Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
Affichage des articles dont le libellé est juifs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est juifs. Afficher tous les articles

mardi 18 mars 2014

"Le fakir traversait toujours en dehors des clous". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

£££
Pensées pour nous-mêmes:

(RÉJOUIS-TOI DU BONHEUR
DE TON VOISIN)

£££

(Coeur à vendre d'étudiante fauchée)


(Source: pknypknypkny)


£££

(Loup de la Seconde Guerre Mondiale
cherchant un endroit où dissimuler des oeuvres volées)


(Source: freeorgy)


Il vit depuis 70 ans avec les tableaux 
pris aux juifs par son père

Jean-Gabriel Fredet


   (...)  On ne se méfie jamais assez... Arrêté par la douane allemande, en novembre dernier, alors qu'il passait la frontière suisse avec 80.000 euros en poche, accusé de fraude par la police qui découvre dans son appartement de Munich plus de 1.300 toiles et dessins de Picasso, Klee, Chagall, Matisse, Cornelius Gurlitt avait presque réussi à faire croire qu'il était blanc comme neige. Le propriétaire légal de tableaux légalement achetés par son père, marchand d'art pendant la période nazie. Une victime de l'acharnement du fisc, un paisible octogénaire n'aspirant qu'à mourir au milieu de ses toiles, "l'amour de [sa] vie". Et jurant qu'il "ne rendra[it] rien".

   La découverte, toute récente, d'une deuxième cache, dans sa maison de Salzbourg, abritant une soixantaine d'impressionnistes - Renoir, Monet, Degas, Manet - révèle une autre vérité. Celle d'un receleur paranoïaque, vivant depuis soixante-dix ans en marge du monde. Mais sachant, selon ses besoins, trouver le marchand qui remettrait discrètement sur le marché quelques-uns des chefs-d'oeuvre mystérieusement disparus pendant la guerre, vraisemblablement volés ou issus de spoliations, et dont il s'est bien gardé de vérifier la provenance.

   Cornelius Gurlitt avait 12 ans en 1945 quand, de son propre aveu, il a aidé son père à charger ses tableaux dans un camion, alors que les troupes soviétiques approchaient de Dresde en flammes. La question de l'origine des toiles s'adresse donc au père, le mystérieux Hildebrand Gurlitt, décédé en 1956. Directeur du Kunstverein Museum de Düsseldorf, celui-ci est alors un notable respecté. Dans une notule non publiée, il se présente comme un homme courageux "ayant commercé avec mesure pendant la guerre", mais "ayant tout perdu pendant le bombardement de Dresde à l'exception d'un chariot contenant le strict nécessaire". Arrêté en avril 1945 à Aschbach (Bavière), dans le château d'un dignitaire nazi, n'a-t-il pas juré aux Monuments Men américains qu'il avait sauvé d'inestimables oeuvres ?(...)

   (...) La réalité est plus trouble. Cet historien d'art fut aussi conservateur au musée de Zwickau de 1925 à 1930. Durant plusieurs années, il y a exposé des artistes comme Klee, Kandinsky ou Munch. Voilà pour la transparence. La zone d'ombre commence à Hambourg, où il s'installe en 1936. Devenu marchand, il achète des toiles à des propriétaires juifs aux abois. Apprécié par le régime pour ses talents de courtier, il devient l'un des dealers officiels de cet art "dégénéré, international et bolchevique" que les nazis revendent pour se procurer des devises fortes

   De Dresde, devenu son QG en 1942, il multiplie les voyages dans Paris occupé, achetant compulsivement. Pour le compte de Hermann Voss, le patron du projet de musée de Hitler à Linz, mais aussi pour lui-même. "Je n'ai jamais acheté un tableau qui ne m'ait été proposé volontairement", dira-t-il aux Américains. Vrai et faux.

