Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
Affichage des articles dont le libellé est religion. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est religion. Afficher tous les articles

samedi 7 juin 2014

"Il vivait pour son art qui était de ne rien faire". Jacques Damboise in "Pensées convénientes".

***
Pensées pour nous-mêmes:

(TU ES LE MAÎTRE
DE TES MAUX)

***
(L'homme qui fricotait avec des citrons
fut rapidement arrêté)



***
(Future apostase s'apprêtant à changer de couleur)



L'apostasie n'a aucun fondement
dans le Coran

MUSTAFA AKYOL
HÜRRIYET

   (...) L'éditorialiste turc Taha Akyol s'insurge contre la condamnation à mort de la Soudanaise Meriam pour avoir changé de religion. Car comment une religion peut-elle se targuer d'être éclairée, si le seul moyen de conserver ses fidèles consiste à les menacer de mort ? (...)

   (...) A l'heure où j'écris ces lignes, une femme de 27 ans, Meriam Yahya Ibrahim, attend la mort au Soudan. Le 15 mai dernier, elle a été condamnée à mort pour apostasie. Son crime ? Avoir abandonné l'islam pour devenir chrétienne.

   Le tribunal de Khartoum lui avait donné trois jours pour abjurer sa foi. Et si elle est encore en vie, c'est grâce à l'enfant qu'elle portait et qu'elle vient de mettre au monde. Le juge a en effet décidé de lui accorder un sursis de deux ans en prison avec son bébé pour qu'elle l'allaite. Son autre enfant, un petit garçon de 20 mois, est déjà avec elle en prison. Dans deux ans, il sera suffisamment grand pour être traumatisé à vie par son exécution. Quant à son mari éprouvé, il passe son temps entre les tribunaux et la prison.

   Le sort réservé à Meriam Yahya Ibrahim et à sa famille est d'une insoutenable cruauté et constitue une violation inacceptable des droits de l'homme. Malheureusement, les autorités soudanaises et certains musulmans considèrent cette décision comme juste, parce qu'ils sont convaincus que tous les coupables d'apostasie, sans exception, doivent être condamnés à mort.

   Et pourtant en tant que musulman, je rejoins certains de mes coreligionnaires pour m'insurger contre cette condamnation de l'apostasie, que je considère comme une entrave à la liberté religieuse et une insulte à l'islam. (...)

   (...) Notre premier argument relève du simple bon sens : comment une religion peut-elle se targuer d'être éclairée et fondée sur la raison si le seul moyen de conserver ses fidèles consiste à les menacer de mort ? Comment pouvons-nous croire que les éventuels apostats vont devenir de bons musulmans ? Ne vont-ils pas au contraire devenir hypocrites et dissimuler leur manque de foi par peur de mourir ?

   Deuxièmement, cette condamnation de l'apostasie inscrite dans la loi islamique, la charia, n'a aucun fondement dans le Coran, source incontestée de l'islam. Pas un des versets du Coran n'affirme que les gens doivent être exécutés s'ils ne croient plus.

   Bien au contraire, le Coran met en avant la liberté religieuse avec des versets comme : “Nulle contrainte en religion !” (2 : 256). Mais la loi islamique post-coranique a progressivement limité le champ d'application de ce principe de “nulle contrainte”. Et pour cette raison, certaines traductions récentes du Coran “éditent” ce verset en y insérant une parenthèse. Ils écrivent “Nulle contrainte [dans l'acceptation] de la religion.”

   Ce qui veut dire que vous êtes libre d'embrasser l'islam ou non. Mais une fois musulman, même si vous êtes simplement né dans une famille musulmane, il vous est interdit de quitter cette religion. (...) 

   Comme je l'explique dans mon livre "L'islam sans les extrêmes", un plaidoyer musulman pour la liberté, dans le chapitre “Liberté et islam”, la condamnation de l'apostasie est née dans l'islam post-coranique pour des raisons politiques. Les religieux médiévaux considéraient l'apostat comme un traître capable de rejoindre le camp adverse. Dans les empires islamiques, l'apostat était quelqu'un dont les idées étaient dangereuses pour l'ordre public, et donc pour le pouvoir.

   Pourtant aujourd'hui nous vivons dans un monde où la liberté religieuse est devenue la norme. Quelqu'un qui choisit de changer de religion n'est plus coupable de haute trahison mais il exerce au contraire son droit le plus fondamental.

   Ceux qui veulent appliquer la charia, au Soudan, en Arabie Saoudite, en Iran ou ailleurs, devraient prendre conscience de cette réalité, réinterpréter leurs lois et arrêter de tuer des innocents. Il est temps pour eux de se rendre compte qu'ils infligent à l'islam des dégâts bien plus considérables que le plus militant des apostats.


***
(Chat-bigoudi attendant fermement sa maîtresse
pour lui dire sa façon de penser)



***
Benoît Barvin

samedi 2 novembre 2013

"Il mit de l'eau dans son vin et fut massacré par les viticulteurs présents". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

µµµ
Pensées pour nous-mêmes:

(LE VOILE SUR TON VISAGE
DISSIMULE-T-IL TON ÂME?)

