Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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samedi 21 septembre 2013

"Il se fit refaire les dents par un copain boxeur". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA MEILLEURE ARME
EST TON INTELLIGENCE)

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"Me  MANGER?!
Qu'ess qu'y dit, l'type, là?
J'croyais qu'il m'invitait
à danser la rumba..."



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"Le contrôle des armes, je m'assoie dessus)


Punisher - Frank Castle(The Punisher) 
Wallpaper 

Le contrôle des armes 
n'est plus à l'ordre du jour
 DANA MILBANK

   (...) Le 16 septembre, alors qu'un massacre venait d'être commis dans un bâtiment de la Marine américaine à Washington, le président Obama n'a même pas essayé d'utiliser l'actualité pour relancer le débat sur le contrôle des armes à feu. Il a rendu hommage aux "patriotes" visés par le tireur, adressé les pensées et prières d'usage et, sans lancer d'appel à une limitation des armes à feu, est passé aux autres questions du jour : Syrie, reprise économique et bataille budgétaire avec les Républicains.

   En agissant ainsi, il reconnaissait tacitement qu'il n'y a aucun espoir de relancer ne serait-ce que son modeste projet [d'interdiction des fusils d'assaut] qui avait été rejeté par le Sénat en avril. Si la mort de vingt écoliers n'a pas réussi à émouvoir le Congrès, celle d'une douzaine d'adultes – un événement malheureusement courant dans ce pays devenu insensible à la violence – n'avait guère de chances de changer les choses. (...)

   (...) Obama est toujours favorable au contrôle des armes à feu, comme il l'a rappelé mardi dans une interview à la chaîne Telemundo. Mais, pour ce qui est de l'avenir prévisible, le problème est réglé : le contrôle des armes à feu est mort et enterré.

   Quelques jours avant la tuerie de Washington, les électeurs du Colorado ont révoqué deux sénateurs qui avaient soutenu des lois [en vigueur depuis le 1er juillet dernier] imposant un contrôle des antécédents judiciaires pour les ventes d'armes entre particuliers et limitant la capacité des chargeurs. Cette initiative a douché les espoirs d'un progrès dans le contrôle des armes à feu, si ce n'est à Washington, du moins au sein des Etats.

   Fervents partisans du contrôle, les sénateurs démocrates Dianne Feinstein et Dick Durbin ont prononcé leur habituel plaidoyer en faveur de la loi, mais ils l'ont fait sans conviction. "Dieu nous garde de passer à autre chose sans comprendre ce qui s'est produit hier", a déclaré Dick Durbin au Sénat. Il est ensuite passé à autre chose, en levant les yeux vers la galerie réservée au public et en reprenant le débat avec les Républicains sur la réforme du système de santé lancée par Obama. (...) 

   (...) La fusillade de Washington n'a suscité, au mieux, qu'une pause respectueuse. Le secrétaire au Trésor, Jack Lew, a adressé ses "pensées et prières" ainsi que ses "sincères condoléances", avant d'embrayer sur la situation économique. John Thune, sénateur républicain du Dakota du Sud, a déclaré à juste titre au Sénat : "Les affaires continuent, dans le pays comme au Sénat, mais, pour les familles des victimes de la tragédie d'hier, la vie s'est arrêtée. Et je pense qu'il est important pour nous tous de marquer une pause pour nous associer à leur deuil." Dix-neuf secondes plus tard, le sénateur reprenait sa critique du bilan économique d'Obama.

   Le 17 septembre, à la Maison-Blanche, Julie Pace, de [l'agence de presse américaine] Associated Press, a souligné la réaction en demi-teinte d'Obama à la tuerie et a demandé si "une sorte d'indifférence n'avait pas gagné l'opinion publique en raison de la fréquence de ces fusillades". Un autre journaliste a demandé s'il n'y avait pas "une lassitude et l'acceptation que [ces massacres] sont devenus chose normale". Jay Carney, le porte-parole de la Maison-Blanche, a répondu que le président "n'accept[ait] pas que ce soit devenu normal".

   Peut-être. Mais la perte d'espoir dans le contrôle des armes est en train de devenir une anomalie durable. (...)


