Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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samedi 12 juillet 2014

"Ce nain regardait sous les jupes des filles bien malgré lui". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE SAGE SE CONTENTE-T-IL
DE LA SAGESSE?)

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(La femme que son mari punissait en la suspendant

dans les airs finit par porter plainte)



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(Fermeture définitive d'une centrale,

quelque part, dans le Monde)




Non, fermer Fessenheim 
ne fera pas 2 000 chômeurs de plus



   (...) Construite au-dessus d’une faille sismique, Fessenheim (Haut-Rhin) cristallise les craintes des anti-nucléaires. Le hic, c’est que, directement ou indirectement, elle génère aussi 2 000 emplois. Au total, sa présence influe sur les revenus de 5 000 Alsaciens. Ces chiffres, déjà avancés par le cabinet Syndex (étude en pdf) missionné par les syndicats du site en 2012, viennent d’être confirmés par l’Insee, Institut national de la statistique et des études économiques

   Dans une étude (en pdf) publiée mardi 1er juillet, les statisticiens dénombrent 850 personnes directement employées par EDF, 510 emplois indirects liés à l’activité des sous-traitants et 550 emplois induits par la présence de tout ce petit monde sur le territoire. Les syndicats y voient autant d’« emplois perdus » en cas d’arrêt de l’activité. Si la promesse présidentielle de stopper la production en 2016 est tenue, le délégué CGT de la centrale Laurent Raynaud prédit aussi un « appauvrissement de la région ». Au niveau local comme national, ces corrélations méritent d’être nuancées. 

   Le démantèlement ? 15 000 emplois... « Ce qu’on a mesuré, ce sont les emplois qui dépendent de Fessenheim aujourd’hui, à un instant T, précise Jean-Pierre Courson, responsable des études et de la diffusion à l’Insee Alsace. Le nombre de personnes qui se retrouveront au chômage si le site ferme, ça l’Insee ne peut pas le prévoir. »

   « Pour arrêter une centrale nucléaire il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton », rappelle Marc Jedliczka, porte-parole de l’association Négawatt, partisane d’une sortie du nucléaire à l’horizon 2033. « Le site n’est pas déserté lorsque la production s’arrête », précise-t-il. Ainsi, pour le réacteur Bugey 1 dont la cessation d’activité a été décidée en 1996, les opérations de mise à l’arrêt n’ont pris fin qu’en 2005. A Fessenheim, l’argument ne rassure pas la CGT. « L’expérience de Bugey 1 et celle de Superphénix nous montrent que douze mois après l’arrêt des réacteurs, seuls 10% des effectifs sont encore sur place », s’inquiète Laurent Raynaud. Sauf qu’aucun de ces réacteurs n’a encore été démantelé. 

   « Pour l’heure, il est très difficile de quantifier l’emploi généré par ces opérations car il n’existe aucun précédent, note Jean-Pierre Courson. Ce qui est sûr, c’est qu’elles s’inscriront dans le temps long. » Dans son scénario de transition énergétique, l’association Négawatt estime qu’à l’horizon 2030, le démantèlement aura créé 15 000 emplois. Un gisement conséquent mais insuffisant pour remplacer les 125 000 emplois directs qui, selon une étude du cabinet PwC commandée par Areva, dépendent de la filière électro-nucléaire. (...)

   (...) « Ce qui va amortir l’impact ce n’est pas tant le démantèlement que les départs à la retraite », tempère Philippe Quirion, économiste, auteur d’une étude (en pdf) consacrée à l’effet net sur l’emploi de la transition énergétique . A Fessenheim, un quart des salariés directement employés par EDF a plus de 50 ans. Sur l’ensemble du parc nucléaire français, près de la moitié du personnel approche de la retraite. Philippe Quirion voit dans cette pyramide des âges « une opportunité » de transition en douceur. 