µµµ

Nouveau court récit au long cours (1)

LE LIBÉRÉ 
DU 
CLUB MAD 

   « La technique moderne a introduit des objets tellement inédits
et des conséquences tellement inédites, que le cadre de l’éthique antérieure ne peut plus les contenir. » Hans Jonas




PROLOGUE


   C’est une étrange mission que la sienne. Il ne sait pas qui la lui impose vraiment. D’ailleurs, peut-être est-ce elle qui s’impose à lui. Elle est à la fois factice, futile, essentielle, nécessaire en tout cas pour ceux qui l’en ont investi.

   A priori, il ne sait pas qu’en penser. Il va se laisser porter et observer. Il va être un Gentil Observateur, un G.O. parmi leurs G.O., comme ils disent là-bas. Ou comme ils disaient… Cela fait tant d’années qu’il n’y est pas retourné. Les choses ont peut-être changé à ce niveau-là aussi : histoire de marketing, d’économie, de mode, que sais-je encore ?

    - Vous voulez boire quelque chose, monsieur ?

   L’hôtesse le regarde avec deux yeux de biche fauve, un Thermos de café à la main.

   Boire, oui. Essayer à nouveau. Tout cela va lui revenir. Il demande un peu d’eau, efkaristo. Oui, il parle grec, croit-il, quelques rudiments.

   Le gobelet en plastique transparent, coule en molécules fraîches sur sa langue et ses gencives. Retour de la joie simple de se désaltérer.

   Dans quelle amnésie avait-il donc plongé pour oublier ces plaisirs de l’existence ? Est-il encore privé d’une partie de son entendement ? Pourtant les sensations affluent tout à coup, comme aspirées par son être.

   Ils survolent une île, dendrite sur le bleu de la mer. Ce doit être Elbe avec l’Italie comme horizon. La terre est belle vue d’en haut. Tout semble simple. Et les problèmes humains abolis. L’homme en avion peut se sentir aussi léger qu’un ange. Peut-être est-il le seul parmi les cent cinquante passagers à ressentir le poids de sa condition retrouvée et à ne pas flotter sur les nuages de la vacance à venir. Contrairement à eux qui n’aspirent qu’à oublier le monde qu’ils viennent de quitter, il a un travail à effectuer sur l’île de Corfou, une investigation très pointue. Et cela lui plaît. Il n’aurait certainement pas supporté d’y retourner en touriste. Ce mot qu’il a fini par détester.

   Combien de fois déjà, y était-il allé du temps de ses années où il faisait à peu près comme tout le monde ? Onze fois, oui, c’est cela. En 1965 pour la première fois.

   - Pars trois semaines au Village-Club, lui avait suggéré sa compagne. Tu bosses tellement toute l’année. Fais une coupure. Ce seront tes premières vraies vacances.

   Alors il avait choisi Corfou, sur les conseils de son frère. C’était à la mi-mai. Troisième semaine offerte. Très peu de monde à cette saison. Il s’y est tant régalé, peinard dans une case tout seul, faisant du ski nautique sans arrêt, qu’il y est retourné plusieurs années durant, sans se lasser du paysage, des oliveraies, de l’ambiance bon enfant avec ses spectacles colorés, ses sirtakis et feux de camps sur la plage.

   Et aujourd’hui, il vole vers Corfou pour ausculter les dessous des frondaisons, les secrets des rouages, l’état de santé de la presqu’île d’Ipsos mise à mal par des vibrations trop violentes. Il va là-bas pour tenter de trouver une parade au système qui fait rage aux quatre coins du monde. Endroits retirés, privilégiés croit-on, mais pollués insidieusement par une stratégie commerciale et politique impitoyable, où des Observateurs dépêchés comme lui en urgence auront à déployer tout leur savoir-faire sans se laisser subjuguer par l’atmosphère corruptrice du lieu, aussi paradisiaque soit-il.

   - Mesdames, messieurs, nous allons procéder à l’atterrissage dans quelques minutes. Veuillez rattacher vos ceintures, relever votre dossier ainsi que la tablette. La température au sol est de 23°. Il est dix heures, heure locale. Nous vous demandons de garder vos ceintures bouclées jusqu’à l’arrêt complet de l’appareil. Attention au jet d’objets en récupérant vos bagages de cabine.

   Oui, il y fera très attention. Le contrôle à Marseille a été passé sans encombre. Il ne devrait plus y avoir de problème. Juste prendre un soin extrême de son bagage à main.

   Il entend encore l’ultime recommandation de Raphaël lui remettant les cinq fioles de produits, la veille de son départ. Puis son « au revoir » prononcé avec compassion.

   - J’espère que tu n’auras pas à t’en servir. Adieu Frère.

(A Suivre)


µµµ

(Primate exprimant une solide pensée d'amour
envers ses frères humains)


µµµ

(L'islamisme radical intéressait bien
au-delà de la Galaxie)


Dear Monday

Islamisme – 
Quand le voile se déchire
ERIC CHOL
COURRIER INTERNATIONAL

   (...) “Nous sommes moins musulmans pour les fondamentalistes et trop musulmans pour les islamophobes.” Journaliste québécois d’origine algérienne, Lamina Foura a poussé un cri de colère le mois dernier pour protester contre la présence à Montréal de quatre prédicateurs radicaux venus d’Europe. 

