Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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vendredi 28 février 2014

"Cette Blonde se tordit le cerveau en réfléchissant". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE SAGE EST UN SOLEIL
QUI NE BRÛLE PAS)

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(Ce spermatozoïde spécial PMA
n'avait pas le sens de l'orientation)



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(Citoyen britannique cherchant
 à échapper à la surveillance de la NSA)


SEXE, MENSONGE ET INTERNET: 
COMMENT LES ESPIONS BRITANNIQUES 
PIÈGENT LEURS CIBLES

Andréa Fradin

   (...) Nouvelle brouette de révélations de la part de Glenn Greenwald, le journaliste qui a travaillé avec Edward Snowden pour dévoiler les dispositifs déployés par la NSA, l'agence de renseignements américaine, pour surveiller l'ensemble du Net.

   L'article en question, publié sur le tout nouveau site The Intercep, devrait cette fois-ci ravir les amateurs des théories du complot en tout genre. Glenn Greenwald entend en effet montrer «comment les agences de renseignement occidentales essaient de manipuler et de contrôler le discours en ligne à l'aide de tactiques trompeuses et visant à détruire la réputation».

   Des méthodes diffusées par les espions britanniques, à destination de la NSA mais aussi de tous les membres de «l'alliance "Five Eyes"»(Australie, Canada, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni, Etats-Unis). Et qui viseraient tout aussi bien les potentiels terroristes que les activistes sur Internet.

   Comme à son habitude, le journaliste américain appuie son argumentaire d'une série de documents, qui consistent (comme à leur habitude) en une présentation type Power Point particulièrement peu claire et inesthétique.


   «Discréditer une cible: mettre en place un piège à miel / changer leurs photos sur les sites des réseaux sociaux / écrire un blog prétendant être l'une de leurs victimes / envoyer des SMS, des mails à des collègues, des voisins, des amis, etc.»

   Mais instructive. Intitulée «L'art de la tromperie: entraînement pour des opérations en ligne sous couverture», la présentation en question explique notamment comment «discréditer une cible», en postant de fausses informations sur les réseaux, en «envoyant des SMS, des mails à des collègues, des voisins, des amis, etc.» voire en manigançant un«piège à miel» –piéger quelqu'un en utilisant les charmes d'un individu. Bref, un vrai scénario de film.

   Cette publication fait suite à une précédente enquête de la NBC News, fondée sur certains de ces documents et qui met à jour l'utilisation de ces méthodes par les espions britanniques, accusés d'utiliser «le sexe et des "sales coups" pour décrédibiliser certaines de leurs cibles».


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(La tueuse de la Croissance était à l'affût)

(via drythroats)

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Benoît Barvin

samedi 7 septembre 2013

"Par grand vent, il reçut la médaille de la Légion d'Honneur en pleine poire". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(L'AMOUR A-T-IL UNE COULEUR?)

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"OK, OK, je vais me revoiler...
Ben dis donc, la patience et toi,
ça fait deux, hein?"


(Source: olderoticart)


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"Rendez-moi mes 0,6 % de pertes de pouvoir d'achat,
sinon je fais tout sauter!"


RÉFORME DES RETRAITES : 
LIBÉ DÉNONCE UNE "GROSSE MANIP"
Sébastien Rochat

   (...) Les journalistes de Libération s'y sont mis à trois pendant deux jours pour comprendre l'entourloupe. Parmi la batterie de mesures annoncée par Jean-Marc Ayrault le 27 août, il y a le décalage de six mois de la hausse des pensions de retraite en fonction de l'inflation. Une mesure qui aurait pu passer inaperçue, vu la sobriété avec laquelle Jean-Marc Ayrault l'a présentée dans son discours.

