Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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mercredi 4 juillet 2012

"La Fugue de Bach fit jaser". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:

(SOIS LE BRUIT DE LA PLUIE,
LE VENT DANS LES ARBRES,
LE PÉPIEMENT DES OISEAUX.
SOIS LA VIE, TOUT SIMPLEMENT)


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COURTS RÉCITS AU LONG COURS(30)
pcc Benoît Barvin



crime busters 1938
philsp.com


Transmutation

   "T'es qui toi?" me demanda-t-il aigrement. Je lui rappelai qu'il avait un fils et que je venais voir comment il allait. "T'es pas mon fils. Mon fils, il a pas les cheveux blancs". C'était bizarre de l'entendre me parler de cette voix chargée, un peu cassée, tout en me dévisageant avec un oeil rond d'oiseau de proie prêt à m'énucléer. Je m'écartai prudemment de lui afin de redonner sens à notre mutuel espace vital. 
   Chaque jour un peu plus la maladie rongeait le cerveau de mon père, sans reflux, submergeant peu à peu son entendement. Sous peu il ne se souviendrait plus de moi, m’appellerait "Monsieur"... 
   "Si mes cheveux sont devenus blancs, c'est parce que j'ai dépassé la quarantaine et toi, tu as...". "Chut! fit-il en mettant un doigt impérieux sur ses lèvres desséchées. Chut, ne dis pas mon âge! On ne dévoile pas l'âge d'une dame, voyons! Qu'est-ce qu'on t'a appris à l'Ecole, hein?". 
   Je restai un instant décontenancé, me demandant ce qui se passait dans ce pâteux ramollissement cérébral et les raisons qui le poussaient à s'identifier à une femme. Puis j'eus une illumination: mon père, perdant ses repères, commençait à s'identifier à son épouse, ma mère, décédée cinq ans plus tôt, dans une bête chute. D'ailleurs, il imitait maintenant la moue qu'elle faisait, en avançant les lèvres, la bouche en cul de poule. 
   Je compris alors ce qu'avait voulu signifier l'auxiliaire de vie quand, au téléphone, elle avait dit, gênée: "Vous verrez... Il est, heu, comment dire? Différent... Voilà, c'est ça, différent".
   Imaginer mon père en travesti, même en raison de la maladie, avait un goût de revanche. Il n'avait jamais accepté ma propre différence, me chassant de "chez lui" et refusant désormais tout contact. Seule ma mère avait fait le lien, en soupirant à chaque fois, comme si j'étais englué dans une tare abominable.  Pire qu'un cancer. Et voilà qu'à présent lui aussi était passé de l'autre côté de la Force... La Vie était vraiment bouffonne.
   "Si tu nous faisais du thé? minauda-t-il. J'adore ça". Mon "vrai" père, lui, détestait cette boisson de "gonzesse". Le ridicule avait un goût de vengeance que je commençais à goûter avec délectation. Je préparai la collation, un sourire aux lèvres, alors que mon père chantonnait, tout en époussetant les meubles... Vraiment ridicule...
   Puis il s'approcha de moi, à petits pas, alors que le thé infusait et que je disposais des gâteaux crémeux sur de jolies assiettes festonnées. Il me prit par le cou, me dit à l'oreille, si bas que j'eus du mal à l'entendre: "Et si l'on s'amusait tous les deux?".
   J'eus un hoquet de stupeur. Comment mon père avait-il deviné que Maman et moi, alors que j'étais jeune... Qu'elle m'avait forcé plusieurs fois... Comment savait-il?
   Un cocktail détonnant de honte, d'angoisse et de rage me submergea. Je le repoussai avec une telle violence qu'il tomba lourdement à terre. Tout recommençait: les gestes infâmes; la colère qui enfle en soi au cours des années; puis l'explosion, un soir, cinq ans en arrière, alors que des lèvres s'approchent des vôtres et que vous ne voulez plus céder, oh ça non, plus jamais
   Tout recommençait, presque à l'identique. Cette fois encore, personne ne me soupçonnerait. Moi, déjà matricide, je deviendrais parricide à mon corps défendant. Et la petite fortune de mes parents allait enfin me revenir...
   Incapable de se relever, mon père m'observa, l'air hagard, alors que je me penchais sur lui, tenant la bouilloire d'une main ferme, la haine faisant bouillir mes veines et anéantissant tout jugement.
   "Je crois, Pa', que le thé est bon à boire... Tu veux goûter?"
   Je crus le voir esquisser un sale sourire. 
   Notre sort à tous deux était scellé.

