Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.

vendredi 7 mars 2014

"En vieillissant, cet adepte de la savate se rabattit sur la pantoufle". Jacques Damboise in "Pensées contredites".

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Pensées pour nous-mêmes:

(N'AIME PAS UNIQUEMENT

CEUX QUI T'AIMENT)
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"Bon... Quelle nouvelle bêtise
vais-je commettre aujourd'hui?"


1950 illustration by Robert Patterson (by totallymystified)

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"Ces gens de Tu Quoque, ils empêchent

les Riches de vivre tranquillement
dans l'opulence...
- Bien dit, Chérie..."


Richard Wilkinson : 
« Les inégalités nuisent à tous, 
y compris aux plus aisés » 

Pascal Riché 
Cofondateur de Rue 89


   (...) L’épidémiologiste anglais Richard Wilkinson travaille depuis longtemps sur le lien entre les conditions sociales et la santé. Ses recherches l’ont amené à faire une découverte : les inégalités de revenus aggravent une grande partie des maux sanitaires et sociaux d’une société (la maladie, la drogue, la délinquance, la défiance, le nombre de grossesses chez les adolescentes).
    On peut tirer diverses conclusions de ces travaux :

   / l’enrichissement d’un pays s’accompagne d’une détérioration de sa situation sanitaire et sociale si seuls les riches deviennent plus riches ;

   / à revenu moyen identique, une population marquée par les inégalités souffre nettement plus qu’une population plus égalitaire ;

   / les inégalités n’affectent pas que les pauvres : même la santé des plus aisés est plus fragile dans une société inégalitaire !

   Pourquoi ? Parce qu’une société inégale génère des rapports plus stressants, plus violents, entre les hommes. Richard Wilkinson en a fait la démonstration dans un livre coécrit avec une de ses collègues, Kate Pickett. Publié en 2009, il a été traduit en 23 langues et vendu à 200 000 exemplaires. Il vient d’être publié en France sous le titre « Pourquoi l’égalité est meilleure pour tous » (éd. Les Petits matins - Institut Veblen). 

Entretien

   / Rue89 : Comment en êtes-vous arrivé à vous intéresser à l’impact des inégalités sur nos sociétés ?

   - Richard Wilkinson : Je travaille sur le lien entre santé et classes sociales depuis les années 70. Je me suis intéressé un jour à la question du changement de niveau de vie, au niveau individuel : si votre revenu change, votre espérance de vie sera-t-elle différente ? Résultat de cette étude : un changement de revenus a un impact sur la santé des gens les plus pauvres, mais peu d’impact sur la santé des gens les plus riches. En principe, donc, si vous prenez des revenus aux plus riches pour les donner aux plus pauvres, vous aurez un impact positif sur la santé moyenne. J’ai voulu vérifier en regardant si les pays dont les revenus sont plus égaux avaient une meilleure santé que les autres.

   Par la suite, d’autres personnes, dans d’autres pays, ont produit des études sur l’impact des facteurs psycho-sociaux, les effets physiologiques du stress chronique... Tout cela a aidé à comprendre les effets des différences de niveaux sociaux.

   On est tombés alors sur un paradoxe. Entre les pays riches, les différences de revenu moyen (mesuré par le PIB par tête) ne semblent avoir aucun effet sur la santé. La Grèce, le Portugal et Israël font aussi bien que les Etats-Unis ou la Norvège, alors que leur revenu est deux fois inférieur. (...) 

   (...) En revanche, à l’intérieur des pays, l’impact des différences de revenu est très net. Chaque marche que vous descendez dans l’échelle sociale réduit votre espérance de vie . Dans les quartiers les plus pauvres de Paris, vous trouverez une espérance de vie de cinq à huit ans inférieure à celle des quartiers les plus riches. (...) 

   Quelle est l’explication de ce paradoxe ? C’est que ce qui compte à l’intérieur des sociétés, c’est le revenu relatif : l’importance des différences de niveaux sociaux.

   / Ce que vous montrez, c’est que si deux pays ont un revenu moyen égal, mais que l’un est plus inégal que l’autre, il aura plus de problèmes dans tous les domaines : santé, mais aussi sécurité, violence, drogue, défiance... (...) 

   (...) Oui, mais contrairement à ce que certains ont pu dire, nous n’avons pas bâti une théorie qui expliquerait tout ! C’est vrai que notre approche touche à de nombreux problèmes, mais tous ces problèmes sont liés. Ils sont de nature sociale, et frappent surtout le bas de l’échelle.

   Tout ce que nous disons, c’est que ces problèmes, tous ceux qui sont plus graves au bas de l’échelle, sont plus lourds quand les inégalités s’accroissent.