   Lui emboîtant le pas, de nombreux musulmans québécois – la communauté compte 150 000 membres – ont aussi exprimé leur opposition face aux discours d’intolérance des islamistes, dont la conférence a finalement été annulée. Comme à Montréal, lassés d’être confondus avec les éléments les plus sectaires de leur religion, les musulmans prennent la parole pour dénoncer les raccourcis faciles et les confusions hâtives

   Il était temps : un sondage inquiétant publié par Ipsos au début de l’année montre que les trois quarts des Français jugent que l’islam est une religion intolérante ; et plus d’une personne sur deux estime que la majorité de ses adeptes sont “en majorité” ou “en partie”intégristes. 

   Pour les 1 600 millions de musulmans de la planète (deuxième religion mondiale), ce n’est évidemment pas une bonne nouvelle. (A quand le même sursaut des musulmans contre la fanatisme dans les pays européens?) (...)


µµµ

(Texte de France 24 évoquant cette conférence)

Le Québec s'émeut de la venue 
de prédicateurs musulmans radicaux
 Stéphanie TROUILLARD 

   (...) La conférence intitulée "Entre ciel et Terre" prévue le 7 septembre au Palais des congrès de Montréal (et qui n'a donc pas eu lieu)  s’annonce des plus agitées. La présence de quatre prédicateurs européens lors de ce rassemblement consacré à l’islam suscite de nombreuses critiques au sein de la société québécoise. 

   La ministre de la Condition féminine, Agnès Maltais, a elle-même dénoncé la venue de ces conférenciers qu'elle juge "radicaux". Elle a envoyé une lettre à son homologue fédérale Kellie Leitch pour interdire leur prise de paroles et ainsi "évité la propagation de propos inacceptables pour les femmes du Québec". "Ces prédicateurs véhiculent des valeurs qui vont totalement à l'encontre des principes d'égalité entre les hommes et les femmes défendus au Québec", a-t-elle vivement dénoncé dans un communiqué. (...)

   (...) Ces critiques ont aussi été relayées par de nombreux membres de la communauté musulmane qui n'ont pas caché leur vive désapprobation. Dans une tribune, l’écrivain québécois d’origine kabyle Karim Akouche fustige ainsi ces "fous d’Allah" qui "glorifient la mort et le jugement dernier". "Moi qui ai vu prêcher ce genre d’illuminés dans les stades et les rues d’Algérie, au début des années 1990, avec pour résultat plus de 200 000 morts et d’infinies souffrances, comment pourrais-je me taire ?", écrit l'artiste.

   Le journaliste d’origine algérienne Lamine Foura a lui aussi condamné l’arrivée de ces prêcheurs au Québec. Selon lui, la grande majorité des 150 000 musulmans de cette province francophone du Canada ne partagent pas cette vision de la religion. "Les Québécois de souche et la société demandent à ce que ces musulmans se distinguent de ces discours d’intolérance et de haine", a-t-il expliqué à Radio-Canada.

   Plusieurs appels à des manifestations ont par ailleurs été lancés sur les réseaux sociaux. Le "collectif québécois pour les libertés face à l’islam radical" va organiser notamment une journée d’actions le 7 septembre pour remettre en cause cette conférence qui vise d’après lui "à répandre la vision d’un islam radical fondé sur la charia afin de l’appliquer à tous". (...) 

   (...) Les quatre "prédicateurs vedettes" attendus à la conférence se sont fait remarquer par leurs prêches radicaux prônant une application très stricte de l’islam des origines. Le Français Nader Abou Anas, qui prêche à la mosquée du Bourget, donne notamment des consignes très rigoureuses sur les rapports homme-femme. Dans plusieurs vidéos publiées sur Internet, il interdit tout accessoire (bijoux, maquillages, jean serré) pour les musulmanes qui selon lui sont des "servantes d’Allah qui ne sont pas libres de faire ce qu’elles veulent dans ce monde". Il exige aussi que "ses sœurs" portent le hijab car "refuser le voile, c’est pire que d’avoir le cancer ou le sida, car ne pas porter le voile mène en enfer".

   Un autre des invités de la conférence de Montréal, Farid Mounir, président du centre socioculturel de Longjumeau dans la région parisienne, s’en prend aussi régulièrement aux "femmes provocantes". "Regardez les femmes dénudées à la télévision. Aujourd’hui, nous tous on regarde les informations, le journal télévisé, et parfois on a aujourd’hui des demoiselles qui sont presque toutes nues, décolletés, on voit tout. (…) Leur tenue n’est pas correcte ! Allah nous a défendu de regarder de telles personnes et nous a demandé de baisser le regard !", a-t-il affirmé lors d’un prêche.

