Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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lundi 1 décembre 2014

"L'Homme montagne sentait la forêt mal entretenue". Jacques Damboise in "Pensées coïncidentes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(ES-TU UN COMBATTANT
DE L'AMOUR?)

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(Les vols de poitrines commençaient
à être inquiétants)


(Source : sweetlovelyxo, via poeticando)

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(Soldats français préparant une attaque un rien tendancieuse)



La France va fournir des équipements
et des conseillers militaires au Liban 
pendant dix ans avec des fonds saoudiens


Timothy Alexander Guzman

   (...) L’Arabie Saoudite finance l’appareil militaire français pour un conflit futur impliquant le gouvernement libanais et les groupes terroristes tels ISIS et Al-Nusra. Reuters a rapporté que « la France va commencer à livrer des équipements militaires à l’armée libanaise au premier trimestre de 2015 dans le cadre d’un accord de $3 milliards afin d’aider ces forces à combattre les djihadistes de la Syrie voisine, a annoncé mercredi une source du ministère français de la défense. » Ce n’est pas surprenant que la monarchie saoudienne finance le complexe militaro-industriel français puisqu’ils affirment être inquiets de « la menace sunnite et chiite » émanant de ces organisations. Les commentaires de Reuters sur la monarchie saoudienne sont importants pour éclairer ce nouveau développement:

   Le contrat a été financé par la puissance musulmane sunnite qu’est l’Arabie Saoudite qui a à cœur de renforcer la capacité du Liban à contrer ce qu’elle voit comme des menaces à la région, venant à la fois de groupes radicaux sunnites et du mouvement musulman chiite propre au Liban qu’est le Hezbollah.

   Le Hezbollah est-il une menace pour la région? Un mouvement chiite qui a soutenu le président syrien Bachar al-Assad contre des rebelles appuyés par l’Occident? Reuters a rapporté ce que la France allait envoyer à partir de 2015: L’accord inclura une vingtaine d’entreprises françaises et couvrira un éventail d’équipements terrestres, navals et aériens, y compris des véhicules blindés, de l’artillerie lourde, des missiles anti-tank, des mortiers et des armes d’assaut, a affirmé la source. 

   « Nous visons à commencer la livraison dès le premier trimestre de 2015, et ensuite tous les six mois jusqu’à la livraison d’hélicoptères, » sur une période totale de 36 mois, a dit la source, s’exprimant sous condition d’anonymat. Du matériel de surveillance et de renseignement comprenant des drones va aussi être envoyé et Paris fournirait aussi des navires patrouilleurs dotés d’armement léger ainsi que des hélicoptères de transport et de combat, a dit la source à Reuters.

   Il importe de relever que le rapport ne dit pas combien de temps des conseillers militaires allaient rester au Liban. Ceci signifie également que la France participe pleinement de la stratégie à long terme des USA et d’Israël de déstabilisation de la Syrie: "Au-delà de l’entraînement technique pour les équipements, la France a aussi accepté de fournir un entraînement opérationnel qui signifie que le contrat ne prendra pas fin après la dernière livraison et durera 10 ans, " a ajouté la source, sans préciser le nombre de conseillers militaires français qui resteraient sur place.

   Ce qui transpire des affirmations des officiels libanais est qu’ils craignent que ces groupes terroristes puissent éventuellement « ouvrir de nouvelles routes de ravitaillement entre la Syrie et le Liban alors que l’hiver avance » selon Reuters. Les Saoudiens et la France se préparent en fait à une guerre contre le Hezbollah ainsi que je l’écrivais en 2013 dans un article intitulé ‘Israël en préparation pour une autre guerre contre le Hezbollah‘. Y était affirmé ce que préparent les USA et leurs alliés depuis quelque temps déjà:

   Les rebelles anti-Assad ont récemment aussi ciblé des territoires du Hezbollah avec des roquettes tirées depuis la Syrie et le Liban. Les USA et leurs alliés se sont servis de la stratégie visant à « diviser pour conquérir » afin d’enflammer des tensions entre les Sunnites et les Chiites avec pour objectif la création du chaos dans la zone volatile entre Israël et la Syrie.

   Les Saoudiens espèrent que la France puisse assister les USA et Israël dans la défaite du Hezbollah. C’est la vraie raison derrière l’accord franco-saoudien. Selon la source de Reuters, « Riyad s’est inquiétée qu’une partie des armes n’arrive entre les mains du Hezbollah » ainsi que « Nous allons y être pour 10 ans. Je ne vois pas comment le Hezbollah pourrait partir au volant d’un tank César si nous sommes dans les parages, » a dit a source. « Le fait que nous serons sur le terrain est une sorte de garantie pour nos clients et partenaires. » Oui, une garantie pour l’Impérialisme Occidental de règne sur le Moyen-Orient riche en ressources naturelles. C’est ce qui compte au final. Al Jazeera avait rapporté en 2010 que WikiLeaks avait exposé les intentions de l’Arabie Saoudite, « l’Arabie Saoudite a suggéré l’élaboration d’une force arabe pour combattre le Hezbollah au Liban avec l’aide des USA, de l’ONU et de l’OTAN, affirme un câble diplomatique US qui a été révélé » ce qui veut dire que l’Arabie Saoudite est en discussions avec l’Occident pour un plan de destruction du Hezbollah depuis un moment. 