   La surprise, c’est qu’ils ne s’aggravent pas seulement chez les pauvres : les inégalités nuisent à l’ensemble de la population, y compris aux plus aisés. Il est difficile de savoir ce qui se passe chez les super-riches, mais on peut constater que tous les autres, les 95%, se portent tous mieux quand les inégalités sont plus réduites.

   / Comment pouvez-vous être sûr du sens de la causalité ? Problèmes sociaux et inégalités pourraient simplement avoir une cause commune...

   Ce que des études ont montré, c’est que des changements dans l’importance des inégalités ont un impact sanitaire et social quelques années plus tard. Ce décalage dans le temps montre bien qu’il existe une causalité.

   Si vous écartez les inégalités, quelle est la raison pour laquelle selon vous les Etats-Unis ont une espérance de vie plus basse que la plupart des autres pays développés ? Mais aussi plus de prisonniers ? Plus de violence ? Plus de naissances chez les adolescentes ? Plus de problèmes psychiatriques ? Et pourquoi des pays comme les pays scandinaves ont de bien meilleurs résultats sur tous ces tableaux ? Il est très difficile de trouver une autre cause qui aurait une influence sur autant de maux différents.

   Nous avons constaté comment le néolibéralisme avait sous Thatcher ou sous Reagan accru l’écart entre les revenus, en réduisant les impôts pour les plus riches, en fragilisant les syndicats, en privatisant l’industrie. Cette idéologie s’est répandue vers les autres pays, mais avec un décalage par rapport à la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Et on retrouve ce décalage dans le développement du stress chronique, de la violence etc. dans ces autres pays.

   / Qu’est-ce qui explique cette relation entre inégalités et santé, inégalités et violence ?


   Si les inégalités aggravent les problèmes, c’est parce que nous sommes sensibles à la différence des statuts sociaux. La violence, par exemple, est déclenchée lorsque quelqu’un vous regarde avec mépris, ne vous respecte pas. Dans une société plus inégale, il y a plus de compétition pour son statut social et plus d’insécurité pour conserver ce statut. On devient très préoccupé de la façon dont on est jugé par les autres. Le déclencheur de la violence, c’est la perte de confiance en soi, le sentiment d’humiliation, le manque de respect. (...)

Suite sur: 


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(La femme au chapeau ridicule en eut soudain conscience)




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Benoît Barvin

jeudi 6 mars 2014

"Mimétique, il vivait, ce médiocre, dans un milieu qui lui ressemblait". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA FLEUR DE L'ORANGER
S’ÉPANOUIT-ELLE EN HIVER?)

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(Cette Blonde cherchait à pallier au fait
qu'elle n'était pas une lumière)



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(Ce faux clown - mais vrai criminel
en fuite - fut vite démasqué)



Poissons : 
fraude à l’étiquette

KARINE LE LOËT

   (...) L’idée a germé à la lecture d’une étude réalisée aux Etats-Unis. Là-bas, 33 % des poissons échantillonnés ne correspondaient pas à l’espèce affichée. Bigre ! Un coup de fil à l’ONG Oceana – instigatrice de l’enquête américaine – et nous voilà lancés dans une grande opération : trouver l’état de la triche à l’étiquette en France. 

   Première étape : munir une centaine de volontaires de kits de prélèvement et d’instructions strictes. Direction, les poissonneries et les restaurants parisiens. Quelques semaines plus tard, nous avons vent de la même opération, menée par l’association Bloom, le Muséum national d’histoire naturelle et l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). Nous décidons d’unir nos forces. Au bout du compte : 371 échantillons prélevés (1) – abstraction faite de quelques anomalies écartées par les scientifiques – dans toute la France et à tous les rayons : poissonneries, restaurants, plats cuisinés, surgelés… Bien loin des Etats-Unis, nos estimations montrent que la fraude avoisinerait les 4 %. C’est une bonne nouvelle… mais les arnaques existent bien !(...)

   (...) Les conclusions ? La fraude se concentre sur les produits frais, qu’ils soient vendus en restaurant, en poissonnerie de ville ou de supermarché. Pas de substitution observée dans les plats préparés ou les surgelés. Encore plus éclairant ? Le raisonnement par espèces. Si 6 échantillons de cabillaud sur les 143 prélevés (1) font apparaître de l’églefin ou du lieu noir, c’est surtout le thon rouge qui se retrouve sur la sellette. 

