Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.

mardi 25 décembre 2012

"Il s'aimait assez pour ne pas se pardonner". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(Sois cool, Man, l'année qui vient
ne le sera peut-être pas)
Pcc Jacques Damboise

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Lounge Music

   (...) La musique dite lounge (lounge-music) se réfère initialement à la musique jouée dans les salons des bars d'hôtels et de casinos, mais également dans les petits cabarets et les piano-bars. C'est la version « excentrique » de la easy listening.

   Née dans les années 1950-1960, elle succède à l'ère du swing des grands orchestres. Conservant le côté doux, sirupeux, "ambiance" de la easy listening, la lounge intègre un côté expérimentation, mêlant instruments exotiques, futuristes et nouvelles technologies (stéréo). Elle est un des symboles du style de vie kitch des années 1960. Elle connaît un regain de popularité depuis les années 1990.

   Le terme de lounge music se réfère également aujourd'hui aux musiques électroniques de type down tempo, au rythme calme (n'excédant pas 90 battements par minute).

   Aujourd'hui, la musique lounge est très diverse, elle va d'une ambiance blues à une ambiance beaucoup plus rythmée approchant la house en passant par du down tempo. Ce genre musical est en plein essor, de nombreuses radios internet se disent « de lounge ».(...)


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French Lounge Music- Lemongrass - Bonjour



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Jazzanova - Ice



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Lounge couture



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Jacques Damboise et Nadine Estrella

lundi 24 décembre 2012

"Il ne fêtait pas sa fête le jour de son non anniversaire". Benoît Barvin in "Pensées inconvénientes".


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« Pendant que nous sommes parmi les hommes, 
pratiquons l'humanité. »
 Sénèque

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JOYEUSES FÊTES A TOUTES ET A TOUS

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"Bonnes Fêtes à Toi...
Et Bonne Santé, surtout!
- Ahem... Merci, Cheeta,
à toi aussi..."




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"La Moche au Bois Dormant attirait des Princes peu Charmants". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(  LE CHEMIN DU SAGE EST LE TIEN
MAIS TU NE LE SAIS PAS)

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"Avec ma chère amie Laurence
on soutient à fond Gégé!"


Deneuve et Parisot inventent 
le « point 1789 » : Ah ça ira, ça ira...
Pierre Haski

   (...) Le point Godwin désigne le moment où, selon une règle maintes fois vérifiée, une discussion sur Internet finit toujours par invoquer la Seconde Guerre mondiale. En France, on vient d’inventer un nouveau point Godwin : la référence à 1789, la Révolution française et ses coupeurs de têtes.(...)

   (...) Honneur à Catherine Deneuve, on pourrait l’appeler le « point Deneuve ». Dans Libération (article payant) ce vendredi, l’actrice répond vigoureusement à « Monsieur Torreton » et à son pamphlet anti-Depardieu dans le même journal. Au détour d’une phrase, elle s’exclame : « Qu’auriez-vous fait en 1789, mon corps en tremble encore ! » (elle est si vieille que ça?)

   Une phrase qui prend toute sa saveur quand on sait que Gérard Depardieu incarna Danton-le-guillotiné dans le film éponyme de Wajda...

   Il faut plus d’une citation pour faire un « point », et, sans doute inspirée et dopée par sa lecture matinale de Libé, Laurence Parisot, la patronne du Medef, a lancé à son tour sur France info :« On est en train de recréer un climat de guerre civile, qui s’apparente à 1789. »

   Ce « point 1789 » devrait rester, nous nous y emploierons, même s’il se trompe d’époque et d’interlocuteurs.

   Voilà donc nos malheureux socialistes qui ne sont plus (seulement) des marxistes le couteau entre les dents (si, si, certains le pensent réellement), mais carrément des sans-culottes, des guillotineurs, des Robespierre en herbe. J’en entends parmi les riverains de Rue89 qui soupirent : « si seulement »... (...)