   « Le câble, qui a été révélé par WikiLeaks mardi dernier, cite Saud al-Faysal, le ministre saoudien des affaires étrangères, comme affirmant lors d’une réunion avec l’ambassadeur US en Irak David Satterfield en mai 2008 qu’une « réponse sécuritaire » était nécessaire face au « défi militaire » posé à Beyrouth par le groupe soutenu par l’Iran » affirme l’article. Le Moyen-Orient est maintenant un baril de poudre prêt à exploser. Gardez à l’esprit que les élections de mi-mandat aux USA ont produit un Sénat US contrôlé par les Républicains doté du faiseur de guerre John McCain, qui est en ligne pour le poste de président du Comité des Forces Armées en janvier 2015.


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Credo quia absurdum :
" Je (...) crois parce que c’est absurde "


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Luc Desle

lundi 18 août 2014

"C'est au kilo qu'elle voulait vendre sa tendresse, la grosse péripatéticienne". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"..

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA NUIT EST FAITE POUR DORMIR,
PAS POUR  TE SOUVENIR
DU JOUR PASSÉ)

***
"Oui, alors je lui ai dit que... 
Comment? Tu trouves que j'ai de jolies fesses?
Mais comment tu sais ça, toi?
- Oh comme ça... Disons, une intuition..."


Photo: André de Dienes

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(Soldat français montrant le maniement
des armes destinées aux Kurdes)



IRAK

Les armes françaises, 
symbole d'une Europe 
qui se réveille ?

PAUL GRISOT ET CAROLIN LOHRENZ

   (...) La France s'est placée en tête de la mobilisation européenne contre les djihadistes et livre des armes aux Kurdes en Irak. Cette mesure vise à "répondre aux besoins urgents exprimés par les autorités régionales du Kurdistan", a indiqué l'Elysée, sans toutefois préciser la quantité et la nature des armements livrés.

   Cette décision a impressionné la presse outre-Rhin, où le gouvernement et l'opposition sont unis dans leur hésitation : "Paris, lui, arme les Kurdes en Irak", titre la Süddeutsche Zeitung au lendemain de l'annonce de François Hollande de soutenir avec du matériel de guerre le combat des peshmergas – les combattant kurdes – contre l'Etat islamique (EI) en Irak. 

   "L'Allemagne polémique, la France agit", constate en une le quotidien berlinois Die Welt. Mardi, Berlin a déclaré qu'il livrait déjà du matériel non létal à l'Irak et continue depuis à "ne pas exclure des livraisons de matériel de guerre", tandis que le Royaume-Uni et la République tchèque se mobilisent pour aider les combattants kurdes.

   D'après la presse britannique, Londres aurait de son côté envoyé des officiers des forces spéciales (SAS) la nuit dernière, aux côtés des "instructeurs" américains envoyés par Obama. D'après The Times, "les officiers du SAS [britannique] sont dans la région, et envoient des informations à Londres".

   Le Premier ministre David Cameron a expliqué le 13 août qu'une mission de sauvetage des réfugiés était à l'étude, et que "la Grande-Bretagne y jouerait un rôle", sans dévoiler davantage de détails.

   "Pas un mot sur les Forces spéciales, alors que les [hélicoptères de transport de troupes] Chinooks de la RAF rejoignent les avions de chasse pour des missions de sécurité au-dessus de l'Irak", regrette le quotidien de gauche The Independent, qui déplore le manque de transparence du gouvernement au sujet de l'opération militaire qui s'annonce.

   Des appels ont été lancés "pour que le Royaume-Uni suive la France en armant lui-aussi les combattants kurdes", explique The Independent. Ce à quoi David Cameron s'est contenté de répondre que, "concernant les munitions que [les combattants kurdes] veulent obtenir, la Grande-Bretagne joue un rôle pour les aider à les obtenir".

   "L'Europe se réveille", titre pour sa part Die Presse en Autriche. Mais si "la France, comme première dans l'UE, s'est enfin résolue à soutenir les Kurdes en Irak, cela sera-t-il suffisant?" s'interroge le quotidien viennois.

   "L'Europe ne veut plus rester spectatrice du massacre qu'une meute de barbares extrémistes inflige aux Yézidis et chrétiens d'Irak. La France, toujours partante pour entrer en action, s'est lancée. […] Mais elle aussi laisse les autres faire le sale boulot : ce sont les Kurdes qui sont priés de risquer leurs vies sur leur territoire, avec le soutien aérien des Etat-Unis. Cela ne permettra pas de venir à bout des fanatiques autour du calife autoproclamé Abou Bakr al-Baghdadi. Pour repousser l'Etat islamique dans le royaume de l'imagination malsaine, il faudra une intervention internationale, au mieux avec un mandat de l'ONU. Mais après les expériences de la décennie passée, aucune puissance occidentale ne veut se noyer dans le marais irakien, pas les Etats-Unis, et pas les Européens non plus."