   A une exception près, le poisson étiqueté ainsi dans nos échantillons s’avère être du thon obèse ou de l’albacore ! Le nombre de prélèvements retenus – 5 – est limité, mais tout laisse à penser que des substitutions existent à plus grande échelle. Le taux augmente encore si l’on inclut dans les « fraudes » les cas pour lesquels les serveurs ont précisé : « thon rouge », alors que la carte mentionnait : « thon ». C’est le cas des 16 échantillons collectés dans des restaurants de sushis.

   Restait enfin à comprendre l’origine de ces petits arrangements avec la réalité. Nous avons donc suivi un filet à la trace, depuis le pont du bateau jusqu’au port de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), du marché de Rungis (Val-de-Marne) à l’étal de la poissonnerie. Le voyage fut édifiant. Et les témoignages des vendeurs pris la main dans le sac très clairs : la fraude se passe plutôt en aval de la chaîne. Là où l’ignorance du consommateur autorise la supercherie. (Lire la suite d'articles sur le site)

(1) Ce chiffre a été modifié par rapport à la version imprimée dans le magazine de mars, à la suite de résultats de dernière minute.


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(Belle-Mère prenant un peu de repos avant de
laver son linge sale en famille)




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Benoît Barvin

mercredi 5 mars 2014

"Le Monstre de Frankenstein était modulable à l'excès". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(L'AMOUR EST UN OCÉAN,
NE T'Y NOIE PAS)

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(Cette alien était sur Terre incognito)


Versace SPRING 2014 READY-TO-WEAR

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(Ce cadeau vivant se déclinait également
en rose bonbon)

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(La fille aux cheveux à ressorts en pleine concentration)


john paul pietrus


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(La SDF qui avait trouvé ses vêtements dans une poubelle
la ramenait trop)


'Vom Laufsteg Ins Leben', Clara Veiga Gazinelli by Mark Abrahams, Vogue Germany, April 2002
John Galliano for Christian Dior Spring Summer 2002 Ready-To-Wear

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Nadine Estrella

mardi 4 mars 2014

"Son livre Le Sexe entre Adultes Contondants eut un certain succès". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA SAGESSE NE SE TROUVE
PAS DANS UNE POCHETTE SURPRISE)

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"Pou.. Pou...
- Pidou..."


(Source: geogalma, via albivinehart)

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(Saumon faisant un peu d'exercice
avant d'être pêché)


Après le pic pétrolier, le pic du saumon ?

EMIKO TERAZONO
FINANCIAL TIMES

   (...) L’envolée de la demande et le tassement de la croissance de la production ont propulsé les prix du saumon à des niveaux record, pour le plus grand bonheur des salmoniculteurs. En Norvège, premier producteur mondial de saumons d’élevage, les prix à l’exportation ont franchi la barre des 50 couronnes [6 euros] le kilo à la fin de l’année dernière, en raison des doutes planant sur les capacités de l’offre à satisfaire la demande. Si les craintes d’un “pic du poisson” – par analogie avec la théorie annonçant un pic de la production de pétrole avant une baisse graduelle inéluctable, au regard de réserves limitées – ne datent pas d’hier, le “pic du saumon” pourrait bien devenir réalité aujourd’hui. 

   “La flambée des prix est provoquée par la peur de la pénurie”, explique Piotr Wingaard, de la société Fish Pool, qui négocie des contrats à terme sur le marché du saumon. La demande de saumon, un poisson riche en protéines et en oméga 3, un acide gras bénéfique pour la santé, a explosé dans les pays en développement, de même qu’aux Etats-Unis et en Europe. Selon certains spécialistes du secteur et défenseurs de l’environnement, la salmoniculture – qui fournit les deux tiers des saumons consommés dans le monde – atteint les limites de sa capacité de production. (...)

   (...) Une des contraintes qui pèsent sur les professionnels est la quantité limitée d’huile de poisson disponible. Les saumons d’élevage sont essentiellement nourris de granulés composés, entre autres, de farine et d’huile de poisson. Bien que les producteurs d’aliments aient réduit la proportion de farine de poisson à 15 % dans les granulés, il leur reste encore à remplacer l’huile de poisson, d’où proviennent les oméga-3, et qui est essentiellement produite à partir de poissons sauvages en Amérique latine. “Le pic du saumon est lié au pic des poissons sauvages”, fait observer Andy Sharpless, directeur général d’Oceana, une organisation spécialisée dans la défense des milieux marins. 

   Le développement de la salmoniculture est également limité par le nombre restreint de pays dans lesquels la production peut être rentable. En effet, ce poisson doit être élevé dans une eau propre et froide traversée de courants réguliers et sur un littoral protégé, comme dans les fjords de Norvège ou les lochs marins d’Ecosse. 