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Brr... Changeons vite de registre:

   Pour celles et ceux qui ne s'en souviendraient pas, "The Lady Is a Tramp" est une chanson tirée de la comédie musicale Babes in Arms. Elle fut écrite par Lorenz Hart et composée par Richard Rodgers en 1937. Cette chanson fut notamment chantée par Frank Sinatra et Ella Fitzgerald dans les années 50.
   Nous avons choisi la version personnelle de Nina Hagen, la Diva rock qui a toujours un bel abattage, suivie par Tony Bennett et Lady Gaga. La seconde, bon, pas besoin d'en dire grand chose - si ce n'est que son interprétation est classieuse. 
   Quant à Tony Bennett, né en 1926, c'est un des grands du jazz et de la pop qui en impose toujours. Dernière interprétation, celle plus ancienne de Buddy Greco. Né la même année que Tony Bennett, c'est également un classique du jazz et un pianiste de grande finesse. Son interprétation nous plaît particulièrement...

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Nina Hagen - The Lady Is A Tramp


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Tony Bennett ft. Lady Gaga - The Lady Is A Tramp (Full Song)


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Buddy Greco / The Lady is a Tramp



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The lady is a tramp

She gets too hungry for dinner at eight
She likes the theater and never comes late
She never bothers with people she'd hate
That's why the lady is a tramp

Doesn't like crap games with barons or earls
Won't go to Harlem in ermine and pearls
Won't dish the dirt with the rest of the girls
That's why the lady is a tramp

She likes the free, fresh wind in her hair
Life without care
She's broke, and it's okay
Hates California, it's cold and it's damp 
That's why the lady is a tramp

She gets too hungry to wait for dinner at eight
She loves the theater but never comes late
She'd never bother with people she'd hate
That's why the lady is a tramp

She'll have no crap games with sharpies and frauds
And she won't go to Harlem in Lincolns and Fords
And she won't dish the dirt with the rest of the broads
That's why the lady is a tramp

She loves the free, fresh wind in her hair
Life without care
She's broke, but it's okay
Hates California, it's so cold and so damp
That's why the lady
That's why the lady
That's why the lady is a tramp 

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Nadine Estrella 
(en souvenir d'un père qui adorait avec raison ces standards jazz)

samedi 7 avril 2012

"Si elle cassait des rocs, Durandal ne cassait pas des briques". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA VRAIE SAGESSE DORT AU MILIEU
DE LA FOLIE DU MONDE)

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"Attention, y'a l'Résident qui s'approche...
- P'tain! Il est avec sa planche à pain...
- Méchant petit! on ne jure jamais lors de la Semaine Sainte.
- Désolé, ça a été plus fort que moi"

Il n'y a pas d'âge pour participer aux traditionnels cortèges de la Semaine sainte en Andalousie. 
Pour preuve, ce très jeune bébé déjà pénitent à Malaga, le 1er avril 2012, 
Dimanche des Rameaux, jour d'ouverture de cette célébration 
qui s'achève à Pâques. (Andrew MacColl / Rex Features)
(Pouvons-nous qualifier ce commentaire de ringard,
 ou de parfaitement inepte, c'est selon?)

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"Jean Di, avec nous!
- Tas de gueux..."

