Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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mardi 21 janvier 2014

"Dans ce journal, les brèves étaient trop longues". Jacques Damboise in "Pensées coïncidentes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(ES-TU UN CHAT QUI RONRONNE,
GRIFFES SORTIES?)

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(Capitaliste regardant l'Etat du Monde)



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(Rédacteur de "The Economist" surveillé par
un membre de la Commission de Déontologie)


Le Petit Spirou

The Economist… économise la vérité
sur le Venezuela (Venezuelanalysis)

Ryan Mallett-Outtrim

   (...) Un bon écrivain dit beaucoup en peu de mots. Le dernier article de The Economist sur les élections municipales de décembre 2013 au Venezuela dit beaucoup sur la valeur des faits pour la feuille de chou préférée de l’idéologue néo-libéral. Malgré une forte concurrence, The Economistremporte aisément la palme pour la quantité de mensonges déversés dès le deuxième paragraphe de son “analyse”.

   The Economist déclare que “la perte la plus douloureuse pour le Parti Socialiste Unifié du Venezuela (PSUV) fut Barinas, berceau de la famille Chávez”. Ce serait une perte douloureuse… si c’était vrai. En réalité Hugo Chavez est né à Sabaneta, capitale de la municipalité Alberto Arvelo Torrealba. Si The Economist avait vraiment examiné les résultats de l’élection, il aurait remarqué qu’Anibal Chavez (frère de l’ex-président) a remporté facilement la mairie avec 62.87% des suffrages. Pour être juste, Chavez vécut dans la capitale de l’État de Barinas lorsqu’il fréquentait l’école secondaire mais c’est Sabaneta qui est reconnue au plan national comme la demeure de l’ex-président, et non Barinas. (...)

   (...) Cette ignorance de The Economist à propos de celui qui fut président du Venezuela pendant 14 ans, n’est qu’un avant-goût. Suit une régurgitation acritique de la complainte du leader de la droite Henrique Capriles pour qui le Venezuela est “coupé en deux moitiés” et “la moitié du président est celle qui dispose de tous les leviers du pouvoir réel”.

   Le premier point est exact… à l’instar de la plupart des démocraties représentatives. Lors des élections municipales, le PSUV et ses alliés ont remporté 49% du vote populaire alors que la coalition de droite, la MUD, a réuni 43% des suffrages. L’écart entre les deux camps tourne donc autour de 6%. L’an dernier, Barack Obama s’est maintenu à la Maison Blanche avec 51,1% des votes tandis que Mitt Romney faisait 47,2%. Ces quelques points de différence signifient que les États-Unis sont divisés ? Bien sûr ! C’est ainsi que fonctionne la démocratie représentative.

   Si The Economist veut comprendre pourquoi il arrive aux électeurs de se diviser, nous l’invitons à lire l’appui résigné à Obama de The Economist pour se faire une idée des raisons qui poussent des électeurs différents à voter pour des candidats différentsLe problème commence lorsque l’auteur de l’article affirme que “tous les niveaux de pouvoir réel” appartiennent à Maduro. (...) 

   Non seulement une part importante des médias, la plus grande fédération patronale et la majorité du secteur privé national ne sont nullement les amis du gouvernement bolivarien mais ils mènent contre lui, de concert avec les États-Unis et la droite locale, une guerre économique. Sans doute The Economist considère-t-il que les grandes entreprises ne constituent pas un “niveau de pouvoir”. Ce ne serait pas la première fois que le magazine publie un article s’apitoyant sur ces victimes que sont les élites du secteur privé“Je crois que le message d’un possible changement n’a pas été compris par la population … si j’avais réussi cela, alors nous aurions aujourd’hui un pays repeint en bleu.”