Lire la suite sur:

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"Utiliser un fusil d'assaut? Très peu pour moi...
Ça n'est pas assez sportif"


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(1: Crosse pour bien caler le fusil tueur.
2: déguisement utile du fusil en banal automatique.
3: Chargeur qui se charge automatiquement.
4: mire diaboliquement précise.
5: ornement destiné à faire joli.
6: fût de l'arme en polychromé synthétique
à derrière pelé à la main)
ÉTATS-UNIS 
Il est si facile 
de se procurer un fusil d'assaut
Ford Fessenden, 
Alicia Parlapiano & Alan McLean
The New York Times 

   (...) La police affirme qu'Adam Lanza a utilisé un fusil d'assaut de type AR-15 (cf. illustration) pour abattre vingt enfants et six adultes à Newtown. Voici comment procéder pour se procurer une arme de ce genre :

   / Pour commencer, s'agit-il d'une arme de guerre ?

   Les armes de guerre sont interdites dans le Connecticut. Un fusil semi-automatique y est considéré comme une arme de guerre si le chargeur est amovible et si l'arme présente au moins deux autres caractéristiques de type militaire, comme une crosse pliable ou rétractable, une poignée pistolet, un support de baïonnette, un manchon cache-flammes ou un lance-grenades.

   / Etes-vous âgé de 18 ans ou plus ?

OUI
   Vous pouvez acheter une arme chez un vendeur agréé. Une personne ou une entreprise "dont le négoce des armes à feu constitue une activité régulière" doit obtenir une licence.

NON
   Il vous est interdit d'acheter ce fusil chez un armurier, mais aucune loi fédérale ou de l'Etat ne vous empêche de l'acheter à un particulier, autrement dit, à quelqu'un qui "procède à des ventes, échanges ou achats occasionnels d'armes à feu" en relation avec un hobby ou une collection personnelle.

   / Etes-vous disposé à vous soumettre à une enquête de moralité et à attendre deux semaines avoir de pouvoir vous procurer votre arme ?

OUI
   Vous pouvez vous procurer l'arme auprès d'un vendeur agréé après une enquête de moralité et une période d'attente de deux semaines. Si vous avez déjà un permis de chasse ou de détention d'armes, vous n'aurez pas besoin de patienter deux semaines. Si, à l'issue de l'enquête, il s'avère entre autres que vous avez déjà un casier judiciaire ou que vous avez séjourné dans un établissement psychiatrique, la vente sera annulée.

NON
   Vous pouvez acheter l'arme chez un particulier, qui n'est pas tenu de procéder à une enquête de moralité, sauf si la vente a lieu dans le cadre d'une bourse aux armes. Si le vendeur sait que vous n'êtes pas autorisé à posséder une arme (parce que vous avez commis un délit ou que vous avez séjourné dans un établissement psychiatrique, par exemple), il sera tenu pour responsable de toute blessure ou décès résultant de la vente.

   / Voulez-vous informer les autorités de votre achat?

OUI
   Si vous achetez une arme chez un vendeur agréé, celui-ci transmettra une copie de la transaction aux services d'urgence et de la protection publique [de l'Etat du Connecticut] ainsi qu'aux autorités locales chargées de l'application de la loi.

NON
   Vous pouvez vous procurer une arme auprès d'un particulier qui n'est pas tenu de garder trace de la transaction. Vous pouvez par exemple vous rendre à une bourse aux armes. (...)
Suite sur:

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"Oh, Mon Chéri, tu me gâtes tellement...
- A présent, Mon Amour, essaie de deviner
dans quelles boîtes sont dissimulés
 les restes de ton amant..."

Gift Wrap - detail from 1960 Reynolds Aluminum ad.

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Benoît Barvin

dimanche 23 décembre 2012

"Ce grand propriétaire avait rempli de vin fort goûteux le vieux château d'eau du village". Benoît Barvin in "Pensées à rebours".

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Pensées pour nous-mêmes:

(N'ATTENDS RIEN DU TEMPS.
IL NE FAIT QUE PASSER)


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COURTS RÉCITS AU LONG COURS(60)
pcc Benoît Barvin


Pour Gudule,
Écrivaine au long cours
et à la superbe chevelure brune



Placard

   J'étais tranquillement installée sur le canapé quand la sonnette d'appel retentit. Ce n'est qu'au bout de la troisième sonnerie aigre que je déposai la tablette, sur laquelle je lisais une "solitude" d'écrivain, et que je me dirigeai vers la chambre 113. L'occupait une brave petite vieille - Madame F... - que je découvris, terrifiée, à demi-nue dans son lit. 