   Dans chaque zone, la capacité de production est contrainte par le risque de maladies ou de dégâts environnementaux. Sous l’effet des protestations locales, de la concurrence d’autres secteurs comme le tourisme et des inquiétudes relatives à l’impact de la pisciculture sur l’environnement, comme la pollution et les invasions de poux de mer, il devient de plus en plus difficile de créer de nouvelles installations. La plupart des pays limitent le nombre de piscicultures et de permis délivrés. La Norvège, par exemple, qui représente un peu plus de la moitié de la production mondiale, n’accorde plus de permis depuis 2009. 

   La question des capacités de production de l’aquaculture a figuré à l’ordre du jour au forum biennal du commerce du poisson de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), organisé [du 24 au 28 février] à Bergen, en Norvège. D’autant qu’en 2014 la consommation de poissons d’élevage devrait pour la première fois dépasser celle de poissons sauvages. 

   De même que la fracturation hydraulique a permis d’extraire un pétrole brut que l’on pensait jusque-là inaccessible, les experts espèrent que les dernières avancées technologiques de l’industrie piscicole contribueront à augmenter ses capacités de production. Pour ce qui est des aliments, certaines sociétés tentent d’extraire les oméga-3 présents dans les algues, tandis que Monsanto mène des recherches sur des graines de soja capables de produire cet acide gras. 


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(Blonde regardant le soleil artificiel en face)


Hot Ice
Maria Butyrskaya


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Benoît Barvin

lundi 3 mars 2014

"Il était amoureux fou de son épouse qui était à l'asile". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(NE REPLIE PAS TES AILES
A TOUT BOUT DE CHAMP)

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(Peu courageux, ce miroir magique ne dévoilait
 son esprit facétieux que lorsqu'on lui tournait le dos)



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Protéger les victimes du changement climatique

Isidore Kwandja Ngembo

   « Au sein d’une communauté internationale se basant sur l’État de droit, ainsi que sur les valeurs universelles d’égalité, des droits de l’homme et de dignité, il est certainement injuste pour de petites communautés vulnérables de souffrir des actions d’autres pays riches en ressources et plus puissants, actions sur lesquelles ils n’ont aucun contrôle et peu ou pas de protection. »
   Maumoon Abdul Gayroom,
 ancien président de la République des Maldives.

   (...) Dans sa résolution A/RES/67/206 du 21 décembre 2012, l’Organisation des Nations unies (ONU) a proclamé 2014 « Année internationale des petits Etats insulaires en développement (PEID) ». Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est l’un de ceux qui ont démontré scientifiquement la vulnérabilité des PEID aux effets des changements climatiques (1). Les spécialistes des migrations estiment par ailleurs que l’environnement et le climat sont parmi les facteurs déterminants de déplacements massifs de populations dans le monde.

   En effet, à mesure que le réchauffement augmente et provoque des phénomènes météorologiques extrêmes, des milliers de personnes, notamment ceux qui habitent les PEID, sont contraintes d’abandonner leurs maisons à cause de la montée du niveau des eaux, de la sécheresse, de la rareté de l’eau potable ou du manque de la nourriture. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) estime entre 200 millions et un milliard le nombre de personnes qui pourraient migrer d’ici 2050 pour des raisons climatiques (2).

   Si la nécessité de protéger les PIED fait l’objet d’une prise de conscience croissante, l’ambiguïté demeure quant à la reconnaissance du lien de causalité directe entre la dégradation de l’environnement, les déplacements de populations, les efforts à faire pour protéger la nature et les droits fondamentaux des victimes. Or le réchauffement a des répercussions négatives sur la jouissance effective des libertés, dans la mesure où il fait peser une menace immédiate sur certaines populations. A ce jour, le statut juridique des victimes du climat demeure incertain. Le droit positif n’offre pas de solution appropriée et adéquate. Les instruments internationaux destinés à prévenir et stopper la dégradation de l’environnement sont encore très limités à l’heure actuelle.

   Deux obstacles juridiques expliquent cette situation qui prive les migrants climatiques de la jouissance de leurs droits. Premièrement, le droit international étant basé sur le principe de souveraineté des Etats, seuls ces derniers ont le pouvoir de déterminer la pertinence d’une demande et d’accorder le droit d’asile. Le respect des résolutions des Nations unies est donc souvent soumis à leur bon vouloir.

