Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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jeudi 5 juillet 2012

"Cette femme voilée était, en secret, à voile et à vapeur". Benoît Barvin in "Pensées pensées"

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE SAGE N'ATTEND RIEN DU RIEN)

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« La nostalgie 
c'est le désir d'on ne sait quoi... »
Antoine de Saint-Exupéry.
Extrait de "Terre des hommes"


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« Qu'est-ce que le vice
Un goût qu'on ne partage pas. »
 Jean Lorrain 
Extrait de "La Nostalgie de la beauté"

Johnny Hallyday lors d'une soirée 
hollywoodienne, le 25 septembre 2010 ...

"Qu'ess'qu'y dit? 
J'comprends nib de nib"
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JOHNNY HALLYDAY 
FAIT SA PUB AU CAMPING
Jean-Frédéric Tronche
(blague?), 
Chef (chef!) de Rubrique People

   (...) C'est l'idée originale (?) de la municipalité de Brétignolles-sur-Mer, commune vendéenne qui a eu l'audace (audace!!!)  de programmer un live du Taulier (?) le 26 juillet prochain. Las (heu... Hélas, vraiment?), comme partout ailleurs, les fans ne sont pas légions et les 30.000 tickets prévus sont loin, très loin d'être tous écoulés. A cette heure, moins de 10.000 entrées ont été vendues.

   Comme le rapporte l'édition de "Ouest-France" de ce mardi 3 juillet : "Pour se mettre à l'abri de toute déconvenue financière, la commune de Brétignolles-sur-Mer et la production du rockeur ont révisé les coûts."

   Contactée par le "Nouvel Observateur", la mairie explique : "Nous étions partis sur une base de 30.000 personnes. Mais Johnny Hallyday a beaucoup (trop?) de dates dans l'Ouest, dont une à Nantes [à une centaine de kilomètres de Brétignolles, NLDR] une semaine avant la nôtre. Donc nous sommes revenus sur une projection de 15.000 places, en réadaptant notre budget. Et il faut ajouter que 400 (400!!!) bénévoles travaillent pour que ce soit une réussite." (combien se palpent Johnny et consorts?) (...)


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« Les matches de football 
devraient toujours commencer 
par les tirs au but, on gagnerait du temps ! »

Anonyme

"Sport de gonzesse... 
Tiens! Hop là!"
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Valérie Fourneyron perdue chez les nababs
Antoine Bertrandy
Consultant en affaires publiques
(hein? C'est quoi?)

   (...) Le déluge de commentaires qui a suivi la défaite des Bleus est inversement proportionnel à l'importance de l'évènement. Des millionnaires semi illettrés en short ont perdu. D'autres ont gagné. Les uns sont tristes et riches, les autres sont contents et riches. Certains ont fait "chut" avec le doigt, d'autres ont juré en italien. Vont-ils toucher ou non la prime ? Qu'est-ce que Franck Ribéry pourrait bien faire de 140.000€ de plus ? (C'est ce qu'il gagne en quatre jours !)

   Vouer le football aux gémonies est inutile. L'hyper professionnalisation et les enjeux financiers ont depuis longtemps tué non seulement le rêve mais également le potentiel d'identification symbolique à une équipe, à un maillot, à des valeurs. L'exubérante victoire de 1998 de la génération "black, blanc, beur" n'a pas été le signe d'une intégration réussie mais un paravent masquant la dilution chez toute la jeunesse de l'idée de la France. 

   L'arrêt Bosman a pulvérisé les identités nationales, la Ligue des champions a routinisé l'exceptionnel et l'argent des émirs finit de noyer les esprits chagrins sous l'implacable logique financière. Les industries médiatiques font leurs choux gras des rencontres sportives et les affaires de corruption, de dopage, de violence et de manipulation sont sciemment étouffées pour ne pas risquer de froisser l'image de cette juteuse et vigoureuse jeunesse (mises à part toutefois les affaires de mœurs qui, elles, font vendre du papier sans risquer sérieusement d'écorner le système).(...)
Lire l'article sur:

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« La vieillesse est un alibi. »

Louis Scutenaire.
Extrait de "Mes inscriptions IV"

Mask Costume Carnival  marketplace.secondlife.com

"Miroir, gentil miroir...
- Je t'arrête tout de suite. 
Je ne réponds plus aux questions
sur la beauté, la vieillesse ou l'intelligence...
- Ah?"

