Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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lundi 12 août 2013

"Ce baiser moustachu fut soudain attaqué par le rasoir terroriste". Benoît Barvin in "Pensées non efficientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA SAGESSE N'EST PAS
UNE MALADIE)

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"Oh, Jésus! Tu viens nous sauver?
- Mais... Je ne vous connais pas,
Mademoiselle! Veuillez cesser
immédiatement où j'appelle la Police!"


El Abrazo del Viernes


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"Si j'aime ce nouveau foulard islamique? Ben...
- Pas foulard... Masque: soyons moderne,
que Diable!"


"La piel que habito". Pedro Almodovar.

Faut-il interdire le "foulard"
 islamique à l’université ?
Bernard GENSANE

   (...) S’agit-il d’un foulard, c’est-à-dire d’un bout de tissu carré que les femmes (ou les hommes : le bandana) se mettent sur la tête, comme les ouvrières du textile quand il y avait encore du textile en France ? S’agit-il de la tente de camping noire à l’iranienne qui ne laisse apparaître – et encore pas toujours – que les yeux de la personne ? Ce n’est pas tout à fait la même chose.

   Ne pas admettre qu’il existe, parmi les musulmans du monde entier, des activistes au sens propre du terme, c’est se … voiler la face. Nous en sommes au point où les pratiques et le discours religieux (pas seulement musulman, bien entendu) sont en train de devenir la norme, les pratiques et le discours laïcs tendant à apparaître comme une gêne, une aberration, quelque chose à combattre séance tenante. Le pire étant l’intériorisation acceptée de cette évolution.

   Pour certains penseurs de l’islam comme Tarik Ramadan, la laïcité, donc la République, sont des moments de l’histoire, pour ne pas dire des accidents. Dans l’absolu, ils n’ont pas tort. À l’époque d’Hugues Capet, la France n’était pas une république laïque. Peut-être qu’un jour elle aura cessé de l’être. D’ici là, toute avancée est bonne à prendre.

   Un vieil ami me disait récemment qu’il y a une quarantaine d’années il allait donner régulièrement des cours dans une université marocaine. Les amphis étaient mixtes et les cheveux des étudiantes globalement visibles. En deux ans, la gent féminine fut réduite à une portion congrue d’environ 10%, le voile devenant obligatoire (mais pas statutaire), les étudiants étant pour la plupart barbus. Concomitamment, mon collègue ressentit que l’hostilité diffuse vis-à-vis du système monarchique en milieu estudiantin avait fortement diminué.

   J’ai résidé pendant dix ans dans des pays d’Afrique noire plus ou moins islamisés. Je n’y ai jamais vu un voile intégral à l’iranienne. Il a fallu que j’habite près de l’université du Mirail à Toulouse pour en croiser quotidiennement. Qu’il soit l’apanage de récents convertis ou pas, l’islam extrémiste en France est un combat d’adultes généralement jeunes qui n’ont pas pu ou pas voulu trouver, leur place dans la République. 

   Achille Mbembe l’a remarquablement formulé : « La proclamation de la différence est le langage renversé du désir de reconnaissance et d’inclusion. » De même que les anciennes gauchistes californiennes qui se font appeler « Ms » et non « Mrs » amusent beaucoup Wall Street (tout comme celles qui refusent de parler de leur « husband », « fiancé », voire « partner » et préfèrent « significant « other »), les activistes musulmans qui choisissent l’éclatement cautionnent la désintégration de la République laïque, donc du social et du politique.

   Sur l’autre rive de la Méditerranée, on rencontre des marques de résistance à l’emprise de la religion sur la société. Après tout, la dénomination officielle de l’Algérie est « République algérienne démocratique et populaire ». Pas islamique. Récemment, à Tizi-Ouzou, plusieurs centaines de personnes ont mangé, bu et fumé de concert et en public pour protester contre l’islamisation du pays. Ils militaient de la sorte pour que le religieux reste du domaine privé. Certains ont même rappelé que, dans les années 1980, les restaurants restaient ouverts pendant le ramadan pour ceux qui ne souhaitaient pas l’observer. Heureusement, lutte des classes oblige, seuls les établissements de luxe demeurent aujourd’hui ouverts.

   Pendant ce temps, dans nos universités – où il n’y a pas de problèmes, n’est-ce pas ? – un étudiant musulman refuse de travailler en binôme avec une étudiante non musulmane, ce que l’enseignant finit par accepter. Fort bien, mais il lui faudra alors admettre la requête de tel étudiant adventiste du Septième jour qui refuse de composer le samedi. C’est un exemple parmi des dizaines d’autres de la reculade de la laïcité là où elle devrait être en pointe.