   « La plupart des salariés ont commencé leur carrière dans les années 1970, quand les centrales démarraient. Si on arrête les réacteurs aujourd’hui, les hommes et les centrales partiront à la retraite en même temps. » A l’inverse, la prolongation de leur durée de vie est synonyme d’ embauche et de formation. Autant de nouveaux salariés qui, selon Philippe Quirion, « se retrouveront sur le carreau à la moitié de leur vie professionnelle ». L’argument ne convainc pas Laurent Raynaud. Le syndicaliste voit dans ces départs « un potentiel d’embauche » dont le bassin d’emploi aurait tort de se passer.

   « Sur le plan industriel, la région est déjà assez sinistrée, ce serait irresponsable de supprimer une source d’emploi », estime le syndicaliste. Son diagnostic est confirmé par l’Insee. « Aucun moteur d’emploi ne se dégage pour remplacer la centrale », indique son rapport. Mais Jean-Pierre Courson nuance : 

   « La centrale est implantée dans un territoire résidentiel, les habitants travaillent pour la plupart dans les villes voisines, l’inscription de la centrale est diffuse. » De fait, seule la commune de Fessenheim vit de la centrale pour plus d’un tiers (35%) de sa population (2 300 habitants). Sur le bassin d’emploi, entre 2% et 12,5% de la population (dans quatorze autres communes) ont une activité liée à la centrale. « Nous ne sommes pas dans le cas de figure d’une mine ou d’une usine dont la fermeture met toute une région au chômage », relativise le statisticien. A titre de comparaison, dans la même zone géographique, 42 000 emplois sont liés directement ou indirectement à l’activité de PSA Peugeot-Citroën, soit 122 00 ménages. (...) 

   (...) Diffuse, l’empreinte de la centrale l’est aussi chez les sous-traitants. Sur les 400 entreprises concernées, seules 16 y consacrent plus de 10% de leurs effectifs. « Parmi ces sous-traitants, il y a aussi les nomades du nucléaire, qui vont de centrales en centrales pour des opérations de maintenance en zone contaminée, note Marc Jedliczka. Pour eux, deux réacteurs en moins sur 58 ne va pas chambouler la gestion des effectifs. »

   « Il faut arrêter de se raconter des histoires, proteste Laurent Raynaud, sur le site. On peut tourner le problème dans tous les sens, moins d’activité c’est forcément moins d’emplois. » Cette causalité, Marc Jedliczka ne la nie pas. « Evidemment des postes vont disparaître. C’est le principe même d’une transition. Par exemple, aujourd’hui le métier de cocher n’existe plus, et alors ? ». Pour lui, ces pertes de postes ne sont pas regrettables tant que la transition énergétique crée de nouveaux emplois. Une étude de l’Ademe, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, indique qu’en 2010, 106 000 équivalents temps pleins ont été créés dans les énergies renouvelables. Sans compter l’efficacité énergétique qui en 2010 a entraîné la création de 126 000 équivalents temps plein, soit autant d’emplois directs que dans toute la filière électro-nucléaire !« L’intensité en emploi est beaucoup plus importante dans le bâtiment que dans la production d’électricité », note Philippe Quirion. Ainsi, un million d’euro investi dans l’efficacité énergétique crée 16 emplois, contre 6 pour la production d’électricité.

   « L’énergie que ne produira plus la centrale de Fessenheim, il va bien falloir l’économiser ou la produire autrement, résume Marc Jedlizcka pour qui ces nouvelles activités vont générer de l’emploi. » Reste que ce tournant est peu anticipé. La communauté de communes Essor du Rhin, dans laquelle est située la centrale alsacienne, n’a relevé « aucun projet de transition énergétique assez abouti pour mériter qu’on en fasse état ». EDF, interrogé sur le devenir des salariés de Fessenheim, reconnaît qu’aucun plan de reconversion n’est pour l’instant envisagé. « En l’absence d’annonce sur le devenir de la centrale, ce serait précipité », justifie son service communication. (...)


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(Comment ça, mes lunettes?

Je croyais que vous n'en aviez 
qu'après les chapeaux...)