   Dans le paragraphe suivant, on nous informe que “les médias télévisés – maintenant sous contrôle de l’État ou intimidés pour qu’ils obéissent – ont ignoré Mr Capriles”. Si The Economist se soucie tant de Capriles, pourquoi n’est-il pas alarmé par les apparitions répétées à la télévision vénézuélienne d’un imposteur affirmant être Capriles ? L’imposteur s’est récemment glissé dans les studios de Venevision pour y répondre à une fausse et longue interview, un faux Capriles qui semble si réel qu’on vous pardonnera de croire que c’est lui ! Venevision n’est pas le seul grand média à s’être laissé duper par le sosie du leader de la droite : Globovision a retransmis un discours du même imposteur le soir de l’élection, en croyant évidemment qu’il s’agissait de Capriles ! Et le revoici sur TeleSUR

   L’habile imposteur a même trompé CNN en espagnol en faisant croire qu’il était le vrai Capriles. Tout se passe comme si tout le monde ouvrait l’antenne à l’imposteur alors que le véritable Capriles est ignoré, de toute évidence. Heureusement,The Economist est capable, lui, de percer les apparences et sait bien que le vrai Capriles a été absent des programmes de radio et télévision. (...)

   (...) The Economist déclare ensuite que les “[c]andidats et les leaders de la droite ont été menacés de prison”. Il est vrai que dans l’offensive en cours contre la corruption, des membres de l’opposition ont été arrêtés… mais The Economist a décidé d’occulter que cette offensive a permis d’arrêter également des alliés de Maduro, également pour faits de corruption. Si pour le magazine ceci n’est pas la preuve que certaines arrestations n’ont pas de motivation politique, elle nous autorise à rester sceptique quand la droite affirme que ses membres imputés sont tous honnêtes.

   Le même scepticisme serait de rigueur quand The Economist prétend que “la totalité de l’appareil gouvernemental a été déployée pour aider le PSUV”. Vraiment ? Par le passé, le Carter Centre a exprimé sa préoccupation au sujet du mauvais usage des ressources de l’État lors des élections, et, de nouveau, des rapports sur le mauvais usage de biens gouvernementaux ont surgi le 8 décembre. Pourtant le degré de ce “mauvais usage” n’est pas clair (les observateurs internationaux n’ont pas noté de fraude). L’idéal serait que The Economist cite quelque témoignage lorsqu’il affime que “la totalité de l’appareil” a été déployé (les refroidisseurs d’eau dans les bureaux du gouvernement ont-ils également enrôlés ?). 

   Sans preuves à l’appui, il semble que The Economist exagère juste un petit peu. Pire encore est le péché par omission. Capriles aura fait campagne dans 117 municipalités de 21 états à l’approche des élections. Au cours de 2013 ses escapades internationales (par exemple à Santiago, pour se réunir avec Jovino Novoa, ex-secrétaire de gouvernement de Pinochet) ont commencé à agacer certains des habitants de l’État de Miranda pour qui il est censé travailler en tant que gouverneur élu. Mais le magazine ne semble pas très concerné par l’hypothèse que Capriles délaisse ses obligations de gouverneur. L’idée que les deux camps puissent avoir des comptes à rendre ne semble pas explorée très souvent par ce magazine.

   Le leader de la droite vénézuélienne Henrique Capriles Radonski (à gauche) réuni à Santiago le 19 juillet 2013 avec Jovino Novoa, sous-secrétaire de gouvernement de Pinochet. Capriles Radonski est impliqué dans la violence et les assassinats de militants bolivariens le 15 avril 2013 et dans le coup d’État meurtrier contre le président Chavez en avril 2002. 

   Au paragraphe suivant, The Economist nous resort le refrain usé de la destruction de l’économie du Venezuela à cause des “politiques populistes de Chavez qui ont plongé le pays dans le chaos”, l’entraînant vers une “spirale d’inflation”. De nouveau cela n’a tout simplement pas de sens. Même si l’inflation a connu une hausse cette année(causée notamment par la guerre spéculative du secteur privé), en général l’inflation a été plus basse sous Chavezque sous les présidences précédentes. Selon le FMI, pourtant peu suspect de “chavisme”, l’inflation tournait autour de 90 % sous la social-démocratie de Carlos Andrés Pérez et autour de 25 % pendant la révolution bolivarienne. Et plutôt que de me croire simplement sur parole, prenez votre calculette et comparez l’indice de l’inflation vénézuélienne avant et après l’élection de Chavez. Étonnant, non ? Le FMI dit qu’elle a baissé mais The Economistdit qu’elle a augmenté.

