Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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vendredi 21 février 2014

"L'Homme aux cheveux poivre et sel avait trop de sucre dans le sang". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(SUIS TES INTUITIONS 
QUAND ELLES VIENNENT DU CŒUR)
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(Danseuse exotique montrant son savoir-faire)


(Source: televandalist, via michiganswampmonkey)

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(Habitants de Détroit accueillant avec enthousiasme 
un immigrant compétent)



50 000 immigrés pour sauver Detroit ?

THE NEW YORK TIMES

   (...) Le gouverneur républicain du Michigan, Rick Snyder, veut donner un nouveau souffle à Detroit en faisant venir des immigrés compétents. Il propose d'en attirer 50 000 sur cinq ans grâce à un programme de visas destinés aux diplômés de l'enseignement supérieur ou à des personnes particulièrement talentueuses dans les domaines de la science, de l'art ou des affaires.

   C'est un projet hors du commun qui suscite une réaction viscérale : Rick Snyder, qui est un homme d'affaires, propose une initiative intensive pour repeupler et reconstruire Detroit, sans se contenter de courber l'échine pendant les procédures liées à la faillite, pour ensuite recommencer à survivre tant bien que mal. Associé à d'autres efforts consentis par la municipalité pour encourager l'enseignement, les arts, la technologie et l'industrie manufacturière, le sursaut d'énergie apporté par l'immigration pourrait ressusciter une ville que beaucoup donnent pour morte.

   Toutefois, on peut se féliciter de ce projet créatif du gouverneur tout en admettant qu'il est déconcertant. D'une part, Detroit n'est pas une morne plaine. C'est une métropole dont la population est essentiellement africaine-américaine, une ville détruite par une conjoncture économique désastreuse et une gestion catastrophique, mais aussi par la désertion des Blancs. À la suite de cette descente aux enfers, une grande partie de la population est restée piégée par de mauvaises écoles, de rares emplois et un sombre avenir. Il est étrangement défaitiste de déclarer : après tout le tort causé aux habitants de Detroit, faisons donc venir des Chinois et des Indiens. (...)

   (...) Il est tout aussi étrange d'attacher la politique d'immigration – une question fédérale – à un projet municipal plein de bonnes intentions : pourquoi Detroit ? Et pourquoi pas Baltimore dans le Maryland ou Brownsville au Texas ? Par ailleurs, des visas associés à un lieu précis créent un problème de mise en œuvre si les bénéficiaires déménagent à Chicago à la première occasion. Personne ne va leur dire : “Bienvenue à Detroit, voici votre visa et votre bracelet électronique.”

   Un programme de visas si restreint risque aussi de renforcer l'idée fausse selon laquelle les immigrés hautement qualifiés sont les seuls qui en valent la peine. Cela revient à installer un cordon de velours devant la “porte d'or” pour filtrer les arrivants. Les entrepreneurs et les intellectuels d'envergure internationale sont aussi issus de familles pauvres et de la classe ouvrière. Une partie du travail crucial qui permet de soutenir notre économie est effectuée par des travailleurs agricoles qui savent parfaitement récolter nos fruits et légumes, mais aussi par des nourrices et des femmes de ménage sans qui nombre de foyers aisés ne pourraient fonctionner.

   Les partisans de Rick Snyder, dont le maire de Detroit et de nombreux entrepreneurs locaux, ont des réponses toutes prêtes à ces objections. Selon eux, la réussite des immigrés ne nuira pas nécessairement aux habitants actuels. Ils affirment que le secteur de la recherche et du développement est prospère à Detroit et que de nombreux emplois hautement qualifiés n'y sont pas pourvus. Ils sont convaincus qu'une élite de nouveaux arrivants permettrait de créer et d'attirer à la fois des emplois et des investissements, ce qui serait salutaire pour tout le monde.

   Pour contourner l'écueil d'un programme de visa ne s'appliquant qu'à une ville, certains pensent qu'il faut voir les choses en grand. Angelo Paparelli, un avocat spécialiste de l'immigration qui a grandi à Detroit, suggère de reproduire pour ce domaine l'initiative Race to the Top[course au sommet], une compétition visant à stimuler l'innovation dans les écoles. Les Etats pourraient soumettre des projets de relance économique et ainsi rivaliser pour obtenir un plus grand nombre de visas de travail destinés aux investisseurs et entrepreneurs étrangers.

