Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.

dimanche 5 août 2012

"Ce muezzin progressiste avait pris des cours de chant". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes"

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Pensées pour nous-mêmes:

(N'ENTENDS RIEN D'AUTRE
QUE CE QUE TU DOIS ENTENDRE)

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Lettres d'inconnus (10)

pcc Benoît Barvin 


BARBEY d'AUREVILLY, Jules.- Les Diaboliques.




Monsieur Mon ex-Amant,


   Vous fîtes bien de me demander si cela ne me dérangeait pas. Certes, votre prière avait déjà été faite et, devant l'assemblée de fidèles, je trouvais cela un rien indélicat. Cependant, n'étions-nous pas dans une soirée sado-masochiste où chacun et chacune se doit d'obéir aux désirs - et aux exigences - les plus secrets? 

   J'avais déjà été flagellée gentiment, avec deux fouets à brins longs, munis de minuscules boules d'acier qui, sur ma chair pourtant habituée aux hommages de cette sorte, avaient produit de légères ecchymoses vaguement rosâtres. Bien sûr, la Maîtresse de Cérémonie - Madame D - m'a gentiment enduit les lésions de son onguent intime, fait à base de lait d’ânesse et de menstrues de vierges helléniques. Comme à chacune de ses interventions, ses caresses forcèrent le respect et elle eut droit, une fois encore, à une salve d'applaudissements pleine de componction. 

   J'acceptai plus tard, après que la coupe de champagne millésimé eut humecté mon gosier, l'assaut - assez rude, je le confesse - de deux Apollons du Belvédère, couleur anthracite, dont chaque engin me fit craindre pour ma santé. Mais Madame D - décidément notre Ultime Bienfaitrice - s'occupa de moi, une fois de plus et c'est sous un unanime murmure d'extase que je fus la proie de ces rudes gaillards. Vous nous regardiez, Monsieur Mon ex-Amant, assis dans un large fauteuil, les mains occupées par des rondeurs de pimprenelles dont je ne doutais pas que vous les goûtassiez à leur juste valeur.

   A peine les deux éphèbes eurent-ils procédé ainsi qu'il le fallait - et je vous avoue qu'à un moment, j'ai réellement perdu la notion du temps -, c'est de nouveau Madame D qui est intervenue pour étancher une soif "inextinguible", ainsi qu'elle l'affirma au public présent, via une langue que j'ai toujours trouvée très rose et diablement mutine.

   Bref, la soirée - que dis-je? - la nuit se déroulait suivant le plan habituel, ainsi qu'il sied à ce genre de pratique hors normes - mais oh combien jouissives, lorsque vous vous levâtes, Mon Cher et, devant l'auditoire esbaudi, vous formulâtes votre demande. 

   Il se fit alors un silence contraint, presque pesant. Chacune et Chacun allait de vous à moi, ne sachant que penser d'une telle obstination, car vous insistiez une seconde fois, en dépit des sourcils froncés de Madame D. Je coupai court au malaise qui menaçait la chaude ambiance de cette fête et, la voix sévère, je répondis: "Jamais, Monsieur le Jean-Foutre! Jamais je ne me teindrai les cheveux en roux, la couleur de Satan lui-même. Reprenez un peu de champagne, Monsieur mon ex-Amant, avant que de nous fausser compagnie car, je n'en doute pas, des gourgandines vous attendent dans un ignoble estaminet afin d'assouvir vos désirs plébéiens!

   Madame D n'eut pas à ouvrir la bouche. L'assemblée vous fusilla des yeux, vous, l'odieux personnage qui, reprenant ses effets, tête basse, disparûtes de la salle, à notre grand soulagement. Et nous pûmes, alors, reprendre la soirée là où nous l'avions laissée avant vous eussiez osé émettre ce voeu ignominieux. 

   Sachez, Monsieur Mon ex-Amant, que désormais je vous voue aux gémonies les plus abjectes.