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Benoît Barvin

samedi 1 juin 2013

"L'Ogre sortit un livre sur les différentes techniques de mastication"; Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE SAGE EST UNE ILLUSOIRE NÉCESSITÉ)

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LONG RÉCIT AU LONG COURS (1/25)
pcc Benoît Barvin et Blanche Baptiste

   Blessé dans sa chair, le jeune Angélus ne songe qu'à fuir ce pays qui l'a fait monstre...

ANGÉLUS 
ou 
LES SECRETS DE L’IMPALPABLE


CHAPITRE 9 

   Elaine secoua enfin l’apathie qui s’était emparée d’elle, la rivant sur place, comme une statue de pierre. Elle se décida à sortir de derrière sa cachette. La religieuse finirait bien par l’apercevoir. Quelle serait alors sa réaction ? 

   En dépit de sa répugnance à accomplir un tel geste, quelque chose lui disait que c’était la seule façon honnête d’agir. Devant elle, la Supérieure de ce couvent avait une attitude licencieuse inacceptable. Elle devait s’expliquer sur les raisons de ce spectacle, sur les gestes qu’elle avait esquissés à l’endroit de son corps, telle une jeune fille narcissique, attitude profondément choquante de la part d’une religieuse chargée d’élever les âmes de ses condisciples. 

   Troublée, outrée et même furieuse, Elaine tenta de se découvrir, mais une main lourde l’en empêcha, une main qui se posa sur son épaule et la retint. Elle sursauta, poussa un soupir étouffé et se retourna, affolée. Le visage torturé du père Grangeais surgit de l’ombre. 

   - Chut ! lui intima-t-il, en posant son autre main sur sa bouche. Ne faites rien. Laissez-la tranquille. 

   Ses yeux brillaient, hypnotiques. 

   - Mais, je…, commença Elaine, le coeur battant à tout rompre. 

   - Taisez-vous ! Vous ne pouvez pas comprendre... Venez ! 

   D’autorité, le père Grangeais attira la jeune femme vers l’obscurité. Il se collait à elle, et elle sentit son odeur masculine tandis qu’une poigne de fer la menottait. Une brève seconde, à cause de cette odeur, elle confondit le Père Grangeais avec son regretté Adrien… Ensuite la douleur la submergea. La tête lui tourna. 

   Le prêtre, tout en lui parlant, l’obligeait à reculer, la soutenant comme l’aurait fait un danseur engagé dans un pas compliqué et qui retient sa partenaire pour l’empêcher de tomber. 

   - Notre Abbesse est habitée par le Saint-Esprit, souffla l’homme d’église. Cela lui arrive souvent et c’est pour se rapprocher de notre Seigneur qu’elle se dévêt ainsi. La nudité a été donnée à Eve car elle était, au tout début de la Création, pure et sainte comme une rose... 

   Ils traversèrent le couloir, toujours étroitement enlacés, et le prêtre la poussa brusquement dans sa cellule dont elle avait laissé la porte entrouverte. Elaine faillit tomber à terre mais réussit à se retenir à la petite table. De nature courageuse, elle pivota et darda un regard plein de défi sur le prêtre, en s’efforçant de calmer les battements désordonnés de son coeur. 

   La lueur réfrigérante de la lune qui tombait par la petite fenêtre donnait à la cellule un aspect surnaturel. Pendant le bref instant qu’avait duré leur petite équipée, la peur d’Elaine s’était métamorphosée en une colère froide qui, à présent, éclata. 

   - Mon père ! s’écria la jeune femme, en levant vers le religieux un doigt accusateur. Comment osez-vous défendre ce comportement ? Je ne suis pas versée dans les Saintes Écritures, mais je sais- Moi -, que l’attitude de l’abbesse est contraire à tous les usages. Pire, il contrevient aux lois Divines ! Jamais je n’ai entendu dire que, pour se rapprocher de Dieu, il fallait se mettre nue et entamer une danse qui rappelle par trop celle des sauvages… 

   - Ne vous emportez pas, ma fille, répondit le père Grangeais d’une voix rauque. Dieu a Sa logique qui n’est pas la vôtre. Vous êtes trop petite, trop misérable et trop bouleversée pour comprendre Ses mystères... Je vous en conjure, ne dites mot de ce que vous avez vu ! Pour l’amour du Dieu que je sers et dont vous êtes une des innombrables filles... 