   La proposition d'Angelo Paparelli ainsi que celle du gouverneur Rick Snyder valent la peine d'être examinées. Et il est possible que le gouvernement de Barack Obama soit disposé à faire de Detroit un laboratoire d'innovations en matière d'immigration. Pour Angelo Paparelli, un président avec “un peu de culot” pourrait y parvenir par voie réglementaire, sans consulter le Congrès.

   Mais pourquoi devrait-il en arriver là ? Et si le Congrès concevait un plan beaucoup plus ambitieux pour libérer l'énergie et les compétences de millions d'immigrants, et non de quelques milliers ? On peut imaginer qu'une telle initiative, appliquée aux cinquante Etats et non pas à une seule ville, stimulerait non seulement les sciences, la technologie, l'ingénierie et les mathématiques, mais aussi les petites affaires familiales qui sont l'épine dorsale de nos villes, ainsi que les secteurs et les métiers que la plupart des Américains évitent.

   Ce projet doit être rédigé avec soin pour obtenir le soutien des chefs d'entreprise, des syndicats, des législateurs et de l'opinion publique. Il faut encourager la création d'entreprises et les investissements tout en respectant l'engagement essentiel des Etats-Unis vis-à-vis de l'immigration familiale. La bonne nouvelle ? Ce plan existe et il a été adopté par le Sénat en juin 2013*.

Note :* La Chambre des représentants, à majorité républicaine, n'a en revanche toujours pas voté la réforme.


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(Jolie blonde se lavant les cheveux tout en pratiquant
sa gymnastique quotidienne)


Artist painter erotic art Spanish . Modesto Roldan.


( Ce qui invaliderait, selon certains, les
propos généralement tenus à propos de la capacité des
blondes à faire plusieurs choses en même temps)

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Luc Desle

mardi 29 mai 2012

"L'argent ne fait pas le bonheur, surtout si t'en as pas". Benoît Barvin in "Propos de mes Voisins"

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA MORT T'ATTEND
EN PÊCHANT A LA LIGNE)

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"Chomp... Chomp... Pub menchongère?
Ouaip! Cha me préoccupe, ch'est chûr..."

Bouffe : 
finie la pub mensongère !

   (...) Avant, tout était permis ! Maintenant, si un produit étiqueté, par exemple, « bon pour la santé », « aide à lutter contre le stress », ou même « le geste santé du matin », n’a pas prouvé son efficacité scientifiquement, dans ce cas-là, la marque a 6 mois pour supprimer des packagings cet argument de vente non autorisé. En tout, sur 44 000 demandes, seulement 222 allégations santé ont été acceptées. (...)

   (...) Résultat, le chewing-gum sans sucre qui « Préserve la santé des dents » a été validé. En revanche, la barre de chocolat blanc et lait qui « Favorise la croissance » va devoir trouver un autre slogan ! 
   Et si on poussait la réflexion un peu plus loin (oulà, c'est dangereux pour la santé, non, de réflechir "plus loin"?) et on obligeait les industries agro-alimentaires à afficher les vraies allégations santé sur leurs produits, on lirait sur les emballages des goûters pour enfants des mentions comme : « Bouche les artères », « Favorise l’obésité », « Accélère le développement des caries », « Augmente les risques de diabète »… Ça donne à réfléchir, non ? (Ben... oui, un peu... on n'y avait pas pensé tout seul) (...)




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Aragorn, Seigneur des Anneaux et des étudiants du Québec



Québec : une loi d’exception 
pour casser le « printemps érable »
Sophie Verney-Caillat

   (...) Voyant arriver la fin de l’année scolaire, la ministre de l’Education, craignant une annulation des examens, a conçu cette loi dite « 78 », immédiatement applicable.
   Officiellement, selon la ministre de l’Education Michelle Courchesne, ce texte a pour but de « pouvoir étudier sereinement, correctement, pacifiquement dans tous les établissements du Québec », et de « réorganiser le calendrier scolaire ». (...) (voir la loi adoptée vendredi 18 mai


(...) En pratique, cette loi, prévue pour une application ponctuelle jusqu’en juillet 2013, est une atteinte au droit de manifester :
   - Elle interdit tout rassemblement à moins de 50 mètres des établissements scolaires ;
   - Elle restreint le droit de manifester sans accord préalable avec la police : il faudra fournir huit heures avant, la durée, l’heure, le lieu et les moyens de transports ;
   - Elle prévoit de très lourdes amendes pour les organisateurs de piquets de grève : de 1 000 à 5 000 dollars (de 770 à 3 860 euros) pour un individu seul et de 25 000 à 125 000 dollars (de 19 320 à 96 600 euros) pour une association d’étudiants, le double en cas de récidive.