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Françoise Hardy vit mal son (son!) ISF

   (...) Les temps sont durs pour Françoise Hardy. L’élection présidentielle de François Hollande a plongé la chanteuse dans un profond désarroi. Ce n’est pas une surprise, car elle avait prévenu en avril dans Paris Match qu’un tel résultat à l’élection présidentielle serait pour elle catastrophique. Elle le confirme jeudi dans une interview au magazine économique Challenges.(...)

   (...) Dans son viseur (le viseur de FH, où donc se situe-t-il?): les impôts en général, et l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en particulier, qu’elle pense ne pas pouvoir honorer. "Je suis si peu certaine de pouvoir payer mes impôts et mes charges avec un revenu hypothétique de 150.000 euros par an, que je cherche à déménager d’un grand appartement pour un appartement beaucoup plus petit" (mais dans le même quartier, évidemment), assure (ah, cette assurance!) l’interprète de "Mon amie la rose" vendredi dans une interview àChallenges.

   C’est donc surtout l’ISF qui provoque l’ire (pourquoi l'ire et pas la colère? Mystère...)  de Françoise Hardy. "J’ai eu la surprise d’entendre (François Hollande) dans l’émission Des paroles et des actes, dire qu’il fallait que je me rassure car il se contenterait de ramener l’ISF à l’ancien barème. Mais cela revient à tripler les prélèvements de cet impôt inique, qui n’existe d’ailleurs qu’en France", peste (oh la vieille peste!) la chanteuse. "Cet impôt idéologique aura beaucoup plus coûté qu’il n’aura rapporté, à cause de tous les exils fiscaux. (qui, évidemment, seraient restés en France dépenser leur pognon... On te croit, Françoise et on soutient ton combat!)"

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Benoît Barvin

samedi 28 avril 2012

"Cette fille de Rien ne valait pas grand chose". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:

(LES DITS DU SAGE SONT INAUDIBLES
EN BOITE DE NUIT)
pcc Jacques Damboise

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"Si vous croyez qu'c'est cette nouvelle
qu'va m'redresser, hein?
- Calme-toi, Jojo, tu vas faire du mal
à ta sciatique du bulbe"

Un redressement fiscal 
a été "notifié" à Johnny Hallyday
(tout fout le camp...)


   (...) Un redressement fiscal (et des lombaires?) a été "notifié" à Johnny Hallyday, a indiqué mardi 24 avril une source proche du dossier sans en préciser le montant, confirmant une information du "Canard Enchaîné".
   Selon le numéro de l'hebdomadaire satirique à paraître mercredi, le montant de ce redressement, effectué au terme d'investigations conduites par la brigade nationale des enquêtes fiscales (de Gauche?), atteint 9 millions d'euros.
   Le ministère du Budget (de Droite?) s'est refusé à tout commentaire, invoquant le secret fiscal. (...)
   (...) L'hebdomadaire affirme que l'enquête, déclenchée en décembre 2010, a révélé un "réseau complexe de sociétés au fonctionnement plutôt baroque" (peut-être y-a-t-il d'autres adjectifs?), notamment des transferts d'actifs au Luxembourg vers une société dont les actionnaires comptent une autre entité domiciliée au Libéria.
   Le chanteur, qui connaît depuis plus de trente ans des démêlés avec le fisc français, s'est installé en 2007 en Suisse, dont il dépend pour ses revenus personnels. Les activités artistiques et commerciales en France relèvent toujours de l'administration française. 