   The Economist termine son article en demandant si les Vénézuéliens "accepteront docilement une forte baisse de leur niveau de vie"… sauf que la question est purement hypothétique. Selon la CEPAL (ONU), rien que durant l’année dernière, la pauvreté a chuté de 19%. Les salaires continuent à augmenter, la croissance se maintient et le chômage poursuit sa chute (6,6 % en novembre 2013). Le gouvernement dispose de réserves monétaires suffisantes pour amplifier les politiques sociales (Voir "l’apocalypse tant espérée n’aura pas lieu") (...)

   (...) Parmi les préoccupations de The Economist pour de fictives dégradations du niveau de vie ou débâcles générales de l’économie, une autre perle s’est glissée dans “l’analyse” : “Quand Mr Capriles a remis en cause les résultats de l’élection d’avril, le Centre National Électoral et la Cour Suprême ont refusé d’examiner ses preuves”. (...)

   (...) Lorsqu’elle a annoncé la décision de la Cour Suprême de rejeter la demande d’annulation du scrutin par la droite, la Magistrate Gladys Gutierrez a déclaré que Capriles n’avait pas présenté de “preuves suffisantes” à l’appui de ses dénonciations d’une victoire frauduleuse de Maduro, ajoutant que le dossier de l’opposition était tellement léger qu’il “dépréciait le débat démocratique”.

   Le malheur pour The Economist, c’est que lorsqu’on détecte l’origine de ses opinions, on comprend aisément pourquoi les faits ne comptent pas à ses yeux. L’analyse du magazine ressemble en réalité à la copie de l’écolier qui a oublié d’étudier la veille au soir et remet un plagiat de son voisin de pupitre, fautes y comprises. Les réponses fournies par The Economist sont extraordinairement semblables à celles de Capriles. Sa récente interview à l’Universal égrène les points qui résument exactement la position de The Economist. Avec tant d’exactitude que ces phrases de Capriles m’ont été très utiles pour ordonner mes notes et rédiger les intertitres de cet article. Voici quelques échantillons de ses propos :

“Nous avons un pays divisé, aucun n’a obtenu 50%…”

“Je crois que le message d’un possible changement n’a pas été compris par la population … si j’avais réussi cela, alors nous aurions aujourd’hui un pays repeint en bleu (couleur de la droite, NdT).”

“Le gouvernement est un tricheur qui joue salement, il ne respecte pas les lois…”

“Le Centre National Électoral et la Cour Suprême sont des tricheurs, tout est contre nous …»

Source : Venezuelanalysis.com



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(La Crise était loin d'être terminée... 
Batgirl pouvait en témoigner)



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Luc Desle

lundi 28 janvier 2013

"L'heure tournait, le derviche aussi". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE BONHEUR EST UNE ILLUSION.
L'ILLUSION EST UNE ILLUSION)

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"Nous sommes tous des Grecs dépouillés 
par les vils spéculateurs!
- Hihihi..."



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"Je vais leur faire croire que ma cuirasse en or massif
a été payée par l'Etat Grec, afin que ça creuse le déficit"


La Grèce aurait gonflé son déficit public 
sous l'oeil de Bruxelles 
pour justifier l'austérité
Romain Renier 

   (...) La Grèce, son port du Pirée, ses îles... et ses scandales politico-financiers. En tête mardi, l'ouverture de poursuites par la justice grecque contre trois cadres de l'office national des statistiques (Elstat) de la péninsule. Les trois sont soupçonnés d'avoir manipulé le déficit public du pays pour l'année 2009. Ni plus ni moins. (...)

