Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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mercredi 11 février 2015

"Ce fossoyeur refusait de fossoyer le dimanche". Jacques Damboise in "Pensées inconséquentes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(DEUX MAÎTRES PARLENT-ILS
D'UNE MÊME VOIX?)

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"Qui veut son petit pauvre?
Qui?
- NOOOUUUSSS!!!"



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"Qui a souri? Y'a quelqu'un qu'a souri!
- C'est pas nous, Bwana"


   En double page pour illustrer un sujet de l’Obs sur "La jeune garde du président", la photo a beaucoup circulé : un sextet d’énarques blafards dans l’opulent décor de l’Élysée. Décryptons cette allégorie de la fracture avec nos élites.

   Pâleur mortelle, raideur cadavérique, figures d’enterrement : la scène évoque à la fois le musée Grévin, la famille Adams et un épisode inédit de The Walking Dead. Voire un singulier remake du Sixième sens : ils sont morts, mais ils ne le savent pas. Quoique non dénuée de qualités plastiques, l’image déclenche immanquablement quelque stupeur. Comment l’armada des conseillers de la présidence a-t-elle pu laisser faire ça ? Car cette démarche ne relève pas d’un accident, mais sans nul doute d’une opération calculée, organisée et validée par le staff de communication de l’Élysée.(...)

   (...) On devine sans peine que la visée principale (« relancer le quinquennat ») s’accompagne nécessairement d’objectifs comme « redonner une carrure présidentielle » à François Hollande, ce qui pourrait expliquer la pompe du décor – meubles Second empire, tapisseries, velours, soie, cristal et abondantes dorures – s’il devait servir au président lui-même. Mais s’agissant de son cabinet, ce décorum s’inscrit dans une colossale contradiction avec la période.

   Ces « trentenaires surdiplômés » [1] ne sont manifestement pas là pour mettre les mains dans le cambouis, mais pour redorer – littéralement – l’image du pouvoir. En ce début d’année 2015, on aurait pu penser que la priorité ne serait pas de redoubler les stéréotypes sur l’énarchie en déroute. Peut-être les organisateurs de cette séance ont-ils cru que la dominante noire des vêtements suffirait à signifier l’adhésion de nos héros à l’austérité, mais elle ne fait que souligner l’opulence de leur biotope. Voire la blancheur de cet échantillon, que l’exacte parité hommes-femmes ne fait pas oublier.

   Seules les mines sont austères. Jean-Jacques Barberis, en vedette puisqu’il a droit à une présence en solo sur la couverture de l’hebdomadaire, ne fait pas exactement profil bas avec sa panoplie de dandy. Il semble qu’à vouloir conjurer à la fois son prénom de quinquagénaire et son juvénile minois, il ne soit parvenu qu’à prendre l’apparence d’un gamin prématurément vieilli.(...)

   (...) Le contraste est en tout cas saisissant avec le style des nouveaux dirigeants grecs, délibérément dépouillé des oripeaux du pouvoir – à commencer par la cravate. Les plus cyniques diront qu’il ne s’agit là que d’une autre forme de calcul, mais au moins est-il plus expéditif : Yanis Varoufakis doit mettre une bonne demi-heure de moins à s’habiller que Jean-Jacques Barberis [2].

   Mais évitons le jugement de valeur. Après tout, les codes de ce milieu nous échappent complètement. Barberis n’est peut-être qu’un spécimen ordinaire de hipster du 8e arrondissement. D’ailleurs, la lecture de l’article confirme qu’on a très mal compris : ces jeunes-là sont en rébellion, en rébellion contre les baby-boomers dont ils ont cru qu’ils ne leur laisseraient jamais la place. C’est la génération Y de l’ENA que voilà ! De vrais punks. Ainsi, ils poussent l’irrévérence jusqu’à tutoyer François Hollande. Enfin, presque : « Monsieur le président, tu dois… »

   Et ils sont là pour donner voix à la jeunesse si chère au candidat Hollande. « Même nous, qui sommes tous nés du bon côté du périphérique, dans des milieux ultrafavorisés, nous avons connus une forme de crainte de l’avenir », confie l’un d’eux. Jeunes des banlieue, rassurez-vous : la« génération Macron » est là pour vous représenter. C’est, aussi, qu’il s’agit de « ne pas abandonner à Manuel Valls le terrain du jeunisme », dit un ministre… Voilà pour le projet politique, en définitive.(...)

