Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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vendredi 13 février 2015

"Je vis que ma Belle-Mère tiquait quand je qualifiai ses seins de double protubérance". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(SOIS A LA DEMESURE
DU MONDE)

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(Jeune couple se débarrassant
de l'idée de Dieu)



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Geluk


Religion, laïcité, spiritualité :
quelle place pour les athées dans le débat actuel ?

    Depuis les attaques qui ont endeuillé la France début janvier, les questions religieuses et le débat sur la laïcité occupent le devant de la scène. Comment se positionner lorsque l'on est athée ? Francetv info a interrogé le philosophe André Comte-Sponville.

Propos recueillis par Tatiana Lissitzky

   Liberté d'expression, droit au blasphème et respect des croyances... Les attaques terroristes et les cas de perturbations de la minute de silence dans les établissements scolaires par des élèves ont soulevé beaucoup de questions sur la laïcité. Elles ont ravivé les débats autour de la place de la religion dans la société française.

   Mais dans un pays qui compte près de 30% d'incroyants, comment se positionner lorsque l'on est athée ? Et comment vivre son athéisme ? Reste-t-il une place pour la spiritualité lorsque l'on ne croit pas en Dieu ? Francetv info a interrogé le philosophe André Comte-Sponville, auteur de L’Esprit de l’athéisme (éd. Albin Michel, 2006) et Du tragique au matérialisme (et retour) (éd. PUF, 2015).

   / Francetv info : "Quand on est athée, on a aussi des convictions", a rappelé le dessinateur Riss, blessé lors de l’attaque contre Charlie Hebdo. Etre athée n’est pas seulement la négation de Dieu, c’est donc aussi l’affirmation de convictions ?

   - André Comte-Sponville : Bien sûr. L’athéisme, c’est avant tout être convaincu que Dieu n’existe pas, mais les athées ont d’autres convictions que leur seul athéisme.

   L’athéisme n’est ni une philosophie, ni une religion. Certains athées sont humanistes. D’autres non. Certains sont de droite, d'autres de gauche... Les athées n’ont, par principe, pas à être d’accord entre eux sur des convictions positives. Alors que les chrétiens sont d'accord sur les dogmes du christianisme et les musulmans sur les grandes bases de l'islam, la seule chose qui unisse les athées, c’est cette conviction purement négative de ne croire en aucun Dieu. 

   / La question de la laïcité est devenue centrale dans le débat après les attentats. La notion d’athéisme rejoint-elle celle de laïcité ?

   - L’athéisme et la laïcité sont deux choses totalement différentes. C’est justement parce que la République française est laïque qu’elle n’est pas athée. La laïcité est un type d’organisation de la cité, de la société. Elle interdit à l’Etat de prendre position en matière religieuse.

   Un état est laïque quand l’Etat et les Eglises sont séparés, que l’Etat ne prétend pas régenter les Eglises et que les Eglises ne prétendent pas gouverner l’Etat. Un Etat laïque garantit le droit d’avoir la religion que l’on veut, le droit de n’avoir aucune religion ou de changer de religion. 

   / Pour essayer de lutter contre les amalgames, promouvoir à nouveau la laïcité, et surtout contrer les réactions hostiles aux hommages, constatées dans de nombreux établissements scolaires, le gouvernement a annoncé qu’il allait instaurer des enseignements moraux et laïcs. Pensez-vous que cela peut permettre de lutter contre les communautarismes ?

   - Apprenons déjà aux enfants à lire et à écrire correctement. Il est plus important qu’un élève du lycée arrive à lire Pascal, Spinoza, Montaigne ou Descartes, plutôt qu’il reçoive des cours sur le fait religieux ou la morale laïque. L’école est là pour transmettre, pour donner accès à la culture. Le problème, c’est qu’elle y arrive de moins en moins. Mieux vaut faire de la philosophie que compter sur deux heures de cours mal bricolés de morale ou de fait religieux. Ce n’est pas un cours de morale laïque qui remplacera la lecture des chefs-d’œuvre passés. Il faut donner aux enfants une formation intellectuelle, de telle sorte qu’ils puissent former leur propre jugement. La morale n’est pas de l’ordre du savoir, elle ne s’apprend pas comme l’on apprend combien font deux plus deux.