   Les faits reprochés sont graves. A l'origine du scandale, une ancienne cadre démissionnaire d'Elstat avait accusé l'office d'avoir artificiellement gonflé le déficit public de l'État grec en 2011 afin d'en faire un record en zone euro. La supercherie, si elle est avérée, aurait eu pour but de choquer l'opinion afin qu'elle accepte mieux la cure d'austérité imposée par l'Union européenne et le Fonds monétaire international en échange de leur aide financière.

   Dans le viseur de Zoe Georganta, qui porte ces accusations, son patron à Elstat et ancien statisticien au FMI, Andréas Georgious, qu'elle accuse d'avoir insisté pour faire entrer dans le déficit public de l'État les dettes des entreprises publiques de la péninsule hellénique. Une pratique à laquelle elle s'était opposée. Selon elle, sans cette manipulation, le déficit public pour l'année 2009 ne dépassait pas 12,5%, au lieu des 15,4% annoncés, et aurait pu être aisément ramené en dessous des 10% à l'aide de mesures immédiates.(...)

   Suite à ces accusations, Grigoris Peponis, le procureur d'Athènes, avait réclamé la mise en place d'une commission parlementaire chargée d'étudier le niveau réel du déficit public en 2009. La Vouli, le parlement grec, a finalement accédé à cette demande en février dernier, mais l'enquête n'a pas abouti.

   Devant cette commission, Zoe Georganta s'était montrée peu diserte sur la question de savoir si le gouvernement de l'époque, celui du socialiste Georges Papandréou, pouvait être derrière cet acte de tromperie présumé. Tout juste s'était elle contentée d'avancer une hypothèse selon laquelle le gouvernement pouvait avoir fait preuve "d'inexpérience ou de maladresse", concédant à peine que certains de ses membres pouvaient "peut-être en avoir profité".

   Interrogée mardi sur une radio athénienne, Zoe Georganta s'est cette fois montrée plus catégorique, affirmant que Georges Papandréou et le ministre des Finances de l'époque, Georges Papaconstantinou, avaient approuvé le maquillage, sans pour autant être capable de dire qu'ils y avaient participé.(...)

Lire sur:


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"Psstt... May I Comme In?
- Who are you?
- An English Gentleman...
- With this hideous hat? Impossible!"


Eric Sykes stars as the secretary of the Prince's Hill Golf Club 
in the television series 'The Nineteenth Hole', 1989

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"Horseflesh is bullshit, isn't?
- Yes, it is, indeed..."




ROYAUME-UNI 
La viande de cheval, 
une horreur juste bonne à exporter
Susanna Forrest
The Daily Telegraph 

   (...) Notre industrie agroalimentaire nous réserve parfois quelques surprises : vaches folles, œufs mortels, corn flakes qui ressemblent à Jésus. Alors à quoi bon s'inquiéter si quelques bouts d'ADN provenant d'un animal d'abattoir se retrouvent parmi les ingrédients entrant dans la composition d'aliments transformés bon marché. Mais quand, à la mi-janvier, a éclaté la nouvelle selon laquelle de la viande hachée de "bœuf" vendue dans plusieurs enseignes de grandes surfaces contenait de l'ADN chevalin, le Royaume-Uni et l'Irlande sont montés sur leurs grands chevaux.

   Pour trouver l'origine de cette viande, il a fallu remonter jusqu'à Silvercrest Foods, un transformateur agroalimentaire situé dans le comté de Monaghan, en pleine Irlande équestre. Le PDG de la maison mère de Silvercrest, le groupe ABP Food, s'est empressé de souligner que la substance inattendue provenait d'un fournisseur européen et a été ajoutée accidentellement aux steaks hachés. Ironie du sort, le nombre des chevaux abattus en Irlande est passé de 822 en 2006 à 7 000 en 2010-11, à cause de la récession, et quatre nouveaux abattoirs chevalins y ont été construits au cours de la même période. La plupart des carcasses qui en sortaient ont été exportées vers l'Europe. Dans le circuit mondial tortueux de l'industrie agroalimentaire moderne, les chevaux arrivés dans le comté de Monaghan sous la forme d'un prétendu "produit bovin" retournaient peut-être au bercail. (...) 