   Deuxièmement, il existe une différence significative entre un réfugié politique et un migrant climatique. La Convention relative au statut des réfugiés, dite Convention de Genève (adoptée le 28 juillet 1951), qui régule également le droit d’asile, avait une portée délibérément limitée dans le temps et dans l’espace ; elle ne s’appliquait qu’aux réfugiés européens fuyant la persécution dans leurs pays au 1er janvier 1951. Ce n’est qu’en 1967 qu’un protocole a été adopté pour supprimer la date limite du 1er janvier 1951 et les restrictions géographiques. La Convention de Genève ne protège que les personnes qui se trouvent hors du pays dont elles ont la nationalité et qui ne peuvent ou ne veulent pas en réclamer la protection. En outre, le statut de réfugié s’applique uniquement à des individus qui apportent la preuve d’une menace directe de persécution alors que les migrations climatiques sont collectives. Or il est pratiquement impossible de justifier le caractère personnel d’une menace de la montée du niveau de la mer par exemple.

   Les instruments internationaux ne sont pas non plus adaptés à l’éventualité d’une destruction totale du territoire d’un Etat. La législation prévoit même que, lorsque la situation politique s’améliore dans le pays d’origine, le retour des réfugiés est envisageable. Or, dans le cas des migrants climatiques, il pourrait s’agir d’un déplacement définitif. Ainsi les experts du climat prédisent-ils que l’archipel des Maldives pourrait disparaître si le niveau de la mer, conséquence directe du réchauffement climatique, montait de deux mètres cinquante. Pour rappel, le territoire est, avec la population et la souveraineté, l’un des trois éléments constitutifs de l’Etat. Une telle disparition aurait certainement des conséquences juridiques directes sur les droits fondamentaux des populations concernées.

   En vertu du principe d’universalité des droits de l’homme, les populations victimes du climat doivent être reconnues juridiquement et être protégées contre toutes formes de violations de leurs droits fondamentaux. Le sommet de Rio sur l’environnement et le développement de juin 1992 a reconnu que les changements climatiques représentent un défi politique mondial. Les deux conventions internationales adoptées dans la foulée — la Convention sur la diversité biologique et Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques — ont recours au principe de responsabilités communes mais différenciées. 

   « Communes » parce que la lutte contre le changement climatique est une obligation de chaque pays du monde. « Différenciées » parce que tous les Etats n’ont pas la même responsabilité dans les dégâts environnementaux ni les mêmes moyens pour lutter. Les pays industrialisés doivent par exemple adopter des mesures tangibles pour réduire leurs émissions de dioxyde de carbone. Le protocole de Kyoto en 1997 est venu consacrer ce concept. En vertu de ce principe, tous les Etats devraient aujourd’hui contribuer activement à l’élaboration d’un instrument international de protection des droits des migrants climatiques. C’est une question d’équité et de justice.

(1) Rajendra K. Pachauri et Andy Reisinge, Bilan 2007 des changements climatiques,Rapport de synthèse du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), Nairobi, 2008, p.52.

(2) Oli Brown, Migration and Climate Change, IOM Migration Research Series, Geneva, Organisation internationale pour les migrations, Genève, 2008, p.11.

   Isidore Kwandja Ngembo est l’auteur de Le régime international des droits de l’homme à l’épreuve du changement climatique : cas de l’Etat insulaire des Maldives, thèse de master en sciences politiques, Ecole d’études politiques de l’Université d’Ottawa, 2013 et membre de l’Assemblée des citoyens francophones des organisations internationales (ACFOI).


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(Une de ses jeunes femmes est un transexuel.
Sais-tu laquelle?)



Vogue magazine, 1971. (Source: hollyhocksandtulips, via rexdart6)

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Benoît Barvin (avec le concours éclairant de Jacques Damboise)

dimanche 2 mars 2014

"Ce Bouddha boudiné baguenaudait avec une belle Blonde". Jacques Damboise in "Pensées bouboudeuses".

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Pensées pour nous-mêmes:

(NE SOIS PAS L'ESCLAVE DU MAÎTRE)

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(Miss Petitbody et sa fameuse chute de reins)



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(La conversation entre ces deux adeptes de la secte
Sérénité prit soudain un tour obscur)



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"Que penses-tu de ma robe?
- Je te préfère sans"



(Ce fut la première dispute de ce couple
nouvellement marié)

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(Le drapeau de ce grand pays de la Liberté
n’arrêtait pas de tomber)



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Nadine Estrella

samedi 1 mars 2014

"Cette journée était aussi pesante qu'un discours d'Académicien". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(CHAQUE SOUFFLE DE VIE EST SACRÉ)

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(Ces nouveaux préservatifs aliens

étaient très seyants)


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(La Russie soviétique relevait la tête)



RÉSURRECTION DE LA RUSSIE MILLÉNAIRE 
De Catherine II à Dostoïevski, à Poutine et à Sotchi 