Duchesse de Brabante et Corréos



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« Ne craignez pas d’être lent, 
craignez seulement d’être à l’arrêt. »
Proverbe chinois


Illustration by Coby Whitmore

"Laisse-moi, tu m'empêches de bouger...
- Et de respirer si tu te débats, sale allumeuse!"

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« Plus on prend de la hauteur 
et plus on voit loin. »
 Proverbe chinois

Red

"Même si on se met un foulard sur les yeux?"

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« Aux grandes âmes, 
les grands challenges. »
 Anne Marquier

(via ladyscat)

"Pfff... Tu... Tu crois qu'on va... Pfff...
réussir... à gagner notre... Pfff...
poids en nourriture?
- Pfff... Si ça dure pas... Pfff... 
pas trop longtemps... oui"

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« Les conséquences de ce qu'on ne fait pas 
sont les plus graves. »
Marcel Mariën


"Vous voulez dire que si je mords dans cette pomme,
il ne m'arrivera rien? C'est ça?"


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Jacques Damboise (ex maître zen)

samedi 4 août 2012

"Il changeait d'avis toutes les heures mais de sous-vêtements bien moins souvent". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:


(LE BONHEUR EPHEMERE N'EST PAS
LE BONHEUR DU TOUT.
MAIS QU'EST-CE QUE LE BONHEUR?)

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"Monsieur le Curé, je vous en prie,
rendez-moi ma chaise...
- Vous rigolez, pour que vous me teniez
le crachoir pendant des heures?
Il n'en est pas question!"

Confession, 1980 by Cristina García Rodero
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"J'avais dit, l'important est de participer...
mais je n'ai pas ajouté: participer à cette foire
d'empoigne de marques et de fric à tout-va...
Du moins, je crois..."


Pierre de Fredy de Coubertin, baron de Coubertin, né le 1er janvier 1863 à Paris et mort le 2 septembre 1937 à Genève1, est un historien et pédagogue français surtout connu pour être le rénovateur des Jeux olympiques de l'ère moderne. Il a cependant pris également une part importante dans l'éclosion du scoutisme laïc français.


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JO 2012 © : 
CAUCHEMAR CYBERPUNK
 LIONEL MAUREL (CALIMAQ)

   (...) Pour défendre ses marques et ses droits d’auteur, mais aussi être en mesure de garantir de réelles exclusivités à ses généreux sponsors comme Coca-Cola, Mac Donald’s, Adidas, BP Oil ou Samsung, le CIO a obtenu du Parlement anglais le vote en 2006 d’un Olympics Game Act, qui lui confère des pouvoirs exorbitants. L’Olympics Delivery Authority dispose ainsi d’une armada de 280 agents pour faire appliquer la réglementation en matière de commerce autour des 28 sites où se dérouleront les épreuves et le LOCOG (London Organizing Committee) dispose de son côté d’une escouade de protection des marques, qui arpentera les rues de Londres revêtue de casquettes violettes pour s’assurer du respect de l’Olympics Brand Policy. Ils auront le pouvoir d’entrer dans les commerces, mais aussi dans les “locaux privés”, et de saisir la justice par le biais de procédures d’exception accélérées pour faire appliquer des amendes allant jusqu’à 31 000 livres…

   L’Olympics Game Act met en place une véritable police du langage, qui va peser de tout son poids sur la liberté d’expression pendant la durée des jeux. Il est par exemple interdit d’employer dans une même phrase deux des mots “jeux”, “2012″, Twenty Twelve”, “gold”, “bronze” ou “medal”. Pas question également d’utiliser, modifier, détourner, connoter ou créer un néologisme à partir des termes appartenant au champ lexical des Jeux. Plusieurs commerces comme l’Olympic Kebab, l’Olymic Bar ou le London Olympus Hotel ont été sommés de changer de noms sous peine d’amendes. (...)