   Une lettre de dénonciation de son compère, Karl Haberstock, arrêté également à Aschbach, le décrit comme un des plus gros pourvoyeurs du musée de Linz. Au château d'Aschbach, les Américains ont d'ailleurs découvert des dizaines de malles à ses initiales contenant livres, tapis, oeuvres d'art. Mais les plus belles pièces, "disparues" pendant le bombardement de Dresde, sont vraisemblablement restées cachées dans un lieu connu de lui seul.(...)

   (...) Quelles révélations a-t-il faites aux Américains, quels services leur a-t-il rendus pour sortir de prison, blanchi, en 1948, recouvrant en 1950 la propriété de ses tableaux dispersés ? On ne le saura jamais. Mais possession vaut titre. Dès 1954, pour tester le marché, ce grand recycleur envoie quelques fleurons de sa collection à l'étranger, un nu de Kirchner à Lucerne, des Renoir, Monet et Manet à Essen. En 1956, peu avant sa mort, il expédie à New York un Beckmann et un Kandinsky. Après son décès, sa veuve vendra quatre Beckmann et un Rudolf Schlichter. D'autres suivront. Nombre de ses toiles sont aujourd'hui accrochées dans les musées ou les ministères allemands.

   Conscient des dégâts provoqués par le silence du parquet d'Augsbourg, qui a tenu caché pendant deux ans - au nom du secret fiscal ! - la découverte à Munich, chez Gurlitt fils, du plus gros fonds jamais exhumé d'oeuvres disparues pendant la période nazie, le gouvernement allemand, jadis cité en exemple pour sa politique de restitution, a décidé de réagir. En février dernier, Monika Grütters, ministre de la Culture, annonce la création d'un centre de recherche indépendant sur les provenances, doté d'un vrai budget. Objectif : passer au peigne fin les collections d'origine douteuse. Soixante-dix ans après, il n'est que temps... (...)



£££

(Le marchand proposa à ce Sage des baskets
armées pour lutter contre les mauvais esprits)



£££
Luc Desle

jeudi 6 février 2014

"Ce téléviseur en panne me servait de mauvais miroir". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

@@@
(Pensées pour nous-mêmes)

(LA SAGESSE NE POUSSE
PAS SUR LE DOS DU LÉOPARD)

@@@

"Mon... Monsieur le pêcheur... Vous n'allez
quand même pas me manger...
- Pas tout de suite. D'abord, je vais te faire des choses..."


(L'Ogre était vraiment un sale type pervers)


@@@

"Un pourboire?! Non mais, quoi encore...
Et ma montre, mon gousset et toute ma fortune,
tant qu'il y est..."



Ces ultrariches qui se sentent persécutés

|EUGENE ROBINSON
THE WASHINGTON POST

   (...) Une poussée de victimisation pleurnicharde fait des ravages dans certains des quartiers les plus chics des Etats-Unis. Ce n’est pas joli joli. A croire qu’une partie des 1 % [les plus riches] commencent à avoir peur de cette vieille mise en garde : “Quand les gens n’auront plus rien à manger, ils mangeront les riches.”

   Le risque est minime. La populace préfère nettement manger un Big Mac – et avoir un travail qui lui apporte un salaire décent, des congés maladie, une mutuelle, des congés payés et une retraite. Il fut un temps où même les riches admettaient qu’il s’agissait là d’ambitions louables. Aujourd’hui, s’efforcer de mettre ces objectifs à la portée du plus grand nombre revient à persécuter les riches, si l’on en croit les 1 % et leurs défenseurs. (...) 

   (...) Le 24 janvier, dans une lettre peu reluisante adressée au Wall Street Journal [voir ci-contre], le légendaire homme d’affaires Tom Perkins a comparé “la guerre de la gauche contre les Américains du 1 %, autrement dit les ‘riches’“, à la persécution des Juifs dans l’Allemagne nazie. Il est même allé jusqu’à annoncer le risque d’une Nuit de cristal antiriches, faisant allusion à la nuit de 1938 où des synagogues ainsi que des magasins, des hôpitaux, des écoles appartenant à des Juifs furent saccagés en Allemagne et en Autriche.