Chems Eddine Chitour*

   (...) Ça y est, Sotchi a brillé de mille feux! Malgré des critiques infondées, voire méprisantes de l'Occident pour amoindrir la fête. Les médias français ne sont pas en reste. Menés par le Journal Le Monde dont on s'aperçoit qu'il en rajoute pour être dans la ligne, les médias font assaut d'adoubement à l'Empire. Ce journal se permet une sentence: Vladimir Poutine ne montera pas sur le podium. Ce fut exactement le contraire! Ce fut un spectacle grandiose à la mesure de la grande Russie que l'Empire avait trop rapidement enterrée. En 12 tableaux, nous eûmes tableaux à l'histoire de l'Empire russe dont la grande révolution de 1917 ne fut qu'une étape. 

   La Russie de Gorki, Pouchkine, Dostoïevski, Tolstoï, la Russie de Chostakovitch qui écrivit en plein blocus de Stalingrad, sa fameuse symphonie en hommage aux centaines de milliers de résistants qui ont eu finalement raison de l'armée allemande du maréchal Von Paulus. Nous eûmes droit au «Lac des cygnes» de Tchaikovsky. Nous eûmes droit à la conquête de l'espace, autant de réalisations de l'âme russe quel que soit le régime. La presse française rivalise de méchanceté et de jalousie et d'impartialité pour diminuer de la beauté et de la perfection de ces jeux. 

  Comme d'habitude, les journalistes français sans doute frustrés que la France ait été éliminée des jeux lors de la désignation il y a sept ans, font tout pour dévaloriser ces jeux tout en espérant des médailles. Ils s'attaquent à Vladimir Poutine qu'ils comparent à Pierre le Grand: «Les Russes ont dépensé 37 milliards d'euros pour Sotchi, soit quatre fois plus que les Britanniques pour les Jeux d'été de Londres. En l'espèce, c'est moins celui de la Russie que de son hyperprésident, Vladimir Poutine. Ce dernier a voulu Sotchi pour en faire le couronnement de son règne, le triomphe d'une présidence dont l'ambition est de manifester le retour de la Russie parmi les Grands.» 

   Et alors? Quel mal y-a-t-il ? Naturellement, la politique nationale russe ne plaît pas. Personne ne se frottait à l'empire soviétique mais on pensait, que le démantèlement de l'empire permettrait de faire de la Russie un marché à la botte de l'Occident. L'Ocde pointait récemment nombre de points noirs: la Russie importe tout ou presque, elle investit très peu et fait fuir les capitaux. Etre grand inquisiteur est un job très demandé. Est-ce un éditorial sur les Jeux olympiques ou sur la personnalité de Poutine? En plus, est-ce par hasard les pays de l'Ouest qui financent le jihadisme sunnite? Qui a encouragé la guerre civile en Syrie? Qui encourage une opposition et finance des truands en Ukraine? La Libye, c'est Poutine? L'Irak c'est Poutine? 

   Le journal Le Monde est en train de devenir une des voix de l'impérialisme/colonialisme de l'Ouest. Le Monde va même plus loin: aucune de ces réalisations ne trouve grâce à ses yeux: «Des montagnes de déchets et des bassins d'eau polluée souillent les environs de ce qui était jusqu'alors une pittoresque station balnéaire subtropicale abritant un fragile écosystème. Des milliers d'habitants ont été déplacés, des maisons et des quartiers entiers démolis. Les régions du Caucase voisines, notamment le Daghestan, sont des foyers d'activité terroriste où pas une semaine ne se passe sans une attaque ou un attentat-suicide.(Les Jeux Potemkine de Poutine Le Monde | 08.02.2014) (...)

   (...) Dans le même ordre et toujours dans le journal donneur de leçons, le Monde avec cette fois-ci, l'Agence France Presse pour la bonne cause, celle de dicter la norme aux autres, nous lisons: «Malgré l'absence notable de plusieurs dirigeants, les organisateurs ont pu se targuer d'avoir attiré quarante-quatre représentants politiques, parmi lesquels le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, le président ukrainien Viktor Ianoukovitch, contesté dans les rues de Kiev, ses homologues chinois (Xi Jinping) et afghan (Hamid Karzaï), ainsi que le Premier ministre turc RecepTayyipErdogan et son vis-à-vis japonais, Shinzo Abe».

   «Plus controversés, le président biélorusse Alexandre Loukachenko et Leonid Tibilov, le président de la région séparatiste géorgienne, l'Ossétie du Sud, reconnue par Moscou, figuraient également au rang des convives. Rappelons simplement que les boycotteurs représentent moins de 500 millions sur 7 milliards qui ont été représentés. La technique de deux fers au feu est celle de ces pays qui ne veulent pas hypothéquer l'avenir pour les jeux qui se dérouleraient éventuellement chez eux. Et pourtant, c'est le sport, l'olympisme.»