   (...) L’usage des symboles des Jeux, comme les anneaux olympiques, est strictement réglementé. Un boulanger a été obligé d’enlever de sa vitrine des pains qu’il avait réalisés en forme d’anneaux ; une fleuriste a subi la même mésaventure pour des bouquets reprenant ce symbole et une grand-mère a même été inquiétée parce qu’elle avait tricoté pour une poupée un pull aux couleurs olympiques, destiné à être vendu pour une action de charité !

   Cette règle s’applique aussi strictement aux médias, qui doivent avoir acheté les droits pour pouvoir employer les symboles et les termes liées aux Jeux. N’ayant pas versé cette obole, la chaîne BFM en a été ainsi réduite à devoir parler de “jeux d’été” pour ne pas dire “olympiques”. Une dérogation légale existe cependant au nom du droit à l’information pour que les journalistes puissent rendre compte de ces évènements publics. Mais l’application de cette exception est délicate à manier et le magazine The Spectator a été inquiété pour avoir détourné les anneaux olympiques sur une couverture afin d’évoquer les risques de censure découlant de cet usage du droit des marques. Cet article effrayant indique de son côté que plusieurs firmes anglaises préfèrent à titre préventif s’autocensurer et dire “The O-word” plutôt que de se risquer à employer le terme “Olympics“. On n’est pas loin de Lord Voldemort dans Harry Potter, Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Dire-Le-Nom !(...) 

Lire le très intéressant article sur:


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"De dous mes meilleurs Konseillers,
la seule gui gonde:
la Pière allemannte!"



Les amis dont Merkel se passerait bien
PresseuropHandelsblatt

   (...) "Qui gouverne l'Allemagne?", s'interroge un brin offusqué le Handelsblatt. Le quotidien économique de Düsseldorf rapporte que la chancelière allemande est confrontée à des "souhaits, demandes et menaces" de toutes parts pour que Berlin s'engage davantage dans le sauvetage de l'euro.

   Ces derniers temps, beaucoup se sentent une vocation à conseiller la plus grande économie européenne sur ce qui devrait se faire en ces jours de crise. Ces gouvernants en herbe se trouvent à Washington, Londres, Rome, Luxembourg et Paris.
   Parmi ceux “que personne n’a invité” et qui demandent plus d'enthousiasme allemand dans la lutte contre la crise, le Handelsblatt distingue Timothy Geithner, le ministre des Finances américain, qui s’est imposé sur le lieu de vacances de son confrère allemand Wolfgang Schäuble après avoir annoncé que ‘si on laisse l'Europe plantée au bord du gouffre, on ne fait qu'augmenter le coût de la crise'.

   Autre bon conseil indésirable pour le journal, Mario Draghi, le patron de la BCE, qui pousse Angela Merkel à permettre à la BCE l’achat contesté de plus d'obligations d'Etats et à activer ainsi le bazooka, comme l'appellent les Européens du Sud, c'est-à-dire l'émission illimitée d'argent par la BCE.

   Membre surprise de ce cercle des "conseillers non invités“, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair aurait dit que le contribuable allemand devrait se porter garant pour la montagne de dette européenne à hauteur de 8 800 milliards d'euros

   Dernier de la liste, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe, dont la patrie est désormais visiblement trop petite. Il reproche à l'Allemagne de faire continuellement de la politique intérieure dans la crise de l'euro et de ‘vouloir gérer les autre membres de l'union monétaire comme des filiales. (...) 

Lire sur:


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"Mais? Mais, les gars? On va pas pouvoir
me voir si vous faites ça?
- Justement...
- Vous me trouvez laid, c'est ça?
- Pas vraiment mais ça y ressemble"
Sean Lee

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Luc Desle

vendredi 3 août 2012

"Dans ce Parti Extrême on tapait sur quelqu'un avant d'entrer". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(COURIR NE SERT A RIEN
TU NE RATTRAPERAS JAMAIS LE TEMPS)


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(Tracteurs faisant la chenille, en douce, pour passer
plus aisément la non frontière européenne..."