   A l’appui de ses dires, Perkins cite le mouvement Occupy ; la grogne contre les cadres de la Silicon Valley, qui ont fait grimper les prix de l’immobilier et se rendent à leur travail dans des bus spéciaux ; et la “diabolisation des riches qui transparaît presque à chaque mot dans le journal local, le San Francisco Chronicle”. Il reproche amèrement au San Francisco Chronicle d’avoir traité la romancière Danielle Steel de “snob” malgré ses œuvres de bienfaisance, tout en omettant de rappeler que Danielle Steel est son ancienne épouse.
 Perkins s’est ensuite excusé d’avoir fait référence à la Nuit de cristal, mais n’a pas démordu du reste de sa thèse. Il a déclaré sur Bloomberg TV que la réduction des inégalités passait par une baisse des impôts, qu’il comprenait ses détracteurs “parce que des membres de ma propre famille vivent dans des camping-cars – pas des parents proches, mais de la famille”, et il a ajouté : “Que tout le monde me haïsse, cela fait partie du jeu.”

   On pourrait ne pas prendre cet épisode au sérieux. Si je touchais un dollar chaque fois qu’un courrier de lecteur loufoque est publié dans un journal, je serais aussi riche que Perkins et peut-être aussi illuminé. (...)

   (...) Mais la semaine dernière, le Wall Street Journal est revenu à la charge avec un éditorial intitulé “Perkinsnacht” [La nuit de Perkins], dans lequel il soutenait sans réserve la thèse de Perkins – à savoir qu’il existe bel et bien “une marée montante de haine contre les 1 % qui ont réussi” –, tout en exprimant des réticences sur son langage “malheureux, quoique suffisamment provoquant pour inciter à la réflexion”.

   Bigre ! Je connais personnellement plusieurs membres du comité éditorial du Wall Street Journal, et même si nous sommes parfois en désaccord, ce ne sont quand même pas des fous furieux. Seulement, ils croient au capitalisme (je n’ai rien à y redire) et à la théorie libérale du ruissellement économique [selon laquelle la richesse des nantis finit par se propager aux couches les plus modestes], une théorie on ne peut plus discréditée à l’heure qu’il est. Alors je me suis demandé pourquoi ce débat national que nous commençons à avoir sur les inégalités faisait perdre à certains conservateurs tout sens des réalités. Comment en viennent-ils à débiter des âneries sur “les attaques personnelles” et “les abus des pouvoirs publics” ? (...)

   Je dirais que c’est une question de rapport de force. A mon sens, ce discours hystérique est bien la preuve que les progressistes gagnent du terrain et commencent à convaincre avec leurs politiques de réduction des inégalités.

   Les réductions d’impôts et la déréglementation ont dominé la politique fédérale depuis les années 1980, entraînant une explosion des inégalités. Si les conservateurs n’ont rien d’autre à proposer que davantage de baisses d’impôts et de déréglementation, rien d’étonnant à ce que les gens prêtent l’oreille à ce que dit l’autre camp.

   Les taux d’imposition sur le revenu des plus riches restent historiquement très faibles, tandis que les plus-values sont taxées à des taux dérisoires de 15 ou 20 %. Prôner une hausse des impôts pour les riches n’est pas une attaque personnelle contre qui que ce soit – pas plus contre vous, M. Perkins, que contre Mme Steel. Non, de telles mesures ne résoudraient pas tous les problèmes budgétaires du pays. En revanche, elles apporteraient d’importantes recettes fiscales et rendraient notre fiscalité plus progressive, et aux yeux de la plupart des gens, plus juste. Or, la justice, c’est important.

   Certes, les grandes fortunes ont elles aussi besoin d’amour. Mais elles en recevront davantage si elles cessent de s’autocongratuler pour leur labeur acharné et comprennent que les pauvres eux aussi travaillent dur, parfois en cumulant deux ou trois emplois, et qu’ils ont du mal à mettre de la nourriture sur la table.