   "Le... Le Monstre" bredouilla-t-elle, en désignant le placard usuel destiné à ranger ses affaires personnelles. Je tentai de la calmer, mais elle claquait des gencives - elle dormait sans son dentier -, tout en indiquant la direction de la petite armoire en faux merisier, sur laquelle j'avais collé quelques photos de la propriétaire du temps de sa jeunesse.

   En soupirant je m'y rendis, alors que la vieille dame se recroquevillait en torturant ses draps. J'ouvris les battants et n'y découvris évidemment rien d'autre que ses vêtements et sous-vêtements, ainsi qu'un vieux sac miteux qu'elle avait tenu à conserver. "Le... Le Monstre", ne cessait-elle de marmonner et je dus convenir, avec un certain déplaisir, qu'elle avait peut-être eu un AVC. Dans ce cas, je devais en référer à ma supérieure hiérarchique qui en ce moment, je le savais, s'envoyait en l'air avec le jardinier. Pas question, donc, de la déranger dans ses occupations tantriques.

   Je tentai de nouveau d'apaiser Madame F. mais impossible, dans l'état de confusion où elle se trouvait. Elle me parla "d'esprit maléfique" qui venait lui "tirer les pieds" et qui plus est, avait fait des "gestes obscènes". Bref, elle débloquait complètement. Je lui proposai deux cachets de Lexomil qui firent rapidement effet. Je sortis en hâte de la chambre, ayant hâte de retrouver mon havre de paix et ma lecture. Il ne me restait que quatre heures à tirer car, tiens, on venait juste de dépasser minuit.

   Je venais de me rasseoir dans le canapé quand une nouvelle sonnerie perçante me fit sursauter. Cette fois il s'agissait d'une chambre au second étage de la maison de repos qui avait besoin de mon aide. Madame D., ancienne courtisane, me désigna comme Madame F. le placard. Son visage anciennement avenant était décomposé par la peur. Cette fois il ne s'agissait pas d'un "Monstre", mais d'une "Sorcière". Et celle-ci, d'après la vieille dame à qui je fis avaler deux cachets de somnifères, en voulait à sa vertu. J'ânonnai des paroles de réconfort, les paupières lourdes, la fatigue plombant mes membres.

   C'est en revenant dans mon réduit meublé du canapé et d'une table sur laquelle reposait une plaque électrique, que je m'avisai de la présence, là aussi, d'un placard. C'était un vieux machin métallique, très laid, dans lequel je ne mettais mes vêtements qu'avec répugnance. Je secouai les épaules, chassant les mauvaises pensées qui tentaient de m'obscurcir l'esprit mais, l'heure suivante, trois autres patientes m'appelèrent au secours. Elles avaient toutes en commun de désigner leur placard personnel comme fauteur de troubles. Dans l'un était sorti un dragon, l'autre avait contenu une fée maléfique et le dernier, lui, recelait le "Chien des Enfers", tout simplement.

   La Pleine Lune n'expliquait pas cette épidémie de terreurs enfantines, je le savais. Comme elle n'expliquait pas la soudaine transformation qui s'était opérée dans la chevelure de mes pensionnaires. Elles qui possédaient, chacune, d'adorables cheveux d'anges, sous le coup de la peur avaient vu cette blancheur se teinter soudainement d'un beau noir soutenu. Madame F., Madame D. et les trois autres vieilles dames arboraient à présent une magnifique toison brune...

   Cette inversion de la légende qui veut qu'une grande terreur blanchisse votre crinière me dépassait, je le confesse. Mais il devait y avoir une explication scientifique à ce phénomène et... 

   A cet instant de ma réflexion inquiète, j'entendis un drôle de petit bruit. Il provenait, bien évidemment, du placard détesté. Je jetai un oeil sur la porte à double battant qui, lentement, en grinçant, s'effaçait. Pour laisser la place à qui? Ou à quoi?

   Je jetai un oeil dans le miroir installé sur la table. On y voyait mon visage, un peu pâle, c'est vrai, mais on se fixait surtout sur la belle crinière d'un blanc de neige qui ceignait ma tête, comme une couronne. Quelque apparition que ce soit, elle allait avoir une sacrée surprise en émergeant du Monde de mes cauchemars...

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"La Lala La La...
- Ding... Ding...
- La Lala Lâ Lâ...
- Ding... Dong..."


The Duet by Frank Dicksee

(Méchant méchant Jacques Damboise!
Tu seras puni pour ces puériles moqueries)

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"Maman, Maman, un p'tit burger...
Rien qu'un p'tit... Je f'rai que l'goûter du bout des lèvres..."