   Minimisant le spectacle, le journal Le Monde le réduit à une potion magique: «Tout ce joli monde aura, à n'en pas douter, apprécié les diverses animations et chorégraphies qui, à travers les âges, ont retracé la glorieuse histoire de la Russie éternelle. Un peu de Moyen âge pour commencer, puis un peu de tsarisme, un peu de bolchévisme et, pour finir, place au pays tel qu'il est vu actuellement depuis le Kremlin: une Russie conquérante.» Comble de la méchanceté et de la conviction de donner des leçons on lit: «S'il a tout de même daigné regarder l'événement à la télévision, le président Obama n'aura pas manqué de constater que seuls quatre des cinq anneaux olympiques se sont ouverts lors de la cérémonie. (...) Par chance, la cérémonie n'a pas été perturbée par l'intrusion d'un horde de chiens errants. Dans les rues de Sotchi, il s'en trouverait pourtant des milliers, voués à un funeste destin. Mais un a tout de même réussi à s'infiltrer dans les tribunes, avant de se faire chasser par la sécurité du stade.» Triste débâcle morale pour ce journal.

   Les Occidentaux donneurs de leçons font preuve d'une amnésie sélective. C'est un des leurs, Pierre de Coubertin, fondateur du concept des Jeux olympiques qui adouba les Jeux olympiques de Berlin en 1936. Une information non vérifiée nous apprend qu'il était en bons termes avec le Führer qui lui aurait proposé une pension. De plus, en termes de racisme, le baron Pierre de Coubertin n'aimait pas les Noirs et...les femmes qu'il pensait être indignes de participer aux jeux. (...)

   (...) Un autre angle d'attaque des médias qui présente l'absence de l'Empire et de ses vassaux comme une «punition»,-décidément l'Empire aime punir les récalcitrants- est la situation financière russe que l'on présente comme arriérée. Nous lisons dans une contribution d eChallenges.fr le contenu objectif de cette «arriération» par rapport aux donneurs de leçons: «A pouvoir d'achat comparable, les quatre premières puissances émergentes ont désormais toutes dépassé la France. Fin décembre 2012, le Center for Economics and Business Research (CEBR) annonçait que le Brésil était devenu en 2011 la sixième puissance économique mondiale devant le Royaume-Uni. 

   La France, cinquième du classement, aurait encore quelques années de sursis.(...) La France se retrouve alors, selon le FMI, reléguée en neuvième position avec 2.217 milliards de dollars de PIB (PPA). Le Brésil, lui, est déjà septième avec 2.309 milliards de dollars de PIB (PPA. (...) L'Hexagone se retrouve même derrière les trois autres Bric: la Chine (2e), l'Inde (3e) et la Russie (6e). Que l'on mesure leur PIB en dollars courants ou à parité de pouvoir d'achat, la Chine, l'Inde, le Brésil, la Russie et les autres vont poursuivre leur ascension dans les années à venir.» (...)

   (...) Les contentieux sont nombreux avec l’Occident, notamment celui coupable d'héberger Edward Snowden en Russie .Laïd Seraghni tente une autre explication qui va dans le même sens: «Les événements qui se déroulent actuellement en Syrie ne sont en aucun cas liés à la question de démocratisation de la société ni pour plus de liberté pour les Syriens. Il s'agit d'un ordre mondial que cherchent à imposer les États-Unis avec leurs vassaux occidentaux prédateurs, à un autre monde qui, à leur tête la Russie, réclame plus de participation dans la gestion des affaires internationales desquelles ils ont été exclus depuis des décennies. Le point de départ pour la nouvelle configuration géopolitique du monde passe aujourd'hui par Damas. L'avenir de la Russie s'y joue actuellement. 

   Poutine sur la ligne de Catherine II qui considérait que «Damas détient la clé de la maison Russie» comprend bien que «Damas est la clé d'une nouvelle ère». Depuis le début des contestations en Syrie, la Russie, appuyée notamment par la Chine et l'Iran, a décidé de faire échouer toutes les tentatives d'un changement de régime car elle était persuadée que si le plan des Occidentaux réussissait, elle serait confinée dans un rôle de second plan et serait menacée dans son intégrité territoriale. C'est pourquoi, dès le début de la crise, la Russie s'était montrée très ferme et s'est opposée à toute intervention militaire, (...) A chaque tentative visant la reproduction du scénario libyen ou yéménite, elle opposa un refus catégorique.

