Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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samedi 12 juillet 2014

"Ce nain regardait sous les jupes des filles bien malgré lui". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE SAGE SE CONTENTE-T-IL
DE LA SAGESSE?)

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(La femme que son mari punissait en la suspendant

dans les airs finit par porter plainte)



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(Fermeture définitive d'une centrale,

quelque part, dans le Monde)




Non, fermer Fessenheim 
ne fera pas 2 000 chômeurs de plus



   (...) Construite au-dessus d’une faille sismique, Fessenheim (Haut-Rhin) cristallise les craintes des anti-nucléaires. Le hic, c’est que, directement ou indirectement, elle génère aussi 2 000 emplois. Au total, sa présence influe sur les revenus de 5 000 Alsaciens. Ces chiffres, déjà avancés par le cabinet Syndex (étude en pdf) missionné par les syndicats du site en 2012, viennent d’être confirmés par l’Insee, Institut national de la statistique et des études économiques

   Dans une étude (en pdf) publiée mardi 1er juillet, les statisticiens dénombrent 850 personnes directement employées par EDF, 510 emplois indirects liés à l’activité des sous-traitants et 550 emplois induits par la présence de tout ce petit monde sur le territoire. Les syndicats y voient autant d’« emplois perdus » en cas d’arrêt de l’activité. Si la promesse présidentielle de stopper la production en 2016 est tenue, le délégué CGT de la centrale Laurent Raynaud prédit aussi un « appauvrissement de la région ». Au niveau local comme national, ces corrélations méritent d’être nuancées. 

   Le démantèlement ? 15 000 emplois... « Ce qu’on a mesuré, ce sont les emplois qui dépendent de Fessenheim aujourd’hui, à un instant T, précise Jean-Pierre Courson, responsable des études et de la diffusion à l’Insee Alsace. Le nombre de personnes qui se retrouveront au chômage si le site ferme, ça l’Insee ne peut pas le prévoir. »

   « Pour arrêter une centrale nucléaire il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton », rappelle Marc Jedliczka, porte-parole de l’association Négawatt, partisane d’une sortie du nucléaire à l’horizon 2033. « Le site n’est pas déserté lorsque la production s’arrête », précise-t-il. Ainsi, pour le réacteur Bugey 1 dont la cessation d’activité a été décidée en 1996, les opérations de mise à l’arrêt n’ont pris fin qu’en 2005. A Fessenheim, l’argument ne rassure pas la CGT. « L’expérience de Bugey 1 et celle de Superphénix nous montrent que douze mois après l’arrêt des réacteurs, seuls 10% des effectifs sont encore sur place », s’inquiète Laurent Raynaud. Sauf qu’aucun de ces réacteurs n’a encore été démantelé. 

   « Pour l’heure, il est très difficile de quantifier l’emploi généré par ces opérations car il n’existe aucun précédent, note Jean-Pierre Courson. Ce qui est sûr, c’est qu’elles s’inscriront dans le temps long. » Dans son scénario de transition énergétique, l’association Négawatt estime qu’à l’horizon 2030, le démantèlement aura créé 15 000 emplois. Un gisement conséquent mais insuffisant pour remplacer les 125 000 emplois directs qui, selon une étude du cabinet PwC commandée par Areva, dépendent de la filière électro-nucléaire. (...)

   (...) « Ce qui va amortir l’impact ce n’est pas tant le démantèlement que les départs à la retraite », tempère Philippe Quirion, économiste, auteur d’une étude (en pdf) consacrée à l’effet net sur l’emploi de la transition énergétique . A Fessenheim, un quart des salariés directement employés par EDF a plus de 50 ans. Sur l’ensemble du parc nucléaire français, près de la moitié du personnel approche de la retraite. Philippe Quirion voit dans cette pyramide des âges « une opportunité » de transition en douceur. 

   « La plupart des salariés ont commencé leur carrière dans les années 1970, quand les centrales démarraient. Si on arrête les réacteurs aujourd’hui, les hommes et les centrales partiront à la retraite en même temps. » A l’inverse, la prolongation de leur durée de vie est synonyme d’ embauche et de formation. Autant de nouveaux salariés qui, selon Philippe Quirion, « se retrouveront sur le carreau à la moitié de leur vie professionnelle ». L’argument ne convainc pas Laurent Raynaud. Le syndicaliste voit dans ces départs « un potentiel d’embauche » dont le bassin d’emploi aurait tort de se passer.