Talbot Hughes (1869 - 1942)- The path of True Love never did run smooth, 1896

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"Oh Non, Di-eu des z'Enfers! Que m'as-tu donc fait, didon...
- Heu... Merci... On vous écrira..."

Orpheus’ Sorrow - Pascal Adolphe Jean Dagnan-Bouveret
(via abystle)

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"Je vole, je vooole...
- Maman, fais gaffe! Tu fais un mauvais speed"


llustrations from ‘The sensitive plant’ by Percy Bysshe Shelley.
 Introduction by Edmund Gosse, illustrations by Charles Robinson. 
Published 1911 by William Heinemann, London.


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Blanche Baptiste (en mauvaise compagnie, celle de Jacques Damboise)

samedi 22 décembre 2012

"Cette nuit-là il dormit si bien qu'il ne se réveilla jamais". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(TU N'ES QU'UN FUGITIF
POINTILLÉ SUR LA PAGE DU TEMPS)


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"Ben quoi? Tu aurais préféré que je te fiche

une branlée plutôt que de me moquer de toi?"
Les tueries, 
«maladie sociale» aux Etats-Unis

   (...) Entre les évènements de Denver et du Wisconsin, la question des tueries est d'actualité aux Etats-Unis, où les scientifiques appellent à traiter ces drames comme une maladie sociale, en utilisant le fruit de leurs recherches pour tenter de les empêcher. L'agence Associated Press cite ainsi plusieurs idées et solutions inspirées d’études scientifiques.

   Premièrement, certaines solutions «techniques» pourraient rendre les armes à feu moins dangereuses. Les fabricants de fusils pourraient faire en sorte que ces derniers ne risquent plus de faire partir un coup par accident. De plus, il serait moins dangereux de faire en sorte que seul le propriétaire de l’arme puisse tirer avec.

   Il serait également nécessaire d’étudier les facteurs de risques liés au passé des propriétaires d'armes. Les magasins d’armes à feu doivent actuellement vérifier les antécédents des acheteurs afin de refuser les personnes condamnées pour crimes ou délits de violence domestique, mais cette règle ne s'étend pas aux autres antécédents violents. De plus, elle ne s’applique pas aux ventes de particulier à particulier, qui concernent pourtant 40% du marché outre-Atlantique.

   La notion de «maladie contagieuse» est également mentionnée par les chercheurs. Selon Daniel Webster, expert en politique de la santé cité par The Associated Press, la possession d’un fusil peut se propager«un peu comme circulent les maladies infectieuses», par «une sorte de phénomène de contagion» après une fusillade, comme on a pu le vérifier après la tuerie de Denver.

   Ces trois pistes de questionnement sur la «maladie sociale» des tueries font écho à diverses études sur les armes à feu, qui prouvent que ces dernières modifient le comportement humain à l’image d’un virus.

   Une étude publiée cette année par le professeur de psychologie James Brockmole dans le Journal of Experimental Psychology montre ainsi que les personnes brandissant une arme ont tendance à penser que la personne en face d’eux en porte une également.

   Et pour Don Ihde, philosophe spécialisé en technologies, le simple fait de tenir une arme rend impulsif. Cité par The Atlantic, il explique que tenir une arme rend audacieux: les hommes et les animaux deviennent des cibles. Comme nous l’expliquions, une personne physiquement faible, émotionnellement passive et psychologiquement introvertie sera encline à voir son comportement changer. (pas une constatation très originale, mais il est bon de rappeler les évidences...) (...)
Lire sur:

(Le communisme musical était un rien exagéré...)

All Girl Band Serenading Cows, by Angus B. McVicar, August 1930.
(出典: musicbabes (slowleanerから))


***
"Auriez-vous cru, chère Marâtre, que nous
puissions comme cela, un jour, nous retrouver
autour d'une préparation culinaire?
- Que nenni, ma jolie Belle-fille,
que nenni..."



La langue française,
 "butin de guerre", prospère en Algérie
Isabelle Mandraud -
Alger, envoyée spéciale

   (...) Le "butin de guerre" cher au grand écrivain algérien Kateb Yacine, qui décrivait ainsi la langue française au lendemain de l'indépendance de l'Algérie, a été bien conservé. Journaux, affiches publicitaires, enseignes commerciales, jusqu'aux commentaires des matches de football sur les radios, ou dans les conversations, où il se mélange parfaitement à l'arabe parlé, le Français est partout présent dans les rues d'Alger.