   (...) Dans ce salon funéraire, cette jeunesse semble justement porter le deuil d’idéaux qu’elle n’a même pas eu le temps de nourrir. L’un d’eux, évoquant l’effet à l’Élysée de la tuerie de Charlie Hebdo : « Nous avons compris, nous qui avons la tête farcie de courbes, de statistiques, que, pour diriger un pays, les chiffres de suffisent pas. Il faut aussi des mots. » En d’autre termes : la technocratie, plus la com’. Vous n’espériez tout de même pas des idées ou des convictions ?

   Nos spin doctors et leurs patients ne parviennent ici qu’à illustrer la vertigineuse fracture entre nos élites et les citoyens qu’elles s’avèrent ainsi – littéralement – incapables de représenter. Ils n’en ont même pas conscience, confinés dans un entre-soi sans ouverture vers l’extérieur (regardez l’image : portes fermées, pas de fenêtres, et l’impression que les personnages regardent moins l’objectif que leur propre image dans un miroir).

   Reste à s’interroger, encore une fois, sur la participation d’un journal à cette mise en scène, sur l’intérêt qu’il trouve au sujet lui-même, sous l’emprise d’une fascination pour le personnel et les arcanes du pouvoir. Le journalisme politique fait le storytelling du storytelling, une mise en abîme qui parachève le rétrécissement de la politique en communication pour mieux la dépolitiser. Il ne reste qu’une sitcom à écrire: "Hollande, saison 2", annonce la première page. Ils croient gouverner, ils ne jouent que la comédie du pouvoir. Mal, dans une langue disparue, au milieu d’un décor factice. Ils sont politiquement morts, mais ils ne le savent pas.

[1] Petit relevé des appellations utilisées par l’article : « incroyablement jeunes » « tous la trentaine », « à peine sortis de l’adolescence », « allures de stagiaires », « génération Macron », « trentas », « e-generation » « cadets de la hollandie », « hussards de la saison 2 du Hollandisme ».

[2] Et l’on s’estimera heureux si Mediapart ne vient pas révéler quelque nouveau scandale sur son budget cirage ou pochettes en soie


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Luc Desle

samedi 7 avril 2012

"Si elle cassait des rocs, Durandal ne cassait pas des briques". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA VRAIE SAGESSE DORT AU MILIEU
DE LA FOLIE DU MONDE)

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"Attention, y'a l'Résident qui s'approche...
- P'tain! Il est avec sa planche à pain...
- Méchant petit! on ne jure jamais lors de la Semaine Sainte.
- Désolé, ça a été plus fort que moi"

Il n'y a pas d'âge pour participer aux traditionnels cortèges de la Semaine sainte en Andalousie. 
Pour preuve, ce très jeune bébé déjà pénitent à Malaga, le 1er avril 2012, 
Dimanche des Rameaux, jour d'ouverture de cette célébration 
qui s'achève à Pâques. (Andrew MacColl / Rex Features)
(Pouvons-nous qualifier ce commentaire de ringard,
 ou de parfaitement inepte, c'est selon?)

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"Jean Di, avec nous!
- Tas de gueux..."

Mélenchon, 
(heu... Jean Daniel itou?)
le panache d'une illusion
Jean Daniel
   (...) Le panache populaire de Jean-Luc Mélenchon a eu le don d'inspirer les meilleures plumes. Jamais Alain Duhamel (meilleure plume!) n'a été aussi brillamment juste que dans le portrait de lui qu'il a publié dans "Libération" (Libération?!!). Reste que l'ascendant de ce nouveau tribun surdoué répond parfaitement, aujourd'hui, à un besoin profond des Français.