   Il s’était lentement approché d’elle. La colère d’Elaine se mua de nouveau en crainte. En dépit de son âge avancé, le père Grangeais était un homme encore solide, redoutable. Sa soutane de mauvaise laine l’engonçait et lui donnait l’apparence d’une statue de pierre. Son visage, d’ordinaire peu expressif, était envahi de tics nerveux. On pouvait lire dedans comme dans un livre ouvert : colère, gêne et tristesse se livraient un combat qui brouillait ses traits. Des rides s’enchevêtraient sur son front, réunissant ses sourcils fournis en une barre broussailleuse tandis que, plus bas, la bouche sèche esquissait un sourire amer et douloureux. 

   - Je vous en conjure, mademoiselle, coassa-t-il. Il y a ici-bas des mystères dont vous n’avez aucune idée. 

   - Je sais ce que j’ai vu, mon Père ! Vous n’allez pas me dire qu’il est normal que la Supérieure de ce couvent se promène dans cette tenue pendant la nuit ? Et d’ailleurs, il n’y a pas que ça ! Avez-vous vu la douceur de sa peau ? 

   - Vous avez des propos impies, ma fille ! 

   Les yeux du prêtre lancèrent des éclairs et Elaine vit ses mains se refermer dans le vide, comme si elles serraient brutalement un objet invisible. 

   Soudain, la jeune femme comprit qu’elle ne devait absolument pas parler de ce qui l’avait réellement choquée, à savoir qu’en dépit de ses quarante ans, la religieuse en paraissait quinze de moins. 

   - Vous me parlez de choses que je ne saisis pas, mon enfant, reprit le prêtre, sur le ton d’un père qui, pour savoir le vrai, prêche le faux. Que vouliez-vous dire à propos de Mère Camille de l’Incarnation ? 

   Elaine avait la bouche sèche. Le curé était à présent tout contre elle et il la dominait. Dans la question, émise d’une voix doucereuse, la jeune fille devina un danger latent. Elle répondit donc, d’une voix tremblante. 

   - C’est cette plaie... Elle est si horrible... J’en ai encore la chair de poule. 

   Instantanément le prêtre se calma et lui répondit, sur un ton beaucoup plus aimable. 

   - Notre abbesse a l’habitude de porter un cilice, expliqua-t-il. Il s’agit d’une ceinture au milieu de laquelle ont été enchâssés des petits clous. Ce cilice, la Supérieure le porte toute la journée, ce qui explique cette constante ulcération... 

   - Mais pourquoi porter un tel engin de supplice ? 

   - Elle s’estime coupable de n’avoir pas veillé avec suffisamment d’attention sur son plus jeune frère, Jean. Elle se reproche sa mort et elle destine cette souffrance à la louange de Dieu. 

   Elaine esquissa une grimace et murmura, tout bas : « Quelle horreur ! ». Le prêtre prit délicatement le menton de la jeune femme. Il répéta, d’une voix si douce qu’elle dut prêter l’oreille pour l’entendre. 

   - Vous tairez ce dont vous avez été le témoin, mon Enfant. De toute manière, certaines manifestations de la Création ne nous sont pas vraiment intelligibles. Notre Seigneur m’a chargé de guider les brebis égarées sur la route de la Vérité. Je m’y emploie avec mes faibles forces. Il s’agit d’une tâche difficile mais ô combien exaltante. 

   Il parut réfléchir, son regard sondant Elaine jusqu’à l’âme. Celle-ci eut un vertige. Le père Grangeais répéta, la voix lasse, la respiration sifflante : 

   - Vous tairez ce que vous avez vu. Tout cela vous dépasse. Je me fais bien comprendre ? 