ALLEMAGNE-POLOGNE
Schengen fait l’affaire des voleurs de tracteurs
PresseuropDie Welt

   (...) “Paysan cherche tracteur”, titre l’édition compacte de laWelt, qui consacre sa une aux disparitions en série de machines agricoles à la frontière germano-polonaise. Le phénomène n’étant pas documenté par les statistiques officielles, 92 exploitants agricoles de la région se sont rassemblés pour chiffrer le problème. Résultat : 80 % d’entre eux ont subi plusieurs vols, pour un montant de 2,2 millions d’euros. Les vols nocturnes commencent à peser sur l’ambiance dans la région, constate le quotidien.

   L’ouverture de la frontière germano-polonaise en 2007 [date de l’entrée de la Pologne dans l’espace Schengen] facilite le travail des voleurs. Il est rare qu’ils soient arrêtés. Tandis que les Allemands accusent les Polonais, les Polonais pointent du doigt les Lituaniens et les Ukrainiens. Ils disent que la Pologne n’est qu’un pays de transit.

   Le quotidien berlinois rapporte que les engins abandonnés n’ont pu être récupérés dans les forêts que grâce à leurs GPS ou parce qu’ils étaient bloqués dans les marais. Face à ce quota d’élucidation de 0% et aux menaces des agriculteurs en colère de se faire justice eux-mêmes, le gouvernement du Land de Brandebourg a envoyé trois unités de police à la frontière. Les experts parlent d’un “effet Schengen”, explique Die Welt :

   En Pologne, les vols de voitures ont diminué depuis l’ouverture des frontières alors qu’ils ont augmenté en Allemagne. Dans le Brandenbourg, ils ont triplé. [...] Mais les Allemands sont impuissants. Ils n’ont pas le droit de poursuivre les véhicules suspects en Pologne. Ironiquement, les accords de Schengen construisent des frontières dans ce domaine.

   La riposte est en marche. Une équipe germano-polonaise de 50 fonctionnaires a été créée pour lutter contre les vols. (...)


***

"Mais enfin, ne sois pas idiote! 
Bien sûr que je te le passerai de temps à autres,
ce slip de grande marque...
- Tu me le jures?"

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(Moi j'ai étudié dans un couvent
puis dans un monastère...
Voilà le résultat!"


Quand l'éducation non-mixte 
à l'américaine renforce les stéréotypes
Cassie Murdoch
Traduit par Peggy Sastre

   (...) Le Dr. Leonard Sax, fondateur de la National Association for Single Sex Public Education [association nationale pour l'enseignement public non-mixte] affirme que des classes séparées peuvent éviter aux enfants de se retrouver catalogués dans des rôles traditionnels.

   Interrogé par l'AP, il a expliqué vouloir «davantage de filles dans les cours de robotique, d'informatique, de physique et d'ingénierie. Nous voulons davantage de garçons étudiant la poésie, la création littéraire et l'espagnol».

   En théorie, cela semble merveilleux, mais en pratique, que se passe-t-il réellement? Les journalistes de l'Associated Press se sont rendus en Idaho, dans l'école primaire de Middleton Heights et dans ses classes non-mixtes. Ils n'ont rien trouvé de révolutionnaire.

   «Dans les classes non-mixtes, les instituteurs parlent dans des micros qui modifient numériquement la tonalité de leur voix pour qu'elles correspondent aux fréquences qui, selon les études, sont les plus adaptées aux garçons. Avant un contrôle, les garçons vont courir ou faire d'autres activités physiques, tandis que les filles préfèrent les exercices plus calmes, comme le yoga.»

   OK, ce n'est peut-être pas le pire scénario qu'on puisse imaginer, mais ne serait-ce pas plus heureux d'apprendre à certains garçons de se calmer en faisant du yoga, et d'inciter certaines filles à courir davantage?(...) 

