpture, m'extasiant sur la dextérité du créateur qui avait même fait jaillir, des muscles saillants, des réseaux de veines apparentes.

   Mais ce qui me fascinait, c'était l'oeil de verre, trônant au centre du visage. Celui-ci, accompagnant l'éclairage, changeait d'expression et l'iris paraissait suivre mes propres mouvements, s'allumant ça et là de lueurs que je ressentis, lentement, comme perverses. Comment ce sculpteur inconnu avait-il fait pour donner de telles attitudes capricieuses à cette face? Je n'en avais aucune idée. Le Net ne m'apprit rien sur le petit chef-d'oeuvre qui, j'en fus rapidement certain, allait m'enrichir dès que je le proposerais à la vente.

   C'est une nuit où le vent soufflait comme un forcené dans les rues, suivi bientôt par un déluge d'une violence extrême, que l'oeil s'éteignit soudain. Je ne dormais pas, relisant des passages de "L'Odyssée", pour rester dans l'ambiance mythologique, quand l'incident eut lieu. La lumière tremblota, puis disparut et un noir d'encre goba la chambre. J'étais seul dans mon lit avec, face au lit, sur le guéridon, la sculpture ornée de l'oeil de verre. 

   Ce dernier se mit à briller dans la terrible obscurité, comme le fanal d'un phare, puis il s'effaça. Mon coeur heurta plusieurs fois ma poitrine, une respiration sifflante s'échappa de mes poumons, étrécis comme de vulgaires sacs de farine. Quelque part, s'imposant par-dessus les hurlements de la tempête dont les gifles secouaient les murs de la maison, je perçus un bruit de pas furtifs.

   Je sus immédiatement que Polyphème avait fermé son unique paupière et, ayant soigneusement noté la topographie des lieux, il savait exactement où se trouvait le lit, bien sûr, et l'emplacement de mon visage qu'il allait tenter de déchiqueter, à coups de dents carnassières, je n'en doutais pas. Mais je n'étais pas aussi balourd qu'il le croyait: je m'étais préparé à l'épreuve. Je glissai la main sous le traversin, saisis la lampe torche qui y était dissimulée. De l'autre, j'étreignis l'aiguille à tricoter qu'en cachette j'avais soigneusement aiguisée. 

   Le pauvre Cyclope allait de nouveau tomber sur Ulysse et ça allait saigner!


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(La femme de l'ex-Résident était un peu perdue)


Parole de "Notre Grand Amour Est Mort":

"Notre grand amour est mort lui naguère si vivant 
S'il n'est pas encore mort il est agonisant 
Quelqu'un l'a vu errer et tituber comme un mendiant 
Quelqu'un l'a vu à genoux pleurer comme un enfant " (etc)

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"Oh Toi, Guerrière Timide qui inspire tant Narine,
Tu n'es pourtant pas blonde..."



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(Les nouvelles distractions de l'ex-Résident étaient...
sympathiques...)



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(Madame La France ne s'en laissait pas compter
face aux fantômes ignominieux de l'Histoire)



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Jacques Damboise (l'acharné?)

mercredi 25 avril 2012

"Tous les matins le Résident avait le plus grand mal à sortir de son couffin". Benoît Barvin in "Pensées pensées"

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Pensées pour nous-mêmes:


(A TROP SENTIR LA ROSE
TU EN PERDRAS L'ODORAT)

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COURTS RECITS AU LONG COURS(12)
pcc Benoît Barvin


Rugissement
.
   Il crut tout d'abord que c'était son estomac qui criait famine. Mais il se trompait. Il mangeait à sa faim et, cependant, le rugissement retentissait, chaque jour un peu plus lugubre, un peu plus violent, venu du fond de son ventre. 
   Il finit par se rendre compte que la BÊTE avait fini d'hiberner et que la VILLE allait devoir compter sur elle... 

La commode

   Inexplicablement chaque fois que je passais devant cette commode agrémentée d'un miroir ovale, mon reflet m'adressait un respectueux bonjour. Respectueux, vraiment? Un jour, après une affaire qui me passa sous le "nez", le reflet fut... comment dire? Un rien méprisant. Ou, pour être plus précis, plein de commisération. 
   Vexé, je me saisis du miroir dans l'intention de le vendre. Comment m'y pris-je, je ne sais pas. Toujours est-il que, lorsqu'il m'échappa des mains et qu'il alla se briser en rebondissant sur les carreaux noir et blanc du salon, un des éclats jaillit et m'entailla profondément la veine. 
   Je me laissai alors couler dans une renonciation apaisante autant que bienvenue.

La prise 

   Par distraction, elle mit un doigt effilé dans la prise, en cherchant, pendant la nuit, l'interrupteur. L'émoi qu'elle ressentit alors la fit réitérer son geste un grand nombre de fois et en toute occasion. 
   Jusqu'au jour où, sciemment, elle mit deux doigts dans la prise car elle était "accro". 
    La fulgurance du contact lui grilla les neurones ainsi que l'entendement.


L'ancien

   C'était le Sage de cette ville, celui que tout le monde respectait et que l'on consultait lors de décisions importantes. Cependant, les années passant, on prit l'habitude de moins aller le voir, veillant cependant à ce qu'il ne manque de rien, évidemment. 
   Puis, un matin, un des candidats à une des nombreuses élections de la Ville, accompagné de journalistes, vint de nouveau frapper à sa porte. Celle-ci n'étant pas fermée à clé, le Candidat entra, seul, et c'est toujours solitaire qu'il découvrit le corps momifié du Sage, assis dans son fauteuil, face à la fenêtre donnant sur le ciel bas. 
   Le Candidat sortit au bout d'un moment et, s'adressant à la meute qui recueillait ses paroles et immortalisait sa pose virile, il dit:
   "Le Sage m'a certifié que j'avais les compétences pour me présenter par une de ses formules favorites Ab imo pectore°". 
   La foule applaudit, le Candidat fut élu et, bien entendu, personne ne s'interrogea sur la formule latine, langue qu'aucun érudit de la Ville n'avait jamais étudiée.
   On prit de nouveau l'habitude de consulter le Sage, via un service spécial mis en place par le Candidat et on loua, évidemment, ses doctes conseils.


° Du fond de la poitrine, du coeur
***

"Donc, je dois aller voir là-bas si vous y êtes...
Moi, bien que blonde, je vous obéis, hein...
Mais je n'en pense pas moins!"
Frazetta " girl kneels warrior nice"

***
"Mais enfin, Messieurs, puisque je vous affirme
que le Résident n'est pas là!
- Même pas à tes pieds, du c...?
- Celle-là, on me l'a déjà faite!
Veuillez déguerpir, S... de pauvres,
sinon j'appelle nos amis les banquiers..."

***
"Comment ça, vous voulez découper mon chapeau 
avec votre paire de ciseaux?
Mais il n'en est pas question, tas de gueux!"
sargen

***

"Hum... L'air est si doux... 
et ça sent bon la Rose et l’Églantine..."
Fuchs "strutter"

(Le passage du western italien traumatisa définitivement
les partisans  d'un Far-West pur et dur)

***

"Ouais... Bon, moi, j'attends que la campagne se termine... 
Zzzz"
wyeth "gone ashore" 

***
Blanche Baptiste