   Malgré la polémique qui ne cesse d'enfler, les organisateurs d’"Entre ciel et Terre", réunis sous le collectif 1ndépendance, sont restés jusqu'à présent silencieux. Sur leur page Facebook, ils précisent seulement que leur rassemblement "se veut un rendez-vous annuel d’échange et de partage à l’attention des jeunes de la communauté musulmane". (...)


µµµ

(Dumbo l'éléphant au cours de sa retraite spirituelle)



µµµ
Benoît Barvin

mardi 2 avril 2013

"Cet escargot baveux, je trouve ça inconvenant!". Jacques Damboise in "Les inconvenants de Madame D."

£££
Pensées pour nous-mêmes:

(LE TEMPS N'A PAS DE PASSÉ.
IL N'EST QUE FUTUR)

£££

"Frères Humains, je veux être votre guide!"


Evolution : 
"Nous avons besoin de guides"

PROPOS RECUEILLIS PAR GÉRALD

   / Le Vif/L'Express : Comment les traits liés à la sélection naturelle s'expriment-ils aujourd'hui dans un monde qui a fondamentalement changé ? 

   - Christian de Duve : Je vois le monde en biologiste, pas en philosophe. Mon guide, c'est Charles Darwin. La théorie de la sélection naturelle apporte une illumination permanente sur le monde. Comment la définir ? A partir de formes différentes nées par hasard, c'est l'émergence de celles qui sont le mieux adaptées à survivre et à se reproduire dans les circonstances existantes. Nous sommes le produit de cette sélection naturelle. 

   Nos lointains ancêtres, il y a quelque 100 000 ans, vivaient en petites bandes de 30 à 40 individus, qui avaient comme seuls buts de survivre et de se reproduire. Le premier trait génétique qui va permettre la survie est l'égoïsme de groupe, impliquant une solidarité en son sein. Mais, entre elles, ces bandes se disputaient les meilleurs terrains de chasse, les plantations les plus riches, les endroits les mieux protégés, les femelles les plus désirables. Dès lors ont émergé d'autres traits génétiques, l'hostilité et l'agressivité entre groupes. Ces traits génétiques imprimés dans notre génome n'ont pas beaucoup changé. Aujourd'hui encore, on retrouve le même héritage. Seule la nature des groupes a changé. 

   La sélection naturelle se contente de laisser émerger ceux qui sont le plus capables de le faire. Elle agit dans le présent, ne connaît pas l'avenir, ne prévoit rien. Or vous, moi et nos semblables sommes les seuls êtres vivants à pouvoir agir contre la sélection naturelle et à pouvoir suppléer à ce qu'elle ne fait pas : prévoir les répercussions de certains événements, prendre des décisions en conséquence et agir en fonction de celles-ci. Même au prix d'un mal présent pour un meilleur futur. 

   / L'homme étant le seul à avoir la faculté d'agir contre la sélection naturelle, pourquoi ne s'est-il pas débarrassé des aspects négatifs de celle-ci ? 

   - Corriger ces traits par ingénierie génétique est hors de question pour le moment. Nous n'avons pas les moyens techniques de modifier nos gènes et, même si nous les avions, nous ne saurions pas quel morceau d'ADN enlever et par quel morceau le remplacer. Nous ne pouvons agir qu' « épigénétiquement », en jouant sur ce qui s'ajoute au génétique et éventuellement le supplante mais ne le change pas. Nous pouvons agir par l'éducation. Qui dit éducation dit éducateurs. Qui va éduquer les éducateurs ? Ma conclusion est que nous avons besoin de guides. Un de ces guides est Jésus. Pour moi, Jésus est un homme, comme ces autres guides que sont Bouddha et Confucius. Jésus a aussi été un rebelle, un révolutionnaire, un prophète. Mais son enseignement principal va précisément à l'encontre de nos caractères génétiques. 

   A l'hostilité entre groupes, il substitue l'amour et le pardon. Il s'élève contre la poursuite effrénée du profit, contre l'emploi des armes. Ce message-là est exactement celui dont nous avons besoin. Je l'appelle le message «jésuiste», à l'image des messages bouddhiste et confucianiste, qui lui sont parallèles. Je ne l'appelle pas message chrétien, que je n'aime pas parce que ce terme englobe toute une mythologie. Pour moi, le message de Jésus est celui d'un sage, mais strictement humain. Message que l'on a transformé au cours du temps (une théorie...) .(...)

Suite sur:


Christian de Duve EN 6 DATES

   2 octobre 1917 Naissance à Thames-Ditton, en Angleterre. 1941 Diplôme de médecine de l'UCL, diplôme de chimie en 1946. 1960 Lauréat du prix Francqui. 1974 Prix Nobel de physiologie ou de médecine, en compagnie d'Albert Claude et de George Emil Palade, pour sa découverte des lysosomes et des peroxysomes. 2002 Publie A l'écoute du vivant (Odile Jacob) 2009 Génétique du péché originel : le poids du passé sur l'avenir de la vie (Odile Jacob)
£££

"Comment ça, j'ai l'air d'une dinde?
C'est un propos fâcheusement 
non politiquement correct, attention..."