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"Mon parfum d'aisselle? Droite Humaniste.
Mais je vous préviens, il est rare et cher"

Droitisation : à l’UMP, 
les « humanistes » 
rentrent dans le rang
(qu'ils ont un jour quitté?)
François Krug


   (...) Ils s’étaient eux-mêmes baptisés les « Humanistes de l’UMP ». Ces modérés ont aujourd’hui un seul choix : défendre la stratégie de droitisation de Nicolas Sarkozy, ou se taire (ou manger son chapeau, ou se les bouffer, ou..?).
   Ce mardi matin, ils étaient une soixantaine à s’être réunis à l’Assemblée nationale, autour de l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin (amateur de Lorie). On y a parlé du FN, du « vrai travail ». Et on a décidé de ne rien dire ou faire qui puisse gêner le Président-candidat.
   Pas question, donc, d’évoquer ses états d’âme. Marc Laffineur, secrétaire d’Etat aux Anciens combattants et autre vedette de la réunion, nous assure ainsi :
   « On est totalement mobilisé [...]. Il n’est pas question d’opposer la droite humaniste à d’autres courants. L’UMP est une famille unie avec plusieurs sensibilités (mais la même approche scélérate du Monde?). C’est le cas dans tous les grands partis politiques, comme la CDU en Allemagne (super exemple, c'est sûr...). »(...) 
   (...) Le tournant pris par la campagne marque pourtant un échec, celui du recentrage de l’UMP. Avec son collègue Jean Leonetti, secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Marc Laffineur avait lancé en octobre les Humanistes, un courant prônant « une droite responsable, laïque, tolérante, solidaire et européenne (donc l'UMP n'est plus ça? Quel étrange aveu...) ».
   Jean-François Copé, secrétaire général, avait encouragé l’initiative de ces anciens centristes. Grâce à eux, l’UMP prouverait qu’elle ne se résumait pas à la Droite populaire, et à ses gesticulations sur l’immigration et la sécurité, ou à la Droite sociale de Laurent Wauquiez, et ses dénonciations de l’assistanat.
   Immigration, sécurité, assistanat : six mois plus tard, ce sont bien ces thèmes que Nicolas Sarkozy a préféré exploiter. Et, dans la centaine de députés, sénateurs et parlementaires européens réunis sous le label « humaniste », une seule a osé exprimer sa gêne après le premier tour. ("Oh, ben, quand même, hein, c'est pas ben d'vouloir faire la bibise à la Le pen, moi je pense, mais, hein, ce que j'en dis" "Casse-toi, pouf...!")(...)
Lire sur:

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Comment réduire l'évasion fiscale en Europe
   (...) L’hypothèse d’une plus grande transparence imposée aux sociétés-mères des multinationales pour leurs filiales à l’étranger prend de la consistance, depuis que le rapport du député UMP Gilles Carrez, en juillet dernier, a montré que l’impôt sur les sociétés acquitté en France par les grosses entreprises du CAC 40 ne dépassait pas 8% de leurs bénéfices, alors que le taux officiel est de 33%. En jouant sur les prix de transfert entre filiales, les groupes privilégient les pays où la fiscalité est basse pour y payer des impôts.
   Ces groupes profitent aussi de niches, comme l’exonération des plus-values sur cession de filiales —notamment à l’étranger— et de titres de participation à long terme (la fameuse niche Copé) qui a coûté au trésor public entre 14 et 34 milliards d’euros entre 2004 et 2010, selon l’union syndicale Snui-Sud Trésor Solidaires. C'est-à-dire en moyenne entre 2 et 5 milliards d’euros par an.(...)
   Ce n’est pas le seul cas de figure qui fait monter la pression. Le nombre d’exilés fiscaux augmente depuis le début de l’année. Le transfert de leur fortune ne tient pas seulement à une possible arrivée de la gauche au pouvoir ; un exil fiscal ne s’improvise pas en quelques jours. La politique d’austérité promise par la droite, qu’ils peuvent anticiper depuis plus longtemps, les incite tout autant à franchir les frontières que les menaces de la gauche. 
   Les agissements de la banque suisse UBS sous le coup d’une information judiciaire pour avoir privé le fisc français de 850 millions d’euros selon les estimations du journaliste Antoine Peillon, ont relancé la polémique. La Suisse et la France n’ont-elles pas signé une convention fiscale en 2009 pour mettre fin au secret bancaire? La banque suisse s’en serait allègrement affranchie.