   Le syndicat étudiant le plus radical, la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), dénonce « un meurtre de ce qui caractérisait le Québec par rapport à d’autres sociétés dans le monde ». (et nos amis Québecois continuent leur fronde... Courage!)


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"Le rêve européen? Il ne passera pas par moi"

ENGRAVING OF CLARA AND A HUMAN SKELETON FOR TABULAE SCELETI
 ET MUSCULORUM CORPORIS HUMANI. OF ALBINUS,
 BERNHARD SIEGRIED, 1697-1770 (VIA MVAT)

Les naufragés du rêve européen
 Doan Bui.  Journaliste

   (...) Dans le petit village frontalier de Nea Vyssa, Christos, surnommé le “Shérif”, patron du café local, voit défiler les rescapés, savates gonflées d'eau, transis de froid et traînant, pour les plus chanceux, un sac plastique qu'ils ont réussi à sauver.
   "Il en vient tous les jours. Parfois dix, parfois cinquante, soixante ou plus. Avant, pour nous protéger des Turcs, il y avait des mines antipersonnel partout dans l'Evros. Mais tout a été enlevé en 2009. Depuis, c'est l'invasion. Les types de la Frontex ? Des chariots ! Ils ne servent à rien du tout ! L'Europe nous a mis dans la merde, voilà la vérité. Tous ces migrants, ils croient qu'ils vont pouvoir passer en Italie ou en France. Mais personne ne veut d'eux, et on les renvoie chez nous ! Alors qu'ici il n'y a pas de travail, pas d'argent, rien !"

   Le “Shérif” voudrait créer une milice, avec les quelque 300 autres habitants du village autorisés comme lui à porter des armes, dans cette zone militarisée : “Avec nous, pas un ne passerait !” Il dit que les gens ont peur de ces immigrés qui “ramènent des maladies”, mais que c'est partout pareil : “Marine Le Pen a du succès chez vous, non ?” Le bistrotier, pourtant, continue à accueillir ces pauvres hères égarés à la terrasse de son café, situé devant la petite gare de Nea Vyssa où le train ne passe presque plus jamais. (...)

   Ce matin d'avril, Nageb, un jeune Marocain, est le premier à s'y attabler. Il a fait la traversée à la nage pendant la nuit, avec son copain Chetroub.
   "C'est ma troisième tentative, dit-il. J'ai essayé via l'Italie, mais notre bateau a été arrêté, et via l'Espagne, mais je suis resté coincé à Ceuta [enclave espagnole au Maroc, NDLR]. Ce matin, on a marché pendant quatre heures après être sortis de l'eau. J'avais peur d'être revenu en Turquie, mais j'ai trouvé une bouteille d'eau par terre avec l'indicatif téléphonique grec. J'étais tellement content ! Ici, il paraît que les policiers sont plus sympas..."

   Welcome to Greece ! Le “Shérif” a beau déplorer l'“invasion”, il offre du café chaud, des chaussettes sèches, une bouteille d'eau aux deux Marocains. Ses hôtes le remercient avant de s'engager dans un dialogue surréaliste. Nageb demande où trouver la police. Le “Shérif” le rassure : un van passera le prendre ! Ici, tous les migrants veulent être “enregistrés”, quitte à être dirigés vers les centres de rétention bondés, dans des conditions dénoncées en septembre dernier par l'ONG Human Rights Watch
   Depuis, deux de ces centres sont en “rénovation”, en clair ils vont être agrandis. En attendant la fin des travaux, beaucoup de clandestins sont enregistrés, puis immédiatement relâchés, obtenant de surcroît un précieux sésame : le fameux “papier des trente jours”. Ce laissez-passer, qui leur donne un mois de sursis avant d'être expulsés, est indispensable pour pouvoir acheter un ticket de bus jusqu'à Athènes. De là, ils espèrent gagner clandestinement la France, l'Italie, l'Allemagne... N'importe quel pays plutôt que la Grèce, où la crise fait rage. (...)