   Ceux qui pensent qu’il suffit d’ajouter quelques heures d’éducation morale ou civique pour faire reculer les tentations communautaristes dans notre pays se racontent des histoires. Arrêtons de demander perpétuellement à l’école de régler les problèmes de la société.

   / Pensez-vous, comme l’a dit Michel Houellebecq, qu’avec le retour du religieux, la laïcité et l'athéisme sont morts en France ? 

   - Michel Houellebecq a tort de penser qu’il y a un retour massif du religieux et que c’est la fin de la laïcité. Il perçoit un processus de retour à la spiritualité, mais l'analyse mal. Ce que l’on appelle le retour du religieux est en réalité un retour à une spiritualité plus revendiquée, plus affirmée voire parfois plus spectaculaire, comme c’est le cas pour certains mouvements islamistes radicaux. Mais l’intégrisme catholique n’est pas en reste. Nous avons pu le constater lors des manifestations contre le mariage pour tous, où certains groupes catholiques réactionnaires ont retrouvé un peu de visibilité.

   Arrêtons de faire comme si l’athéisme était menacé. Ce n’est pas vrai. Il suffit de se rendre dans une église catholique un dimanche matin pour constater qu’elle est aux trois quarts vide et que la moyenne d’âge est de 70 ans. En ce qui concerne les musulmans, leur nombre progresse, effectivement. Mais c'est essentiellement du fait de l’immigration et de la démographie et non pas des conversions. 

   En revanche, contrairement à ce que l’on pense, l’athéisme ne cesse de se développer partout dans le monde. Aux Etats-Unis, où il était encore extrêmement minoritaire il y a quelques années, la parole des athées s’est largement libérée. En quinze ans, le nombre d’athées a été multiplié par quatre.

   / Comment peut-on se positionner en tant qu’athée dans une société où les débats autour de la religion sont omniprésents ?

   - C’est une raison de plus pour se battre et affirmer nos convictions d'athées. Les événements montrent que le débat porte moins sur la religion que sur la question de la liberté d’expression et du fanatisme. Il faut combattre le fanatisme, combattre ces gens qui veulent imposer par la violence quelque chose qui n’est finalement qu’une opinion. 

   "C’est mettre ses conjectures à bien haut prix, que d’en faire cuire un homme tout vif", disait déjà Montaigne au XVIe siècle. A l'époque personne ne savait, non plus, ce qu’il en était du vrai Dieu, mais les hérétiques étaient brûlés au nom de "conjectures", c’est-à-dire au nom d’opinions parfaitement incertaines. Ce qui valait du temps de Montaigne contre l’Inquisition catholique vaut aujourd’hui contre le fanatisme islamiste. Nous devons nous mobiliser contre tous les fanatismes, contre tous ceux qui prétendent limiter notre liberté de ne pas croire, d’exprimer notre incroyance, voire de blasphémer. Le débat n’est pas l’existence ou non de Dieu. Le débat, c’est la liberté contre le fanatisme.

   / Beaucoup considèrent que la religion répond à leur besoin de spiritualité. Existe-t-il une place pour la spiritualité lorsque l’on est athée ?

   - Oui, il existe une spiritualité sans Dieu. La spiritualité, c’est la vie de l’esprit. Les athées n’ont pas moins d’esprit que les autres et s'intéressent tout autant à la vie spirituelle. Nous sommes tellement habitués depuis vingt siècles d’Occident chrétien à ce que la seule spiritualité socialement disponible soit une religion, que l'on a fini par croire que ces deux mots, religion et spiritualité, sont synonymes, et que de parler d’une spiritualité sans Dieu est contradictoire dans les termes. C'est faux.

   La religion est une certaine espèce de spiritualité, mais il y a d’autres spiritualités non religieuses. Il suffit de regarder du côté de la Grèce antique avec le stoïcisme ou l’épicurisme, ou du côté de l'Orient, du bouddhisme, du taoïsme ou du confucianisme pour découvrir qu’il a existé et qu’il existe encore d’immenses spiritualités qui ne sont en rien des religions ou des croyances en Dieu.

   / Devient-on athée seulement par rejet de la religion ?

   - On devient athée lorsque l’on trouve que les arguments allant dans le sens de l’athéisme sont plus forts que les arguments allant dans le sens du théisme. J’étais moi-même un chrétien sincère, fervent et pratiquant, jusqu’à l’âge de 17 ans, puis j’ai perdu la foi.