   Karl Muller nous explique aussi pourquoi l'Occident s'en prend à la Russie coupable de «ne pas rentrer dans le rang après la chute de l'empire soviétique». Coupable aussi d'avoir soutenu Assad, coupable aussi d'être contre le bouclier antimissile à sa porte.(..) On trouve la preuve de toutes ces manoeuvres dans le livre Le grand échiquier. L'Amérique et le reste du monde, paru en 1997 et dont l'auteur est Zbigniev Brzezinski, conseiller personnel de divers présidents états-uniens.» Contrairement à l'Occident, où l'on met l'accent sur un modèle de politique utilitariste et matérialiste, le gouvernement russe semble s'appuyer sur une conception orientée sur les fondements de l'église chrétienne, c'est-à-dire en mettant l'homme et le monde au centre de son action (hem). Où trouve-t-on encore cela en Occident? Quel gouvernement occidental se réclame encore de cette conception au profit de la famille, de la religion et de la nation pour le grand bien des peuples et du progrès?» 

   A l'autre bout du curseur, cet aveu d'un député australien. Pour lui: «L'ancien président et actuel Premier ministre russe Vladimir Poutine est le meilleur leader russe depuis Pierre le Grand, a estimé l'ex-député australien Ross Cameron dans les pages du Sydney Morning Herald. Autrefois agent secret en Allemagne de l'Ouest, M.Poutine pouvait constater les avantages incontestables du libre marché, a rappelé M.Cameron, en indiquant que l'Occident avait tort d'insister sur le fait que M.Poutine était issu du KGB (service de renseignement de l'ancienne Union soviétique). Sous Poutine, le pouvoir des oligarques s'est affaibli, tandis qu'augmentaient ses contrepoids, tels que le Parlement, la suprématie de la loi et la classe moyenne qui s'est accrue de manière vertigineuse passant de 8 à 55 millions de personnes», a affirmé M.Cameron. Le député australien a aussi appelé à ne pas soupçonner la Russie d'ambitions impérialistes. Par conséquent, conclut-il, les gens de bonne volonté ne peuvent déplorer le maintien de l'influence de Vladimir Poutine en Russie et dans le monde.» (AlekseyDruzhinin: Poutine meilleur leader depuis Pierre le Grand RIANovosti.11/01/2010) (...) 

   (...) Il ne faut pas croire que seule la Russie fait l’objet d’un ostracisme, la Chine aussi l’a été pendant les jeux olympiques et d’une certaine façon l’est toujours. Domenico Losurdo nous en parle : « L’Occident qui joue au Saint Siège de la religion des droits de l’homme n’a pas eu un seul mot sur les pogroms anti-chinois du 14 mars dernier à Lhassa, qui ont coûté la vie à des civils innocents, parmi lesquels des vieillards, des femmes et des enfants. Pendant qu’il se proclame à la pointe de la lutte contre le fondamentalisme, l’Occident transfigure de la façon la plus grotesque le Tibet du passé et se prosterne devant un Dieu-roi, affairé à constituer un Etat sur la base de la pureté ethnique et religieuse (une mosquée a aussi été assaillie à Lhassa), en annexant à cet Etat des territoires qui sont habités par des tibétains mais qui n’ont jamais été administrés par un Dalaï-lama. (...)

   (...) On le voit, malgré toutes les perturbations, la Russie avance. Les Jeux olympiques seront, à n'en point douter, une réussite et l'Occident qui pensait dicter encore longtemps ses ordres n'a pas compris que la barycentre du monde lui a définitivement échappé. L'Occident a perdu son magistère moral dont on s'aperçoit avec le temps que c'était du vent. 

   L'Occident en période d'abondance se permet le luxe d'être bon prince et de distribuer ça et là des leçons de démocratie qui, curieusement, s'appliquent de moins en moins chez lui avec toutes méthodes que la morale réprouve, de contrôler les foules, de pister les ADN pour mater en définitive les faibles. 

   Le vrai combat est un combat planétaire pour la dignité de l'homme quelle que soit sa latitude et les rares journaux objectifs sont étouffés par une cacophonie des médias Main-Stream plus soucieux d'avoir une visibilité sociale qu'informer le citoyen honnêtement comme l'avait promis à titre d'exemple, un certain Hubert Beuve-Méry fondateur du journalLe Monde, il y a de cela soixante ans...

*Ecole Polytechnique enp-edu.dz


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"Ahaha... Même pas mal!"

(Barbara Steele)

(Cette coquine de Barbara savait fort bien 

que le Bourreau ne fouettait que l'air ambiant)

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Luc Desle