   La jeune femme hocha affirmativement la tête, hypnotisée par ce visage qui ressemblait maintenant à un masque en voie de consomption. 

   Le prêtre parut soudain épuisé. Il la lâcha puis s’en fut brusquement, sans mot dire, la laissant désorientée. Les pas du Père Grangeais résonnèrent longtemps dans son cerveau en fusion. 

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(A Suivre)

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(Victime d'une irradiation de centrale antinomique?)


Vice de fabrication, microfissures : 
la Belgique est comme ses centrales nucléaires
Diederick Legrain

   (...) Pendant l’été 2012, une inspection de routine a révélé la présence de milliers de microfissures dans les cuves de deux réacteurs nucléaires qui assurent un tiers de la production nucléaire belge. Les réacteurs ont été mis à l’arrêt dans l’attente de contrôles plus poussés. Après examen, l’hypothèse retenue par l’autorité de contrôle nucléaire consiste en un défaut de fabrication initial dont rien n’indique qu’il s’est aggravé avec le temps, ni qu’il risque de s’aggraver dans le futur. Cette hypothèse a été soumise à des experts internationaux, dont l’Agence française de sécurité nucléaire (ASN).(...)

  Le blog Histoires belges chroniquera, au moins jusqu’aux élections du 25 mai 2014, les microfissures et autres singularités de la société belge. Pour éviter à nos voisins français l’immense surprise d’une macrodéflagration politique à leurs portes le 26 mai 2014. Au moins, on pourra dire qu’on vous aura prévenus !

   L’avis de l’agence française donne la mesure d’une sorte d’ébahissement méthodologique : « La logique générale de la démonstration n’apparaît pas de façon claire », signale l’ASN. «En première analyse, il semble difficile de considérer que les arguments présentés constituent une démonstration de sûreté acceptable.»

   La démarche probabiliste des Belges, souligne l’ASN, « n’est pas admise en France ». Conclusion : «Un redémarrage des réacteurs ne nous paraît donc pas envisageable à ce jour.»

   C’est donc un euphémisme de dire que l’optimisme belge n’a pas convaincu le pays le plus nucléarisé au monde. De manière assez prévisible (sauf pour un observateur étranger), la Belgique n’y a néanmoins vu « aucun élément qui indique que les centrales doivent être mises à l’arrêt définitif. » Carpette ! (...)


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(Le dialogue, dans ce couple,
était à sens unique)


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"L'Armée Révolutionnaire Capitaliste vous salue bien!"


Pékin sème la zizanie parmi les Européens

   (...) La Chine défie l'Union européenne. Elle est en train de tester la capacité des 27 à maintenir la seule vraie politique commune existante : la politique commerciale. En tant qu'entité singulière sur la scène internationale, l'Europe n'existe qu'à un titre – le commerce. Les Européens vont-ils, là aussi, baisser les bras ?

   L'enjeu est important. L'épreuve se joue dans un domaine qui touche aux industries de l'avenir : le photovoltaïque. Le commissaire européen au Commerce, le Belge Karel De Gucht, soupçonne les industriels chinois du secteur de dumping massif. Il veut introduire d'ici au 5 juin un droit de douane provisoire de 47 % en moyenne sur les panneaux solaires chinois. Il entend défendre les fabricants européens du secteur. Quelque 25 000 emplois seraient menacés par les pratiques commerciales déloyales de leurs concurrents chinois.

   M. De Gucht est un homme brave. Son dossier est solide. Juriste de profession, le commissaire ne fait que mettre ses pas dans ceux des Américains. Lassés d'affronter des concurrents subventionnés, les Etats-Unis ont instauré au printemps 2012 une taxe de 31 % à 250 % sur les panneaux solaires chinois importés.

   Le dossier n'est pas si simple qu'il y paraît. En Europe, l'industrie du panneau solaire est déjà largement déclinante. Ceux qui ont la main haute sont les firmes européennes qui installent les dispositifs solaires. Elles ont intérêt à disposer de panneaux à bas prix – comprendre : chinois...