   "Il est hors de question de recalculer ou de baisser les retraites ! Le gouvernement refuse de sous-indexer les pensions pour plusieurs années. Les retraités seront néanmoins mis à contribution", a déclaré Ayrault. Oui, mais comment ? "Au lieu d’intervenir au 1er avril, la revalorisation annuelle des pensions, qui interviendra encore chaque année, bien sûr, aura lieu au 1er octobre. L’augmentation sera donc régulière, elle sera simplement décalée". Dit comme ça, difficile d'évaluer l'impact de cette mesure. Or, dans le dossier de presse (document PDF), un tableau récapitulatif indique les gains espérés par ce simple décalage : 600 millions euros dès 2014 et jusqu'à 1,4 milliard en 2020. Pour un simple décalage de date ?

   C'est Libération qui a réalisé l'impact de cette mesure qui se voulait discrète. "Les retraités, y compris les plus modestes d’entre eux, seront bien touchés par la réforme. Jusqu’aux bénéficiaires du minimum vieillesse !", dénonce le quotidien qui rappelle que François Hollande avait promis de ne pas toucher aux petites retraites. 

   Jusqu'à présent, les pensions de retraite étaient revalorisées en fonction de l'inflation, chaque année, au 1er avril. En décalant de six mois cette revalorisation pour toutes les pensions de retraite du régime général, de substantielles économies vont être réalisées. Interrogé par Libération, Henri Sterdyniak, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), estime que c'est une perte de pouvoir d'achat : "En 2014, par exemple, avec une inflation à 1,2%, les retraités vont donc passer six mois supplémentaires sans bénéficier de la revalorisation qu’ils auraient eue sans la réforme. C’est 0,6% de perte de leur pouvoir d’achat". 

   Libé a également sorti la calculette avec un cas pratique : "Dans le cas d’une inflation de 2%, un retraité avec une pension de 1 200 euros par mois touchera ainsi 144 euros de moins que ce qu’il aurait gagné sans la réforme". Un manque à gagner qui se cumulera chaque année, puisque tous les retraités auront toujours leur augmentation avec six mois de retard... Et plus l'inflation sera élevée, plus les économies réalisées par les caisses de retraites seront élevées.

   Si Libération met au grand jour cette baisse discrète du pouvoir d'achat, cela n'avait pas été le cas en 2009. Car François Fillon avait déjà décalé de trois mois (du 1er janvier au 1er avril) la revalorisation des retraites en modifiantl'article 79 de la loi de financement de la sécurité sociale 2009. A l'époque, la mesure était passée inaperçue et avait même donné des idées : en 2012, la revalorisation des prestations familiales avait été décalée du 1er janvier au 1er avril. Un décalage maintenu en 2013 par Hollande (président social-démocrate...). (...)



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"Miroir, gentil miroir, dis-moi: parmi
mes amies, quelle est la plus moche?"

Fritz Willis

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Luc Desle

lundi 2 septembre 2013

"Lady castagnettes, personne ne la voulait pour voisine". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAÎTRE A-T-IL TOUJOURS
ÉTÉ LE MAÎTRE?)

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(Certains jours, au petit matin,
Irina trouvait que la terre
était désespérément basse...)



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(Scientifique proche du lobby des OGM
décrivant le danger des études fausses
et entachées d'erreur qui les remettent en cause)

Afis : 
information scientifique 
ou manipulation de l’opinion ?
(faut-il vraiment poser la question?)
Fabrice Flipo | Maître de conférence

   (...) Si l’on en croit les tribunes de Jérôme Quirant, des associations sans aucune légitimité alimenteraient des peurs irraisonnées dans l’opinion et bloqueraient « le progrès ». Des arguments qui me rappellent trait pour trait ceux du fameux appel de Heidelberg, lancé peu avant le premier Sommet de la Terre de Rio en 1992.

   Le problème avec ce soi-disant promoteur de la « science », c’est qu’il fait un usage extrêmement libre de « la science ». Les erreurs sont grossières, la méconnaissance des dossiers est flagrante, même pour un amateur éclairé.

   Aucun de ses articles ne tiendrait plus d’une minute devant un panel pluraliste composé d’experts reconnus dans les domaines concernés.