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"Vous refaire le nez? Bien entendu, Médème...
Et les oreilles aussi..., les yeux... et puis
les seins également, of course..."


Girodet: Amazone (via : femme femme femme)

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Luc Desle

vendredi 20 septembre 2013

"Echange trio de religions blanchies sous le harnais contre quelques heures de paix bienvenue". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE CHEMIN LE PLUS COURT
TE CONDUIT-IL PLUS VITE A LA FIN?)

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"Ouste, Méchant Capitalisme!
Va-t'en!"



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"Désolé, Messieurs/Dames, ils z'ont tout jeté
à la poubelle... Me reste plus que de l'eau plate...
- Ben M... alors!"


"Nighthawks" peint en 1942 lui avait été inspiré par la nouvelle d'Ernest Hemingway, 
"The Killers". (THE ART INSTITUTE OF CHICAGO)


4,6

   (...) C'est, en tonnes, la quantité de denrées alimentaires retirées de la consommation depuis le 15 juin.

   Ce chiffre est dû à des contrôles sanitaires renforcés cet été dans la restauration, les boucheries et poissonneries, les grandes et moyennes surfaces, les centres aérés, les marchés et les commerces d’alimentation générale.

   Les anomalies constatées sont essentiellement liées à l’hygiène, au non respect des dates limites de consommation, aux conditions de conservation des aliments et à la rupture de la chaîne du froid.

   4,6 tonnes, c’est bien plus que l’été dernier : lors de la précédente opération de contrôles effectuée par la Direction générale de l’alimentation et la Direction générale de la concurrence, la consommation et la répression des fraudes, une tonne d’aliments avaient été retirés des étals et menus.

   Les 18 541 contrôles effectués entre le 15 juin et le 28 août ont abouti à la fermeture de 253 établissements (soit 30 de plus qu’en 2012) et à 4 268 avertissements administratifs (contre 2800 en 2012). Une augmentation qui s’explique essentiellement par des contrôles plus exigeants. (...)




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(Cet embrouillamini de modèles nus
 était quand même plus agréable que celui qui régnait 
dans les sphères gouvernementales)




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Benoît Barvin

mardi 23 avril 2013

"La Mort voulait à toute force faire ma connaissance, mais je n'y tenais pas." Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(L'INJUSTE PEUT TE SEMBLER JUSTE
ET VICE ET VERSA)

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"Attentionem modernismi!"


Habemus lexico
Lionel Huot
Sciences et Avenir

   (...) En 1992, le cardinal Carlo Egger s’est vu confié une mission originale par la Fondation Latinatas : rédiger un dictionnaire latin en créant de nouveaux mots pour décrire des concepts plus modernes. Avec plus de 15000 mots dans ses archives, le Lexicon recentis Latinitatis permet désormais à tous les fidèles de parfaire leur latin moderne. Avec des distributeurs de billets qui s’affichent en latin, on comprend l’utilité d’une telle démarche au Vatican.

Quelques exemples extraits du dictionnaire :

abat-jour : umbráculum lámpadis
baby-sitter : infantária (-ae)
bar : thermopólium (-ii)
bus scolaire : discipulorum laophorum
camping : campus tentórius
casino : aleatórium
discothèque : taberna discothecária
flirt : amor levis
goulag : campus captivis custodiendis
kamikaze : voluntárius sui interemptor
minigolf : pilamálleus mintus
playboy : iúvenis voluptárius
popcorn : máizae grana tosta (pl.)
safari : venátio Africana
week-end : éxiens hebdómada

   Ainsi, minijupe se dit tunicula minima, cigarette devient istula nicotiana, ou encore ordinateur se traduit par instrumentum computatórium. Plus polémique, le jazz, d’abord traduit par nigritarum musica, a été remplacé par iazensis musica. Bien que le port du préservatif ne soit toujours pas toléré par l’Eglise, il a au moins le droit à une traduction :tegumembra. Impossible de ne pas penser au film de Jean Yanne Deux heures moins le quart avant Jésus Christ !