   La capitale s'apprête à accueillir dans l'effervescence le président François Hollande, en visite d'Etat les 19 et 20 décembre, quelques jours avant la fin de l'année du cinquantenaire des accords d'Evian.

   Pas une langue officielle, mais pas tout à fait non plus une langue étrangère, le français a suivi, ici, tous les bouleversements de la société. Autrefois réservée à quelques privilégiés durant les cent trente années de colonisation, la langue de Molière s'est paradoxalement développée... après l'indépendance.

   Alors que l'Algérie n'est que membre observateur de l'Organisation internationale de la francophonie, une étude, en 2008, estimait à un tiers le nombre d'Algériens sachant lire, écrire et parler en langue française. Certes, cette dernière s'est trouvée aux prises avec un conflit idéologique et la généralisation de l'enseignement arabe décrétée dans les années 1970 et 1980. "C'était des batailles homériques dans les facs entre les francophones, dont je faisais partie, et les arabophones qui nous délivraient des certificats de trahison", se souvient Salim Rabia, journaliste.(...)

   Malmenée pendant la décennie de repli sur soi, lors de la guerre civile qui a opposé l'armée algérienne aux islamistes, le français a pourtant refait surface. Les tentatives d'infuser l'anglais n'ont pas détrôné sa prééminence. "Dans les entreprises privées, les entretiens d'embauche se déroulent en français, et la première question est : maîtrises-tu cette langue?", rapporte Maaga Saïda, 23 ans, rencontrée dans la jolie petite cour de l'Institut français d'Alger. Ses études en droit des affaires achevées, la jeune femme a rejoint les 11 065 étudiants ou salariés inscrits en 2012, moyennant la somme non négligeable de 12 000 dinars (110 euros) pour une cinquantaine d'heures de perfectionnement, dans l'un des cinq instituts français d'Algérie qui ont rouvert en 2008. A cette date, ils n'étaient alors que 4 571.

   "En quatre ans, le nombre des inscriptions a plus que doublé", constate Fabrice Ribert, directeur du département des langues. Dix ans après la reprise des cours au lycée international Alexandre-Dumas d'Alger, c'est au tour de l'école primaire française d'avoir, pour la première fois en 2012, accueilli ses premiers jeunes élèves dans le quartier Dely Brahim. "Un rapport apaisé à la langue française",titrait, vendredi 14 décembre, le quotidien francophone El Watan, soulignant la distance, de plus en plus grande dans la population, avec la perception de la"langue du colonisateur". (...)
Lire sur:


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Luc Desle

vendredi 21 décembre 2012

"Absous de ses péchés, ce tueur en série supprima son confesseur". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE SAGE EST LE SAGE
S'IL LE DÉCIDE)

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"Travailler... ZZZZZ...
Toujours plus... ZZZZZ"


Travail: 
les ravages du... présentéisme !
Arnaud Devillard

   (...) À 3,84% en 2011, l’absentéisme dans les entreprises françaises est en constant recul depuis 2007. Soit quatorze jours par an par salarié. Ce chiffre en forme de satisfecit a été publié par Alma Consulting début septembre. Or, des voix discordantes pointent du doigt un autre phénomène masqué par ce « bon » résultat : le présentéisme, ou « présence excessive au travail ».(...)

   Mi-septembre, la SNCF signait avec les syndicats un accord pour lutter contre cette tendance à venir travailler trop tôt et à quitter son poste très tard. Tendance, au passage, typiquement française. Le présentéisme est essentiellement nourri par la peur de perdre son emploi, d’être mal vu, de rater des informations sur l’entreprise (notamment lors de tensions sociales). Mais il ne va pas de paire avec une productivité ou une efficacité accrues des salariés concernés.

   AU ROYAUME-UNI, où le taux d’absentéisme était lui aussi en baisse l’an dernier, le Chartered Institute of Personal and Development, association de professionnels des ressources humaines, a publié une étude menée auprès de 667 salariés en juin dernier.