   Il y a dans cet homme, et parfois malgré lui, un héritier de la mythologie la plus incurablement (c'est donc une maladie?) fidèle à la Révolution. On sait que 1789 a été le second baptême de ce que l'on a appelé la nation française. De ce point de vue, Mélenchon se réapproprie le panache d'un nationalisme révolutionnaire bien plus haut en couleur que les manifestations de l'esprit républicain.(...)
   
   (...) Il ressuscite Robespierre en dépit de la Terreur (et tac...), Lamartine malgré la chute (Retac...), le Front populaire (Rien, là?) et même Mai-68. Il montre, en fait, que les grands rêves populaires ne perdent pas leur magie même lorsque leur échec les a transformés en illusions perdues (super formule...). Un poète espagnol (lequel? Soyez précis) s'est rendu célèbre (la formule, sans précision, perd son sens...) en regrettant de n'être pas mort avant la victoire de Franco, mais il n'en chantait pas moins sa fierté et son bonheur d'avoir voyagé "sur les ailes de la grande espérance".

   Peut-être Mélenchon va-t-il trop loin en maintenant son admiration pour Castro et pour Chávez (tiens... Vous seriez, aussi, admiratifs de ces deux-là?). Mais enfin, la Fête de l'Humanité montre bien chaque année que les staliniens ont su faire oublier leur longue fidélité au dictateur bolchevique (heu... lequel?). Sans doute, le passage par le trotskisme permet-il à Mélenchon d'échapper, sur ce point, à la condamnation de l'histoire (formulation un rien vague. Précisez).

   Mais les héritiers du trotskisme évitent de revendiquer une rédemption quelconque par cet étrange détour (lequel?). Et, pour revenir aux enjeux actuels, je ne crois pas que l'appel à l'anticapitalisme et le procès des sociaux-démocrates, qui résument l'esprit des thèmes de Mélenchon, puissent permettre d'apporter des réponses aux problèmes de la crise (des faits!). Pour ma part, je n'ai encore rien trouvé de plus crédible que les analyses - traduites par François Hollande - de Michel Rocard, à qui je souhaite un très rapide rétablissement (c'est hors contexte. Evitez). (...) (commentaire du correcteur: comme d'habitude, vous avez de jolies envolées, mais votre pensée s'en portera mieux si vous sériez les problèmes et, surtout, si vous donnez des faits concrets. Evitez de trop dire "je". Dans une copie, cela est mal vu...)
Lu sur:

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"Chéri? T'es où?
- A tes pieds, espèce d'idio...!"

(Commentaire de Gala: Carla Bruni regarde la vue...
Tout un symbole culturel...)
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Carla Bruni-Sarkozy :
 "A côté de Mme Pompidou, je suis Lady Gaga"
(ou attrape-gogos, peut-être?)
Sophie Des Deserts
   (...) "Nous sommes des Français modestes", avez-vous dit. Comprenez-vous que cela puisse choquer ?
   - Je ne parlais pas de notre train de vie (ouf, on est rassurés...). J'ai conscience d'avoir une vie pleine de privilèges (c'est bien de le reconnaître). Je regardais mon mari à l'écran et j'ai sans doute dit qu'il était modeste dans son attitude (blurb! Excusez-moi!), au sens du contraire de l'arrogance, de la crânerie (reblurb!!). Je ne crois pas que cela ait choqué quiconque, à part peut-être le petit milieu médiatique (et le grand milieu populaire, peut-être aussi). Cela fait cinq ans qu'on me dit : "C'est violent la politique" ; ce sont les réactions médiatiques qui le sont. […]

   (...) Vous jouez (?) admirablement la ravissante idiote.
   - Je ne joue rien (je suis comme ça?), mais je connais mes limites ce qui n'est pas précisément le signe de l'idiotie (mais de la prudence...). Certains sujets comme l'économie m'échappent, je ne vais pas faire semblant. […] (bizarre comme, sur du rien, on peut gloser...)
Lire le reste... heu, si on n'a rien d'autre à faire, sur:


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"Ya, ya... Je aimer aussi beaucoup Planche à Pain Résidente...
Je lui donner le bonjour"


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Benoît Barvin