   Une indigne hypocrisie va de pair avec le dégoût que nous inspire, à nous les Anglo-Saxons, la consommation de la viande chevaline. A l'heure actuelle, 1 milliard de personnes en mangent. Elle est servie couramment à table dans de nombreuses contrées (Chine, Russie, Asie centrale, Mexique, Pays-Bas, Suisse, Italie, Japon, Belgique, Argentine). La consommation mondiale est en hausse de 27,6 % depuis 1990. De leur côté, le Royaume-Uni, l'Australie, l'Irlande et l'Amérique expriment ostensiblement leur répulsion à l'égard de leurs cousins hippophages, tout en expédiant allègrement leurs chevaux indésirables à l'étranger pour qu'ils y soient transformés en bresaola et autres Sauerbraten [un plat allemand, comparable au bœuf bourguignon].

   La viande chevaline a une histoire aussi vieille et contradictoire que celle de l'humanité. Des centaines de milliers d'années durant, l'homme a mangé du cheval, et ce n'est que depuis cinq mille ans qu'il a fait de l'animal son ami. Ce n'est qu'en 732 que le pape Grégoire III a qualifié l'hippophagie de pratique païenne ignoble en usage chez les barbares germaniques. Cette distinction entre "eux" et "nous" était une façon commode de définir la civilisation chrétienne par opposition aux hordes barbares qui la menaçaient, envahissant les villes un arc dans une main et une brochette de cheval dans l'autre.(...)
Lire sur:


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Luc Desle

vendredi 2 novembre 2012

"Ce héros était si modeste qu'il évitait tout acte héroïque". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

°°°
Pensées pour nous-mêmes:

(NE FAIS PAS COMME LE SERPENT 
QUI MUE ET RESTE LE MÊME)

°°°

"Comment ça mon masque est ridicule?
Viens le dire ici, si t'es un homme,
hé, tarlouze!"

MASKED NUDE  BY ADOLPH DE MEYER. CA. 1912
(VIA MUDWERKS)

(Cette élève d'une Grande Ecole
avait parfaitement intégré ses codes 
de déontologie)

°°°

"Allez, fais pas ta mijaurée,
c'est Guéant qui régale!"


AIMÉ JULES DALOU - BACCHANALES, 1891 

Sciences Po : c'est Claude Guéant 
qui fixait l'aide de l'Etat
 Patrick Fauconnier

   (...) L’inspection de la Cour s’est déroulée d’octobre 2011 à juin 2012. Son rapport définitif (c’est à dire avec les réponses de Sciences Po) sera rendu public le 22 novembre prochain. D’après les informations publiées par l’agence AEF, ce rapport est un document articulé en trois chapitres, débouchant sur une conclusion composée de 19 "principales recommandations".

   Sa lecture confirme qu’un très grand laxisme s’était installé dans la gestion de ce temple de formation d’élites. Beaucoup de procédures légales n’étaient pas ou plus respectées (mode de rémunération des enseignants chercheurs, code des marchés publics…) l’arbitraire et l’opacité entouraient la fixation de salaires et l’attribution de primes, voire de logements de fonction et de cartes de crédit (passées de 37 à 58 entre 2005 et 2010, avec un montant de dépense de 498 000 E pour 2010) , ainsi que les décharges d’enseignement.

   On y trouve confirmation du salaire extravagant que s’était octroyé l’ancien directeur, passé de 315 311 E (bruts) en 2005 à 537 247 E en 2010, "augmentations décidées sur sa seule proposition". Ces modalités n’étaient fixées dans aucun contrat de travail. La Cour réfute la comparaison avec les salaires pratiqués des universités étrangères car "le directeur n’a pas été recruté dans le cadre d’un appel d’offres international." Le rapport confirme une indiscrétion qui a déjà filtré, à savoir que les membres du Conseil d’administration de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP, la fondation qui gère Sciences Po) n’étaient pas au courant du montant de ce salaire. Seules en avaient connaissance les 8 membres du comité des rémunérations, qui ne rapportaient pas à la Fondation.