Lire la suite, hélas, tout aussi édifiante 
(mais, on le sait, la faute de la faillite, ce sont les pauvres et les dépenses publiques qui en sont responsables...)



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(Ils votent pour le Résident)


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Luc Desle

vendredi 2 décembre 2011

"Ce vieux rappeur dérapait sur ses propres mots". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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"Arahua Ruaha Hara...
- Tu es folle, tu es en train de les traiter de singes puants!
- De toute façon, ils comprennent rien, alors..."

28 octobre 2011 : Françoise Héritier parle 
de Claude Lévi-Strauss à l’occasion 
de l’anniversaire de sa mort
(Extraits)

/ La préservation de la diversité était essentielle pour lui, et il regrettait sa disparition progressive. Cette position lui a valu de passer auprès de certains pour un apôtre du conservatisme culturel. Que répondait-il à cela ?
   C’est, je crois, lui faire un mauvais procès que de le voir comme le chantre du relativisme culturel, ce qui fut le cas dans une partie de l’opinion éclairée après la publication de Race et Culture qui semblait contredire Race et Histoire.
   Car, en effet, la visée de structurale de Lévi-Strauss est bien universalisante. Tous les êtres humains en société ont des systèmes de représentations mentales qui fonctionnent de la même manière, mais pas nécessairement à partir des mêmes matériaux d’une part et, d’autre part, en fournissant, comme on l’a dit plus haut, des réponses variées et parfois opposées à de mêmes questionnements.
   Mais, et c’est cela qui importe, l’un ne va pas sans l’autre. Il faut qu’il y ait cette diversité culturelle pour qu’émergent des lois universelles de fonctionnement. S’il n’y avait qu’une seule réponse possible à chacune des questions, la question de l’universalisme et du relativisme ne se poserait pas. Il n’y aurait que de l’uniformité. Il faut voir ces deux termes comme les deux faces d’une monnaie.

/ Dans une des dernières interviewes qu’il a accordées ; il déclarait : ‘Je pense au présent, et au monde dans lequel je suis en train de finir mon existence, et ce n’est pas un monde que j’aime’. Etait-il réellement pessimiste sur le devenir de ses semblables ?
   C’est une phrase désormais célèbre. Oui, Lévi-Strauss était pessimiste sur le devenir de ses semblables, obsédé qu’il fut par les ravages exercés par la pression humaine sur les écosystèmes pour utiliser le langage de maintenant. À ses yeux, l’expansion démographique incontrôlée entraîne avec elle un cortège de catastrophes : la ruine de la nature, l’esprit de lucre et du profit, le désintérêt pour les autres et les choses de l’esprit. Il a écrit dans l’ouvrage "En Substances" un texte peu connu, intitulé « Apologue des amibes » où il montre que l’accumulation d’individus (ici des amibes, mais il procède à la métaphore humaine) conduit inexorablement à la violence et à la mort.
Lire sur:

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"Tiens, p'tit terroriste, v'là une cibiche qu'j'ai pas totalement
fumée... Tu la donn'ras à ton débile de père barbu...
- Heu... Je dois vous dire merci, en plus?
- Qu'je veux, mon n'veu"

A Fallujah, les Américains ont utilisé 
des armes interdites et inconnues
Traduction GV pour AgoraVox