Lire l'article en entier sur:

***
"Snif, snif... Tiens, Narine n'est pas loin,
 je sens son parfum..."
(by paul.malon)
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Benoît Barvin

jeudi 26 avril 2012

"C'était bien chez Laurette, mais ce qui était chouette, c'est quand on s'en allait". Jacques Damboise in "Pensées du bout du bout du comptoir"

°°°
Pensées pour nous-mêmes:

(L'ESPOIR TE FAIT VIVRE 
COMME L'ALCOOL TE FAIT MOURIR.
AGIS)
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"On repart comme on est venus...
pleins d'espoirs..."
Les enfants d'immigrés 
cherchent leur rêve américain à l'étranger
Kirk Semple 

   (...) Washington, la carrière de Samir N. Kapadia semblait bien commencer : après un stage au Congrès, il a travaillé pour une grande fondation ainsi que pour une société de conseil. Et, pourtant, il avait l'impression de s'être enfermé dans une routine. D'Inde, son pays d'origine, ses amis et ses proches lui parlaient de leur vie dans cette nation en plein boom. L'un d'eux était en train de créer une entreprise d'e-commerce, un autre une société de relations publiques, d'autres encore un magazine, une pépinière d'entreprises ou un site Internet consacré aux people et à l'actualité. "Là, j'ai commencé à me dire que bosser peinard de 9 à 17 heures ne me suffisait plus", se souvient M. Kapadia, 25 ans, qui est né en Inde et a grandi aux Etats-Unis. L'année dernière, il a donc quitté son emploi et s'est installé à Bombay. 
   (...) Comme lui, aux Etats-Unis, les enfants d'immigrés, diplômes en poche, sont de plus en plus nombreux à partir s'installer dans le pays de leurs ancêtres. Depuis toujours, les Américains, qui ont l'esprit d'entreprise, aiment tenter leur chance à l'étranger. Mais cette nouvelle vague illustre l'évolution des migrations mondiales et les défis qui se posent à la compétitivité et à la suprématie économique américaine. "Les marchés s'ouvrent, les gens ont des idées tous les jours. Il y a tellement de choses à créer", s'enthousiasme M. Kapadia, aujourd'hui employé chez Gateway House, un nouvel organisme de recherche en politique étrangère à Bombay. "Ici, les gens ont une longueur d'avance sur Washington." (...) 
Lire la suite sur:


°°°
"Un cavalier qui surgit hors de la nuit
Pour bouter les immigrés hors de chez lui..."
Des chansons 
pour dissuader les clandestins
Paloma Esquivel 

   (...) Le gouvernement fédéral américain a tout essayé pour stopper le flux de migrants clandestins. Il a augmenté le nombre de patrouilles aux frontières, introduit de nouvelles sanctions, déployé des drones et des capteurs de mouvement, construit et reconstruit des clôtures. Pendant des années, Washington a même discrètement financé la diffusion au Mexique de chants et de courts documentaires sur les dangers encourus par les migrants.

   Aujourd'hui, les autorités ont recours à une tactique préventive : depuis l'an dernier, des agents de l'Arizona prennent contact avec des chaînes de télévision, des radios et des journaux du Mexique et d'Amérique centrale pour leur demander d'informer la population du danger de franchir illégalement la frontière, surtout en passant par le désert de Sonora.
   Après s'être montrés sceptiques, les médias ont finalement répondu favorablement à la demande. Des journaux des Etats mexicains du Chiapas et du Michoacán ont publié des reportages fondés sur leurs informations. Des organes de presse du Salvador et du Guatemala leur ont emboîté le pas. Certains ont publié des photos de planques surpeuplées et de sauvetages d'urgence fournis par la Border Patrol [la police des frontières américaine].

   "Les migrants sont maltraités, roués de coups, ridiculisés, et les femmes souvent violées", pouvait-on lire dans un article du quotidien salvadorien El Diaro de Hoy. La campagne a rencontré suffisamment de succès pour être étendue, cette année, aux villes américaines abritant une forte population mexicaine comme Los Angeles, Phoenix, Chicago, Seattle et Atlanta. L'objectif est de convaincre les immigrés installés aux Etats-Unis d'avertir les membres de leur famille des conditions périlleuses du passage de la frontière, en particulier en Arizona. (Ne venez surtout pas, quand on va vous traiter comme des chiens... beau slogan)

   "Notre message est le suivant : 'Si vous décidez de venir, ne passez pas par l'Arizona'", explique le porte-parole de la Border Patrol, Andy Adame. "Nous constatons une forte augmentation des exactions commises par les passeurs, des braquages à la kalachnikov, au revolver et à l'arme blanche, et ce non seulement dans le désert mais aussi dans les planques où des clandestins sont ligotés à l'aide de ruban adhésif." (...) 
Lire la suite sur:

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"Si j'ai réduit, cette nuit, mes émissions de carbone?
Attends voir combien de fois j'ai pété...