   En France, la laïcité n’est pas “ imposée ”. Elle est la loi républicaine, comme la conduite à droite. Encore une fois, elle est la cause, le moyen et la conséquence de l’intégration républicaine. La laïcité n’est nullement responsable de la “ désintégration ” de nombreux jeunes musulmans français. Le modèle économique, oui. Avec son chômage structurel obligatoire et tellement évident, avec le pouvoir exclusif donné aux actionnaires dans l’entreprise, avec la soumission du politique à la finance.

   Toutes les guerres sont de religion parce qu’aucune guerre n’est de religion. À commencer par le conflit israélo-palestinien, qui n’est qu’une histoire d’eau.…

   Un correspondant qui résida en Côte d’Ivoire avant moi (de 1965 à 1968) m’écrit ceci :

   "J’étais coopérant en Côte d’Ivoire de 65 à 68 ’à Dimbokro et Toumodi) et chaque année la fin du ramadan était un grand moment : en effet les femmes dioulas sortaient en cortège dans les rues et dansaient torses nus accompagnés de leurs hommes. Le cortège aboutissait toujours dans le quartier européen, où par un hasard miraculeux c’était les plus jolies filles qui se trouvaient en tête pour ... les photos, photos et films qui évidemment étaient l’objet de tractations financières menées par les hommes. Un monde a disparu...." (...)


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"Mmmmhhhh..."



(Traduction:
"C'est comme ça qu'il se met,
ce foutu foulard?")

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Luc Desle

mercredi 29 mai 2013

"Il la poursuivait de ses assiduités, déguisées en billets de banque". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(N'ATTENDS PAS DU TEMPS
QU'IL T'ATTENDE)


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LONG RÉCIT AU LONG COURS (1/22)
pcc Benoît Barvin et Blanche Baptiste

   Dans cet étrange couvent où s'est réfugiée la jeune Elaine Cantagril, pour se consoler de la mort d'Adrien, son bien-aimé, la Mère Supérieure se livre à d'étranges simagrées sous la lumière crue de la lune...

ANGÉLUS 
ou 
LES SECRETS DE L’IMPALPABLE



   Une fois encore, les propos de Soeur Jeanne lui revinrent en mémoire. Elle porte un cilice, avait dit la jeune novice, et cela pour racheter les fautes des pécheurs, à n’en pas douter. 

   Cette boursouflure de peau sanieuse semblait être le résultat de mystérieuses griffures. Mais avec quoi la Supérieure s’abîmait-elle la chair ? Quel terrible instrument de torture utilisait-elle pour qu’il lui procure une blessure si malsaine ?

   Par contraste, le reste du corps apparaissait d’une surprenante beauté. Les jambes de la religieuse étaient élancées, les mollets bien galbés et elle avait des pieds parfaitement tournés. Sœur Camille ressemblait à une toute jeune fille dont la préoccupation aurait été l’adoration narcissique de son corps… s’il n’y avait eu cette terrible plaie, portée comme une oriflamme.

   « Ma Mère, que vous arrive-t-il ? » pensa Elaine. « C’est péché que d’offrir ainsi son corps aux caresses du vent et au regard de l’astre de la nuit. »

   La jeune femme frissonna. En dépit du châle, elle se sentait glacée. La religieuse, après une courte danse, écartait maintenant bras et jambes et paraissait s’offrir à un quelconque amant invisible. Les yeux clos, elle ne bougeait plus. 

   Elaine, submergée par une brusque aversion, se détourna et se mit à réciter un « Pater Noster » avec ferveur.

   La prière lui fit du bien. Quand elle osa de nouveau regarder, elle aperçut la religieuse qui, agenouillée, se penchait en avant, les bras tendus, dans une attitude d’adoration païenne.

   Son aversion se transforma en effroi. La lumière de la lune se fit tranchante et donna soudain à ce spectacle une netteté chirurgicale. A chaque mouvement, la peau de la Supérieure paraissait se friper, se froissant comme un tissu dont on pressent qu’il finira par se déchirer, à force d’être manipulé. 

   Elaine songea à une mue d’un nouveau genre, s’attendant à tout instant à ce que la religieuse déchire cette enveloppe corporelle et apparaisse enfin, transformée, nouvelle espèce destinée à rendre à Dieu un hommage dont elle doutait, cependant, qu’il soit réellement Chrétien.

   Se pouvait-il que sous cette peau qui se chiffonnait, il y en eût une autre, écailleuse par exemple, à moins qu’elle ne fût aussi dure que celle de certains habitants du village ? 