   (...) Avortements, déformations congénitales, dysfonctionnements du système nerveux. [Tels sont] les effets collatéraux du drame de Fallujah, la cité irakienne dévastée par les bombardements américains en 2004, non seulement par l’usage d’armes interdites, comme le phosphore blanc ou l’uranium appauvri, mais de surcroit par de l’uranium enrichi.
   C’est le bouleversant résultat des recherches menées par le professeur Christopher Busby, de l’université d’Ulster, publiée dans « Conflict & Health ». L’analyse des cheveux des parents de nombreux enfants nés avec de graves déformations et déjà porteurs de tumeurs semble démontrer les effets dévastateurs des bombes américaines : une découverte stupéfiante, avec « de multiples implications au niveau global » accusant l’armée à la bannière étoilée d’avoir utilisé pour la destruction de la ville des armes non seulement interdites, mais véritablement inconnues dans la littérature scientifique.
   D’ici la fin de l’année 2011, l’armée US quittera l’Irak. Mais l’Irak devra encore se remettre de la lourde hérédité de la guerre. Surtout Fallujah, qui du fait de l’utilisation de ces armes contre la population civile, est aux prises avec [une multitude] de cas d’avortements, de déformations congénitales et de dysfonctionnements du système nerveux. Les chiffres témoignent de manière impressionnante de l’ampleur de la catastrophe sanitaire qui a frappé les enfants : selon les données issues d’un récent rapport du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés , « en 2006, nous avons compté 5928 nouveaux cas de maladies jusque là totalement absentes de Fallujah, dont presque 70% sont des cancers ou des malformations frappant des enfants de moins de 12 ans. » Au cours des premiers six mois de 2007, en revanche, les nouveaux cas se sont montés à 2447, « dont plus de 50% touchent des enfants. » La situation aujourd’hui reste gravissime dans tout le pays, avec un taux de cancers infantiles 14 fois plus élevé en Irak qu’en Égypte. (...)
Lire l'article sur:

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"Tou bee Jauni or not Jauni,
Zat is ze qwestionn..."

Les aventures de Rosa Lo et Dis’gust [épisode 1] : 
Johnny, DSK, Sarkozy et les autres
| 26 novembre 2011

   (...) Rosa Lo.
   (mal?) Écrite en 1967, remaniée en 1975, la pièce est loin d’être la plus intéressante de T. Williams (Le Figaro dit qu’il s’agit de la première adaptation en France de la pièce, ce qui est faux, mais que ne sacrifierait-on pas au battage publicitaire ?). Si on y retrouve les figures récurrentes de marginaux dans son théâtre – Loth, homosexuel refoulé et impuissant (ben dis donc, beaucoup pour une seule fio...), Myrtle, sa jeune épouse, comédienne de music-hall miteux aspirant à une «vie normale» (encore plus miteuse?) et Chicken, demi-frère de Loth, bâtard et bestial (c'est tout?) –, ces personnages sont ramassés sur leurs propres représentations. Ce sont des clichés grossiers, dénués de subtilité (non, on vous croit pas). Je pense à certains dialogues : Chicken – aka Johnny – interroge Myrtle en lui montrant la guitare qu’il frotte sur son ventre, « ça vous fait peur, les gros instruments ? ». L’une des phrases clés pourrait être sa mise en garde contre la nervosité excessive de Myrtle : « Il n’y a que deux moyens pour calmer une femme. On lui fout une baffe, ou on la baise. Parfois faut même faire les deux (dixit DSK? Non, on n'a pas le droit puisque le Monsieur, il-est-tombé-dans-un-complot-qu'on-vous-dit). » Un summum de finesse ! Et en effet, une fois « baisée » par Chicken (alors qu’elle pleure…), Myrtle est guérie de son hystérie… Mine de rien, Dis’gust, jouer cette pièce-ci – dont l’histoire est particulièrement éloquente sur les représentations des rapports hommes-femmes –, dans ce théâtre-là, a quelque chose de grossier. Pas au sens de vulgaire (non? Vraiment pas?), mais dans la résonance entre le lieu de représentation, le propos et les réactions du public (pardonnez-moi, mais le public de Johnny... Heu, je dis ça, hein, je dis rien, évidemment)