- Comme d'hab', vous êtes d'une élégance..."
Brouillard statistique
 sur les émissions de carbone
THE GUARDIAN LONDRES

   (...) Les directions Climat et Environnement de l’UE comptent dans leurs rangs quelques-uns des "amis de la Terre" les plus compétents et les plus motivés qui soient. Mais que se passe-t-il lorsque, pour des raisons tenant à l’opportunisme politique, une culture de la "comptabilité créative"décrédibilise complètement les objectifs sur lesquels ils travaillent 
 Concernant les trois objectifs de 20% à l’horizon 2020 :

   - Les réductions d’émissions elles-mêmes sont comptabilisées à partir du lieu de production et non d’utilisation, ce qui permet, par le truchement du commerce international, d’externaliser environ 7% des émissions européennes de carbone vers les pays en développement. Cette erreur trouve son origine dans les critères d’évaluation des émissions du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) et non dans ceux de Bruxelles. Pourtant, les Etats membres de l’UE se cramponnent à ces règles et remettent en question le moindre projet de réduction du dioxyde de carbone.

   - L’augmentation de la part des énergies renouvelables en Europe doit être pour moitié assurée par la biomasse. Or, d’après certains scientifiques, celle-ci ne permettrait pas de réduire les émissions réelles, contrairement à ce que pense Bruxelles. Dans la majorité des cas, la biomasse sera sans doute issue de l’exploitation non durable de forêts européennes et étrangères, ce qui aura pour conséquence d’augmenter les émissions plutôt que de les réduire. Si la tendance actuelle se poursuit, l’UE pourrait se retrouver à court de forêts exploitables avant 2020 et devrait alors compter sur les économies d’énergie pour réduire sa consommation d’électricité.

   - Sur le plan de l’efficacité énergétique, les objectifs fixés n’ont aucun caractère contraignant et ne seront très probablement jamais atteints. Selon toute vraisemblance, l’UE devrait parvenir à une économie d’énergie de 9% – ce qui est moitié moins que son objectif déclaré. Et pendant que les fonctionnaires de Bruxelles tirent le maximum des quelques mesures dérisoires proposées dans la directive sur l’efficacité énergétique, les pays membres font pression pour que les "mesures antérieures" "comptent double". (...) 
Suite sur:


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"Que tout ceux qui sont dans la vibe lèvent le doigt." 



Flower duet - Anna Netrebko et Elina Garanca (Lakmé de Delibes)

Parole de Flower Duet:

Sous le dôme épais où le blanc jasmin
A la rose s'assemble
Sur la rive en fleurs riant au matin

Doucement glissons De son flot charmant
Suivons le courant fuyant
Dans l'onde frémissante
D'une main nonchalante
Viens, gagnons le bord,
Où la source dort et 
L'oiseau, l'oiseau chante.

Sous le dôme épais ou le blanc jasmin,
Ah! descendons 
Ensemble!

Sous le dôme épais où le blanc jasmin
A la rose s'assemble
Sur la rive en fleurs riant au matin
Viens, descendons ensemble

Doucement glissons de son flot charmant,
Suivons le courant fuyant
Dans l'onde frémissante
D'une main nonchalante
Viens, gagnons le bord
Où la source dort et 
L'oiseau, l'oiseau chante.

Sous le dôme épais ou le blanc jasmin,
Ah! descendons 
Ensemble!

[ Ces sont Flower Duet Paroles sur http://www.parolesmania.com/ ]

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Luc Desle (et Jacques Damboise, pour le côté fleur bleue...)

jeudi 15 septembre 2011

"La langue de fiel de cet homme politique finit par l'empoisonner". Benoît Barvin in "Pensées pensées".


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"Un direct dans la mâchoire d'un traître 
est une façon trop facile de résoudre 
les problèmes de l'existence."

[Charlie Chaplin] 
robert-bourgi-françafrique
(Quoique... Ça doit faire du bien...)
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(Les pillages, à Rome, prirent un tour
un rien érotogène...)