Betty Blythe by Kenneth Alexander c.1926 

£££
L'austérité nuit gravement à la santé
Avec Belga

   (...) "Un scénario possible et qui menace les progrès constants faits en matière d'espérance de vie en Europe consisterait à ce que des crises économiques ou sociales soient couplées à des réductions des dépenses de santé", estime l'OMS dans son rapport sur l'Europe, qui porte sur 53 pays. 

   L'organisation souligne aussi que si la situation sanitaire s'est améliorée en Europe, les disparités restent grandes d'un pays à l'autre. 

   En Espagne, pays où l'espérance de vie est la plus élevée en Europe, on vit en moyenne jusqu'à 82,2 ans, alors qu'au Kazakhstan, en bas de l'échelle, l'espérance de vie n'est que de 68,7 ans. 

   Selon l'OMS, l'Europe abrite neuf des dix pays avec l'espérance de vie la plus élevée du monde, même si le continent a les taux plus importants de consommation d'alcool et de tabac. 

   L'augmentation de l'espérance de vie s'explique en partie grâce à la régression de certaines maladies, notamment cardiaques, et l'amélioration des conditions de vie, selon le rapport de l'OMS, publié tous les trois ans. 

   L'espérance de vie varie aussi énormément selon les sexes: elle est de 80 ans en moyenne chez les femmes, et de 72,5 ans chez les hommes. "En 2010, les hommes n'avaient pas atteint l'espérance de vie moyenne des femmes en 1980", selon Ritu Sadana.

   En Belgique, l'espérance de vie à la naissance était de 80,35 ans en 2011 (77,75 ans pour les hommes et 82,85 ans pour les femmes) selon les chiffres du SPF Economie.


£££
Benoît Barvin

vendredi 21 septembre 2012

"Grâce à son piano, il avait quelques touches". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

+++
Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAÎTRE ATTEND QUE LES MOTS
SOIENT DES ACTIONS)

+++

(Quand il se rase, Batman garde son masque)

BATMAN 1960’S

+++

(Fidèles à leur réputation, les pauvres allemands
savaient danser sur un volcan, celui de leur
misère qui s’aggravait)


Six millions de bas salaires

   (...) En Allemagne, de plus en plus de salariés perçoivent un salaire inferieur à 10 euros bruts de l’heure (peu ou prou le smic français, qui est à 9,40 euros) relate le quotidien de Munich, Süddeutsche Zeitung. D’après l’office fédéral, 20,6% des salariés étaient concernés en 2010, soit six millions de personnes, contre seulement 18,7 % en 2006

   La moitié environ des 7, 8 millions de salariés ayant un travail à temps partiel, un contrat à durée déterminée ou un "mini-job" (un emploi à temps très partiel qui n'est soumis ni à cotisations ni à impôts et ne peut excéder 400 euros par mois) sont concernés par ces bas salaires. Les salariés en mini-job sont particulièrement touchés puisque 84,3% d’entre eux gagnent moins de 10 euros bruts de l’heure. (...) (Un nouveau pays de Cocagne, ce miracle allemand)



+++

(Jeune futurs morts fêtant la Toute Puissance de Dieu
et sa Terrible Miséricorde)

11 septembre. Le Caire en Egypte. Manifestation 
devant l'ambassade américaine. (Photo Amr Dalsh. Reuters)

+++

(Ce nouveau livre numérique permettait
d'annoter le livre téléchargé et, même,
pour les fanatiques, de le gommer
définitivement...)


Pourquoi le livre numérique 
coûte à peine moins que le papier
Olivier Clairouin

   (...) En France, c’est l’éditeur et lui seul qui fixe le prix de vente, un dispositif que l’on doit à la loi sur le prix unique du livre de 1981, mise à jour en 2011 sur les recommandations de la mission Zelnik afin de prendre en compte l’arrivée du livre numérique. 

   Piochant dans l’échelle des prix proposés par le distributeur (le«modèle d’agence» imposé par Apple), les éditeurs établissent le prix de vente de leurs livres numériques de la même manière que pour leur version papier, en se basant sur les coûts de production. Or, à les entendre, ces derniers restent relativement élevés. Et pour se justifier, donnent parfois des arguments extrêmes, comme la numérisation d'anciens ouvrages, ou la conception d'œuvres multimédias.

   «Dans certains cas ça peut même coûter très cher, plusieurs dizaines de milliers d’euros», assure ainsi Catherine Robin, directrice des ventes chez Robert Laffont, sans donner de chiffres plus précis: «Fabriquer un exemplaire ePub d’un livre ancien nécessite par exemple de tout renumériser, sans compter que vous avez de nombreux coûts qui sont les mêmes que sur le papier: la rémunération de l’auteur, celle de l’éditeur, le marketing, la rémunération de la plateforme...»

   Il y a bien des coûts incompressibles (entre 8% et 15% pour l’auteur, 20% pour le distributeur par exemple), mais il faut noter que le coût d’une numérisation reste relativement limité, à en croire une étude réalisée en 2010 par le Motif, observatoire du livre et de l’écrit en Île-de-France: environ 1.200 euros pour un roman de 256 pages, en prenant en compte l’intégration de métadonnées et le temps nécessaire pour la relecture. Ce qui, même en admettant que l’œuvre soit plus volumineuse, ne représente qu’une goutte d’eau dans l’océan budgétaire de grandes maisons d’édition.(...)