   Quirant confond science et défense aveugle de l’expertise officielle, oubliant l’Histoire : les agences ont souvent sous-estimé les risques environnementaux, accordant la priorité aux intérêts industriels : amiante, réchauffement climatique, trou dans la couche d’ozone etc. L’Agence européenne de l’environnement a même publié deux volumes sur les leçons tardives issues de signaux précoces qui n’ont pas été entendus à temps.

   Les scientifiques sont dans leur rôle quand ils attestent de faits. Ils ne le sont plus quand ils sélectionnent les faits qui doivent être jugés pertinents pour un problème de société tel que les OGM, et ils sombrent carrément dans l’autoritarisme quand ils prétendent en plus tirer à eux seuls des conclusions définitives en matière de politique. (...)

   L’auteur commence par nous dire que la publicité autour de Séralini(1) a été un déni de science. Une approche réellement scientifique aurait soupesé l’influence relative des partisans de Séralini et ceux des OGM, qui utilisent aussi la voie des médias. Mais non, Quirant fait comme si Claude Allègre, Marc Fellous et bien d’autres n’avaient pas voix au chapitre.

   Second argument : Séralini ne serait pas le premier à avoir conduit une étude de long terme. Lesquelles ? Avec quels résultats ? Quirant n’en dit rien. Le point est important car ce qui a fait scandale est que 3 mois d’analyse suffisent pour l’homologation des OGM, alors que l’étude Séralini suggère que les effets néfastes apparaissent plus tard. Quirant se contente de nous asséner qu’il est « scientifiquement peu vraisemblable » qu’un risque existe sur « la comestibilité », et que les tests à 90 jours sont « reconnus satisfaisants » - par qui ? Par quoi ? On ne saura pas.

   L’argument massue, celui d’un allongement plus rapide de l’espérance de vie aux Etats-Unis, où l’on mange des OGM, qu’en France, outre que c’est de l’épidémiologie de comptoir, pointe vers un lien qui indique le contraire : +1,9 ans en France contre +1,3 ans aux Etats-Unis (2005-2011). Quirant est tellement convaincu d’avance par ce qu’il croit être le vrai qu’il n’a même pas pris le temps de lire.

   La suite est du même acabit : Quirant mentionne les pays qui importent des OGM, mais pas ceux qui, comme la Zambie en 2003, en pleine famine, a refusé une aide parce qu’elle était OGM. Pourquoi ? Quirant claironne que « l’ensemble de la communauté scientifique a tiré à boulets rouges sur cette étude », sur foi d’un communiqué de presse des Académies, alors qu’il aurait plutôt fallu parler de propos très contrastés, en témoigne cette pétition-réponse signée de biologistes. Il attaque bien sûr la souche de rats utilisée, soupçonnée de favoriser les tumeurs, mais ne dit pas qu’elle est utilisée pour les tests d’homologation, et qu’une autre souche aurait évidemment fait courir à l’étude le risque d’incomparabilité.

   D’autres explications existent, nous dit-il, concernant les tumeurs, « un agronome » « en a fait la démonstration brillante ». A ce stade de la lecture on ne s’étonne pas de ne trouver aucune référence sérieuse à l’appui de cette énième affirmation farfelue.

   Rappelons alors à Quirant la revue dans laquelle Séralini a publié est reconnue et conforme aux critères de bonne science tels que Quirant lui-même les définit, et auxquels il ne juge pas nécessaire de se plier lui-même. Quirant n’a rien lu des adversaires qu’il combat, sinon des articles de presse, à rebours de la « simple étude bibliographique » qu’il prétend avoir fait. Il existe pourtant des documents extrêmement complets expliquant les raisons d’une opposition aux OGM, qui sont très loin d’être seulement alimentaires, et qu’il serait trop long de développer ici. (...)

(1) Gilles-Eric Séralini  est un professeur de biologie moléculaire qui a travaillé sur les OGM et leurs effets néfastes dans une étude bien entendu controversée en septembre 2012. 

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(Ce peintre original payait ses consommations
en faisant un crobar sur le visage des
serveuses des bars qu'il écumait)


Doublefaced No. 6
Sebastian Bieniek

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Luc Desle