11 Septembre: 
"Le pillage a débuté avant que les tours ne tombent"
L'Express International, 

   (...) William Langewiesche était à New-York le 11 septembre 2001. Dans American Ground, il raconte les immeubles éventrés, les traces des occupants qui ont fui, la rupture de l'ordre social. Extrait. (...)
   (...) Je me suis avancé au milieu des détritus, en sachant, aux empreintes dans la poussière, que je n'étais pas le premier visiteur à l'avoir fait. En effet, il était évident, au vu des traces à l'endroit où se trouvaient les ordinateurs portables et de tous les sacs ouverts, que la pièce avait été systématiquement pillée de tout ce qui avait de la valeur - que ce soit par des pompiers, des policiers ou des ouvriers du bâtiment malhonnêtes n'avait guère d'importance. Les trois groupes ont été impliqués à différents moments dans un vaste processus de pillage qui a débuté avant même que les tours ne tombent, et qui a connu son point d'orgue aux alentours de Noël avec le vol impudent des ordinateurs professionnels de ce bâtiment. La psychologie de ces actes était complexe et résultait davantage de la rupture de l'ordre social - un sentiment de crise et de privilège unique - que d'un véritable penchant criminel pour le vol. Les gens urinaient aussi sur les tapis dans la Deustche Bank. Et c'était sans doute les mêmes personnes qui avaient pillé cette pièce qui avaient écrit "Ben Laden va te faire foutre" sur le présentoir, parce qu'un sentiment de guerre juste les animait. 
   Mais pour moi, rien de tout cela ne semblait avoir d'importance. Qu'ils aient été violés ou qu'ils soient restés purs, les salons de la Deutsche Bank étaient les vestiges d'un événement qui, au sein du monde intérieur du World Trade Center, semblait déjà relever de l'histoire révolue. (...)
Lire sur:

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(Sans statut religieux - ni musical -
Lady Gaga ne risquait rien à faire l'andouille)
juicy.tuxboard.com
(Lady Gaga en nonne sexy...)
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Népal : 
une nonne violée exclue de son statut religieux
Par exhine - Publié le 16 août 2011 

   (...) Une nonne âgée de 21 ans a été violée par cinq hommes le 24 juin dernier à l'Est du Népal. Quinze organisations bouddhistes ont officiellement condamné le viol cependant elles ont aussi décrété son exclusion de la vie monastique et de son statut de religieuse parce qu’elle avait perdu sa virginité.
   Cette décision a engendré une tornade de vives réactions à travers le monde bouddhiste. La Fédération bouddhiste du Népal a corrigé cette sanction suite aux nombreuses critiques reçues du monde entier. La victime, dès que son état l'autorisera, pourra réintégrer le couvent.
   Ce n’est qu’une petite victoire par rapport aux milliers de femmes et de filles encore victimes de rituels religieux au Népal. De nombreuses traditions religieuses inacceptables subsistent dans ce pays pauvre.
   Dans certaines régions une fille est élue comme Kumari (déesse vivante veillant sur la ville). L’élue, âgée parfois de trois ans, est installée dans un palais, loin de sa famille, et son règne se termine quand elle atteint l’âge de la puberté.
   Dans l'extrême ouest du Népal se perpétue la tradition Deuki (identique au système Devadasi chez les Indiens, les esclaves du temple). Les parents offrent une jeune fille à un temple où elle aura le statut d'esclave exploitée, prostituée et condamnée à la pauvreté.
   Plusieurs organisations en accord avec le gouvernement népalais, ont soumis un projet de loi pour lutter contre ces discriminations. Malheureusement, même si le Parlement adoptait une nouvelle loi renforçant la protection des mineurs, l'interdiction resterait impossible à faire respecter. Le gouvernement n'osera pas en découdre avec la puissante communauté Newar où la déesse Kumaïri est vénérée. (...)


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"Si les Sikhs ne veulent plus faire du fromage italien,
Moi je m'y colle... Marre du pemmican"
Oumpah-pah, héros indien d'Uderzo et Goscinny
Sans les Indiens, 
ce serait râpé pour le Grana Padano

   (...) Les immigrés indiens qui travaillent dans la Plaine du Pô permettent à la célèbre industrie du fromage de survivre. Et personne n'y voit rien à redire, pas même les extrémistes de la Ligue du Nord, constate le New York Times.
   (...) On raconte que si les ouvriers indiens (sikhs en majorité) se mettaient en grève, la production de Grana Padano, cette célèbre spécialité de fromage à pâte dure de la Plaine du Po qui se râpe sur les spaghetti, devrait s’arrêter."Je n’irai pas jusqu’à dire que la production s’arrêterait mais la situation serait très compliquée, reconnaît Simone Solfanelli, président de la section locale de Coldiretti, la plus grande organisation agricole italienne. Je peux vous dire qu’ils sont indispensables dans les exploitations, et surtout pour le lait produit dans la région – un million de tonnes de lait par an, soit un dixième de tout le lait produit en Italie", ajoute-t-il. (...)
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Benoît Barvin