   Détendez-vous, M. Perkins, ils ne vont pas s’en prendre à vous. Ils attendent juste que des bus normaux les emmènent à l’épicerie. (...)


@@@

(Ce pauvre, qui avait vendu pour une somme dérisoire
quelques éléments mineurs de son corps,
se plaignit en langage des sourds 
que personne n'écoutait ses plaintes)



@@@
Benoît Barvin

samedi 26 novembre 2011

"Echange toute la Sagesse du Monde contre deux pièces avec vue sur jardin potager". Benoît Barvin in "Annonces déclassées"


***
"Heu... si je connais l'expression mettre la tête au carré? Ben..."

Des journalistes israéliens dénoncent les menaces 
sur la liberté de la presse dans leur pays

   (...) "Nous sommes confrontés à une ivresse d'un pouvoir qui ne connaît plus ses limites", a déclaré à la tribune le principal présentateur de nouvelles à la radio militaire, Razi Barkaï. "L'attaque contre la liberté de la presse est inséparable de l'offensive contre l'indépendance de la justice", a mis en garde une autre journaliste, Ilana Dayan, reporter de la seconde chaîne de télévision privée.
   Les journalistes s'insurgent contre un projet de loi élaboré par des députés d'extrême droite destiné à aggraver de façon draconienne la législation sur la diffamation. S'il était adopté par la Knesset (parlement), il permettrait d'infliger des amendes très lourdes à des médias attaqués en justice pour diffamation, quand bien même les plaignants n'apporteraient pas la preuve qu'ils ont subi des dommages réels du fait de la publication des textes incriminés (qu'attend le Résident et sa clique pour imiter la Knesset?).
   Les journalistes se sont également élevés contre les pressions sur la chaîne privée 10. Connue pour son indépendance dans ses programmes de nouvelles, elle est menacée de fermeture après qu'une commission parlementaire à majorité de droite eut refusé de renflouer ses dettes. Le 13 novembre, l'extrême droite avait marqué un nouveau point en obtenant le feu vert du gouvernement à deux propositions de loi controversées ciblant le financement d'ONG israéliennes hostiles à l'occupation et à la colonisation des Territoires palestiniens. Pour l'heure, toutefois les deux lois ont été gelées, suite au tollé qu'elles ont provoqué en Israël et à l'étranger. (...)
Lire sur:

***

"Ouais! Je vous accuse de discrimination face aux femmes
aux petits seins nus... Je demande réparation, sale machiste..."
levidepoches.fr

Le Crif et les députés « juifs » :
les dilemmes du "diversitarisme "

Samuel Ghiles Meilhac Chercheur

   (...) Le président du Crif a-t-il commis une faute scandaleuse en s'inquiétant publiquement du fait que tous les députés socialistes parisiens non renouvelés après l'accord avec Europe Ecologie - Les Verts puissent être identifiés comme juifs ? Se rend-il coupable d'un regard uniquement communautaire, que l'on croyait réservé à ceux qui comptent les juifs ou supposés tels pour en dénoncer l'influence, par essence totale et à usage nocif ? (il faut vraiment répondre?)
   Cette défiance est aussi celle d'une partie de la gauche à l'égard d'une partie de la communauté juive, dont le Crif est l'expression politique, qui soutient inconditionnellement les gouvernements israéliens – notamment l'actuel qui, avec Benjamin Netanyahou comme Premier ministre et Avigdor Lieberman comme chef de la diplomatie, est assez éloigné de la sociale-démocratie européenne.
   Cette affaire se déroule dans une France où l'obsession identitaire sature le débat public. Nous sommes renvoyés aux travers d'une lecture diversitaire du personnel politique : combien de femmes, de Noirs, de Maghrébins dans un conseil municipal, au Sénat et à l'Assemblée nationale ?
   Là, on touche au cœur de la question : s'agit-il de représenter toute la société ou d'assurer la promotion, parfois au forceps, de groupes fragiles que l'on désigne comme minoritaires ? (...)