   Cela explique en partie l'opposition de quelque 17 membres de l'UE à l'offensive de M. De Gucht. Ils sont conduits par l'Allemagne, dont la Chine est le troisième partenaire commercial. Une Allemagne qui réalise près des deux tiers de son excédent commercial hors d'Europe, notamment en Asie, et particulièrement en Chine.(...)

   (...) Berlin ne veut pas de guerre commerciale avec Pékin, à aucun prix : les exportateurs d'outre-Rhin ont peur de perdre le marché chinois. Pour eux, ce marché-là compte plus que l'unité des Européens. Et, recevant son homologue chinois, Li Keqiang, la chancelière Angela Merkel a rejeté cette semaine le projet de taxation de la Commission de Bruxelles et proposé une négociation avec Pékin.

   Certains des arguments des Européens qui s'opposent à l'initiative de M. De Gucht sont sans doute recevables. Mais leur méthode est absurde et contre-productive. De ce point de vue, l'exemple donné par Mme Merkel est catastrophique. Car les Chinois n'aiment rien tant que voir les "Barbares" en ordre dispersé. Dans les relations commerciales comme ailleurs, la Chine sait exploiter la désunion des Européens. Elle a les moyens de faire pression sur l'Allemagne pour que Berlin entraîne ensuite le reste l'Union.

   La bonne stratégie eût été, pour l'ensemble des Européens, de coller publiquement à l'initiative de M. De Gucht pour arriver en position de force à une négociation avec la Chine. Bref, de faire comme les Etats-Unis, et pas, une fois de plus, comme les Bisounours du commerce international. (...)



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Benoît Barvin

mardi 2 octobre 2012

"Cette mariée souriante songeait à son futur divorce". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(TES ENVIES ENLACENT TA LIBERTÉ)

°°°

"Oh? Des lecteurs!
Et des lectrices?
- Oui, aussi...
- Heu... Y'en a beaucoup?
- Au moins 10...
- Ouais, tu sais compter que jusqu'à 10, alors..."



Photo by Roman Vishniac


°°°

"Y'en n'a que pour les phoques...
Et les éléphants des mers, hein,
vous y avez pensé aux éléphants des mers?
- Laisse, Mario, tou té fais dou mal...
"
La Côte belge 
veut une population de phoques
Agathe Mahuet

   (...) S’il arrive que l’un d’eux vienne donner quelques coups de nageoire jusque dans le port de pêche, sous l’œil attendri des touristes, les phoques se font généralement rares à Ostende. Sur l’ensemble des côtes belges, on en compterait une dizaine, tout au plus. C’est bien moins qu’au début du XXe siècle, époque où la densification du trafic maritime et la pollution n’avaient pas encore affecté l’habitat de ces phocidés. Ils se regroupaient alors fréquemment en petites colonies près de Knokke ou d’Ostende.

   C’est là, justement, que le ministre de la mer du Nord est venu exposer son "Plan Action Phoque" - un programme environnemental qui se veut offensif. "Jusqu’ici, nous n’avons pris que des mesures restrictives, comme l’interdiction de naviguer ou de pêcher dans certaines zones , explique Johan Vande Lanotte. Nous voulons aujourd’hui donner un vrai coup de pouce à la nature, d’où ces initiatives pour promouvoir directement la biodiversité. "

   Dès 2013, les parcs éoliens Belwind et C-Power, récemment construits au large des côtes belges, serviront de champ d’expérimentation à ce programme décidé à l’échelle fédérale. La zone est stratégique, car non seulement pêche et navigation y sont interdites - et impossibles - mais la présence d’éoliennes semble même jouer un rôle positif sur la biodiversité locale. " A l’endroit où les mâts sont ancrés, analyse Jan Mees, le directeur de l’Institut flamand de la Mer (VLIZ), on constate un développement significatif du matériel organique. Cela signifie qu’il y a davantage de nourriture pour les poissons, les crevettes et, de fait, pour l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire. "

   C’est donc dans cette zone que des récifs artificiels seront aménagés dans un premier temps, à l’aide à la fois de matériaux naturels (comme le gravier) et de modules bétonnés et aérés, spécialement conçus en "trois dimensions" afin que les organismes marins y trouvent un réel refuge. Et pour que les adeptes du dragage ne puissent s’y aventurer sans risquer d’y laisser leurs filets. "A cause de cette technique longtemps utilisée, les pêcheurs au chalut ont mis à plat en un siècle la plupart des récifs naturels de la mer du Nord" , assène le directeur du VLIZ.