   « Je suis folle, balbutia Elaine. Folle... »

   Et les larmes coulèrent de ses yeux, car tout se mêlait : ce corps dénudé dans une offrande païenne ; la main de l’apothicaire qu’elle voyait griffer le tissu moiré de l’étalage et, enfin, la chair abîmée, souffrante et pustuleuse de son Adrien agonisant.

   « Je suis folle » répéta-t-elle, en s’enfonçant les ongles dans sa chair, incapable cependant de se détourner du spectacle offert par la Mère Supérieure.

   Elaine aurait tant voulu que ce spectacle impie se dilue ; que la silhouette de la religieuse s’efface... Qu’il n’y ait plus, à la place, que cette jolie portion de jardin avec cette délicieuse margelle en pierre du puits. Elle irait s’asseoir sur le banc et se laisserait voguer dans un vague bien-être dont, depuis la mort de son amant, elle ne connaissait plus le goût si suave...

   Mais la jeune femme ne rêvait pas. La Mère Supérieure était bien présente, dans son obscène nudité et, à chaque mouvement, c’est toute sa peau qui se fripait, non seulement du côté de son échine, mais également sur ses cuisses. On avait l’impression qu’une main invisible maltraitait cette chair, comme si elle voulait réduire à néant une œuvre qu’Elaine pressentait, de plus en plus, comme étant celle de Satan.

   Une sueur glacée coulait le long de sa colonne vertébrale. Elle n’en pouvait plus. Ce spectacle la submergeait de dégoût et elle ne désira soudain plus qu’une seule chose : se fondre dans la nuit afin de regagner au plus vite sa cellule, pour s’y recroqueviller... Ne plus penser... Oh, surtout, ne plus penser ! 

   Cependant la lumière de la lune devenait de minute en minute plus ardente, et chaque détail ainsi mis en valeur prenait un relief terrifiant. La jeune femme fut persuadée qu’un effroyable mystère se cachait derrière l’attitude impudique de la Mère Supérieure, mystère dissimulé dans les propos de Soeur Jeanne et des deux vieilles de l’église. 

   Elle fut alors frappée par cette évidence : ce mystère avait quelque chose à voir avec la mort d’Adrien car, derrière l’étrange aspect juvénile du corps quarantenaire de Sœur Camille de l’Incarnation, un terrifiant secret se dissimulait. Un secret qu’elle devait, coûte que coûte, découvrir.

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(A Suivre)

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"Tu vas parler, oui ou m...?"


REBLOGGED FROM: IHEARTHANDJOBS

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"Chomp, chomp...
Si la vie est belle?
Chomp, chomp...
Pourquoi cette question?"


REBLOGGED FROM: TSMSCRITTERCUTENESS

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" 'Tention! Pas touche à mon pote,
hein? Sinon..."


REBLOGGED FROM: ADDELBURGH

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"Tu oseras pas...
- Oser quoi?"


REBLOGGED FROM: HECKLERANDCOACH

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Jacques Damboise

mardi 2 avril 2013

"Cet escargot baveux, je trouve ça inconvenant!". Jacques Damboise in "Les inconvenants de Madame D."

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE TEMPS N'A PAS DE PASSÉ.
IL N'EST QUE FUTUR)

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"Frères Humains, je veux être votre guide!"


Evolution : 
"Nous avons besoin de guides"

PROPOS RECUEILLIS PAR GÉRALD

   / Le Vif/L'Express : Comment les traits liés à la sélection naturelle s'expriment-ils aujourd'hui dans un monde qui a fondamentalement changé ? 

   - Christian de Duve : Je vois le monde en biologiste, pas en philosophe. Mon guide, c'est Charles Darwin. La théorie de la sélection naturelle apporte une illumination permanente sur le monde. Comment la définir ? A partir de formes différentes nées par hasard, c'est l'émergence de celles qui sont le mieux adaptées à survivre et à se reproduire dans les circonstances existantes. Nous sommes le produit de cette sélection naturelle. 

   Nos lointains ancêtres, il y a quelque 100 000 ans, vivaient en petites bandes de 30 à 40 individus, qui avaient comme seuls buts de survivre et de se reproduire. Le premier trait génétique qui va permettre la survie est l'égoïsme de groupe, impliquant une solidarité en son sein. Mais, entre elles, ces bandes se disputaient les meilleurs terrains de chasse, les plantations les plus riches, les endroits les mieux protégés, les femelles les plus désirables. Dès lors ont émergé d'autres traits génétiques, l'hostilité et l'agressivité entre groupes. Ces traits génétiques imprimés dans notre génome n'ont pas beaucoup changé. Aujourd'hui encore, on retrouve le même héritage. Seule la nature des groupes a changé. 