   La Cour confirme une information que nous avions révélée ici le 5 juillet dernier : la Mission sur la réforme du Lycée, confiée à Richard Descoings par Xavier Darcos, a été réglée par Sciences Po (pour un montant de 636 252 E ), sans que le Conseil d’administration en ait été informé. La Cour en rend fautifs aussi bien l’Etat que l’ancien directeur. (...)

Lire sur:

°°°
(Même les Déesses de pierre pleuraient
la prochaine disparition de l'Humanité)


SILENCE 
(SOURCE:DANYASAFRONOVA)

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"Vous avez raison, Pierre...
Heu... L'agriculture respectueuse
de la nature, c'est mieux pour vous
que la... heu... Musique..."

Star Trek
(SOURCE: URSAMINORJIM, VIA MUDWERKS)

Pierre Rabhi: 
«Je ne remue pas 
des concepts pour m'amuser»
Propos recueillis par Antoine Galindo

/ Êtes-vous pessimiste?

   Ni optimise ni pessimiste. Il y a une loi des réalités et si l’être humain ne comprend pas qu’il doit soigner la nature et que c’est à elle qu’il doit sa survie, et bien il disparaîtra comme des tas d’espèces ont disparu. Je ne me fais pas de souci pour la nature, elle rebondira. Ce qui commence à m’énerver, c’est que nous sommes dans une espèce de discours complaisant à l’égard de nous même. On pleurniche tout le temps sur notre sort, on cherche des boucs-émissaires aux guerres et aux conflits, mais il ne faut pas perdre de vue que c’est nous qui fournissons des armes aux hommes en guerre. Et après on y va de son moralisme…

/ Comment aller contre ça?

   On ne peut pas sauter d'une réalité à une autre par un coup de baguette magique. Cette réalité est construite depuis tout petit. Déjà à l’école, au lieu de parler de coopération, on parle de compétition. Ce qui produit une société hiérarchisée. Mais les meilleurs en compétence ne sont pas forcément les meilleurs en tant qu’êtres humains. Après on s’étonne qu’il y a de l’angoisse et de l’insécurité.

/ Vous dressez un constat sévère…

   Je ne suis pas dans la ségrégation de qui que ce soit. Je dis tout ça par affection. Je constate juste que le règne de l’argent et du superflu rend l’humanité malheureuse. J’ai rencontré un chef d’entreprise qui m’a dit: «Gagner de l’argent je sais faire. Mon entreprise va bien, mais moi je vais mal.»

/ Et concrètement, que faites-vous, à votre échelle? (hein, sous-entendu, donneur de leçon?)

   Si je n’agissais pas, je ne permettrais pas de parler. Je ne suis pas en train de remuer des concepts pour m’amuser. Dans ma ferme, je pratique une agriculture respectueuse de la nature. Je ne crois pas à la politique, elle n’est pas en phase avec la réalité, alors je fais ma part, à mon échelle.

/ Certains (ah, ce certains...)  vous reprochent d’être un gourou… (ah, gourou, qui devient peu à peu aussi prégnant  que raciste ou antisémite)

   Loin de moi cette idée. Très loin de moi. Je ne fais que défendre une philosophie de vie, tirée de mon expérience et de mon vécu. Je ne suis pas rentré dans la philosophie par contrainte, mais chemin faisant, on est bien obligés d’avoir recours à la pensée pour exprimer ses idées. (et dire que Rabhi est contraint de souligner cette évidence... face à un journaliste, ceci dit, on comprend mieux...)

Lire les questions sans concession (ahaha) sur:

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Benoît Barvin

vendredi 5 octobre 2012

"Dans ce cimetière, le temps était heu... comme figé". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(OUVRE TA MAIN POUR AIDER
ET TON COEUR POUR AIMER)

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"Bon Dieu... Le cadavre du Handball Français...
Ça pue pas mal, quand même...
- Yep!"