   « Sur le plan industriel, la région est déjà assez sinistrée, ce serait irresponsable de supprimer une source d’emploi », estime le syndicaliste. Son diagnostic est confirmé par l’Insee. « Aucun moteur d’emploi ne se dégage pour remplacer la centrale », indique son rapport. Mais Jean-Pierre Courson nuance : 

   « La centrale est implantée dans un territoire résidentiel, les habitants travaillent pour la plupart dans les villes voisines, l’inscription de la centrale est diffuse. » De fait, seule la commune de Fessenheim vit de la centrale pour plus d’un tiers (35%) de sa population (2 300 habitants). Sur le bassin d’emploi, entre 2% et 12,5% de la population (dans quatorze autres communes) ont une activité liée à la centrale. « Nous ne sommes pas dans le cas de figure d’une mine ou d’une usine dont la fermeture met toute une région au chômage », relativise le statisticien. A titre de comparaison, dans la même zone géographique, 42 000 emplois sont liés directement ou indirectement à l’activité de PSA Peugeot-Citroën, soit 122 00 ménages. (...) 

   (...) Diffuse, l’empreinte de la centrale l’est aussi chez les sous-traitants. Sur les 400 entreprises concernées, seules 16 y consacrent plus de 10% de leurs effectifs. « Parmi ces sous-traitants, il y a aussi les nomades du nucléaire, qui vont de centrales en centrales pour des opérations de maintenance en zone contaminée, note Marc Jedliczka. Pour eux, deux réacteurs en moins sur 58 ne va pas chambouler la gestion des effectifs. »

   « Il faut arrêter de se raconter des histoires, proteste Laurent Raynaud, sur le site. On peut tourner le problème dans tous les sens, moins d’activité c’est forcément moins d’emplois. » Cette causalité, Marc Jedliczka ne la nie pas. « Evidemment des postes vont disparaître. C’est le principe même d’une transition. Par exemple, aujourd’hui le métier de cocher n’existe plus, et alors ? ». Pour lui, ces pertes de postes ne sont pas regrettables tant que la transition énergétique crée de nouveaux emplois. Une étude de l’Ademe, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, indique qu’en 2010, 106 000 équivalents temps pleins ont été créés dans les énergies renouvelables. Sans compter l’efficacité énergétique qui en 2010 a entraîné la création de 126 000 équivalents temps plein, soit autant d’emplois directs que dans toute la filière électro-nucléaire !« L’intensité en emploi est beaucoup plus importante dans le bâtiment que dans la production d’électricité », note Philippe Quirion. Ainsi, un million d’euro investi dans l’efficacité énergétique crée 16 emplois, contre 6 pour la production d’électricité.

   « L’énergie que ne produira plus la centrale de Fessenheim, il va bien falloir l’économiser ou la produire autrement, résume Marc Jedlizcka pour qui ces nouvelles activités vont générer de l’emploi. » Reste que ce tournant est peu anticipé. La communauté de communes Essor du Rhin, dans laquelle est située la centrale alsacienne, n’a relevé « aucun projet de transition énergétique assez abouti pour mériter qu’on en fasse état ». EDF, interrogé sur le devenir des salariés de Fessenheim, reconnaît qu’aucun plan de reconversion n’est pour l’instant envisagé. « En l’absence d’annonce sur le devenir de la centrale, ce serait précipité », justifie son service communication. (...)


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(Comment ça, mes lunettes?

Je croyais que vous n'en aviez 
qu'après les chapeaux...)




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Benoît Barvin

mardi 13 mars 2012

"Le cimetière sous la lune avait un peu froid". Benoît Barvin in "Pensées pensées".


°°°

Pensées pour nous-mêmes:



(LA VÉRITÉ EST UNE MAÎTRESSE EXIGEANTE. 
TU LUI ÉCHAPPERAS DIFFICILEMENT)


°°°
LA BLAGUE DU MOMENT:
"Qui va piano va sano"
"Heu... Mais trop piano quand même, hein?"

Bayrou, le recours ?