   Je me définis comme un athée non dogmatique, et fidèle. Athée parce que je ne crois en aucun dieu. Athée non dogmatique parce que je reconnais que mon athéisme n’est pas un savoir, c’est une croyance, une conviction, une opinion. En réalité, personne ne sait si Dieu existe ou non, et c’est justement parce que nous ne savons pas que la question se pose d’y croire ou non. Si vous rencontrez quelqu’un qui vous dit "je sais que Dieu n’existe pas", ce n’est pas un athée, c’est un imbécile. De la même façon, celui qui vous dit "je sais que Dieu existe" est un imbécile qui a la foi.

   Enfin, je me revendique comme athée fidèle, parce que je reste attaché à une série de valeurs morales, culturelles et spirituelles qui sont nées pour la plupart dans les trois grandes religions monothéistes et qui se sont transmises pendant des siècles par la religion. Rien ne prouve que ces valeurs humaines aient besoin d’un dieu pour subsister, mais tout prouve que nous avons besoin de ces valeurs pour subsister d’une façon qui nous paraisse humainement acceptable. Ce n’est pas parce que je suis athée que je vais renier 3 000 ans de civilisation judéo-chrétienne ou refuser de voir la grandeur du message humain des évangiles. 

   / Croire en Dieu apparaît rassurant sur de nombreuses questions, telles que la mort ou le sens de la vie. Est-ce difficile d’être athée ? 

   - Dans un premier temps, il peut sembler que oui. La vie apparaît plus facile si nous pensons qu’un dieu d’amour veille sur nous, que nous irons tous au paradis et que nous retrouverons les êtres chers qu’on a perdus. L’athéisme amène effectivement à affronter le tragique, à la prise en compte inconsolée de ce qu’il y a d’effrayant, de décevant et de désespérant dans la condition humaine.

   Mais ce n’est pas une raison pour cesser d’aimer la vie. Au contraire, c’est parce que la vie aura une fin, et que c’est la seule vie qui nous soit donnée, qu’il importe de la vivre le plus intensément et le plus joyeusement possible. Camus disait : "On ne peut penser l’absurde (ou le tragique) sans rêver d’écrire un traité du bonheur."


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(Jeune Blonde aérant son four)


(Source: contac, via crustydollparts)

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Luc Desle

samedi 2 novembre 2013

"Il mit de l'eau dans son vin et fut massacré par les viticulteurs présents". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE VOILE SUR TON VISAGE
DISSIMULE-T-IL TON ÂME?)

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Nouveau court récit au long cours (1)

LE LIBÉRÉ 
DU 
CLUB MAD 

   « La technique moderne a introduit des objets tellement inédits
et des conséquences tellement inédites, que le cadre de l’éthique antérieure ne peut plus les contenir. » Hans Jonas




PROLOGUE


   C’est une étrange mission que la sienne. Il ne sait pas qui la lui impose vraiment. D’ailleurs, peut-être est-ce elle qui s’impose à lui. Elle est à la fois factice, futile, essentielle, nécessaire en tout cas pour ceux qui l’en ont investi.

   A priori, il ne sait pas qu’en penser. Il va se laisser porter et observer. Il va être un Gentil Observateur, un G.O. parmi leurs G.O., comme ils disent là-bas. Ou comme ils disaient… Cela fait tant d’années qu’il n’y est pas retourné. Les choses ont peut-être changé à ce niveau-là aussi : histoire de marketing, d’économie, de mode, que sais-je encore ?

    - Vous voulez boire quelque chose, monsieur ?

   L’hôtesse le regarde avec deux yeux de biche fauve, un Thermos de café à la main.

   Boire, oui. Essayer à nouveau. Tout cela va lui revenir. Il demande un peu d’eau, efkaristo. Oui, il parle grec, croit-il, quelques rudiments.

   Le gobelet en plastique transparent, coule en molécules fraîches sur sa langue et ses gencives. Retour de la joie simple de se désaltérer.

   Dans quelle amnésie avait-il donc plongé pour oublier ces plaisirs de l’existence ? Est-il encore privé d’une partie de son entendement ? Pourtant les sensations affluent tout à coup, comme aspirées par son être.