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(Marie-Noëlle avait une façon bien à
elle de faire du gringue aux Messieurs)


100% ART
(Source: yournaoko )

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Luc Desle

samedi 21 septembre 2013

"Il se fit refaire les dents par un copain boxeur". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA MEILLEURE ARME
EST TON INTELLIGENCE)

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"Me  MANGER?!
Qu'ess qu'y dit, l'type, là?
J'croyais qu'il m'invitait
à danser la rumba..."



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"Le contrôle des armes, je m'assoie dessus)


Punisher - Frank Castle(The Punisher) 
Wallpaper 

Le contrôle des armes 
n'est plus à l'ordre du jour
 DANA MILBANK

   (...) Le 16 septembre, alors qu'un massacre venait d'être commis dans un bâtiment de la Marine américaine à Washington, le président Obama n'a même pas essayé d'utiliser l'actualité pour relancer le débat sur le contrôle des armes à feu. Il a rendu hommage aux "patriotes" visés par le tireur, adressé les pensées et prières d'usage et, sans lancer d'appel à une limitation des armes à feu, est passé aux autres questions du jour : Syrie, reprise économique et bataille budgétaire avec les Républicains.

   En agissant ainsi, il reconnaissait tacitement qu'il n'y a aucun espoir de relancer ne serait-ce que son modeste projet [d'interdiction des fusils d'assaut] qui avait été rejeté par le Sénat en avril. Si la mort de vingt écoliers n'a pas réussi à émouvoir le Congrès, celle d'une douzaine d'adultes – un événement malheureusement courant dans ce pays devenu insensible à la violence – n'avait guère de chances de changer les choses. (...)

   (...) Obama est toujours favorable au contrôle des armes à feu, comme il l'a rappelé mardi dans une interview à la chaîne Telemundo. Mais, pour ce qui est de l'avenir prévisible, le problème est réglé : le contrôle des armes à feu est mort et enterré.

   Quelques jours avant la tuerie de Washington, les électeurs du Colorado ont révoqué deux sénateurs qui avaient soutenu des lois [en vigueur depuis le 1er juillet dernier] imposant un contrôle des antécédents judiciaires pour les ventes d'armes entre particuliers et limitant la capacité des chargeurs. Cette initiative a douché les espoirs d'un progrès dans le contrôle des armes à feu, si ce n'est à Washington, du moins au sein des Etats.

   Fervents partisans du contrôle, les sénateurs démocrates Dianne Feinstein et Dick Durbin ont prononcé leur habituel plaidoyer en faveur de la loi, mais ils l'ont fait sans conviction. "Dieu nous garde de passer à autre chose sans comprendre ce qui s'est produit hier", a déclaré Dick Durbin au Sénat. Il est ensuite passé à autre chose, en levant les yeux vers la galerie réservée au public et en reprenant le débat avec les Républicains sur la réforme du système de santé lancée par Obama. (...) 

   (...) La fusillade de Washington n'a suscité, au mieux, qu'une pause respectueuse. Le secrétaire au Trésor, Jack Lew, a adressé ses "pensées et prières" ainsi que ses "sincères condoléances", avant d'embrayer sur la situation économique. John Thune, sénateur républicain du Dakota du Sud, a déclaré à juste titre au Sénat : "Les affaires continuent, dans le pays comme au Sénat, mais, pour les familles des victimes de la tragédie d'hier, la vie s'est arrêtée. Et je pense qu'il est important pour nous tous de marquer une pause pour nous associer à leur deuil." Dix-neuf secondes plus tard, le sénateur reprenait sa critique du bilan économique d'Obama.

   Le 17 septembre, à la Maison-Blanche, Julie Pace, de [l'agence de presse américaine] Associated Press, a souligné la réaction en demi-teinte d'Obama à la tuerie et a demandé si "une sorte d'indifférence n'avait pas gagné l'opinion publique en raison de la fréquence de ces fusillades". Un autre journaliste a demandé s'il n'y avait pas "une lassitude et l'acceptation que [ces massacres] sont devenus chose normale". Jay Carney, le porte-parole de la Maison-Blanche, a répondu que le président "n'accept[ait] pas que ce soit devenu normal".

   Peut-être. Mais la perte d'espoir dans le contrôle des armes est en train de devenir une anomalie durable. (...)


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"Vous refaire le nez? Bien entendu, Médème...
Et les oreilles aussi..., les yeux... et puis
les seins également, of course..."


Girodet: Amazone (via : femme femme femme)

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Luc Desle

vendredi 5 juillet 2013

"Ce sinistre prisonnier fut exécuté car il démoralisait ses collègues". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LAISSE PASSER LA COLÈRE SANS
L'INVITER CHEZ TOI)


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LONG RÉCIT AU LONG COURS (1/58)
pcc Benoît Barvin et Blanche Baptiste 

   Dans son carnet, Angélus explique les raisons de ses recherches qu'il savait, déjà, vouées à l'échec.

ANGÉLUS 
ou 
LES SECRETS DE L’IMPALPABLE



   Adèle apprit, en rentrant au couvent, que le feu avait repris soudainement, dans le séchoir. Il avait fallu s’écarter, des poutres tombaient. Le corps d’Angélus s’était embrasé comme une torche. Tout le monde avait pris peur et s’était éloigné en se signant, comme si la scène quelques instants auparavant miraculeuse, était redevenue diabolique.