   Plus sérieusement, on se rappelle que Benoit XVI a annoncé sa démission, lors d’un consistoire ordinaire avec ses cardinaux, en latin. La journaliste italienne Giovanna Chirri, correspondante au Vatican de l’agence de presse ANSA, qui parle couramment le latin, a compris avant tout le monde le discours prononcé. Elle s’est empressée de divulguer l’information, avant la confirmation du porte-parole. Une situation - rare, on vous l'accorde - où la maîtrise du latin moderne fait toute la différence !(...)


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(Cet étrange monde me perplexifie...)

Pensive by Carney Malone

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"Casse-toi de là, sale dopé!
- Ouch!"


Dopage: 
le rugby est le sport le plus touché
Le HuffPost/AFP

   (...) Le sport le plus touché par le dopage n'est sans doute pas celui que vous croyez. Loin devant le cyclisme, c'est en effet le rugby qui arrive en première position, en proportion des contrôles effectués par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) sur l'année 2012.

   "Je me suis intéressée aux sports sur lesquels au moins 400 échantillons nous sont parvenus en 2012 afin d'avoir des statistiques fiables, explique la directrice du département des analyses de l'AFLD. Huit disciplines correspondent à ce critère. Si nous tenons compte de toutes les molécules interdites présentes sur la liste de l'Agence mondiale antidopage, le sport qui donne le plus haut pourcentage (de cas positifs) est le rugby", a déclaré Françoise Lasne devant la commission d'enquête du Sénat sur l'efficacité de la lutte contre le dopage. "Vient ensuite le football puis l'athlétisme, le triathlon, le basket-ball, le cyclisme, le handball et la natation", a-t-elle déclaré.

   "En proportion, c'est exact, mais il faut relativiser", a développé Bruno Genevois, le président de l'AFLD. "Il faudrait s'appuyer sur des données plus vastes et sur des durées plus longues. On sait par exemple qu'en s'appuyant sur les statistiques de l'AMA (agence mondiale antidopage) pour l'année 2011 par rapport au nombre de pratiquants, c'est l'haltérophilie qui apparaît comme le sport le plus touché". "Par ailleurs, en 2012 comme en 2011, le cyclisme et l'athlétisme ont présenté sur un plan d'ensemble et en valeur absolue le plus d'échantillons anormaux trouvés par l'AFLD", explique Bruno Genevois. (...)

   (...) En 2012, le cyclisme a ainsi représenté 14,9% des résultats anormaux enregistrés par l'AFLD, devant l'athlétisme (12,6%), le rugby (10,4%), le football (6,8%) et le triathlon (4,5%), selon des chiffres communiqués par l'agence. Ces résultats sont à mettre en regard du nombre de contrôles effectués dans chacune de ces disciplines et que la directrice du département des analyses de l'AFLD a livré lors de son audition (et confirmé par l'AFLD dans un communiqué).

   Le cyclisme apparaît ainsi, et de loin, comme le sport le plus contrôlé en 2012, avec 1812 échantillons analysés. Dans l'ordre apparaissent ensuite l'athlétisme avec 1164 échantillons, le rugby (588), le football (548), le handball (452), le triathlon (433), la natation (418) et le basket-ball (394).

   "Ce qui est intéressant, c'est qu'en 2012 comme en 2011, on a retrouvé une assez forte proportion de cannabis et de glucocorticoïdes", souligne le président de l'AFLD. En 2012, les cannabinoïdes (28,4%) et les glucocorticoïdes (22,8%) ont représenté les deux classes de substances le plus souvent détectées, précise l'AFLD.

   Lors de son audition, la directrice du département des analyses de l'AFLD a également procédé à un calcul des sports les plus touchés en proportion des contrôles en excluant le cannabis "un dopant indirect (...) qui n'améliore pas directement la performance". Et c'est de nouveau le rugby qui est apparu malgré tout comme le sport le plus touché. "Si l'on exclut le cannabis, le rugby reste en tête, devant l'athlétisme, le triathlon, puis le cyclisme, la natation, le football, le basket-ball et le handball", a énuméré Françoise Lasne.


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Benoît Barvin