   Ils survolent une île, dendrite sur le bleu de la mer. Ce doit être Elbe avec l’Italie comme horizon. La terre est belle vue d’en haut. Tout semble simple. Et les problèmes humains abolis. L’homme en avion peut se sentir aussi léger qu’un ange. Peut-être est-il le seul parmi les cent cinquante passagers à ressentir le poids de sa condition retrouvée et à ne pas flotter sur les nuages de la vacance à venir. Contrairement à eux qui n’aspirent qu’à oublier le monde qu’ils viennent de quitter, il a un travail à effectuer sur l’île de Corfou, une investigation très pointue. Et cela lui plaît. Il n’aurait certainement pas supporté d’y retourner en touriste. Ce mot qu’il a fini par détester.

   Combien de fois déjà, y était-il allé du temps de ses années où il faisait à peu près comme tout le monde ? Onze fois, oui, c’est cela. En 1965 pour la première fois.

   - Pars trois semaines au Village-Club, lui avait suggéré sa compagne. Tu bosses tellement toute l’année. Fais une coupure. Ce seront tes premières vraies vacances.

   Alors il avait choisi Corfou, sur les conseils de son frère. C’était à la mi-mai. Troisième semaine offerte. Très peu de monde à cette saison. Il s’y est tant régalé, peinard dans une case tout seul, faisant du ski nautique sans arrêt, qu’il y est retourné plusieurs années durant, sans se lasser du paysage, des oliveraies, de l’ambiance bon enfant avec ses spectacles colorés, ses sirtakis et feux de camps sur la plage.

   Et aujourd’hui, il vole vers Corfou pour ausculter les dessous des frondaisons, les secrets des rouages, l’état de santé de la presqu’île d’Ipsos mise à mal par des vibrations trop violentes. Il va là-bas pour tenter de trouver une parade au système qui fait rage aux quatre coins du monde. Endroits retirés, privilégiés croit-on, mais pollués insidieusement par une stratégie commerciale et politique impitoyable, où des Observateurs dépêchés comme lui en urgence auront à déployer tout leur savoir-faire sans se laisser subjuguer par l’atmosphère corruptrice du lieu, aussi paradisiaque soit-il.

   - Mesdames, messieurs, nous allons procéder à l’atterrissage dans quelques minutes. Veuillez rattacher vos ceintures, relever votre dossier ainsi que la tablette. La température au sol est de 23°. Il est dix heures, heure locale. Nous vous demandons de garder vos ceintures bouclées jusqu’à l’arrêt complet de l’appareil. Attention au jet d’objets en récupérant vos bagages de cabine.

   Oui, il y fera très attention. Le contrôle à Marseille a été passé sans encombre. Il ne devrait plus y avoir de problème. Juste prendre un soin extrême de son bagage à main.

   Il entend encore l’ultime recommandation de Raphaël lui remettant les cinq fioles de produits, la veille de son départ. Puis son « au revoir » prononcé avec compassion.

   - J’espère que tu n’auras pas à t’en servir. Adieu Frère.

(A Suivre)


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(Primate exprimant une solide pensée d'amour
envers ses frères humains)


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(L'islamisme radical intéressait bien
au-delà de la Galaxie)


Dear Monday

Islamisme – 
Quand le voile se déchire
ERIC CHOL
COURRIER INTERNATIONAL

   (...) “Nous sommes moins musulmans pour les fondamentalistes et trop musulmans pour les islamophobes.” Journaliste québécois d’origine algérienne, Lamina Foura a poussé un cri de colère le mois dernier pour protester contre la présence à Montréal de quatre prédicateurs radicaux venus d’Europe. 

   Lui emboîtant le pas, de nombreux musulmans québécois – la communauté compte 150 000 membres – ont aussi exprimé leur opposition face aux discours d’intolérance des islamistes, dont la conférence a finalement été annulée. Comme à Montréal, lassés d’être confondus avec les éléments les plus sectaires de leur religion, les musulmans prennent la parole pour dénoncer les raccourcis faciles et les confusions hâtives

   Il était temps : un sondage inquiétant publié par Ipsos au début de l’année montre que les trois quarts des Français jugent que l’islam est une religion intolérante ; et plus d’une personne sur deux estime que la majorité de ses adeptes sont “en majorité” ou “en partie”intégristes. 

   Pour les 1 600 millions de musulmans de la planète (deuxième religion mondiale), ce n’est évidemment pas une bonne nouvelle. (A quand le même sursaut des musulmans contre la fanatisme dans les pays européens?) (...)