   Dis’gust
   (...) Or il me semble que cette pièce tombe sous le coup du premier discours, machiste, qui exalte la puissance virile et produit le cliché qui va avec, la femelle crétine à mater (une blonde, puisqu'on en est aux stéréotypes?). Le rapport sexuel est ainsi présenté comme une façon de dompter cet autre que sont les femmes, accréditant l’idée que les hommes doivent dominer les femmes et que cette domination en passe par la sexualité, qui devient ainsi un outil de régulation domestique, voire une nécessité d’ordre public. Là où en effet ce spectacle devient très signifiant, c’est que c’est Johnny qui cristallise cet énoncé, qui donne consistance à ce discours. C’est à- dire très exactement l’un des deux symboles culturels (?!) du sarkozisme, si l’on prend en compte Jean-Marie Bigard. Je serais prête à dire que ce spectacle donne corps, et lequel ! au phallocratisme de cette séquence politique française, caractérisée sur d’autres plans par des formes viriloïdes comme la valorisation de l’action, l’anti-intellectualisme, le paternalisme, pour ne rien dire des fameux « paquets » ! (...)
Lire l'intéressant article sur:

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"Nous sommes tous frères!
- Même ma belle-mère?"

Etienne Balibar : « les grandes mobilisations 
doivent traverser les frontières  »
Entretien, par Marion Rousset| 20 juin 2011
(extrait)

   (...) Regards.fr : Vous livrez dans en entretien accordé à la revue Vacarme quelques exemples d’insurrection pacifique à l’échelle nationale. Quid de l’Europe ?
   Etienne Balibar : J’emploie le terme d’insurrection dans un sens très large et j’y ajoute l’adjectif pacifique pour qu’on ne croie pas que j’appelle à la guerre civile. C’est presque un synonyme de mouvement collectif de citoyens, même virtuels tels les immigrés qui n’ont pas le droit de participer à la vie politique nationale en raison de leur nationalité. Il y a quelque chose de l’ordre d’une insurrection pacifique dans les manifestations des Grecs contre des politiques d’austérité qui enfoncent leur pays dans la catastrophe économique. Les ouvriers qui se mobilisent contre les fermetures d’usine ou les mouvements écologiques qui tentent de remettre en discussion des choix de politique énergétique relèvent aussi d’initiatives citoyennes. J’appartiens à une génération pour laquelle la notion d’internationalisme avait une grande importance. Il se définissait comme une résistance à l’impérialisme et il se voulait l’expression d’une solidarité ouvrière. L’anticolonialisme a trouvé son prolongement dans la mobilisation contre le racisme qui vise aujourd’hui les travailleurs immigrés. Dans les années 1980, on a connu des tentatives pour organiser de part et d’autre du Rideau de fer, à l’échelle européenne, des campagnes en faveur du désarmement nucléaire. Cela m’a éduqué à penser que les grandes mobilisations démocratiques acquièrent toute leur signification quand elles traversent les frontières et qu’elles réussissent non pas à anéantir la dimension nationale, mais à la relativiser ou à la dépasser dialectiquement. Dans la conjoncture actuelle, un certain nombre de causes comme les questions environnementales, la régulation des migrations dans le monde ou le fonctionnement du système financier international, appellent de toute urgence une même capacité d’organisation, de débat, de coordination par-delà les frontières. Force est de constater que c’est très difficile. La confédération européenne des syndicats a tenté d’élever d’un cran la capacité de mobilisation, de réflexion et de contre-proposition commune des syndicats. Mais leur contre-pouvoir reste symbolique. C’est un cercle vicieux. Les syndicats ont de moins en moins la capacité de mettre en échec les politiques européennes antisociales car ils sont enfermés dans les espaces nationaux, et ils y sont enfermés car ils sont affaiblis (Revolution for ever, alors?). (...)
Lire l'interview sur:

***
Benoît Barvin

lundi 13 juin 2011

"Monsieur Dugenou pensait avec ses pieds". Benoît Barvin in "Étrange, vous z'avez dit étrange"


°°°

"Que pensez-vous de ma tenue de camouflage
pour échapper aux Pandores?"