Mélenchon, 
(heu... Jean Daniel itou?)
le panache d'une illusion
Jean Daniel
   (...) Le panache populaire de Jean-Luc Mélenchon a eu le don d'inspirer les meilleures plumes. Jamais Alain Duhamel (meilleure plume!) n'a été aussi brillamment juste que dans le portrait de lui qu'il a publié dans "Libération" (Libération?!!). Reste que l'ascendant de ce nouveau tribun surdoué répond parfaitement, aujourd'hui, à un besoin profond des Français.

   Il y a dans cet homme, et parfois malgré lui, un héritier de la mythologie la plus incurablement (c'est donc une maladie?) fidèle à la Révolution. On sait que 1789 a été le second baptême de ce que l'on a appelé la nation française. De ce point de vue, Mélenchon se réapproprie le panache d'un nationalisme révolutionnaire bien plus haut en couleur que les manifestations de l'esprit républicain.(...)
   
   (...) Il ressuscite Robespierre en dépit de la Terreur (et tac...), Lamartine malgré la chute (Retac...), le Front populaire (Rien, là?) et même Mai-68. Il montre, en fait, que les grands rêves populaires ne perdent pas leur magie même lorsque leur échec les a transformés en illusions perdues (super formule...). Un poète espagnol (lequel? Soyez précis) s'est rendu célèbre (la formule, sans précision, perd son sens...) en regrettant de n'être pas mort avant la victoire de Franco, mais il n'en chantait pas moins sa fierté et son bonheur d'avoir voyagé "sur les ailes de la grande espérance".

   Peut-être Mélenchon va-t-il trop loin en maintenant son admiration pour Castro et pour Chávez (tiens... Vous seriez, aussi, admiratifs de ces deux-là?). Mais enfin, la Fête de l'Humanité montre bien chaque année que les staliniens ont su faire oublier leur longue fidélité au dictateur bolchevique (heu... lequel?). Sans doute, le passage par le trotskisme permet-il à Mélenchon d'échapper, sur ce point, à la condamnation de l'histoire (formulation un rien vague. Précisez).

   Mais les héritiers du trotskisme évitent de revendiquer une rédemption quelconque par cet étrange détour (lequel?). Et, pour revenir aux enjeux actuels, je ne crois pas que l'appel à l'anticapitalisme et le procès des sociaux-démocrates, qui résument l'esprit des thèmes de Mélenchon, puissent permettre d'apporter des réponses aux problèmes de la crise (des faits!). Pour ma part, je n'ai encore rien trouvé de plus crédible que les analyses - traduites par François Hollande - de Michel Rocard, à qui je souhaite un très rapide rétablissement (c'est hors contexte. Evitez). (...) (commentaire du correcteur: comme d'habitude, vous avez de jolies envolées, mais votre pensée s'en portera mieux si vous sériez les problèmes et, surtout, si vous donnez des faits concrets. Evitez de trop dire "je". Dans une copie, cela est mal vu...)
Lu sur:

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"Chéri? T'es où?
- A tes pieds, espèce d'idio...!"

(Commentaire de Gala: Carla Bruni regarde la vue...
Tout un symbole culturel...)
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Carla Bruni-Sarkozy :
 "A côté de Mme Pompidou, je suis Lady Gaga"
(ou attrape-gogos, peut-être?)
Sophie Des Deserts
   (...) "Nous sommes des Français modestes", avez-vous dit. Comprenez-vous que cela puisse choquer ?
   - Je ne parlais pas de notre train de vie (ouf, on est rassurés...). J'ai conscience d'avoir une vie pleine de privilèges (c'est bien de le reconnaître). Je regardais mon mari à l'écran et j'ai sans doute dit qu'il était modeste dans son attitude (blurb! Excusez-moi!), au sens du contraire de l'arrogance, de la crânerie (reblurb!!). Je ne crois pas que cela ait choqué quiconque, à part peut-être le petit milieu médiatique (et le grand milieu populaire, peut-être aussi). Cela fait cinq ans qu'on me dit : "C'est violent la politique" ; ce sont les réactions médiatiques qui le sont. […]