Dans les «SuspenStories», les criminels sont le plus souvent 
punis par le jeu du destin. (illustration EC Comics / akileos)


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(Pour leur défense, les accusés brandirent cette affiche
qui plut beaucoup au jury, sans pour autant
changer la conclusion de leur délibération) 


Paris truqués : 
on achève bien les héros !
Renaud Dély

   (...) "J’ai parié mais pas triché..." Si la ligne de défense adoptée par les joueurs de Montpellier est compréhensible d’un point de vue juridique, puisqu’elle vise à leur faire échapper à une sanction pénale, elle est totalement invraisemblable du point de vue de la logique pure. Comment imaginer que des joueurs qui parient sur leur propre défaite ne mettent pas un peu du leur pour obtenir le résultat de leur souhait et empocher le gros lot ? "J’ai parié mais pas triché…" Voilà une explication à peu près aussi plausible que le fumeux "On m’a dopé à l’insu de mon plein gré" attribué en substance (c’est le cas de le dire…) au cycliste Richard Virenque au moment de l’affaire Festina.

   Par son simplisme, cette défense démontre que ces joueurs ne sont somme toute que des gamins mal élevés qui se croient plus malins parce qu’ils éprouvent "un sentiment d’invincibilité", mais qui se comportent "comme des idiots" comme le dit fort justement Daniel Costantini, l’ancien entraîneur des Bleus.
Est-ce somme toute si surprenant ?

   Certes, de l’affaire Armstrong à celle des handballeurs, en passant par l’argent qatari qui irrigue sans retenue le foot-business, le monde du sport professionnel ne tourne plus très rond. Et l’on aura toujours raison de s’indigner, et de condamner, le comportement des tricheurs qui enfreignent la règle.

   Mais est-ce somme toute si surprenant que des sportifs trichent lorsque d’autres, issus, eux, de milieux nantis et passés par les meilleures écoles, vont jusqu’à s’exiler ou à changer de nationalité pour échapper à l’acte de citoyenneté par excellence qui consiste à payer ses impôts dans son pays ?

   Le monde du sport professionnel ne va pas bien. Mais cet univers censé perpétuer nos rêves d’enfant n’est sans doute pas plus pourri que beaucoup d’autres. Il n’est qu’à l’image des dérives de sociétés contemporaines. Et c’est déjà bien assez désespérant comme ça… (...)

Lire sur:


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"Alors, poulette, déçue par cette nouvelle présidence, hein?
- Oui, mais pas au point d'aller avec toi, tocard!"


La Règle du jeu. Durée : 1h52. Réalisé par Jean Renoir.

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"Pas question qu'une machine nous remplace!"


Séisme : premier succès 
de la cape d'invisibilité !
Azar Khalatbari

   (...) Certes il faut encore analyser les données sismiques enregistrées par le réseau d’appareils disposés à travers le terrain, mais d’ores et déjà la cape d’invisibilité sismique est un succès.

   La zone à préserver des séismes est entourée de trous cylindriques qui modifient les propriétés de propagation des ondes. Une grue fait tomber une charge de 17 tonnes au sol. Les vibrations ainsi générées font trembler la terre sous nos pieds.

« C’est l’équivalent d’un séisme de magnitude 4, que l’on ressent distinctement » explique Stéphane Brulé de l’entreprise Ménard.
Damien Hypolite pour Sciences et Avenir

   Une fois, deux fois, quatre fois, les tremblements se propagent, en contournant la région centrale. Un bâtiment construit en ce lieu serait totalement préservé du tremblement de Terre généré. C’est la seconde fois que l’essai de métamatériaux sismique a été tenté. Une première expérience a eu lieu, sans témoin, dans la région de Grenoble. Les essais successifs et les mesures recueillies permettront d’affiner la disposition des cylindres pour jouer encore sur les propriétés physiques du sol et améliorer la déviation des ondes. (...)
Lire sur:


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Benoît Barvin