   La sélection naturelle se contente de laisser émerger ceux qui sont le plus capables de le faire. Elle agit dans le présent, ne connaît pas l'avenir, ne prévoit rien. Or vous, moi et nos semblables sommes les seuls êtres vivants à pouvoir agir contre la sélection naturelle et à pouvoir suppléer à ce qu'elle ne fait pas : prévoir les répercussions de certains événements, prendre des décisions en conséquence et agir en fonction de celles-ci. Même au prix d'un mal présent pour un meilleur futur. 

   / L'homme étant le seul à avoir la faculté d'agir contre la sélection naturelle, pourquoi ne s'est-il pas débarrassé des aspects négatifs de celle-ci ? 

   - Corriger ces traits par ingénierie génétique est hors de question pour le moment. Nous n'avons pas les moyens techniques de modifier nos gènes et, même si nous les avions, nous ne saurions pas quel morceau d'ADN enlever et par quel morceau le remplacer. Nous ne pouvons agir qu' « épigénétiquement », en jouant sur ce qui s'ajoute au génétique et éventuellement le supplante mais ne le change pas. Nous pouvons agir par l'éducation. Qui dit éducation dit éducateurs. Qui va éduquer les éducateurs ? Ma conclusion est que nous avons besoin de guides. Un de ces guides est Jésus. Pour moi, Jésus est un homme, comme ces autres guides que sont Bouddha et Confucius. Jésus a aussi été un rebelle, un révolutionnaire, un prophète. Mais son enseignement principal va précisément à l'encontre de nos caractères génétiques. 

   A l'hostilité entre groupes, il substitue l'amour et le pardon. Il s'élève contre la poursuite effrénée du profit, contre l'emploi des armes. Ce message-là est exactement celui dont nous avons besoin. Je l'appelle le message «jésuiste», à l'image des messages bouddhiste et confucianiste, qui lui sont parallèles. Je ne l'appelle pas message chrétien, que je n'aime pas parce que ce terme englobe toute une mythologie. Pour moi, le message de Jésus est celui d'un sage, mais strictement humain. Message que l'on a transformé au cours du temps (une théorie...) .(...)

Suite sur:


Christian de Duve EN 6 DATES

   2 octobre 1917 Naissance à Thames-Ditton, en Angleterre. 1941 Diplôme de médecine de l'UCL, diplôme de chimie en 1946. 1960 Lauréat du prix Francqui. 1974 Prix Nobel de physiologie ou de médecine, en compagnie d'Albert Claude et de George Emil Palade, pour sa découverte des lysosomes et des peroxysomes. 2002 Publie A l'écoute du vivant (Odile Jacob) 2009 Génétique du péché originel : le poids du passé sur l'avenir de la vie (Odile Jacob)
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"Comment ça, j'ai l'air d'une dinde?
C'est un propos fâcheusement 
non politiquement correct, attention..."

Betty Blythe by Kenneth Alexander c.1926 

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L'austérité nuit gravement à la santé
Avec Belga

   (...) "Un scénario possible et qui menace les progrès constants faits en matière d'espérance de vie en Europe consisterait à ce que des crises économiques ou sociales soient couplées à des réductions des dépenses de santé", estime l'OMS dans son rapport sur l'Europe, qui porte sur 53 pays. 

   L'organisation souligne aussi que si la situation sanitaire s'est améliorée en Europe, les disparités restent grandes d'un pays à l'autre. 

   En Espagne, pays où l'espérance de vie est la plus élevée en Europe, on vit en moyenne jusqu'à 82,2 ans, alors qu'au Kazakhstan, en bas de l'échelle, l'espérance de vie n'est que de 68,7 ans. 

   Selon l'OMS, l'Europe abrite neuf des dix pays avec l'espérance de vie la plus élevée du monde, même si le continent a les taux plus importants de consommation d'alcool et de tabac. 

   L'augmentation de l'espérance de vie s'explique en partie grâce à la régression de certaines maladies, notamment cardiaques, et l'amélioration des conditions de vie, selon le rapport de l'OMS, publié tous les trois ans. 

   L'espérance de vie varie aussi énormément selon les sexes: elle est de 80 ans en moyenne chez les femmes, et de 72,5 ans chez les hommes. "En 2010, les hommes n'avaient pas atteint l'espérance de vie moyenne des femmes en 1980", selon Ritu Sadana.

   En Belgique, l'espérance de vie à la naissance était de 80,35 ans en 2011 (77,75 ans pour les hommes et 82,85 ans pour les femmes) selon les chiffres du SPF Economie.


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Benoît Barvin