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(Texte de France 24 évoquant cette conférence)

Le Québec s'émeut de la venue 
de prédicateurs musulmans radicaux
 Stéphanie TROUILLARD 

   (...) La conférence intitulée "Entre ciel et Terre" prévue le 7 septembre au Palais des congrès de Montréal (et qui n'a donc pas eu lieu)  s’annonce des plus agitées. La présence de quatre prédicateurs européens lors de ce rassemblement consacré à l’islam suscite de nombreuses critiques au sein de la société québécoise. 

   La ministre de la Condition féminine, Agnès Maltais, a elle-même dénoncé la venue de ces conférenciers qu'elle juge "radicaux". Elle a envoyé une lettre à son homologue fédérale Kellie Leitch pour interdire leur prise de paroles et ainsi "évité la propagation de propos inacceptables pour les femmes du Québec". "Ces prédicateurs véhiculent des valeurs qui vont totalement à l'encontre des principes d'égalité entre les hommes et les femmes défendus au Québec", a-t-elle vivement dénoncé dans un communiqué. (...)

   (...) Ces critiques ont aussi été relayées par de nombreux membres de la communauté musulmane qui n'ont pas caché leur vive désapprobation. Dans une tribune, l’écrivain québécois d’origine kabyle Karim Akouche fustige ainsi ces "fous d’Allah" qui "glorifient la mort et le jugement dernier". "Moi qui ai vu prêcher ce genre d’illuminés dans les stades et les rues d’Algérie, au début des années 1990, avec pour résultat plus de 200 000 morts et d’infinies souffrances, comment pourrais-je me taire ?", écrit l'artiste.

   Le journaliste d’origine algérienne Lamine Foura a lui aussi condamné l’arrivée de ces prêcheurs au Québec. Selon lui, la grande majorité des 150 000 musulmans de cette province francophone du Canada ne partagent pas cette vision de la religion. "Les Québécois de souche et la société demandent à ce que ces musulmans se distinguent de ces discours d’intolérance et de haine", a-t-il expliqué à Radio-Canada.

   Plusieurs appels à des manifestations ont par ailleurs été lancés sur les réseaux sociaux. Le "collectif québécois pour les libertés face à l’islam radical" va organiser notamment une journée d’actions le 7 septembre pour remettre en cause cette conférence qui vise d’après lui "à répandre la vision d’un islam radical fondé sur la charia afin de l’appliquer à tous". (...) 

   (...) Les quatre "prédicateurs vedettes" attendus à la conférence se sont fait remarquer par leurs prêches radicaux prônant une application très stricte de l’islam des origines. Le Français Nader Abou Anas, qui prêche à la mosquée du Bourget, donne notamment des consignes très rigoureuses sur les rapports homme-femme. Dans plusieurs vidéos publiées sur Internet, il interdit tout accessoire (bijoux, maquillages, jean serré) pour les musulmanes qui selon lui sont des "servantes d’Allah qui ne sont pas libres de faire ce qu’elles veulent dans ce monde". Il exige aussi que "ses sœurs" portent le hijab car "refuser le voile, c’est pire que d’avoir le cancer ou le sida, car ne pas porter le voile mène en enfer".

   Un autre des invités de la conférence de Montréal, Farid Mounir, président du centre socioculturel de Longjumeau dans la région parisienne, s’en prend aussi régulièrement aux "femmes provocantes". "Regardez les femmes dénudées à la télévision. Aujourd’hui, nous tous on regarde les informations, le journal télévisé, et parfois on a aujourd’hui des demoiselles qui sont presque toutes nues, décolletés, on voit tout. (…) Leur tenue n’est pas correcte ! Allah nous a défendu de regarder de telles personnes et nous a demandé de baisser le regard !", a-t-il affirmé lors d’un prêche.

   Malgré la polémique qui ne cesse d'enfler, les organisateurs d’"Entre ciel et Terre", réunis sous le collectif 1ndépendance, sont restés jusqu'à présent silencieux. Sur leur page Facebook, ils précisent seulement que leur rassemblement "se veut un rendez-vous annuel d’échange et de partage à l’attention des jeunes de la communauté musulmane". (...)


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(Dumbo l'éléphant au cours de sa retraite spirituelle)



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Benoît Barvin

lundi 12 août 2013

"Ce baiser moustachu fut soudain attaqué par le rasoir terroriste". Benoît Barvin in "Pensées non efficientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA SAGESSE N'EST PAS
UNE MALADIE)

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"Oh, Jésus! Tu viens nous sauver?
- Mais... Je ne vous connais pas,
Mademoiselle! Veuillez cesser
immédiatement où j'appelle la Police!"