   Le soir même, la jeune femme prenait la diligence et quittait définitivement Fontseranne. Elle emmenait dans son bagage ce vieux cahier parcheminé, les fioles et une once de cendre fine qu’elle était retourné prélever dans les décombres encore fumants, là où était tombé Angélus.

   Elle descendit vers la mer d’Espagne, prit le chemin de fer.

   Les paysages défilaient. De temps à autre, elle laissait s’envoler par la fenêtre de son compartiment une pincée de cendre. Les voyageurs qui faisaient route avec elle se demandaient à quel rituel se livrait cette jeune femme au sourire angélique, qui tantôt semait de la poudre aux quatre vents, tantôt en portait une pincée à ses lèvres, religieusement, eût-on dit.

   Une fois franchie la frontière, elle alla jusqu’à Barcelone et acheta un billet pour effectuer la traversée vers Mallorque. Prit-elle le bateau ; renonça-t-elle à ce voyage au dernier moment ? Nul ne le sait, car personne ne put ensuite retrouver sa trace. Ni vers Palma, ni ailleurs.

   Peut-être changea-t-elle d’identité, ou bien de pays. Sa famille, qui faisait partie des « de Lavégende » et qui avaient des appuis haut placés partout en Europe, ne put retrouver sa trace. Adèle s’était comme volatilisée.

   Pourtant, bien des pistes auraient pu les aider dans leurs investigations. Ne trouvait-on pas, en ce début de siècle, des parfumeurs qui surent mettre au point des crèmes remarquables ; des chimistes qui inventèrent des matières textiles de synthèse aussi douces et légères que la soie ? Il est curieux de voir qu’ils égalèrent en cela Angélus. On peut se demander si ce fût par l’effet du hasard, ou si quelqu’un ne leur avait pas transmis les recettes contenues dans le cahier de cet étrange magicien ? Toujours est-il qu’ils en firent commerce et que fortune s’ensuivit. Personne ne pensa que leur savoir venait de plus grand qu’eux et qu’il y avait là un mystère à éclaircir.

   De même, des êtres partirent aux quatre coins du monde pour panser les plaies semées par les guerres et aussi pour aider dans les léproseries. Là-bas, ils soignèrent et soulagèrent leurs frères. Certains y firent des prodiges. On racontait que, dans des contrées reculées de l’Inde, des hommes avaient su redonner apparence humaine aux plus touchés. Ils leur dédiaient leur vie, inventaient des recettes miraculeuses, fabriquaient des onguents qui soulageaient leur peau de bien des maux. Ils ne recherchaient pas la beauté mais parvenaient à donner du bien-être, là où il y avait malaise et souffrance.

   D’où tiraient-ils leur force tous ces êtres remarquables ? Se peut-il qu’ils aient été inspirés de près ou de loin par les découvertes d’Angélus de Fontseranne ? 

***

   Une chose est avérée. Angélus marqua pendant un temps, à l’insu de tous, les consciences.

   Fontseranne, après son passage, ne fut plus un bourg terne, enkysté et refermé sur lui-même et sur des principes sclérosants. Contre toute attente, certains jeunes gens dont les neveux et nièces d’Angélus, montrèrent des dispositions pour les études, pour la philosophie notamment et pour les sciences de la nature. Ils finirent par prendre goût pour tout ce qui recélait fragilité et finesse. Des échoppes s’ouvrirent où ils travaillaient avec talent le cuir, les tissus et les métaux précieux. Bien sûr, pour d’autres, cette métamorphose prit du temps, mais il est certain que le bourg connut, avant 1914 et la disparition de tous ses jeunes soldats, deux décennies florissantes.

***

   Elaine, pour sa part, se sentait fautive, et de la mort de la mère Supérieure et de celle d’Angélus. Il lui fallut bien des jours pour recouvrer le repos de son âme. Elle fut aidée en cela par le père Grangeais auquel elle se confessa. Le religieux, commotionné par la fin tragique de Camille, par les forces déchaînées de cette funeste Saint-Jean et par la transfiguration de l’apothicaire, avait connu après ces événements une espèce de conversion intérieure qui l’avait amené du jour au lendemain à ne plus se juger ni à juger les autres. La contrition n’était soudain plus de mise et le pardon du Seigneur devenait une évidence quotidienne. Aussi vit-il en Elaine, non pas une personne condamnable mais une future moniale pleine de bonté, de charité et débarrassée enfin de l’aiguillon de la vengeance. Celle-là même qui avait empoisonné l’existence du petit Jean, jusqu’à en faire ce tortionnaire de l’ombre que l’on sait.

   Elaine resta donc au couvent où elle apprit à épurer sa foi. Quelques années plus tard, on lui confia la tâche de diriger la communauté, ce dont elle s’acquitta avec ferveur, grâce et intelligence, pansant les plaies de l’âme des Fontserannais mieux que ne l’avaient fait autrefois les onguents maléfiques distillés par les mains vengeresses d’Angélus.