   (...) Vous jouez (?) admirablement la ravissante idiote.
   - Je ne joue rien (je suis comme ça?), mais je connais mes limites ce qui n'est pas précisément le signe de l'idiotie (mais de la prudence...). Certains sujets comme l'économie m'échappent, je ne vais pas faire semblant. […] (bizarre comme, sur du rien, on peut gloser...)
Lire le reste... heu, si on n'a rien d'autre à faire, sur:


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"Ya, ya... Je aimer aussi beaucoup Planche à Pain Résidente...
Je lui donner le bonjour"


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Benoît Barvin

samedi 19 février 2011

"Cette paire de pantoufles fit amie-amie avec des babouches immigrantes". Benoît Barvin in "Pensées pensées"



***


"La chanson n'est pas une fille indigne de la littérature.
On dit souvent plus dans une chanson de trois minutes 
que dans un roman de cinq cents pages."

[Pierre Perret]
Extrait de Les Pensées

(Et encore plus dans une pose... 
Mais est-il encore question, ici, de littérature?)


***
"Quiconque est capable de mentir
est indigne d'être compté au nombre des hommes, 
et quiconque ne sait pas se taire 
est indigne de gouverner."

[Fénelon
Extrait de Les Aventures de Télémaque


"C'qui dit, Lui?
- Il dit, Votre Majesté, qu'il vous approuve de me soutenir 
en vous taisant"


***
"Je m'indigne, donc je suis."

[Gyorgy Balint]

"Un infâme guignol?"

***
Berlusconi se défend d'attaques indignes


Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a rejeté comme des "attaques indignes", les révélations publiées par la presse sur ses frasques présumées avec des call-girls, dont une mineure, et affirmé qu'il comptait rester au pouvoir tant qu'il aura le soutien populaire.


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"Ne parle pas. 
C'est par la parole 
qu'on devient indigne de tout."


[Victor-Lévy (?) Beaulieu]
Extrait d' Oh ! Miami, Miami, Miami


"Je vous demande de vous taire... Chut... Mais enfin, taisez-vous... 
C'est moi qui parle... Comme d'hab"

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BHL : "Cinq minutes de silence" pour Panahi
(pourquoi que cinq minutes?)


   Bernard-Henri Lévy a appelé jeudi "le monde du cinéma à observer cinq minutes de silence" en soutien au cinéaste iranien Jafar Pahani, condamné à de lourdes peines et auquel le festival de Berlin rend hommage vendredi (c'est sûr, ça va vachement aider le cinéaste). "Je lance un appel (rien de moins) au monde du cinéma parce que la Berlinale, ça ne suffit pas (5 minutes de silence, c'est plus "parlant"?) : qu'il se mette d'accord dans les jours prochains sur une date, une heure et qu'il s'arrête pendant cinq minutes pour rendre hommage à Panahi", a déclaré l'écrivain. 
   "Ce jour qui reste à déterminer pourrait être discuté (chut) à Berlin parmi les festivaliers", a-t-il poursuivi. "Pendant ces cinq minutes, les réalisateurs, les exploitants de salles, les comédiens, tout le monde arrêterait ses activités", a conclu le philosophe (en attendant les applaudissements. En vain).

***
"Un écrivain qui doit l'immortalité à une statue 
est indigne, même d'une statue."


[Georg Christoph Lichtenberg]
Extrait des Aphorismes

"T'as d'beaux yeux, t'sais...
- Heu... Embrassez-moi, alors"


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Christophe Maé fait chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres

   Christophe Maé ne sera pas venu à Cannes pour rien, ce week-end. A défaut d’un NRJ Music Award (qu'il guignait, quand même) le chanteur est reparti avec une médaille de chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres (ouahhh!!!), remise par Frédéric Mitterand.


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Benoît Barvin

mercredi 26 janvier 2011

"Etrange: le peintre Courbet avait du mal à marcher droit". Benoît Barvin in "Étrange, vous avez dit?"