Chanter peut être un délit

(en Sarkozy, le pays des Bisounours friqués)

par Sophie Pams

   (...) "Mort aux vaches, mort aux lois, vive l'anarchie !" Mercredi, les notes de la chanson de Brassens ont résonné dans les rues de Toulouse. Une trentaine de personnes se sont rendues devant le commissariat central de la ville et ont entamé les paroles d'Hécatombe, brûlot anarchiste du célèbre chanteur. Les protestataires avaient décidé de manifester leur soutien à un jeune homme de 27 ans, interpellé pour avoir interprété cette chanson à une fenêtre lors du passage de trois policiers. Le Rennais a été condamné le 27 mai à 40 heures de travail d'intérêt général et à 100 euros d'amende pour outrage. 
   Le mouvement de soutien s'est soldé par l'interpellation des 29 choristes de "La Canaille du Midi" pour outrage à agents dépositaires de la force publique. Serait-ce interdit de chanter ? "C'est une atteinte à la liberté d'expression", s'insurge maître Raynaud de Lage. Selon lui, "tout ce qui n'est pas interdit est permis". "Et puis ils ne font qu'interpréter une chanson écrite par quelqu'un d'autre, renchérit l'avocat au barreau de Toulouse. Je me demande quels sont les éléments constitutifs de l'infraction." (...)

Lire la suite sur:

°°°
Georges Brassens, toujours d'actualité...


(PS: les fôtes d'ortographes sur le déroulé de la vidéo ne sont pas de notre fait,
mais celui, peut-être, de la Maréchaussée?)

Hécatombe

Au marché de Briv'-la-Gaillarde
A propos de bottes d'oignons
Quelques douzaines de gaillardes
Se crêpaient un jour le chignon
A pied, à cheval, en voiture
Les gendarmes mal inspirés
Vinrent pour tenter l'aventure
D'interrompre l'échauffourée

Or, sous tous les cieux sans vergogne
C'est un usag' bien établi
Dès qu'il s'agit d'rosser les cognes
Tout le monde se réconcilie
Ces furies perdant tout' mesure
Se ruèrent sur les guignols
Et donnèrent je vous l'assure
Un spectacle assez croquignol

En voyant ces braves pandores
Etre à deux doigts de succomber
Moi, j'bichais car je les adore
Sous la forme de macchabées
De la mansarde où je réside
J'exitais les farouches bras
Des mégères gendarmicides
En criant: "Hip, hip, hip, hourra!"

Frénétiqu' l'un' d'elles attache
Le vieux maréchal des logis
Et lui fait crier: "Mort aux vaches,
Mort aux lois, vive l'anarchie!"
Une autre fourre avec rudesse
Le crâne d'un de ses lourdauds
Entre ses gigantesques fesses
Qu'elle serre comme un étau

La plus grasse de ses femelles
Ouvrant son corsage dilaté
Matraque à grand coup de mamelles
Ceux qui passent à sa portée
Ils tombent, tombent, tombent, tombent
Et s'lon les avis compétents
Il paraît que cette hécatombe
Fut la plus bell' de tous les temps

Jugeant enfin que leurs victimes
Avaient eu leur content de gnons
Ces furies comme outrage ultime
En retournant à leurs oignons
Ces furies à peine si j'ose
Le dire tellement c'est bas
Leur auraient mêm' coupé les choses
Par bonheur ils n'en avait pas
Leur auraient mêm' coupé les choses
Par bonheur ils n'en avait pas

°°°
"Alléger le bouclier fiscal? C'est pas trop tôt... 
On commençait à fatiguer..."


L'Assemblée nationale enterre 
le bouclier fiscal et allège l'ISF


   (...) L'Assemblée nationale a enterré le bouclier fiscal, l'un des symboles du quinquennat de Nicolas Sarkozy, en achevant l'examen du projet de loi de finances rectificative. Elle a également allègé l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), mesure jugée "scandaleuse" par l'opposition. L'Assemblée devrait se prononcer mardi prochain par un vote solennel sur l'ensemble du texte, que le Sénat examinera à son tour à partir du 21 juin. L'objectif du gouvernement est de le faire adopter définitivement avant la mi-juillet. (...)