   Ce dernier resta peu dans les mémoires. Seule perdura de lui la vision que les villageois en avaient eu lors de l’incendie : celle d’un ange qui, soudain, leur serait venu du ciel pour leur faire toucher du doigt une réalité qui jusqu’alors leur avait échappée.

   Mais comme il est dit dans le langage populaire, les anges souvent ne font que passer, et le silence plein de sagesse et de compassion qui accompagne leur venue, touche uniquement les êtres dont les sens sont déjà en éveil et dont le cœur est prêt à accueillir l’impalpable.

FIN

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(Niqab transparent appelé encore "jihad nikah")


(PS: traduit pauvrement en "déshabillé coquin" dans
le sordide occident)

TUNISIE
La prostitution halal des tunisiennes en Syrie

   (...) François Hollande va se rendre les 4 et 5 juillet en Tunisie. Il devrait rencontrer les trois patrons provisoires de la Tunisie, le président de la république, le chef du gouvernement et le président de l'Assemblée constituante. 

   La visite de Hollande sera scrutée car le soutien apporté au président déchu Ben Ali par Nicolas Sarkozy qui, lors de sa visite officielle de 2008, avait salué « les progrès de la démocratie », n'a pas été entièrement oublié ni par les partis au pouvoir ni par ceux de l’opposition. Tout comme ils ne sont prêts pas encore d’oublier les propositions de service de Michelle Alliot-Marie, alors ministre de l’Intérieur, pour mater la révolte. 

   Actuellement, la presse tunisienne, ne cesse de traiter d’un sujet qui fait couler beaucoup d’encre, celui de l’engouement de certaines filles pour le Jihad du Nikah en Syrie. Un grand nombre de tunisiennes qui sont parties en Syrie dans le cadre du “djihad du nikah” ont exprimé leur volonté de quitter les champs de bataille et de regagner leur pays. Ces dernières ont peur d’être tuées par des djihadistes.

   Ces filles viennent pour la plupart des quartiers populaires de la périphérie des grandes villes tunisiennes où elles ont été recrutées pour aller satisfaire les pulsions sexuelles des jihadistes en Syrie. Plusieurs combattant(e)s tunisien(ne)s viennent de France, d’Allemagne et surtout de Belgique.

  Le «jihad nikah» est une forme de prostitution légalisée (ou «halalisée») par certains extrémistes religieux au nom de la nécessaire contribution à la guerre sainte.

   Il est proposé aux djihadistes tunisiennes de se soumettre au «mariage» en s’offrant aux pauvres soldats jihadistes sur le front, pour «les soulager et leur redonner des forces afin qu’ils puissent vaincre l’ennemi». Cette forme de jihad est appelé «jihad du nikah» (de mariage).JP


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"Comment ça, ça manque de femme dans l'Empire aussi?
Et moi, alors?
- Vous, c'est pas pareil, Maître, vous avez une barbe"

Star Wars : Irvin Kershner, réalisateur de L'Empire contre-attaque




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"In God we trust... 
et également aux chaînes d'infos pourries, évidemment"


IN GOD WE TRUST | Art Studio Susa

Comment les chaînes d’infos 
terrorisent les États-Unis (Alternet)
Murtaza HUSSAIN

   (...) Pourquoi des milliers de morts par balle chaque année peuvent être acceptés sans effort comme le « prix de la liberté », alors qu’un seul attentat appelle à la suspension des libertés civiles?

   À la suite de l’attentat du marathon de Boston, et pendant l’imposante chasse à l’homme par la police de l’auteur présumé, Dzhokhar Tsarnaev de 19 ans, le journaliste de la NBC David Gregory aurait dit aux téléspectateurs de la TV américaine : "Il s’agit d’un nouvel état de terreur auquel le pays doit s’habituer." Etant donnée la couverture hyperbolique, hors d’haleine, fournie par NBC, CNN, et beaucoup d’autres chaînes d’infos pendant la traque de Tsarnaev, il n’est nullement surprenant d’entendre Gregory faire un tel commentaire. Que ce soit dans un contexte de divertissement ou d’information (distinction qui a été rendue de plus en plus floue par les chaînes TV), la peur et l’hystérie rendent toujours convaincantes les contre-informations si on en voit.

   Cependant, il faut se poser la question devant l’affirmation de Gregory : pourquoi les Étatsuniens – dont le pays possède l’armée la plus puissante de l’histoire de l’humanité et qui dépense plus pour sa défense que l’ensemble des 13 pays suivants – devraient se résigner à vivre "dans un état de terreur" ? Les actions d’un ado révolté et de son frère aîné, assurément abominables, peuvent-elles suffire à terroriser au point de paralyser une super puissance militaire et contraindre les Étatsuniens à renoncer à leurs droits et libertés consacrés par leur Constitution ?

   Depuis le début, la couverture par les médias de l’establishment de l’attentat de Boston et de ses conséquences a été caractérisée par une combinaison d’hystérie et d’inepties. Depuis les rapports initiaux de la police qui cherchait "un homme à la peau sombre" jusqu’à la déclaration complètement erronée et encore inexpliquée du "Day One", qui affirmait qu’un suspect était effectivement détenu, le téléspectateur moyen de Fox, CBS ou MSNBC aura été de loin moins bien informé par la couverture des TV, que s’il s’était complètement abstenu d’infos TV durant la crise.