   (...) Selon la directrice de l'école, Robin Gilbert, l'environnement de chaque classe prend en compte les intérêts des enfants et le programme scolaire, identique pour les deux sexes. Mais dans les faits, cela donne quoi? Déjà, l'aménagement des classes est différent. Les garçons ont des tableaux bleus et une classe de CE2 était décorée avec une thématique «camping», tandis que dans les classes de filles, les murs sont parsemés de cœurs en papier ou de sirènes et autres détails aquatiques. Tout cela est... loin d'être enthousiasmant.

   Ce qui ne veut pas dire que des enfants différents n'ont pas des modes d'apprentissage différents, et qu'il est inutile d'adapter l'enseignement en fonction des intérêts des enfants. Dans un monde parfait, les écoles auraient suffisamment de moyens pour répondre aux besoins spécifiques de chaque enfant, selon sa personnalité.

   Mais au lieu de présumer que tous les garçons, sans distinction, ont besoin d'aller se défouler avant un contrôle, les enseignants pourraient voir quels enfants –garçons ou filles– bénéficient réellement d'une activité physique, et lesquels s'en sortent mieux dans le calme et l'introspection. Si, au contraire, nous ne faisons que proposer aux filles et aux garçons des activités stéréotypiques, cela ne fait que renforcer les problèmes que nous connaissons déjà –tout en risquant l'aliénation de nombreux enfants qui ne correspondent pas à ces clichés sexuels.(...)

Lire sur:


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(Cette femme, voilée mollement, attendait 
ses consoeurs au tournant)



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Benoît Barvin

jeudi 2 août 2012

"Ces cadres hautains du Parti, on ne pouvait pas les encadrer". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(NE PENSE PAS,
AGIS)

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"Bosser en travaillant,
Se fatiguer en s'épuisant,
Chanter en s’époumonant..."



(L'air des "Damnés de la Mine"
avait des paroles un rien sarcastiques)

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"Y sont où les millionnaires Français?
- Envolés! La faute à ces  socialo-communiste-trotskystes
de mes deux... Connaissent pas la bonne odeur 
de l'argent pourri, ces tantou..."

demotivationalpost.com

Français fortunés, ne craignez rien, 
l'UMP travaille pour vous !

   (...) Assez discrète sur les très nombreux plans sociaux que le précédent gouvernement avait réussi à bloquer, jusqu'à l'issue de la présidentielle, l'UMP a décidé de se mobiliser pour avoir la peau de la contribution exceptionnelle, qui devrait toucher les plus fortunés des français. (...)

   Ils vont saisir le Conseil Constitutionnel pour obtenir l'annulation de certaines mesures votées par l'Assemblée Nationale où ses députés sont désormais minoritaires. Ils mettront néanmoins, toutes leurs forces dans la défense d'une catégorie qu'ils ont choyé durant la précédente législature : Les plus fortunés d'entre nous ! 

   Il faut en effet savoir que les députés ont voté une contribution exceptionnelle qui concerne les contribuables possédant un patrimoine supérieur à 1,3 million d'euros et soumis de ce fait à l' ISF.
   C'est était trop pour l'UMP, inventeuse du bouclier fiscal, qui a permis à 13 000 bénéficiaires de toucher de la part du fisc, un chèque moyen de 56 400 € en 2011 et qui aurait coûté la modique somme de 3,6 milliards entre 2007 et 2012.

   Gilles Carrez, le président UMP de la Commission des Finances à l'Assemblée Nationale, a choisi pour justifier le futur recours au Conseil Constitutionnel, de de faire pleurer dans les chaumières ... de smicards ou de précaires : « (...) l’exemple d’une veuve vivant de la pension de reversion de son époux et ayant « un grand appartement à Paris de 3 ou 4 millions d’euros (...) Elle ne pourra pas payer la contribution exceptionnelle. Est-ce que c’est normal ? » En gros, on essaye de nous refaire le coup de l'agriculteur de l'Ile de Ré vivant avec 1000 € par mois et dans la quasi impossibilité d'assumer le montant de son ISF. Ceci justifiant des débats à n'en plus finir sur l'injustice de cet impôt, pour tous ceux qui eux ont des revenus d'un tout autre genre.