   Le constat ? 30% des entreprises ont noté une hausse du nombre de salariés qui viennent travailler en étant malades. Celles qui constatent une telle tendance sont aussi celles qui signalent une hausse des absences de salariés liées au stress (52% contre 38% dans les entreprises qui n’ont pas noté de hausse du nombre de salariés malades au travail). Et ce sont encore les mêmes qui enregistrent une hausse des symptômes d’anxiété et de dépression parmi leurs salariés. (...)

Lire sur:
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"Au-Travail-Toujours-Tu-Seras"
la-mode-vintage-s-attaque-a-batman-terminator-et-mickey_60940_w250 (1)

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( A Dubaï, la censure s'approcherait-elle
en loucedé?)



L'avenir d'Internet 
se joue-t-il à Dubaï en ce moment ?

   (...) (D)epuis le lundi 3 décembre sont réunis à Dubaï les 193 pays membres de l'Union internationale des télécommunications (UIT) pour quinze jours de négociations, que l’on dit à « haut risque ». Il est question de se pencher sur le "Règlement des télécommunications internationales", un traité vieux de vingt-cinq ans, qui régit les télécommunications entre Etats…(...)

   (...) (L)a Toile reste aujourd’hui un espace très peu contrôlé, et chacun semble y faire ce que bon lui semble. Ainsi, différentes structures sont là pour superviser son bon fonctionnement, si l’on peut dire. Il y a l'Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), une société de droit californien qui gère les noms de domaine mais également l'Internet Society, une association fondée par des pionniers de l'Internet, jouant le rôle d'autorité morale, et l'IETF (l'Internet Engineering Task Force), des ingénieurs veillant à sa bonne marche technique.

   Le souci c’est que de nombreux pays reprochent à ces instances d’être très proches des USA. Ainsi, certains membres de l'UIT réclament que le nouveau traité reconnaisse à chaque pays un droit de regard sur Internet. La Russie par exemple aurait déposé, mi-novembre, une proposition dans ce sens à l'UIT.

   Même Google y va de ses craintes, et a carrément dépêché 4 représentants à Dubaï et a même voulu alerter les médias. Selon le géant américain, "L'Internet ouvert et libre est en danger".

   En effet, les Européens voudraient que quand le trafic qui leur arrive est trop important (avec les vidéos YouTube notamment) et les oblige à investir pour accueillir cet afflux de données, ils soient payés en retour.

   La téléphonie mobile préoccupe tout autant les opérateurs. Des Etats africains voudraient en effet profiter de l'explosion des trafics pour imposer une surtaxe aux appels internationaux entrants sur leur territoire.

   Rappelons que ce sont les Etats qui votent (chacun dispose d'une voix), et non les entreprises. Les USA, pour leur part, ne veulent pas de plus de contrôle d’internet. Avec leur délégation de 123 personnes, ils vont forcément peser sur les décisions finales.

   "Ils voteront aussi pour le statu quo sur le partage de la valeur. Ils sont convaincus qu'Internet est au coeur du dynamisme de leur économie, pas question de pénaliser leurs champions nationaux. Ils devraient tout faire pour que la révision du traité tourne court", selon un membre de la délégation française (11 personnes).

   Côté européen, "certains contestent le fonctionnement de l'Icann, mais ils ne devraient pas mettre le sujet sur la table : ce serait prendre le risque d'ouvrir une brèche pour tous les pays non démocratiques qui veulent prendre le contrôle du net", estime un délégué français.

Mais il y a encore le vote des pays en développement venus en nombre à Dubaï (52 représentants pour le Brésil, 33 pour la Chine, 26 pour l'Inde, 72 pour le Nigeria, 46 pour l'Afrique du Sud...). Des pays où internet croît très rapidement.

En savoir plus sur

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Luc Desle

jeudi 20 décembre 2012

"Belle andouillette cherche joli sandwich pour vie à deux". Benoît Barvin in "Annonces revivalistes"

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Pensées pour nous-mêmes:

(N'OUBLIE PAS QUE TU N'ES
QUE CE QUE TU VEUX ETRE)

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"Comment ça tu veux divorcer?
Je porte pourtant bien la burka, non?"