   (...) La raison qui pousse les éditeurs à maintenir le prix du livre numérique au niveau actuel, ils l'avouent à demi-mots. Selon l’étude du Motif, ils parviennent aujourd’hui à dégager «des marges très intéressantes sur leurs livres numériques»: la part du prix de vente revenant à l’éditeur bondit par exemple de 36% pour une version physique vendue chez un libraire à 55% lors que le titre est vendu en format numérique sur les sites d’Amazon ou Apple. Un constat confirmé par les chiffres venus des Etats-Unis où, malgré de ventes en berne, certains éditeurs parviennent à améliorer leur marge opérationnelle grâce aux ventes d’e-books.

   A ces arguments techniques et économiques s’ajoute une considération quasi-culturelle: «Le livre a un prix et il doit le garder», selon Catherine Robin, qui dit refuser de «brader la littérature» en optant pour des prix cassés sur le numérique. Même constat chez Alexis Esmenard, qui soutient néanmoins que les éditeurs français sont«volontaires en la matière pour que le marché s'ouvre». Certains éditeurs, comme Hachette, ont par exemple pratiqué une politique de prix bas sur toute une partie de leur catalogue. Des opérations qui restent assez rares sur un marché qui devrait pourtant représenter 6% des ventes de livres en France en 2015.(...)

Lire sur:


+++
Benoît Barvin

mercredi 5 septembre 2012

"Le Cid Camper Adore". Benoît Barvin in "Titres qu'on n'aurait pas dû".

***
Pensées pour nous-mêmes:

(INCLINE-TOI DEVANT TON COEUR
ET PAS DEVANT LES PUISSANTS)

***
COURTS RÉCITS AU LONG COURS(40)
pcc Benoît Barvin


Ballon


   Mignon tout plein, le ballon rouge à pois noir apparut soudain au-dessus du mur séparant mon jardin de celui de la maison voisine. Et, après une belle envolée, le ballon atterrit sur le sol où il rebondit plusieurs fois avant de rouler jusqu'à moi. Moi qui étais assis dans un fauteuil de jardin, un livre de Borges à la main. Je restai quelques secondes, interdit, à observer le ballon, tout à fait banal. Et je m'interrogeai. 

   Les voisins étaient partis quinze jours auparavant. Pendant la nuit, je suppose, puisque le matin leur voiture n'était plus là et les volets étaient fermés. Plus de bruit, soudain. Plus de jaillissement de la douche, incongru, que j'entendais au travers du mur commun. Plus de disputes aigres et d'éclatements de vaisselle brisée. Plus de pleurs d'enfants... Je ne m'étais pas interrogé plus avant, heureux de retrouver la solitude qui m'avait plu, lorsque j'avais loué cette petite maison avec jardin, dans les faubourgs de la Ville. 

   Puisque la maison voisine était vide, qui venait de lancer le ballon? Le fils ou la fille d'un nouvel occupant? En ce cas, la famille était vraiment silencieuse, puisque je ne les avais pas entendus déambuler dans les pièces. Je me levai, me saisi du ballon, d'une légèreté de bulle et, d'un geste viril, le renvoyai dans le jardin voisin. Il disparut de l'autre côté du mur.

   J'allais replacer mon grand corps dans le fauteuil quand le ballon réapparut. Toujours de la même couleur, toujours aussi gracieux, ballon qui accomplit une jolie arabesque pour, après avoir rebondi comme la première fois, s'arrêter près de moi, tel un chien fidèle. Cette fois je sursautai. Bien qu'il fasse chaud en ce mois de Septembre et que le soleil brillât de tous ses feux, un frisson glacé parcourut mon échine. Sans savoir pourquoi, je jetai un oeil inquiet en direction de la forme ronde, légère, bien innocente pourtant. Puis je regardai là-bas, en direction du mur, m'attendant à apercevoir une silhouette, celle d'un enfant ou d'un parent qui allait m'adresser la parole, s'excuser, me saluer, me...

   Personne ne se manifesta. Un silence de mort régnait, de l'autre côté de cette palissade de parpaings dont on apercevait chaque jointure. Je distinguai le toit de la maison voisine, le faîte d'un arbre - un épicéa m'avait-on dit, ainsi que le mur de séparation de l'autre voisin, là-bas, propriété qui était à vendre depuis un bon moment. La lointaine rumeur de la rue s'estompait peu à peu. L'air vibrait, à la fois chaud et frais, si j'en croyais les frissons qui se multipliaient sur ma peau.

   J'aurais pu m'adresser au facétieux qui venait de me renvoyer le ballon. J'aurais pu le héler, lui dire que ça suffisait, que les plaisanteries les plus courtes sont les moins pénibles, que j'allais lui botter les fesses, à ce petit c... Mais je ne dis rien. J'étais à la fois intrigué et... comment dire? Un peu effrayé. Ce silence... Cependant, après quelques minutes, je me repris, me saisis une seconde fois du jouet et m'apprêtai à le relancer par-dessus le mur.

