Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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mardi 1 avril 2014

"Il était aussi attachant qu'un boa constrictor". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE BONHEUR
NE S'ATTRAPE PAS AU LASSO)

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(La femme cubique s'entraînant au remplacement
de celle du magicien, pour le tour de
la caisse angulaire)


Untitled #2,from Sculptural Nudes, 2012

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(Le gaz hilarant à effet de serre
était-il vraiment dangereux?)



Lutte contre les gaz à effet de serre : 
quand les actionnaires mettent la pression

Bertrand Stocker, à Washington 

   (...) Alors que le GIEC vient de publier un nouveau rapport alarmant sur le réchauffement du climat, aux Etats-Unis, une coalition d'Organisations Non Gouvernementales (ONG) et d'investisseurs durables tente d'entrainer les actionnaires dans la lutte contre les gaz à effet de serre. La stratégie choisie ? Contraindre les géants pétroliers et énergétiques à afficher les risques qui pèsent sur leur valeur, si le monde s'engage sur la voie d'une économie moins consommatrice de pétrole, de charbon ou de gaz.

   C’est un rapport d’un genre inédit que s’apprête à publier Exxon Mobil. Disponible publiquement sur le site web de la plus grande compagnie pétrolière mondiale, cette étude détaillera comment la valeur de ses actifs risque d'évoluer, si le monde s'engage réellement sur la voie d'une économie moins consommatrice en énergie fossile.

   Les sables bitumineux, dont le bilan carbone est désastreux, ou les gisements en eau très profonde, très coûteux à exploiter, ne risquent-t-ils pas de perdre leur valeur? L'argent des actionnaires est-il réellement bien employé en investissant dans ces énergies qui risquent d'être prise pour cible par des pouvoirs publics soucieux d'éviter la catastrophe écologique? (...)

   (...) La publication de ce rapport est le fruit du travail de pression conjoint de deux actionnaires militants, Arjuna Fund, un gestionnaire de patrimoine spécialisé dans l'investissement durable, et As you sow (Ce que l'on aura semé), une association qui mobilise les investisseurs pour des entreprises plus responsables, notamment sur le plan environnemental.

   Arjuna et As you sow ont menacé Exxon de soumettre une résolution sur le “risque carbone” lors de l'assemblée générale des actionnaires. Ils n'ont accepté de la retirer qu'à la condition que la firme publie cette analyse.

   « C'est un grand pas en avant », se félicite Natasha Lamb, d'Arjuna Fund. « Les investisseurs pourront examiner les éléments d'information fournis par Exxon, analyser les risques », explique-t-elle. Ils pourront ensuite « parvenir à leurs propres conclusions: quels sont les actifs les plus susceptibles d'être dévalués à l'avenir ? Dans quel domaine l'argent est-il le mieux dépensé ? Ne vaut-il pas mieux exiger un rachat de ses propres actions par Exxon si l'entreprise ne peut pas présenter d'investissement avec un profil de risque satisfaisant ? »

   Exxon n'est pas la seule entreprise à avoir été visée par cette forme de pression actionnariale. La démarche d'Arjuna Fund et d'As you sow fait partie d'une campagne menée par Carbon tracker, une ONG britannique, et le Ceres, une coalition américaine d'ONG, de caisses de retraites et d'investisseurs durables, qui affirment ensemble peser près de 3.000 milliards d dollars d'investissements financiers. (...)

   (...) 45 grandes entreprises énergétiques ont été destinataires d'une lettre demandant des informations sur leur “risque carbone” à l'automne, et dix d'entre elles ont été visées par une proposition de résolution à leur prochaine assemblée générale d'actionnaires.

   L’attitude d’Exxon reste pour l’instant un cas unique. Mais d'autres compagnies ont accepté de mieux rendre des comptes sur leur dépendance aux énergies fossiles, comme l’affirme Ryan Salmon, du Ceres. L'électricien américain First Energy, par exemple, va publier un rapport sur l'évolution prévue de ses émissions de carbone, alors que le président Obama a fixé l'objectif de réduire celle-ci de 80% d'ici 2050.

   Avec ces rapports ou résolutions, « nous faisons avancer la conversation sur le risque que le changement climatique fait peser sur les producteurs d'énergies fossiles », se félicite Ryan Salmon. « Il est tout à fait clair désormais que ce risque est en tête des préoccupations de certains investisseurs. Bloomberg vient d’ailleurs de lancer un outil d'évaluation du risque carbone des entreprises, disponible sur les écrans des traders ».