   A l'évidence, le sort d'une veuve vivant de la pension de reversion de son époux (payé au smic), et vivant dans les deux pièces d'un logement social, émeut beaucoup moins à l'UMP !
Lire sur:



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"Y'a un dingue qui nous a jetées à la mer...
Paraîtrait qu'on avait dépassé la date
de péremption..."

François Verdet, un "gardien de la côte" 
devenu spécialiste de la pollution plastique

   (...) François Verdet, un des 23 "gardiens de la côte" bénévoles de la Surfrider foundation Europe, s'est emparé du dossier des "+medias filtrants+, ces capsules de filtrage d'eaux usées rejetées dans l'Océan, pour devenir presque malgré lui un spécialiste mondial. (...)

   (...) Ce quarantenaire placide, graphiste de profession, avoue n'avoir "jamais imaginé un engagement aussi conséquent". Mais il ne regrette rien des longues heures passées à tenter de comprendre le pourquoi de l'échouage de ces cercles de plastique, repérés dès 2007 sur les plages de la côte basco-landaise.
   A l'époque, "personne ne savait ce que c'était. Je voulais savoir d'où ça venait", raconte le Lyonnais installé en famille à Bidart, sur la côte basque, depuis plusieurs années.

   Il tape alors à la porte de la Surfrider, dont le siège est à Biarritz. L'association (loi 1901) s'est donné "pour but la défense, la sauvegarde, la mise en valeur, la gestion durable de l'océan, du littoral, des vagues et de la population qui en jouit". Elle lui propose de devenir "Gardien de la côte" et de s'emparer de ce dossier qui le conduira finalement à mener l'enquête pendant près de deux ans.

   Patiemment, il remonte la chaîne pour connaître les fabricants de ces roulettes de quelques centimètres chargées de bactéries mangeuses de déchets et utilisées dans le traitement des eaux usées des stations d'épuration, l'industrie agroalimentaire, la pisciculture ou sur certains paquebots de croisière.

   "Poussé par les gens qui me demandaient des informations, je suis devenu spécialiste alors que les stations d'épuration n'étaient vraiment pas ma tasse de thé", s'amuse-t-il. Il a été contacté par des Canadiens "après une pollution survenue aux Etats-Unis", des Brésiliens et de nombreux mouvements de défense de l'environnement en Europe.

   Pour répondre aux sollicitations, il a créé un site internet. "Le but aujourd'hui est de faire connaître le savoir qu'on a compilé", explique-t-il. Grâce à cet engagement, la Surfrider est devenue une référence sur le dossier des "medias filtrants". "Si une autre pollution survenait, nous serions plus réactifs pour remonter à sa source", dit-il.

   Parmi les pollutions les plus massives recensées, celle survenue en 2010 à Corbeil-Essonnes, en région parisienne, avec près de 20 millions de capsules rejetées dans la Seine, "probablement d'une station d'épuration". Une autre a été relevée entre Espagne et Portugal, sans que l'origine formelle n'ait été identifiée.

   "Les médias filtrants retrouvés sur la côte basco-landaise et jusque sur des plages du nord de la France proviennent vraisemblablement d'une pollution survenue à l'automne 2009 dans l'industrie du papier" au Pays basque espagnol, soupçonne M. Verdet.

   Il a ainsi pu établir une carte recensant les littoraux où ont été ramassés les roulettes filtrantes qui a récemment révélé que "la Méditerranée est aussi touchée, alors qu'auparavant seule la façade atlantique l'était". Il s'emploie désormais à sensibiliser les entreprises et collectivités locales, premières utilisatrices de médias filtrants pour le traitement des eaux usées, grâce à des campagnes médiatiques et par l'intermédiaire de l'Association des maires de France. (...)
Lire sur:

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"Etre riche, c'est bien...
Les pauvres, c'est sale et ça pue...
Les immigrés, y sont pas humains...
Les Partis Extrêmes, y défendent nos valeurs..."