   Deuxième axe du plan d’action : la réintroduction d’huîtres européennes, à compter de 2014. Pour Johan Vande Lanotte, l’objectif est clair : faire venir les phoques dans cette zone-test en leur proposant un environnement alimentaire riche et diversifié, tout en mettant à leur disposition des "aires de repos" artificielles. L’aménagement de telles plates-formes n’est pas prévu avant 2015, mais constitue un point élémentaire du programme environnemental. " Sans structure flottante où se reposer, les phoques ne pourront pas se réinstaller de façon durable dans la région ", assure le ministre.

   Mais pourquoi focaliser ces mesures sur ce seul mammifère marin ? " Simplement parce que le phoque est une marque de qualité, et que le nombre de phoques présents dans une zone donnée constitue un indicateur remarquable de la richesse de l’écosystème ", répond le Pr Jan Mees. En clair, si les phoques investissent le parc éolien d’ici à 2018, date à laquelle la phase expérimentale prendra fin, alors la mission de préservation et d’augmentation de la biodiversité en mer du Nord aura été un succès. Pour le professeur, il faudra alors développer l’expérience à l’ensemble de la côte belge, afin " d’obtenir une mer du Nord en bonne santé et durablement productive ". (...)



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"NAANN! C'est MON doudou!
T'y touche pas, sinon je te p...
la g...!"

Primate and tiger cub, 1937 by Lucile and William Mann

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"Moi, c'est le tapis rouge que j'irradie,
hihihi...
- Pauvre cloche!"

Lady Gaga
news-de-stars.com

(Le respect n'est plus ce qu'il était)


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Risque de tsunami : 
23 centrales nucléaires concernées
KARINE LE LOËT

   (...) 23 installations dans le monde pourraient un jour avoir à faire à un tsunami, selon une cartographie réalisée par Joaquin Rodriguez-Vidal de l’Université de Huelta (Espagne) et publiée dans la revue Natural Hazards. Car les centrales nucléaires ayant besoin d’eau pour être refroidies, sont, pour certaines, construites sur le littoral. Or, certaines de ces zones constituent des zones à risque.

   Selon l’étude révélée par le site Futura Sciences, 23 centrales, soit un total de 74 réacteurs, seraient situées en zones dangereuses. Les lignes rouges indiquent les zones côtières susceptibles d’être un jour submergées par un grand tsunami.


   Si « les sites visés se répartissent sur l’ensemble de la planète (…), certaines régions dangereuses sont plus denses en installations nucléaires que d’autres, à l’image de sud ou du sud-est asiatique », précise Futura-Sciences. (...)


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Luc Desle

jeudi 26 juillet 2012

"Elle était si fière qu'elle se baisait elle-même la main". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:


(LE SAGE N'EST LE SAGE
QUE DANS LES YEUX DE SES DISCIPLES)

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"Tu es certaine qu'il s'agit d'une discipline olympique?"



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"Toi aussi tu viens pour les Jeux?
- Les Jeux? Quels Jeux? C'est pas
en Afghanistan qu'on va?"


Un esprit olympique très orwellien

   (...) Il y a quelques jours, à la question “Que pensez-vous des Jeux olympiques ?”, un échantillon de Londoniens choisis au hasard a donné des réponses diverses et variées allant jusqu’à l’éclat de rire, émaillées de mots comme “fiasco”, “désastre” et “Etat policier”. Ils ont expliqué comment ils se rendaient d’habitude au travail, pourquoi ce n’était à présent plus possible, et à quel point cela les mécontentait. 