   L'an dernier, près de 20% d'actionnaires avait voté favorablement une résolution sur le risque carbone, lors de l'assemblée générale de Consol Energy, un producteur américain de gaz naturel et de charbon.

   L'Agence internationale de l'Energie estime qu'il ne faut pas consommer plus d'un tiers des ressources prouvées des ressources prouvées d'énergie fossiles de la planète d'ici 2050, pour éviter un réchauffement climatique de 2 degrés.
© 2014 Novethic - Tous droits réservés


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(Cet homme à femmes s'aimait lui-même)


Ulay, S’he, 1972.

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Benoît Barvin

jeudi 3 octobre 2013

"Il était aussi heureux qu'un dindon qui glousse". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(L’ÂNE PEUT-IL HENNIR?)

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"T'es postée près du frigo pour m'empêcher de 
manger, c'est ça?"



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"Si je suis lobbyiste pour le gaz de schiste?
Non, pas vraiment... Pourquoi cette question?"


ubu507:
Ein Totentanz (Dance of Death)
Date: 1918
. Artist: Alfred Kubin
North Carolina Museum of Art


Gaz de schiste : 
la bataille de France a commencé

   (...) Dans l’ombre des labos, dans les couloirs de l’Assemblée, sur les bancs des tribunaux, ils s’agitent. C’est dit, les industriels ne renonceront pas sans combattre aux gaz et pétrole de schiste qui dorment, peut-être, sous nos pieds. Au début, pourtant, leur bataille semblait mal engagée. Entre juillet 2011 et septembre 2012, les parlementaires, suivis des présidents Nicolas Sarkozy et Francois Hollande, ont enchaîné les mesures pour limiter l’exploration et l’exploitation de cette manne potentielle. Visée, la nature même de ces hydrocarbures dits « non conventionnels ».

   Ceux-ci ne se laissent pas attraper aisément. Impossible de les pomper au cœur d’un réservoir, il faut, pour aller les chercher, casser la roche-mère qui les abrite, grâce à la fracturation hydraulique. Besoins gargantuesques en eau, risque de pollution des aquifères et de séismes, émissions de CO2 : les inconvénients de cette technique sont nombreux. Alors, de fracturation hydraulique, en France, il n’y aura point. Ce fut le sens de la loi Jacob, adoptée en juillet 2011. Celle aussi des annulations de permis de recherche suspects détenus par les pétroliers.

   A l’époque, on a cru le dossier clos. C’était sans compter la pugnacité des compagnies. Depuis l’entrée en vigueur de la loi, les voilà abonnées aux prétoires. Delphine Batho, ancienne ministre de l’Ecologie, dénonce même « une guérilla judiciaire ». Parmi les pétroliers privés de permis de recherche par Nicolas Sarkozy, Total fut le premier à dégainer. Assurant se conformer à la loi, l’opérateur a déposé contre l’Etat un recours administratif, dont il attend encore le jugement. Même punition, autre réaction. Le 18 avril dernier, l’Américain Schuepbach a carrément saisi le Conseil d’Etat d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC). En clair, la société texane estime que la loi bannissant le recours à la fracturation hydraulique pour les pétroliers est contraire à la Constitution, notamment puisque la technique est, dit-elle, autorisée pour les acteurs de la géothermie. La QPC a été transmise au Conseil constitutionnel, qui doit répondre avant le 12 octobre.
Coups de boutoir des industriels

   A l’heure où nous écrivons ces lignes, impossible de savoir si la loi vacillera sous les coups de boutoir des industriels. Ni si une nouvelle législation, plus stricte ou plus laxiste, lui succédera. Ni même si la révision en cours du code minier viendra verrouiller la question, empêchant les opérateurs de forer sans consulter les habitants ni enquêter sur les dommages induits par un forage. Pour dénoncer ce manque de consultation, justement, deux communautés de communes du Bassin parisien ont, elles aussi, déposé une QPC contre un permis détenu en Seine-et-Marne. Le résultat se fait attendre. Une certitude néanmoins, les lignes longtemps gelées du dossier sont en train de bouger. Et pas seulement dans les tribunaux. Pour le prouver, Terra eco s’est plongé dans les permis octroyés aux industriels, a interrogé les chercheurs qui planchent sur de nouvelles techniques, écouté les lobbies qui murmurent à l’oreille des parlementaires, jaugé les résistances jurassiennes… La guerre est déclarée, enfilez votre équipement. (...)
Suite à lire sur:


(Source: xmothersuperior)


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Luc Desle

samedi 21 septembre 2013

"Il se fit refaire les dents par un copain boxeur". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA MEILLEURE ARME
EST TON INTELLIGENCE)

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"Me  MANGER?!
Qu'ess qu'y dit, l'type, là?
J'croyais qu'il m'invitait
à danser la rumba..."