(Les méthodes de ce psychothérapeute
étaient controversées)

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Benoît Barvin

mercredi 1 août 2012

"Sur cette terrible galère, les rames étaient en bronze". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:


(LE MAITRE A UN VALET,
LUI-MEME)


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COURTS RÉCITS AU LONG COURS(36)
pcc Benoît Barvin



Anniversaire

   "Tu es sûre que c'est ce que tu veux?". Mynda me dit que oui, avec un gracieux mouvement de la tête. Je soupirai. Depuis que sa mère nous avait quittés, je ne pouvais rien lui refuser. N'était-ce pas son anniversaire, après tout? Cette journée était sacrée. Elle avait revêtu une kurta de couleur orange (1), sur un simple jean, comme je le lui avais conseillé, car là où nous allions il valait mieux ne pas trop attirer l'attention. Malgré ces "pauvres habits", Mynda ressemblait à sa mère,  avec sa petite bouche couleur framboise, ses yeux d'un vert d'opale, son nez légèrement busqué et son teint pâle, proche de celui d'une gori (2)

   J'avais rencontré Marie au Consulat de France et nous nous étions mariés pratiquement dans la foulée. Mon épouse avait voulu rester avec moi, à Pondichéry, là où j'avais créé une Ecole Internationale des Langues. Elle avait donné naissance à Mynda, nous étions fabuleusement heureux, mais la maladie, quatre ans plus tard, l'avait emportée. J'étais resté seul avec Mynda, me consacrant tout entier à mon travail et à ma petite fille, la moitié de ma vie. Les affaires marchaient bien, j'avais ouvert une succursale à Mundaï. Je ne vivais que pour cette fleur qui, chaque jour un peu plus, s'épanouissait. Ma peur de la voir abîmée par les envies masculines me tenait éveillé la nuit, souvent, le coeur serré d'angoisse, de sorte que j'avais loué les services d'un couple de gardes du corps, des Sikhs, que je savais être fidèles avec celles et ceux qui ne transgressaient pas leurs différentes croyances.

   J'aurais bien besoin de mes deux serviteurs, là où nous nous dirigions. J'avais demandé une limousine aux services du député du territoire, un ami fidèle. Nous étions donc quatre à l'intérieur, Moi, Mynda et les gardes du corps qui se tenaient face à nous, turban sur la tête, barbe noire et impeccablement taillée, leur regard évitant soigneusement le nôtre. Ma fille pouffait, heureuse que j'ai accepté de l'accompagner dans le bidonville. 


   "Pour mon anniversaire, avait-elle décrété, je veux distribuer des bonbons aux enfants nécessiteux". Mynda était nourrie de feuilletons étrangers, notamment américains, et elle pensait sincèrement que le bien pouvait se décréter. "Le sourire que tu envoies revient vers toi", ne cessait-elle me de répéter, citant ce proverbe hindou. Mélange curieux de tradition et de modernité, ma fille regardait autour d'elle avec curiosité, et un brin d'excitation, au fur et à mesure que nous nous enfoncions dans les faubourgs de la ville.

   A un moment, vu l’exiguïté des rues, leur vétusté, nous dûmes nous arrêter. Le chauffeur tourna vers nous une moustache peu conquérante. "Nous devrions rebrousser chemin", recommanda-t-il, d'une voix tremblante. Je sondai le regard des gardes du corps, mais n'y lus rien d'autre qu'une sorte de désintérêt poli. Autour du véhicule, la foule commençait à s’agglutiner. Des pauvres, des dizaines, des centaines de pauvres venaient se coller aux parois, dévoilant leurs faces hâves, décharnées, démusclées, squelettiques... Je vis également des chancres qui déformaient les faces, les bras, voire les corps entiers.