El Abrazo del Viernes


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"Si j'aime ce nouveau foulard islamique? Ben...
- Pas foulard... Masque: soyons moderne,
que Diable!"


"La piel que habito". Pedro Almodovar.

Faut-il interdire le "foulard"
 islamique à l’université ?
Bernard GENSANE

   (...) S’agit-il d’un foulard, c’est-à-dire d’un bout de tissu carré que les femmes (ou les hommes : le bandana) se mettent sur la tête, comme les ouvrières du textile quand il y avait encore du textile en France ? S’agit-il de la tente de camping noire à l’iranienne qui ne laisse apparaître – et encore pas toujours – que les yeux de la personne ? Ce n’est pas tout à fait la même chose.

   Ne pas admettre qu’il existe, parmi les musulmans du monde entier, des activistes au sens propre du terme, c’est se … voiler la face. Nous en sommes au point où les pratiques et le discours religieux (pas seulement musulman, bien entendu) sont en train de devenir la norme, les pratiques et le discours laïcs tendant à apparaître comme une gêne, une aberration, quelque chose à combattre séance tenante. Le pire étant l’intériorisation acceptée de cette évolution.

   Pour certains penseurs de l’islam comme Tarik Ramadan, la laïcité, donc la République, sont des moments de l’histoire, pour ne pas dire des accidents. Dans l’absolu, ils n’ont pas tort. À l’époque d’Hugues Capet, la France n’était pas une république laïque. Peut-être qu’un jour elle aura cessé de l’être. D’ici là, toute avancée est bonne à prendre.

   Un vieil ami me disait récemment qu’il y a une quarantaine d’années il allait donner régulièrement des cours dans une université marocaine. Les amphis étaient mixtes et les cheveux des étudiantes globalement visibles. En deux ans, la gent féminine fut réduite à une portion congrue d’environ 10%, le voile devenant obligatoire (mais pas statutaire), les étudiants étant pour la plupart barbus. Concomitamment, mon collègue ressentit que l’hostilité diffuse vis-à-vis du système monarchique en milieu estudiantin avait fortement diminué.

   J’ai résidé pendant dix ans dans des pays d’Afrique noire plus ou moins islamisés. Je n’y ai jamais vu un voile intégral à l’iranienne. Il a fallu que j’habite près de l’université du Mirail à Toulouse pour en croiser quotidiennement. Qu’il soit l’apanage de récents convertis ou pas, l’islam extrémiste en France est un combat d’adultes généralement jeunes qui n’ont pas pu ou pas voulu trouver, leur place dans la République. 

   Achille Mbembe l’a remarquablement formulé : « La proclamation de la différence est le langage renversé du désir de reconnaissance et d’inclusion. » De même que les anciennes gauchistes californiennes qui se font appeler « Ms » et non « Mrs » amusent beaucoup Wall Street (tout comme celles qui refusent de parler de leur « husband », « fiancé », voire « partner » et préfèrent « significant « other »), les activistes musulmans qui choisissent l’éclatement cautionnent la désintégration de la République laïque, donc du social et du politique.

   Sur l’autre rive de la Méditerranée, on rencontre des marques de résistance à l’emprise de la religion sur la société. Après tout, la dénomination officielle de l’Algérie est « République algérienne démocratique et populaire ». Pas islamique. Récemment, à Tizi-Ouzou, plusieurs centaines de personnes ont mangé, bu et fumé de concert et en public pour protester contre l’islamisation du pays. Ils militaient de la sorte pour que le religieux reste du domaine privé. Certains ont même rappelé que, dans les années 1980, les restaurants restaient ouverts pendant le ramadan pour ceux qui ne souhaitaient pas l’observer. Heureusement, lutte des classes oblige, seuls les établissements de luxe demeurent aujourd’hui ouverts.

   Pendant ce temps, dans nos universités – où il n’y a pas de problèmes, n’est-ce pas ? – un étudiant musulman refuse de travailler en binôme avec une étudiante non musulmane, ce que l’enseignant finit par accepter. Fort bien, mais il lui faudra alors admettre la requête de tel étudiant adventiste du Septième jour qui refuse de composer le samedi. C’est un exemple parmi des dizaines d’autres de la reculade de la laïcité là où elle devrait être en pointe.