   A cet instant, je crus percevoir un frottement, de l'autre côté. Et comme un petit rire enfantin. Je recouvrai instantanément mes esprits. La colère enflamma mon cerveau. Il y avait bien, derrière cet épais rempart rugueux, un gamin qui se fichait de moi. Il s'était certainement introduit dans la propriété pour chercher quelque chose à voler et, Gros-Jean comme devant, il s'amusait maintenant à mes dépends. Ah, c'était comme ça! Il allait voir, ce petit sal... de quel bois je me chauffais. 

   J'allai chercher l'échelle qui me servait à effectuer de menus bricolages. Je la posai délicatement - et silencieusement - contre le mur et, armé du ballon, je montai les échelons, en prenant mille précautions. Je percevais maintenant  plus aisément la respiration du gamin et son bizarre petit rire, qui me faisait penser à un grognement.

   Je débouchai en haut du mur, me penchai dans un mouvement rapide, censé surprendre l'intrus et lui provoquer la peur de sa vie. Une gueule béante jaillit, ouverte,  monstrueuse, remplie de dents acérées, et elle m'engloutit. 

   J'eus juste le temps de penser que je savais, maintenant, où se trouvaient mes ex voisins.

***

"Certes, je lis la Bible, mais j'ai pris mes précautions
pour ne pas être infecté... J'ai déjà fait ça avec
la Torah et le Coran..."


***

"Non je ne joue pas dans Peau d'Ane...
Pourquoi cette question?"


***

(Soeur Cornette avouant qu'elle travaille bien 
au sein d'une congrégation religieuse...)

BELOW HER, THE INSCRIPTION: 
“ET NOUS AUSSI NOUS SERONS MÈRES, CAR…..!”
 “WE TOO SHALL BE MOTHERS, BECAUSE….!”
JEAN-JACQUES LEQUEU, ET NOUS AUSSI NOUS SERONS MERES. 
BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCE DATE: C. 1794.

***

"Moi, ma lessive elle lave plus blanc!
- Mein Fuhrer ! Tu serais donc,
toi aussi, une ennemie de l'intérieur..."

NAZI LAUNDRY,1935

***
Jacques Damboise

jeudi 14 juin 2012

"L'Homme Invisible se déguisait facilement en courant d'air". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

@@@
Pensées pour nous-mêmes:

(LES VIEUX PALAIS RÉSONNENT
DE LA MORGUE DE CEUX QUI S'Y SONT ENTRETUÉS)


@@@

"Vous voyez, Monsieur le scientifique allemand...
Si vous ne nous envoyez pas une fusée 

dans la lune... C'est tout votre staff 
que j'y envoie, à coups de pieds dans le c..."

Wernher von Braun et le President Kennedy
(Le président de ce grand pays n'avait pas
une grande opinion de la gente savante)
@@@

L'Allemagne s'inquiète 
de la pénurie de scientifiques

   (...) La pénurie de main-d’œuvre qualifiée s'accentue en Allemagne : mathématiciens, informaticiens, ingénieurs et médecins sont de plus en plus rares. Et malgré la crise économique dans leurs pays, les Grecs, Espagnols et Portugais hésitent encore à s’installer outre-Rhin.
   Pour Bernhard Rohleder, secrétaire général de la société Bitcom interrogé par la Deutsche Welle, il est nécessaire d’optimiser le système de formation allemand, de mobiliser les femmes sans emploi et les personnes proches de la retraite, et de moderniser la politique d’immigration.
   Problème : le pays souffre d’un manque d’attractivité.
   Bernhard Rohleder rapporte une discussion avec un informaticien indien : Il m’a demandé ce qu’il avait fait de mal pour qu’il doive aller en Allemagne. Pour un informaticien indien qualifié, aller en Allemagne est une punition. Ce n’est pas un pays de cocagne”.
   Les statistiques confirment cette désaffection : en 2011, 1221 médecins issus de pays hors zone euro se sont installés en Allemagne, soit 795 de moins que l’année précédente. (...) 

   (...) Pour remédier à ce problème, le gouvernement lance une campagne de publicité en Allemagne et à l’étranger, avec pour slogan “Make it Germany”. En anglais, afin d’atténuer la barrière de la langue. Selon Philipp Rösler, le ministre de l’économie, c’est le plus gros obstacle sur le chemin qui mène vers son pays.
   Mais pour certains, notamment dans l'opposition, l'immigration n'est pas la seule solution pour faire face à la pénurie de spécialistes scientifiques. Si les employeurs réclament une ouverture régulée des frontières aux travailleurs qualifiés, les syndicats affirment qu'il existe de nombreux hauts potentiels sur le marché du travail allemand.

   Ils mettent en avant le fait que chaque année, 65.000 allemands finissent leurs études sans décrocher d’emploi faute de formation suffisante. Par ailleurs, trop d'Allemands traversent encore, malgré la croissance retrouvée, des périodes de chômage de longue durée, ou doivent accepter des conditions de travail précaires.