   Après plusieurs heures de reportages pour leurs millions de téléspectateurs crédules sur des "faits" qui ensuite sont devenus à peine plus que des rumeurs sans fondement, Chris Cuomo de CNN a admis : "OK. Maintenant, vous savez, nous ne savons pas ce qui est exact ou non à ce sujet." On pourrait espérer une telle honnêteté de la part d’une chaîne majeure d’information avant et non après un reportage sur une affaire aussi majeure. Malheureusement le contraire fut vrai.(...)

   (...) Bien que la propagation rapide de rumeurs, l’hyperbole et les insinuations servent très peu à informer et éclairer les millions de personnes qui comptent sur les télés pour s’informer, tout cela fonctionne très bien pour générer l’hystérie et une peur généralisée. C’est moins le résultat d’une grande conspiration que de la simple économie de marché. Tout au long de la crise, les indices d’écoute des grandes stations d’information ont bondi - explosant jusqu’à 194 % des moyennes normales pour CNN et moins, mais de manière importante, pour Fox News et MSBNC.

   Pour une industrie basée sur la publicité, où ces indices d’écoute sont les porteurs normaux de succès et de viabilité commerciale, l’attentat de Boston a fourni un coup de fouet majeur. Dans cet éclairage, on voit diminuer nettement la propension à éviter les commérages salaces et la spéculation – choses qui devraient déclencher inévitablement une grande peur parmi les téléspectateurs démunis de leurs propres moyens d’évaluation des événements  La peur et l’incertitude peuvent être mauvaises pour la population en général ainsi que pour le bon fonctionnement d’une démocratie saine. Mais elles sont indéniablement bonnes pour engendrer de plus grandes et plus lucratives audiences pour les chaines d’infos. Dans le paysage oligarchique des médias, où l’on constate à la fois des barrières élevées aux entrées et des pressions sur les acteurs en présence, les organes d’infos télé ont toutes les raisons de continuer à pousser jusqu’à l’hystérie si cela signifie une plus grande audience. Comme l’a montré leur couverture hyperbolique de la crise de Boston, ils ont peu d’hésitation à le faire quand l’occasion se produit.(...)

   Alors que le terrorisme violent est sans aucun doute réel, il est utile de rappeler quelques données statistiques de base sur le niveau de la menace qu’il représente pour le citoyen moyen. Dans leur rapport de 2010 pour Foreign Affairs, John Mueller et Mark G. Stewart ont fait une analyse comparative du terrorisme par rapport à d’autres causes potentielles de décès pour les Américains. Ce que les résultats montrent, c’est que l’Étatsunien moyen, sur base annuelle, est plus susceptible d’être tué par un de ses appareils électroménagers, par la noyade dans une baignoire, ou dans un accident de voiture impliquant un cerf, que d’être tué dans une attaque terroriste. Sans parler de la menace de la criminalité violente ordinaire, qui pose un danger plus grand que celui de la violence terroriste, criminalité ordinaire qui continue à exploser dans tout le pays.

   Néanmoins, en raison de la couverture médiatique en grande partie déséquilibrée et sensationnaliste, les Étatsuniens ont été plus disposés à se séparer de leurs droits et libertés en réponse aux menaces perçues venant du terrorisme, que des menaces des crimes ordinaires. Vu sous cet angle, il est plus facile comprendre comment de dizaines de milliers de décès par balle tous les ans peuvent être acceptés sans broncher comme le "prix de la liberté", alors qu’un seul attentat peut susciter des appels à la suspension des libertés civiles accordées aux citoyens par la Constitution américaine.(...)

   (...) Il y a les millions d’Étasuniens qui sont régulièrement victimes des médias auxquels ils accordent leur confiance pour obtenir des informations, mais qui, au lieu de cela, voient leurs plus profondes peurs manipulées dans un but financier. À côté de ceux-là, la couverture de l’attentat de Boston a produit un autre type de victime, unique, des médias.

   Le 18 avril, le lycéen de 17 ans Salah Barhoum s’est réveillé pour trouver son portrait en première page du New York Post. La une suggérait qu’il était en fait l’auteur de l’attentat du Marathon de Boston. Le chaos en tous sens et l’hystérie provoquée par la désignation des médias d’un informe « suspect à la peau brune » avait conduit les forums Internet à faire circuler le visage (à peau brune) de Barthoum comme une menace potentielle – chose que le New York Post n’a pas hésité à reprendre comme un fait pour gagner un scoop historique. L’allégation s’est révélée totalement infondée, Barhoum était simplement un spectateur innocent que la police de Boston n’a jamais considéré comme un suspect dans le crime. Néanmoins, le mal était fait.

   Tout en reconnaissant son innocence, le New York Post a refusé de s’excuser pour l’atteinte à la réputation et pour le danger potentiel qu’ils ont causé à Barhoum en l’identifiant faussement comme l’auteur d’un crime qui a provoqué la colère et la peur de tout le pays. Dans son compte rendu des jours suivant son implication erronée par une chaîne d’info importante, Barhoum s’est décrit courant terrorisé de son domicile à son école après avoir vu un homme qu’il pensait le poursuivre. De ses propres mots, il disait de son avenir : « Je vais avoir la frousse d’aller à l’école. Sur les plans professionnels et familiaux, tout va être effrayant ». A bien des égards, c’est encore un individu dont la vie a été terrifiée par un organe majeur de presse, sauf qu’aujourd’hui c’est à cause des actes de ces médias que les craintes de l’étudiant sont tout à fait fondées.(...)