   En France, la laïcité n’est pas “ imposée ”. Elle est la loi républicaine, comme la conduite à droite. Encore une fois, elle est la cause, le moyen et la conséquence de l’intégration républicaine. La laïcité n’est nullement responsable de la “ désintégration ” de nombreux jeunes musulmans français. Le modèle économique, oui. Avec son chômage structurel obligatoire et tellement évident, avec le pouvoir exclusif donné aux actionnaires dans l’entreprise, avec la soumission du politique à la finance.

   Toutes les guerres sont de religion parce qu’aucune guerre n’est de religion. À commencer par le conflit israélo-palestinien, qui n’est qu’une histoire d’eau.…

   Un correspondant qui résida en Côte d’Ivoire avant moi (de 1965 à 1968) m’écrit ceci :

   "J’étais coopérant en Côte d’Ivoire de 65 à 68 ’à Dimbokro et Toumodi) et chaque année la fin du ramadan était un grand moment : en effet les femmes dioulas sortaient en cortège dans les rues et dansaient torses nus accompagnés de leurs hommes. Le cortège aboutissait toujours dans le quartier européen, où par un hasard miraculeux c’était les plus jolies filles qui se trouvaient en tête pour ... les photos, photos et films qui évidemment étaient l’objet de tractations financières menées par les hommes. Un monde a disparu...." (...)


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"Mmmmhhhh..."



(Traduction:
"C'est comme ça qu'il se met,
ce foutu foulard?")

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Luc Desle

jeudi 22 décembre 2011

"Ce Gardien de la Révolution en avait, depuis longtemps, perdu les clés". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

°°°
"J'entends la révolte populaire qui gronde...
- Tu es sûr que ce n'est pas simplement l'orage?
- Ben..."
JULES-BASTIEN-LEPAGE-DIOGENES


Entretiens. Epitecte. Livre 1/52

   Un tyran me dit : «Je suis le maître, je peux tout. 
   - Eh ! que peux-tu ? Peux-tu te donner un bon esprit ? Peux-tu m'ôter ma liberté ? Eh ! que peux-tu donc ? Sur un vaisseau, ne dépends-tu pas du pilote ? Sur ton char, ne dépends-tu pas du cocher ? 
   - Tout le monde me fait la cour. 
   - Mais te la fait-on comme à un homme ? Montre-moi quelqu'un qui te prenne pour tel, qui voulût te ressembler, qui voulût marcher sur tes traces comme sur celles de Socrate. 
   - Mais je puis te faire couper le cou. 
   - Tu parles bien. J'avais oublié qu'il faut te faire la cour comme aux dieux nuisibles, et t'offrir des sacrifices comme à la fièvre. N'a-t-elle pas un autel à Rome ? Tu le mérites plus qu'elle, car tu es plus malfaisant. Mais que tes satellites et toute ta pompe effraient et troublent la vile populace, tu ne me troubleras point ; je ne puis être troublé que par moi-même. Tu as beau me menacer, je te dis que je suis libre
   - Toi libre ! Et comment ? 
   - C'est la divinité même qui m'a affranchi. Penses-tu qu'elle souffre que son fils tombe sous ta puissance ? Tu es le maître de ma carcasse ; prends-la. Tu n'as aucun pouvoir sur moi». 
(Les nains politiques comprennent-ils ce discours immémorial? 
Si la réponse est négative, à nous de le leur faire intégrer, qu'en dites-vous?)

°°°

« La liberté ne peut être que toute la liberté ; 
un morceau de liberté n'est pas la liberté. »
Max Stirner 
L'unique et sa propriété
Des photos de moines tibétains humiliés par la police chinoise ont été par l'association Free Tibet. La pancarte autour de leur cou mentionne leur nom, suivi du mot "séparatiste"

(Et pas de liberté du tout, c'est quoi?)

°°°

« Ecrire liberté sur le bord d'une plage, 
c'est déjà avoir la liberté de l'écrire.
Même si la mer efface ce mot : 
la liberté demeure. »
Jean-Michel Wyl 
Québec Banana State
http://images.20minutes.fr/img/home/front-34-short-image-b4468b66-2e5c-47c2-7369-9

"Allez! Tous à poilé pour niqu... 

heu, pour faire le buzz... faire la révolution!
-Yeah!"