   “A la fin de la journée, on en a plein le dos”, se plaint Steve Rogers, responsable de chantier, en tirant sur sa cigarette, à proximité de la station Victoria. Le pire, dit-il, ce sont les lignes de métro (un “chaos total”), les rues fermées (un “cauchemar complet”) et le fait que, au lieu de donner des emplois dans le bâtiment aux Britanniques, les JO ont créé du travail pour “une bande de Lituaniens, de Roumains et de Tchèques”. Même dans les meilleurs moments, râler – les plaintes incessantes avec lesquelles on répond ici spontanément aux difficultés de l’existence –, fait partie intégrante de l’identité des Britanniques – tout autant que leur pessimisme face à la météo (“Préparez-vous aux inondations”, conseilla récemment le Daily Mail). 

   Mais cette fois-ci, même si l’on tient compte du goût traditionnel pour l’exagération des Londoniens, leur détresse est différente. “Nous nous trouvons face à quelque chose qui dépasse les geignements habituels des Britanniques, grâce auxquels ils cherchent à se réconforter”, suggère Dan Hancox, écrivain. “Les Jeux olympiques contrarient profondément les gens.” Sur Twitter, il écrit que pour les Londoniens, “c’est comme si quelqu’un faisait une fête chez eux, avec un prix d’entrée exorbitant, et qu’ils étaient tous enfermés à la cave”. “Les infrastructures de transport ont été fermées comme si nous nous préparions à un conflit militaire”, dénonce-t-il dans un entretien. “Ils disent aux entreprises de faire des stocks, ils conseillent aux gens de rester chez eux – il ne faut aller nulle part - ne prenez pas le métro, restez sur votre canapé - comme si c’était pour notre propre sécurité. Il y a une armée dans nos rues. Nous sommes sur le pied de guerre, et ce n’est pas une chose, après 60 ans de paix, que les Britanniques apprécient.” (...) 

Lire sur:

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"Vive l'industrie nucléaire chinoise!
- Toi, tu ne t'es pas décontaminé
à la c... communiste chinoise...
- Pardon?"

http://aciers.free.fr/index.php/2010/03/31/la-chine-construira-sa-premiere-centrale-nucleaire-de-premiere-generation-en-2013/

La Chine voudrait construire 
cinq réacteurs nucléaires en Grande-Bretagne
(c'est tout?)

   (...) Des sociétés chinoises envisagent d'investir 35 milliards de livres sterling (45 milliards d'euros) dans la construction de cinq réacteurs nucléaires en Grande-Bretagne, rapporte samedi le quotidien The Guardian.

   Une délégation de l'Institut de recherche et de conception en ingéniérie nucléairede Shanghai (Snerdi), filiale de la China National Nuclear Corporation (CNNC), a rencontré de hauts responsables britanniques au cours de la semaine écoulée, écrit le quotidien britannique.

   La CNNC et une autre entreprise publique, China Guangdong Nuclear PowerCorporation, pourraient dans un premier temps déposer des propositions concurrentes pour participer au projet Horizon, l'un des plus importants projets dans le domaine nucléaire en Grande-Bretagne.(...)

   (...) "Les Chinois ont l'argent et l'expérience", dit une source proche des entrepreneurs chinois, citée par The Guardian. "Ils considèrent une implantation au Royaume-Uni comme une opportunité de montrer qu'ils sont capables d'être un acteur dans l'un des environnements réglementaires les plus difficiles au monde afin de pouvoir ensuite aller sur d'autres marchés en Afrique et au Moyen-Orient", ajoute cette source.

   Le groupe français EDF est aussi intéressé par la construction de nouveaux réacteurs en Grande-Bretagne. Le gouvernement britannique est "ouvert" à toute proposition dans le cadre réglementaire défini (pots de vins compris?), a réagi dans un communiqué une porte-parole du Département de l'Energie et du Changement climatique.



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"P'tain! J't'avais dit de jamais oublier de sourire!
C'est pas difficile, pourtant..."



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Benoît Barvin