   Murtaza Hussain est un écrivain et analyste basé à Toronto, axé sur les questions liées à la politique du Moyen-Orient.
  Traduit de l’anglais par JP G. pour Investig’Action

[1]NdT : « Tabacco Moment » fait référence aux risques encourus suite aux poursuites légales que l’industrie du tabac US a subies durant les années 1990.


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Luc Desle

mardi 2 juillet 2013

"C'est par ironie qu'on confia à cette bombasse une ceinture d'explosifs". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(AVEC LE RESSENTIMENT,
TU DÉPENSES TES FORCES INUTILEMENT)

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LONG RÉCIT AU LONG COURS (1/55)
pcc Benoît Barvin et Blanche Baptiste


Angélus, poursuivi par la foule en colère, tente de fuir mais sa fin est proche...

ANGÉLUS 
ou 
LES SECRETS DE L’IMPALPABLE

Turner "Incendie"

   L’incendie se propagea comme un feu de paille à l’intérieur de la vaste salle. Le maire, le notaire et le docteur n’étaient pas là. Ils avaient renoncé à suivre la foule vengeresse. L’absence de la maréchaussée était également à noter. Seules quelques Soeurs et Elaine avaient suivi la troupe. Les autres étaient restées auprès de Camille de l’Incarnation qui venait de subir un nouveau malaise.

   Chacun regardait le spectacle des flammes qui couraient sur tout l’édifice avec une agilité dévoreuse et ce, malgré la pluie. La toiture s’effondra dans une grande gerbe d’étincelles et, un quart d’heure plus tard, il ne resta qu’un tas de cendres et de poutres calcinées. 

   Les habitants hésitèrent un peu à entrer dans les décombres fumants. Ils avancèrent cependant et découvrirent, tout au fond du séchoir brûlé, un espace qui semblait avoir été épargné. Adossé au montant de la porte, se trouvait Angélus. La fumée avait dû l’asphyxier. Son corps était intact et la pluie qui tombait toujours paraissait le laver délicatement. 

   Elaine fut une des premières à parvenir jusqu’à lui. Elle mit ses mains devant sa bouche pour étouffer le cri qui voulait s’en échapper : le visage d’Angélus avait le teint doré des icônes et ses traits mêmes semblaient avoir changé, le transfigurant en jeune adolescent. Elle tomba à genoux et se signa, emplie d’effroi devant ce spectacle prodigieux. 

   Alors la voix rauque de Thérèse, la sœur aînée d’Angélus, se fit entendre.

   - Mais on dirait Jean, mon frère défunt !

   - C’est ma foi vrai, reconnut le Père Grangeais. Par quel prodige cela est-il possible ?

   Et il s’agenouilla à son tour devant cette créature dont le souvenir retrouvé et l’absence à venir allaient faire naître en chacun de ses tortionnaires, jusqu’à la fin de leur jour, bien des remords et des mortifications.

   « In Nomine Patris et Filii, et Spiritus Sancti, Amen » psalmodia le prêtre, accompagné par les paroissiens qui se trouvaient là, écrasés par l’incompréhension et une peur incoercible.

***
(A Suivre)

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"Mais... Heu... Elles sont bizarres, tes fleurs...
- J'aime les fleurs de pavot... Pas toi?"



Le festin de l’araignée : 
Africom tisse sa toile
COMAGUER

   (...) Depuis sa création AFRICOM n’a réussi à convaincre aucun gouvernement africain de lui ouvrir son territoire pour y installer son quartier général. Ce symbole d’une nouvelle vassalisation du continent aurait été trop visible et certainement impopulaire. Le QG reste donc en Allemagne où depuis l’épisode de la Fraction Armée Rouge, et malgré la disparition du bloc soviétique aucune action de protestation politique contre la forte présence militaire étasunienne n’a eu lieu.

   Mais cette prudence diplomatique n’entrave en rien l’action permanente d’Africom sur le terrain et nombre de gouvernements africains font participer leur armée à des manœuvres avec les troupes US, font assurer la formation de leurs troupes par l’armée US (dans ce cas : Niger, Tchad Mauritanie Nigeria, Sénégal, Maroc, Algérie et Tunisie Ouganda, Burundi, Kenya, Lesotho et Botswana).

   Inutile de préciser qu’il n’est jamais question de favoriser le renforcement d’armées nationales stratégiquement autonomes qui seraient des instruments de souveraineté. Les régiments africains formés sont des troupes coloniales fournissant la chair à canon utile aux projets de l’empire et fournies en matériel et munitions made in USA.

   A cette pénétration de l’armée Us à l’intérieur même des armées africaines s’ajoute une installation permanente de troupes US dans des divers lieux. Là encore une relative discrétion est de mise et il n‘est officiellement jamais question de bases militaires étasuniennes massives comme il en existe par exemple en Italie en Allemagne et au Kosovo.