ÉMIRATS ARABES UNIS • 
Vie de couple : 
officialiser la discorde

   (...) Avis de tempête sur les couples émiratis. Entre 2009 et 2011, le nombre de divorces a augmenté de 7 % aux Emirats arabes unis. Selon les conseillers matrimoniaux cités par The National, un quotidien d’Abou Dhabi, les difficultés que rencontrent ces couples sont les mêmes que partout ailleurs, avec toutefois une spécificité émiratie : les mariages arrangés. Quand les tensions surgissent, il devient d’autant plus difficile de (re)trouver un terrain d’entente, font valoir ces conseillers matrimoniaux. (...)


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"Hem, hem... On voit des billets dépasser de votre bandage...
- N'importe quoi! Vous, vous voulez une part du magot, hein?"

Henrich Kley

Scandale bancaire en Allemagne

   (...) "Le scandale de la Deutsche Bank : la réputation ruinée d'une institution", titre Der Spiegel,après la perquisition musclée ordonnée par le procureur de la République, le 12 décembre à Francfort, au siège de l'établissement. Motif du déploiement de forces sans précédent : graves soupçons de fraude fiscale, spéculation, affaires douteuses, manipulation du bilan, etc (important, les etc...).

   Des armées d'avocats s'activent sur les multiples procès, procédures et enquêtes en cours dans lesquels est impliquée la Deutsche Bank – l'un des plus grands établissements bancaires au monde –, avec ses 20 millions de clients et ses 100 000 salariés répartis dans 70 pays. "Toute une série de scandales, ponctue le magazine de Hambourg, qui entache sa réputation et la crédibilité de ses dirigeants", ainsi que la confiance de la clientèle et celle de l'opinion publique. (Poum poumppoumpoum poumpoumpoum poumppoump, air du gentil Nounours de "Bonne Nuit les Petits "z'épargnants?...) (...)


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« A force d'être juste, 
on est souvent coupable. »
 Pierre Corneille
Extrait du La mort de Pompée 

Suicide d’un journaliste

   (...) Nul ne sait jamais pourquoi les gens se suicident. Mais peut-on vraiment imaginer qu’un journaliste aussi engagé que Michel Naudy ait supporté le cœur léger de ne plus pouvoir exercer son métier ?

   Salarié de France Télévisions, son entreprise (publique) ne lui confiait aucun travail. Depuis plus de quinze ansDans un communiqué publié le 3 décembre, son syndicat, le SNJ-CGT évoque, avec une colère contenue mais discernable, le parcours de Michel Naudy, désormais indissociable de la censure politique dont il fut l’objet de la part de ses employeurs :

   Le lutteur a décidé d’en finir. Sa dernière apparition publique aura été pour dénoncer les « nouveaux chiens de garde » dans le film éponyme (1). Les luttes, il les menait depuis sa jeunesse à l’Union des étudiants communistes.

   Il les a poursuivies durant sa carrière de journaliste, troquant les assemblées générales pour la plume, comme d’autres avant lui avaient « remplacé la mitraillette de la Résistance par le stylo »D’abord à L’Humanité dont il eut la responsabilité du service politique, fondant parallèlement Politis, puis après 1981 à France 3, où il gravira les échelons pour devenir rédacteur en chef de la rédaction nationale et éditorialiste.

   Durant toutes ces années, malgré sa grande honnêteté intellectuelle, sa rigueur, quelques-uns en interne et en externe ne lui pardonneront jamais ses engagements de journaliste-citoyen. Il sera débarqué de son poste, trouvera refuge à France 3 Île-de-France avant qu’une nouvelle fois son magazine « Droit de regard » ne soit censuré en mai 1995, pour avoir exprimé une critique sur la couverture par France 2 du second tour de l’élection présidentielle. C’en était trop, Michel démissionnait de ses responsabilités.

   Depuis, voilà plus de quinze ans, il attendait que la direction de France 3, puis de France Télévisions, honore son contrat de travail. Il avait postulé à différents postes de moindre responsabilité en commission paritaire. La dernière fois pour occuper le poste vacant de chef du service politique, qu’il devait une nouvelle fois se voir refuser.

   Quiconque a à l’esprit le nom d’un, d’une ou de plusieurs nullités prétentieuses officiant chaque jour sur une antenne de France Télévisions, est enclin à s’interroger sur la justification de la longue mise à l’index d’un journaliste tel que Michel Naudy. (...)

Lire sur:




Lire aussi l’enquête de Laure Daussy, «  Michel Naudy, mort embarrassante d’un journaliste embarrassant, Arrêts sur images, 6 décembre 2012.

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Benoît Barvin