   "Je pense que tu en as assez vu et que nous devrions..." Mynda ne me laissa pas terminer. Déjà elle avait repoussé la porte avec une force peu commune et plongeait dans cette cohue de mendiants à demi nus, qui tendaient des mains déformées et réclamaient leur dû. Les Sikhs bondirent dehors, écartèrent sans ménagement cette étrange cour des miracles alors que je les suivais, inquiet pour ma fille dont la silhouette disparaissait presque, vue sa modeste taille d'adolescente, au milieu de la foule dont j'entendais le grondement sourd, semblable à celui d'une monstrueuse bête dévoreuse. 

   J'eus la sensation d'une catastrophe imminente, me demandai ce qui m'avait pris d'avoir cédé à cette lubie folle, absurde, excessivement dangereuse. J'allais donner l'ordre aux gardes du corps de s'emparer de Mynda, de la fourrer dans la limousine et nous filerions sans demander notre reste. 

   Mais où avaient-ils donc disparu nos anges gardiens? Je ne voyais plus que des faces édentées, des rictus de haine, des mains crochues qui se dressaient, ongles acérés, prêts à écharper la chair tendre, fragile, si fraîche de ma fille... lorsqu'un miracle - quel autre nom donner au phénomène? - eut lieu. J'entendis un rire cristallin. Ce rire, telle une caresse limpide éteignit d'un seul coup le rugissement de la foule des mendiants.

   Je sus qu'il s'agissait de Mynda. Je compris qu'elle appliquait les principes de la Sophrologie ludique, cet ensemble de techniques corporelles et psychologiques destinées à stimuler le rire et la joie de vivre. Elle m'en avait si souvent parlé, de cette pensée positive qui donnait de la confiance en soi, et particulièrement pour les personnes souffrantes, mais je l'avais si peu écoutée...

   La foule était maintenant amicale. Elle s'ouvrit devant moi et je débouchai dans l'arc de cercle chaleureux que formaient tous ces malheureux. Des malheureux dont les visages commençaient à s'orner de sourires esquissés. Les Sikhs, eux-mêmes, arboraient des expressions de réel plaisir. Au centre de la scène improvisée se trouvait Mynda, Mynda qui dansait, le visage illuminé d'un sourire enchanteur. C'était la grâce personnifiée, l'Espoir qui renaissait...

   Un sâdhu (3) se pencha vers moi et me dit: "Vishnu a mille visages, petit père... Celui-ci est tellement gracieux".
   Nous restâmes tous silencieux, en extase, à admirer Mynda/Vishnu qui insufflait ses forces à nos petites vies bien fatiguées. Je compris alors que Marie n'était pas morte en vain. 


(1) C'est une chemise ample descendant jusqu'aux genoux ou à mi-cuisse, portée aussi bien par les femmes que par les hommes. 
(2) Une gori est, par définition, une femme à la peau blanche.
(3) Sage indien qui vit dans le dénuement le plus total. Certains ne portent pas de vêtements.


***
"T'art vos gueules!
Pas toucher!
Verbotten!"

mysteriousstranger_wyeth_theastrologer

(Les secrets du magicien étaient bien gardés)


***

"La flûte, ça ne t'a jamais tenté?"


***

"Mais? Mais c'est pas comme ça qu'y faut faire,
sauf vôt' respect, Magicien... 
C'est dans nôt' gosier qu'l'vin
y doit aller!
- Je fais ce que je veux!"


(Le Magicien était une sacrée tête de mule)


***

"Alors, Chérie, on se balade toute seule?
- Voilà que j'entends des voix, maintenant...
Décidément, les cuites ça me réussit pas"



***

N. C. Wyeth 
The Mysterious Stranger by Mark Twain 
Published by Harper & Brothers ~ 1916

***
Blanche Baptiste