Lire sur:

@@@

"Ben, si les Chrétiens se mettent devant nos balles,
c'est leur problème, hein? Moi, je m'en lave les mains"


Nigeria: le chef de Boko Haram assure 
dans une vidéo que la lutte continue

Attaques meurtrières 
dans des églises au Nigeria

   (...) Deux églises, dans le nord et le centre du Nigeria, ont été prises pour cible ce dimanche par des hommes armés, faisant plusieurs victimes parmi les fidèles. 
   Ils "ont commencé à tirer sur des gens à l'extérieur de l'église avant d'entrer dans le bâtiment principal pour poursuivre leur tuerie (...) De nombreuses personnes ont été tuées et blessées", a témoigné Hamidu Wakawa, qui se trouvait dans l'église de Biu Town, dans l'Etat de Borno (nord). 

   La police indique n'avoir pour l'instant aucune information supplémentaire sur cette attaque. Par ailleurs, dans la ville de Jos, située dans le centre du pays, un kamikaze a fait exploser sa voiture garée à l'entrée de la Christ Chosen Church. 

   Peu après l'attentat suicide, de jeunes chrétiens se sont rassemblés et ont érigé des barrages routiers avant d'être dispersés par la police. 
   Le Nigeria est secoué depuis un an par une série d'attaques contre des lieux de culte majoritairement chrétiens revendiquées par le groupe islamiste Boko Haram, qui veut imposer la loi islamique dans le nord du pays. (...) 

Lire sur:

@@@

"Attention, Chatel arrive!
- Il va encore faire du zèle...
- Chatel, c'est qui d'abord?"


Chatel faisait du zèle !
 L'INSTIT'HUMEURS


   (...) Ces dernières années, on a pris l’habitude de scruter avec attention les rapports de la Cour des Comptes sur l’Education Nationale : rares étaient les rapports portant sur le travail du ministère Chatel (lequel en bloquait leur parution de manière massive). On se reportait donc sur la très indépendante Cour des Comptes pour avoir des infos sur le pilotage politique de l’EN, avec appétit mais aussi avec frustration, car la Cour des Comptes s’occupe d’argent, de financement, de budget, et vous conviendrez que ça ne suffit pas à percevoir l’état d’un système éducatif, encore moins à sentir battre le pouls de l’école. La Cour des Compte avait ainsi durement critiqué la réforme phare de Chatel : la « masterisation »(formation des enseignants, sur laquelle un rapport caché de 2010 vient de sortir, édifiant) avant de confirmer que les inégalités s’étaient renforcées à l’école durant le quinquennat de Sarkozy. (...) 



   (...) Visiblement, Luc Chatel devait trouver que les objectifs de la RGPP étaient encore trop mollassons. Le rapport de la Cour des Comptes montre, chiffres à l’appui, que le ministre est en effet allé bien plus loin (voir les tableaux pages 37 à 41 du rapport) :



   - 16 000 postes devaient être supprimés en 2011, Chatel en a supprimé 16 811 ; finalement, les 1 000 postes que veut créer Hollande pour la prochaine rentrée correspondent à peu près à l’excès de zèle de Chatel pour 2011…

   - au primaire, c’est carrément 8 635 postes détruits pour 10 334 départs à la retraite, un taux de 84 % très supérieur aux 50 % prévus ! On sait pourtant, Luc Chatel en tête, que la France est l’un des pays où le nombre d’élèves pour un instit est le plus faible de tout l’OCDE (taux d’encadrement de 5 pour 100)…

   - notons cependant que l’enseignement privé a été épargné : Luc Chatel y a supprimé moins de postes que prévu (1 416 contre les 1 633 prévus) ;

   - le ministre n’a pas tenu sa promesse de reverser la moitié des économies ainsi réalisées aux enseignants : seuls 157 millions d’euros ont été reversés aux profs sur 404 millions, soit 39 % ; ces 157 millions ont été répartis entre les profs entrant dans le métier (85 % des enseignants n’ont rien touché) et les heures supplémentaires défiscalisées ;

   - les heures supplémentaires, justement : elles sont pointées du doigt par la Cour des Comptes, pour leur coût, mai aussi car leur recours a servi sur le terrain à masquer les conséquences des suppressions de postes. L’augmentation des heures supplémentaires traduit selon la Cour « l’inadéquation croissante de l’offre de formation aux moyens humains alloués sur le terrain ». Et dire qu’à la place de toutes ces heures supp’, on aurait pu créer des postes d’enseignants… (Rappelons que les heures supplémentaires telles que proposées par le candidat Sarkozy auraient coûté autant que les 60 000 postes promis par Hollande…) (...)



Lire la suite sur:


@@@

« Tu ne voleras pas. 

Le vol est pernicieux ;
 la carambouille dans les affaires 
est bien plus sûre. »
Ambrose Bierce 

http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=vol



Protestation Flash mob contre Bankia, la banque espagnole 
dépassée par la crise. Un groupe de jeunes femmes
est entré dans une succursale dans une mise en scène 
de flamenco de Séville, dansant 
et chantant: " Arrêtez le vol de banque"

@@@
Benoît Barvin