°°°
« Ma seule liberté est de rêver, 
alors je rêve de liberté. »
Benoît Granger

(La Belle au Bois Dormant se la jouait un peu trop)

°°°
« Une liberté qui ne s'emploie 
qu'à nier la liberté doit être niée. »
 Simone de Beauvoir
"Vous avez vu ma soeur?
- C'est qui, ta soeur?
- Celle au voile sombre.
- Sombre comment?
- Moins que le tien, hé, pouf...!"


°°°
Jacques Damboise

mercredi 9 novembre 2011

"Dieu, en se voyant dans la glace, trouvait qu'il avait une drôle de tête. C'est pourquoi on le retrouvait, parfois, en boîte, à jouer les drag queen". Benoît Barvin in "historiettes décontaminantes"


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Les religions du Dieu unique,
amies de l'humanité...

   "Ainsi, dit le Seigneur à son peuple, si ton frère, fils de ta mère, ou ton fils ou ta fille, ou la femme qui repose sur ton sein, ou l'ami que tu aimes comme toi-même, t'incite secrètement en disant : Allons et servons d'autres dieux ! des dieux que ni toi, ni ton père n'ont connu…
   tu ne jetteras pas sur lui un regard de pitié, tu ne l'épargneras pas, tu ne le couvriras pas. Mais tu le feras mourir, tu dois le tuer, que ta main soit la première sur lui pour le mettre à mort…" (et toc!)
(Deutéronome 13:6)
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"Et c'est votre argument pour me faire croire en Dieu?
Je préfère m'en passer 
et profiter du peu de temps qu'il me reste à vivre"

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"Pour voir le futur, 
il faut regarder derrière soi." 

[La Bible] 
Extrait du Livre d'Isaïe
(bataille d'Antioche) 
planetejeanjaures.free.fr

(Vous êtes sûrs?)
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"Dieu n'impose à chaque homme 
que ce qu'il peut porter.

[Le Coran] 
Textes sacrés

(Pas que la con... 
quand même?)

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Pour rappel...
Incendie criminel 
au siège de Charlie Hebdo 

   (...) La réponse n'aura pas tardé. Deux jours après que l'hebdomadaire satiriqueCharlie Hebdo a annoncé un numéro baptisé «Charia Hebdo», avec «Mahomet rédacteur en chef», le siège du magazine a été détruit dans la nuit par un incendie. Situés dans le 20ème arrondissement de Paris, les locaux, attaqués au cocktail molotov selon Europe 1, auraient été détruits à 70%, selon BFM TV. Le site internet du journal a par ailleurs été piraté, affichant en lieu et place de sa page d'accueil une image de la mosquée sacrée de La Mecque, accompagnée de la phrase «No god(e?) but Allah» («Il n'y a de Dieu qu'Allah») (et d'amis de l'humanité les islamistes?). (...)


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"Dieu a fait de belles promesses 
à tous mais il a destiné 
aux combattants une récompense 
plus grande encore 
qu'à ceux qui restent dans leurs foyers."
(Le Coran)
(La bêtise auto-satisfaite?)

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GB: la charia 
enseignée à des élèves
SURLERING.COM 

   (...) Jusqu'à 5.000 élèves, âgés de 6 à 18 ans, apprennent à appliquer ces châtiments dans des manuels, affirmant que ceux qui ne croient pas en l'islam sont condamnés au "feu de l'enfer" (mais s'ils ne croient pas, de quel feu parle-t-on?) après la mort. Un manuel à l'attention des élèves de 15 ans conseille ainsi en ce qui concerne les voleurs que "leur main soit tranchée au premier délit et leur pied au second".
   "Il est stipulé qu'un voleur doit avoir la main droite tranchée à la hauteur du poignet. Celle-ci doit être ensuite cautérisée afin d'éviter une hémorragie pouvant entraîner la mort" (trop gentil...), est-il précisé dans le manuel. Par ailleurs, les jeunes élèves sont avertis que les personnes se livrant à l'homosexualité doivent être lapidées à mort, brûlées vives, ou jetées du haut d'une falaise (et... heu... sodomisées, non?), et enfin que le "but principal" des juifs est de "prendre le contrôle du monde et de ses ressources" (ce qui contrecarrerait le but des musulmans qui serait identique?). (...)
Lire sur:

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L'équipe de Tu Quoque