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"Le contrôle des armes, je m'assoie dessus)


Punisher - Frank Castle(The Punisher) 
Wallpaper 

Le contrôle des armes 
n'est plus à l'ordre du jour
 DANA MILBANK

   (...) Le 16 septembre, alors qu'un massacre venait d'être commis dans un bâtiment de la Marine américaine à Washington, le président Obama n'a même pas essayé d'utiliser l'actualité pour relancer le débat sur le contrôle des armes à feu. Il a rendu hommage aux "patriotes" visés par le tireur, adressé les pensées et prières d'usage et, sans lancer d'appel à une limitation des armes à feu, est passé aux autres questions du jour : Syrie, reprise économique et bataille budgétaire avec les Républicains.

   En agissant ainsi, il reconnaissait tacitement qu'il n'y a aucun espoir de relancer ne serait-ce que son modeste projet [d'interdiction des fusils d'assaut] qui avait été rejeté par le Sénat en avril. Si la mort de vingt écoliers n'a pas réussi à émouvoir le Congrès, celle d'une douzaine d'adultes – un événement malheureusement courant dans ce pays devenu insensible à la violence – n'avait guère de chances de changer les choses. (...)

   (...) Obama est toujours favorable au contrôle des armes à feu, comme il l'a rappelé mardi dans une interview à la chaîne Telemundo. Mais, pour ce qui est de l'avenir prévisible, le problème est réglé : le contrôle des armes à feu est mort et enterré.

   Quelques jours avant la tuerie de Washington, les électeurs du Colorado ont révoqué deux sénateurs qui avaient soutenu des lois [en vigueur depuis le 1er juillet dernier] imposant un contrôle des antécédents judiciaires pour les ventes d'armes entre particuliers et limitant la capacité des chargeurs. Cette initiative a douché les espoirs d'un progrès dans le contrôle des armes à feu, si ce n'est à Washington, du moins au sein des Etats.

   Fervents partisans du contrôle, les sénateurs démocrates Dianne Feinstein et Dick Durbin ont prononcé leur habituel plaidoyer en faveur de la loi, mais ils l'ont fait sans conviction. "Dieu nous garde de passer à autre chose sans comprendre ce qui s'est produit hier", a déclaré Dick Durbin au Sénat. Il est ensuite passé à autre chose, en levant les yeux vers la galerie réservée au public et en reprenant le débat avec les Républicains sur la réforme du système de santé lancée par Obama. (...) 

   (...) La fusillade de Washington n'a suscité, au mieux, qu'une pause respectueuse. Le secrétaire au Trésor, Jack Lew, a adressé ses "pensées et prières" ainsi que ses "sincères condoléances", avant d'embrayer sur la situation économique. John Thune, sénateur républicain du Dakota du Sud, a déclaré à juste titre au Sénat : "Les affaires continuent, dans le pays comme au Sénat, mais, pour les familles des victimes de la tragédie d'hier, la vie s'est arrêtée. Et je pense qu'il est important pour nous tous de marquer une pause pour nous associer à leur deuil." Dix-neuf secondes plus tard, le sénateur reprenait sa critique du bilan économique d'Obama.

   Le 17 septembre, à la Maison-Blanche, Julie Pace, de [l'agence de presse américaine] Associated Press, a souligné la réaction en demi-teinte d'Obama à la tuerie et a demandé si "une sorte d'indifférence n'avait pas gagné l'opinion publique en raison de la fréquence de ces fusillades". Un autre journaliste a demandé s'il n'y avait pas "une lassitude et l'acceptation que [ces massacres] sont devenus chose normale". Jay Carney, le porte-parole de la Maison-Blanche, a répondu que le président "n'accept[ait] pas que ce soit devenu normal".

   Peut-être. Mais la perte d'espoir dans le contrôle des armes est en train de devenir une anomalie durable. (...)


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"Vous refaire le nez? Bien entendu, Médème...
Et les oreilles aussi..., les yeux... et puis
les seins également, of course..."


Girodet: Amazone (via : femme femme femme)

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Luc Desle