***

"Je t'accuse de cracher dans la soupe!
- Mais non, j'adore cette émission, je veux continuer à être dedans...
- De quoi tu m'parles? J'te dis que t'as vraiment
craché dans la soupe. On a la vidéo... 
On n'a pas l'droit d'faire ça, s..."
(soupirs)

George Orwell et Aldous Huxley, 
des cauchemars devenus réalité

   (...) Les deux romans d’anticipation dystopiques 1984 de George Orwell et Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley ont nourri les pires cauchemars des possibles dérives de la démocratie. Ils présentent chacun deux conceptions du contrôle des masses, le premier par la privation, le second par l’abondance.
   Respectivement écrits en 1948 et 1931, ces deux ouvrages semblent avoir fait des émules et ces cauchemars sont devenus réalité, comme le montre cette infographie rapportée par Flavor Wire.
   Dans 1984, George Orwell décrit un futur où les informations seraient contrôlées par un gouvernement totalitaire et dans lequel la population serait placée sous l’œil de «Big Brother». Cette mainmise sur les organes d’informations tous azimuts fait écho aux volontés de museler les médias comme en Tunisie, en Turquie ou en Iran.
   Aussi Aldous Huxley dépeint-il les contours d’une dictature parfaite. Des individus conditionnés auraient l’illusion d’être libres et épanouis, mais seraient en réalité placés dans un système de soumission via la consommation et la distraction excessives. C’est, d’après cette infographie, ce que suintent les Etats-Unis avec leurs programmes de divertissement à outrance (mais pas que les States...).

***
(Fils de colonels grecs fêtant l'entrée du parti LAOS
dans le gouvernement du pays)


Lucas Papademos n’avait 
pas besoin de l’extrême droite
Lori Keza. To Vima

   (...) La crise sert de purgatoire. Des défenseurs de la junte des colonels sont devenus membres du nouveau gouvernement, sans qu'il n'y ait eu aucune, mais vraiment aucune, protestation. 
   N'ayons pas la mémoire courte. Giorgos Karatzaferis, le leader de l'Alerte populaire orthodoxe (Laos), a demandé une amnistie pour les acteurs de la junte militaire. Il faut comprendre le sens profond de sa demande : il a demandé que l'on oublie, que l'on raye de nos mémoires, ceux qui ont renversé la république
   Et ce n'est pas une demande ancienne, qui date de l'an dernier, ni même un "détail", mais une réalité très récente. Le Laos est entré au gouvernement sans aucune justification idéologique ou pratique. Pourtant, ce n'est même pas un "simple parti d'extrême droite", comme dans le reste de l'Europe. Bien entendu, la base idéologique de ce parti ressemble aux autres : xénophobe, usant de la crise, chrétien au possible et ennemi de la mondialisation. Mais la différence est qu'ici, le parti est directement lié à la dictature des colonels (de 1967 à 1974). 
   Ce n'est ni une calomnie, ni une rumeur, mais un fait. Makis Voridis, l'actuel ministre des Transports, était le secrétaire général de la jeunesse de la junte militaire, donc un homme de la junte avec un pedigree connu, gravé à vie. Son ajustement politique vers le nationalisme patriotique a conduit le Laos à se présenter sur des listes électorales avec les candidats de Chryssi Avghi, une autre formation d'extrême droite extraparlementaire dont les militants s'en prennent régulièrement aux immigrés en particulier dans le centre-ville d'Athènes. 
Le nouveau gouvernement bénéficie d'un bon accueil, mais il a fait sa première sérieuse erreur. M. Papademos n'avait pas besoin de l'extrême droite, ni politiquement ni stratégiquement. Il en a pourtant décidé ainsi. Les vieux souvenirs de l'époque des colonels, les plaies du passé sont donc de nouveau ouvertes et pourront briser son image de rassembleur. (Heu... La Droite pactisant avec l'extrême Droite, c'est vraiment une surprise?) (...)

***
Benoît Barvin