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" N'est-il pas étrange de nous voir défendre 
plus farouchement nos erreurs que nos valeurs ?"

[Khalil Gibran]
Extrait de Le sable et l'écume 


"50 ans d'amour inconditionnel, quel pied!
- Pas encore, ma chérie, pas encore..."


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"Il faut que la terre soit un séjour bien étranger 
pour la vertu, car elle ne fait qu'y souffrir."

[Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux]
Extrait de La Vie de Marianne


(Le vertu, le bon goût mais pas le vide absolu)

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"C'est une étrange entreprise que celle 
de faire rire les honnêtes gens."

[Molière] 
Extrait de La Critique de l'Ecole des femmes

"T'as lu ma défense du Résident? Aahaha, moi aussi, 

ça m'a fait la même chose, ahaha"

   Luc-Marie Chatel, dit Luc Chatel, né le 15 août 1964 à Bethesda (Maryland, États-Unis), est un homme politique français, ministre de l'éducation, de la jeunesse et des sports depuis le remaniement ministériel du 14 novembre 2010.
   Député de la Haute-Marne de 2002 à 2007, puis maire de Chaumont depuis 2008, il est secrétaire d'État chargé de la Consommation et du Tourisme puis de l'Industrie et de la Consommation, entre 2007 et 2009, et ministre de l'Éducation nationale et porte-parole du gouvernement depuis le remaniement ministériel du 23 juin 2009.

"Attention, les n'enfants! Rien dans les poches, 
rien dans les mains et rien dans la tête... 
Ze vais commencer mes tours.
- NAAAANNNN!"


Le « parler mal » de Sarkozy, stratégie inculture ou inculture ?

Chloé Leprince et Sylvain Malcorps (extraits)


   En ce 15e anniversaire de la mort de François Mitterrand, le débat sur la manière de s'exprimer de l'actuel président de la République ne pouvait échapper à la comparaison.
   (...) C'est sa fille, Mazarine Pingeot, qui y revient : « Il y a une forme d'abaissement de la fonction […] de démagogie, de populisme, qui est insupportable. Je n'ai jamais entendu mon père dire une grossièreté », raconte-t-elle dans Le Parisien : « Quand on est Président, le minimum, c'est quand même de bien parler, d'éviter les fautes de grammaire. »


Pour Chatel, Nicolas Sarkozy refuse « un style amphigourique »
(Ouah, le mec, comme il se la pète avec un mot compliqué!)


   (...) C'est le député PS de l'Eure François Loncle qui a relancé l'affaire. En mai, il avait posé une question écrite au gouvernement sur les « difficultés » du Président à pratiquer la langue française. 
Le ministre de l'Education (!) Luc Chatel lui a répondu :
« En ces temps de complexité (voulus par qui?) et de difficulté (idem), [Nicolas Sarkozy] parle clair ("casse-toi pauvre con"?) et vrai ("travailler plus pour gagner plus"?), refusant un style amphigourique (amphi quoi?) et les circonvolutions (les quoi?) syntaxiques, qui perdent l'auditeur (celui qui écoute mis d'abord) et le citoyen (qui vient après, c'est normal, on est en com-mu-ni-ca-ti-on). […]
   Lui qui incarne la parole de la Nation et l'a fait, en de nombreuses circonstances, de la manière la plus digne qui soit (en lisant les textes bien rédigés par ses conseillers), […] se fait comprendre de tous les Français (qui sont donc tous analphabètes) : sur ce sujet et dans une démocratie, c'est, me semble-t-il, l'essentiel (mépriser les foules d'auditeurs? Heu...). » (...)



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"Les yeux de l'étranger voient plus clair."


[Charles Reade] 

"Ne sont-ce pas des chiens errants qui grognent après nous?
- Non Maître, ils ne grognent pas, ils vous saluent "

William Bouguereau


(Plus clair, c'est vrai, et avec les yeux de la bonté, parfois)

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