   Le journal étasunien en ligne TOMDISPATCH vient sous la plume de son directeur NICK TURSE de faire le point sur cette présence militaire US permanente dans divers pays africains.

   La plus grosse présence militaire est à Djibouti dans le camp Lemonnier jadis base de l’armée française et on peut dans ce cas parler d’une véritable base étrangère dont la création en 2002 est d’ailleurs antérieure à AFRICOM

   Avec des effectifs plus légers l’armée Us est par ailleurs installée :

   Au Kenya à Garissa, Manda Baya et Mombasa Louma point de départ de ses interventions dans la Somalie voisine où elle apporte un soutien logistique permanent aux forces de  l’Amisom de l’Union Africaine
   En République Centrafricaine à Bangui
   Au Niger à Niamey
   Au Mali à Bamako
   Au Sud Soudan pour bien montrer que la toute nouvelle l’indépendance de ce pays est un nouvel asservissement
   Au Sénégal où l’aéroport de Dakar est ouvert à l’aviation de reconnaissance de l’armée Us
   Au Burkina Faso à Ouagadougou où se trouve une base des forces spéciales d’où ont décollé 193 vols militaires au premier trimestre 2013
   En Ethiopie à l’aéroport d’Arba Minch
   En Ouganda à Entebbe Rien que pour les besoins de ravitaillement en carburant l’AFRICOM a accès à pas moins de 29 aéroports de pays africains

   Bien sûr le prétexte à cette intervention de plus en plus intense est la « guerre contre le terrorisme » sous ses divers avatars régionaux (AQMI, BOKO HARAM etç…) mais le nouveau commandant en chef d’AFRICOM le général David Rodrigues admet que l’arrivée massive d’héroïne afghane sur le continent africain via l’océan indien est un facteur d’aggravation de l’instabilité régionale. Il est vrai qu’avec la cocaïne colombienne qui arrive par l’ouest le territoire africain l’Afrique est désormais au cœur des trafics mondiaux.de drogue.

   Pour bien illustrer les influences militaires US il faut noter que la nouvelle mission de l’ONU au Mali qui se met en place à compter du mois de Juillet comportera douze mille hommes et que les deux plus gros contingents seront fournis par le Rwanda et le Nigeria deux armées sous étroite influence US.

   Quant à la piraterie dans le Golfe de Guinée qui connait une croissance très spectaculaire et va dépasser en intensité la piraterie au large de la Somalie elle ne tardera pas engendrer une riposte internationale probablement conduite par les marines de l’OTAN, Etats-Unis en tête. L’ONU a jeté les bases de cette action par la résolution 20-39. Pour commencer AFRICOM avance à pas mesurés en proposant aux Etats de la CEDEAO, comme elle l’a fait à l’occasion d’un séminaire tenu à Abidjan (qui pourrait accueillir l’Etat-major de cette future force) en Février 2013, une assistance pour la mise en place d’une police maritime commune. Cette prudence ne peut faire oublier que les maigres forces maritimes de ces états ne sauraient être opérationnelles sans la couverture électronique (GPS, radars ,…) et aérienne des Etats-Unis. (...)




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"Chef, chef! Ils nous attaquent avec des ballons!
- P'tain! Ils z'hésitent devant aucune turpitude, les sagouins!"


(Source: brianlamontburgess)

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"Tenez! C'est autant que les pauvres n'auront pas!
- Ahaha..."


La Tomatina 2011 plus grande bataille de nourriture 

Patates, carottes, et « grosses légumes ».
Théophraste R. 
(plagiaire d’un lecteur qui signe« Résistant »).

   (...) « L’historien Fernand Braudel distingue trois niveaux économiques dans une société humaine :

   1) l’autoconsommation : lorsque la plupart de ce que l’on produit va être consommé par soi-même, et les échanges commerciaux sont très marginaux.
   - exemple : je cultive des patates et je mange essentiellement des patates.

   2) l’économie de marché, qui consiste en un échange de productions équitable où tous les partenaires y gagnent.
   - exemple : je cultive des patates, tu cultives des carottes, j’échange une partie de ma production contre une partie de la tienne, et l’on y gagne tous les deux car nous avons une consommation plus variée. Cela peut se faire par troc direct, ou indirect avec l’usage d’une monnaie.

   3) le capitalisme, qui est une création artificielle de crises (de stocks, monétaires, diplomatiques, désinformations, guerres, famines, maladies, etc.) afin de concentrer la plus grande part des richesses entre les mains de ceux qui ont créé cette crise au détriment de tout le reste de la population.
   - exemple : comme je suis déjà plus riche (notez le préalable indispensable, pour ceux qui vous opposent l’argument hypocrite de l’égalité des chances) que les autres, je vais acheter le plus possible de patates et les stocker. Il va y avoir une pénurie artificielle de patates, les prix vont grimper, et je vendrai mes stocks au bon moment, rackettant ainsi le plus gros des richesses tandis que la population va crever de faim. Notez qu’au départ il y a toujours la même quantité de production, suffisante pour nourrir tout le monde ».
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Benoît Barvin