   (...) La gauche, qui réclamait l'abrogation du bouclier depuis sa création, a voté aussi pour sa suppression, mais en demandant qu'elle prenne effet dès cette année. Or le projet du gouvernement supprime le bouclier "à compter des impôts directs payés en 2011 et 2012 au titre des revenus réalisés en 2011". Le président PS de la commission des Finances, Jérôme Cahuzac, a ainsi évalué le coût du bouclier à 550 millions d'euros en 2012 et 200 en 2013. La gauche s'oppose aussi à l'allégement de l'ISF. (...)
"Ah que, heu... On vit une époque terrifiante...
- Terrifiante? Pour qui, hein?
- Ahaha, toujours le mot pour rire,
Monsieur le Président."

Johnny Hallyday évoque l'affaire DSK 

   Johnny Hallyday a évoqué, dans un entretien publié samedi 11 juin par TV Magazine, les accusations de viol émises à son encontre il y a quelques des années. "Plus on réussit et plus on est la cible de critiques odieuses" (et plus on parle, plus on dit d'idioties?), a-t-il notamment déclaré à propos de l'affaire DSK.
   "On vit une époque terrifiante" (parce qu'il y a près de 1 milliard d'humains qui ne mangent pas à leur faim?), ajoute le chanteur. "Je n'ai pas les détails de l'histoire et je n'aime pas m'occuper de la vie des gens (ce qui ne m'empêche pas de la ramener) ... Je m'aperçois juste que plus on gagne de l'argent, plus on réussit et plus on est la cible de critiques odieuses", ajoute-t-il.
   "J'ai été accusé de viol, moi aussi (et l'affaire s'est curieusement étouffée...). C'est une histoire qui nous a poursuivis, moi et ma famille, pendant deux ans! (Pauvre, pauvre rockeur!) On a été malheureux, moi, ma femme et mes enfants avant que l'on découvre les mensonges de mon accusatrice", poursuit Johnny Hallyday.
   "Honnêtement, je trouve qu'on vit une époque terrifiante... (de "odieux" à "terrifiant", qui a dit que Jojo n'avait pas de vocabulaire?), conclut-il. Et de juger "formidable" l'attitude d'Anne Sinclair (formidable?), l'épouse de Dominique Strauss-Kahn qui lui apporte un soutien public sans faille (et accepte le "No guilty" et les embrouilles des avocats chargés de salir la victime? Formidable, vraiment?).


°°°

Mélissa Theuriau, Caroline Fourest, 
Sophia Aram et le courage.

   (...) La semaine dernière, Caroline Forest était invitée à la matinale de France Inter pour son livre sur Marine Le Pen. L'humoriste maison Sophia Aram la félicita chaudement pour le courage dont elle avait fait preuve avec cette publication, dans la lignée de celui qui lui avait été nécessaire pour rédiger un livre sur Tariq Ramadan. Pour faire l'apologie d'une des meilleures amies du patron de France Inter, Sophia Aram n'a pas eu besoin d'un courage excessif. 
   L’étiquette de courageuse convient-elle à Caroline Fourest ? Elle la revendique et elle lui est souvent attribuée par ceux, nombreux dans les médias, qui l’encensent. La promotion de son livre sur Marine Le Pen est d'ailleurs triomphale et ressemble par son ampleur à celles qui sont mises en place lorsque BHL, de ses parrains, sort lui-même un livre. Je n’entre pas ici dans le débat du rapport pour le moins élastique que Caroline Forest entretient avec la vérité.
   Mais il est évident que s'attaquer à Marine Le Pen n'exige aucun courage. Elle est certes extrêmement visible, elle a une forte popularité dans une grande partie de l'opinion française, mais d'un point de vue médiatique, il n'y a aucun risque à s'en prendre à elle. On est au contraire sur de faire à la quasi unanimité. De même s'attaquer à Tariq Ramadan, ostracisé par les médias d'État, tient plus de la volonté de plaire aux faiseurs d'opinion qu'à une manifestation de courage. Le courage ne consiste pas à s'attaquer à des personnes visibles mais sans pouvoir, mais d’oser prendre à contre-pied ceux qui ont des positions de puissance. Dévoiler les supercheries de BHL comporte plus de risques professionnels que de taper sur Tariq Ramadan. Mais en France on peut encore vaincre sans péril et triompher avec gloire. (...)
Pascal Boniface (à lire sur)

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Benoît Barvin