   (...) Quatrième homme des sondages, François Bayrou, en meeting samedi soir à Toulouse, entend convaincre, à un moment qu'il juge "crucial" de la campagne, les électeurs et responsables politiques mécontents ou indécis qu'il peut être l'homme du recours face à Hollande et Sarkozy. "Je vais dire ce soir à quel point le combat qui est le nôtre est crucial face aux deux autres candidats de l'illusion et de la division qui font courir des risques extrêmes au pays", a expliqué François Bayrou sans citer le nom de ses rivaux François Hollande et Nicolas Sarkozy.
   "Le seul vote utile (à quoi?), c'est moi", avait-il déjà résumé vendredi sur France 3 en appelant à sortir de décennies d'alternances successives PS-UMP qui ont, selon lui, conduit le pays dans la crise. (Sacré Bayrou, toujours le mot pour rire... Quel boute-en-train)(...) 



°°°
"Moi, en me servant de ce simple boulier,
j'ai pas les mêmes chiffres que Wauquiez..."
Wauquiez et l’exemple font mauvais ménage 
GUILLAUME LAUNAY 

   (...) En octobre, Wauquiez avait déjà tenté de faire croire que son même couple de Haute-Loire avec trois enfants paierait 3 000 euros d’impôts en plus si les socialistes faisaient la fusion entre impôt sur le revenu et contribution sociale généralisée (CSG). Au prix d’une grosse erreur dans le calcul (Libération du 24 octobre). 
   Bis repetita le 10 janvier à propos du projet PS de réforme du quotient familial. Wauquiez assurait (toujours sur BFM TV) que son couple témoin perdrait entre 500 et 1 000 euros par an… Raté à nouveau : le ministre de la Recherche oubliait que le PS ne prévoyait pas une suppression pure et simple du quotient familial, mais un redéploiement des aides au titre de la politique familiale. En réalité, la situation de la famille évoquée par Wauquiez ne changeait guère. 
   Et à nouveau, face à Moscovici, l’exemple pris par le ministre concernant la hausse des cotisations souffre de graves approximations. Prenons d’abord la mesure telle qu’elle est présentée : pour financer sa réforme des retraites, François Hollande prévoit notamment une hausse des cotisations vieillesse de 0,1 point par an sur cinq ans (soit, à terme, 0,5% pour l’employeur et 0,5% pour le salarié). Quelles sont les conséquences pour notre couple de Haute-Loire ? Les services du ministre nous ont donné l’explication : pour 3 000 euros de salaire net (environ 3 800 euros brut), on parvient (pour une augmentation des cotisations de 0,5%) à une hausse des cotisations salariales de 19 euros par mois, soit 228 euros par an. Le calcul est exact. 
   Mais comment arriver à 500 euros alors ? En fait, Wauquiez double la mise en ajoutant aussi l’augmentation de la part patronale ! Comme si les cotisations patronales étaient aussi déduites du salaire. Ce qui d’un coup fait passer le total, au bout de cinq ans, à 460 euros, que le ministre arrondit à 500 euros. (...)

°°°
"Acabi, acaba, trois petits tours de cartes...
Et voilà!
- Voilà quoi?
- Ben des milliers d'emplois détruits... Ce n'est pas
ce que vous vouliez, peut-être, Monsieur le Résident?
- Chuuuttt!!!"

22.600 emplois salariés 
détruits en France au 4e trimestre

   (...) PARIS (AFP) - Les secteurs principalement marchands ont détruit (ah, le mot qui tue!) 22.600 emplois au 4e trimestre 2011 et 31.500 au troisième, selon des chiffres révisés publiés jeudi par l'Insee.
   Mi-février, l'Insee avait annoncé 31.900 destructions d'emplois au 4e trimestre et pour le 3e trimestre un petit solde positif de 3.600 postes créés.
   Cela fait donc deux trimestres consécutifs que l'économie détruit des emplois et non plus un seul, comme le laissaient à penser les données provisoires de l'Insee, alors que la France n'avait plus perdu d'emplois depuis fin 2009.
   Sur un an, l'emploi salarié reste néanmoins en hausse de 0,4% avec 67.300 postes créés (en CDI?).
   L'Institut national de la statistique relève notamment un fort recul de l'intérim avec 21.100 emplois détruits au 4e trimestre (-3,6%). (...)




°°°
"Qui j'attends? Mais Giraud-Moebius...
On m'a dit qu'il allait passer par là...
Oui, bien sûr, je lui donnerai le bonjour"


°°°
Luc Desle (et l'équipe de Tu Quoque pour Moebius...)