Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.

vendredi 27 juillet 2012

"L'assassin aux framboise écrasées mettait beaucoup de temps pour tuer ses victimes". Jacques Damboise in "Pensées aux petits petons".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE CITRON NE SE MÉLANGE PAS
A L'ORANGE, IL S’ADDITIONNE)

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"Obanga!
- N'gamo, N'gamo!
- Balongo!"
(Voix de femme)
"- Pfff... 
Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre..."

The origin of the term “Going Apeshit.”

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"Oh Mon Dieu, ces Chinois sont de plus 
en plus grands...
- Immenses, même, je dirais...
Mmmm..."


«L'ambition de la Chine 
c'est de faire du business en Afrique»
(Ah bon?)

   François Lafargue, spécialiste de la Chine, professeur à l'école ESG et Philippe Hugon, directeur de recherche à l’Iris, en charge de l’Afrique, reviennent sur les conséquences de la présence chinoise en Afrique.

   /Pourquoi la Chine a-t-elle doublé récemment son «aide» (20 milliards de dollars) à l’Afrique ?

   F.L. D’abord on ne sait pas ce que désigne ce terme de prêt car la Chine mélange un peu tout. Il faut différencier les prêts publics, les dons, et les prêts qui sont accordés par les entreprises publiques chinoises. Ces aides ne sont souvent que des investissements de la part des entreprises.

   P.H. Les 20 milliards de dollars sont des crédits, donc des prêts. Mais le problème, c’est que l’on ne connaît pas leur taux d’intérêts. La Chine a juste fait un effet d’annonce et ce qu’il faudrait savoir, c’est la nature exacte des contrats.

   /Quelles sont les motivations de la présence chinoise en Afrique ?

   F.L. Elles sont de plusieurs ordres. Tout d’abord, il y a une motivation énergétique : l’Afrique a 10% des réserves mondiales de pétrole. Etant donné que la Chine est très énergivore, elle entretient des relations étroites avec les pays pétroliers tels le Soudan ou la Libye. Il y a aussi une motivation minière : ce qui l’intéresse particulièrement, ce sont les minerais stratégiques (or, titane etc.) que l’on trouve notamment en Afrique australe (Zimbabwe, Afrique du Sud etc.). Le dernier facteur est d’ordre commercial car le continent africain, c’est un milliard de consommateurs ! Certes, c’est une population qui a encore un faible pouvoir d’achat, mais les entreprises chinoises connaissent très bien ce marché puisqu’il ressemble à celui de leur pays. Ainsi, ils savent qu’il faut des produits simples, faciles a réparer, sans forcément de haute technologie.

   P.H. Pour maintenir sa croissance, la Chine à absolument besoin de ressources naturelles, et l’essentiel se trouve en Afrique. La deuxième raison, c’est que la Chine est une puissance émergente, et l’Afrique fait partie de sa «mondialisation». L’Afrique est aussi un déversoir de la population chinoise, qui vient migrer sur le continent [750 000 Chinois en 2007 contre moins de 100 000 Français, ndlr], ce qui permet aussi le développement de sa culture. (...)
Lire sur:


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"Si j'aime la philosophie kantienne? C'tte question! 
Evidently. Sans le maître, rien n'aurait été possible"

Le porte-jarretelles 
du point de vue pragmatique, 
par Emmanuel Kant
Sophie Chassat
Philosophe, blogueuse 
sur la chaine Trendy de Letudiant.fr

   (...) Thomas de Quincey nous le dévoile dans son caustique ouvrage "Les Derniers jours d'Emmanuel Kant". En s'appuyant sur des faits biographiques avérés, l'auteur des Confessions d'un mangeur d'opium décrit, à travers un Kant vieillissant, le spectacle tout à la fois grotesque et tragique de la déchéance d'une intelligence exceptionnelle. De Quincey représente notamment comment le rythme implacable des journées d'un Kant obsédé par le respect d'un emploi du temps tiré au cordeau, se détraque peu à peu, du fait de faiblesses, d'oublis, d'absences. (...)

   Or, parmi les rituels qui scandent la journée du philosophe, se trouve celui de la mise de son porte-jarretelles... Si je vous dis que ce dessous érotique n'existait pas encore du temps de Kant (18e siècle), vous aurez vite compris qu'en plus de le porter, ce dernier l'a inventé! Ce grand penseur était donc un pervers? Un travesti refoulé? Un original loufoque? Vous risquez d'être déçu... (...)

   Kant n'était rien de tout ça, il était juste pragmatique. A l'époque, les hommes comme les femmes portent des bas et ceux-ci sont maintenus par des rubans qu'on noue autour de la jambe. Mais pour notre philosophe, ce système présente un inconvénient majeur: le sang circule mal si on enserre une partie du corps et c'est toute l'activité de la pensée qui peut alors s'en trouver perturbée... De plus, Kant effectue chaque jour une invariable promenade dans les rues de Königsberg, sa ville natale qu'il n'a jamais quittée: mais quand on marche et qu'on refuse de porter un ruban pour maintenir ses bas, ces derniers vous dégringolent aux chevilles! Pas possible de se retrouver dans une telle posture quand on est le sérieux et respecté auteur de la Critique de la Raison pure. Une seule solution: inventer un mécanisme capable de maintenir ses bas sans constituer un danger pour la santé. Le porte-jarretelles était né: origine bien peu sensuelle pour un accessoire dont l'affriolant destin aurait horrifié Kant! (...)


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(Les tueuses d'idées reçues en pleine action)

(via junk-yard-doll)


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Benoît Barvin (et Blanche Baptiste, Jacques Damboise)

jeudi 26 juillet 2012

"Elle était si fière qu'elle se baisait elle-même la main". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:


(LE SAGE N'EST LE SAGE
QUE DANS LES YEUX DE SES DISCIPLES)

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"Tu es certaine qu'il s'agit d'une discipline olympique?"



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"Toi aussi tu viens pour les Jeux?
- Les Jeux? Quels Jeux? C'est pas
en Afghanistan qu'on va?"


Un esprit olympique très orwellien

   (...) Il y a quelques jours, à la question “Que pensez-vous des Jeux olympiques ?”, un échantillon de Londoniens choisis au hasard a donné des réponses diverses et variées allant jusqu’à l’éclat de rire, émaillées de mots comme “fiasco”, “désastre” et “Etat policier”. Ils ont expliqué comment ils se rendaient d’habitude au travail, pourquoi ce n’était à présent plus possible, et à quel point cela les mécontentait. 

   “A la fin de la journée, on en a plein le dos”, se plaint Steve Rogers, responsable de chantier, en tirant sur sa cigarette, à proximité de la station Victoria. Le pire, dit-il, ce sont les lignes de métro (un “chaos total”), les rues fermées (un “cauchemar complet”) et le fait que, au lieu de donner des emplois dans le bâtiment aux Britanniques, les JO ont créé du travail pour “une bande de Lituaniens, de Roumains et de Tchèques”. Même dans les meilleurs moments, râler – les plaintes incessantes avec lesquelles on répond ici spontanément aux difficultés de l’existence –, fait partie intégrante de l’identité des Britanniques – tout autant que leur pessimisme face à la météo (“Préparez-vous aux inondations”, conseilla récemment le Daily Mail). 

   Mais cette fois-ci, même si l’on tient compte du goût traditionnel pour l’exagération des Londoniens, leur détresse est différente. “Nous nous trouvons face à quelque chose qui dépasse les geignements habituels des Britanniques, grâce auxquels ils cherchent à se réconforter”, suggère Dan Hancox, écrivain. “Les Jeux olympiques contrarient profondément les gens.” Sur Twitter, il écrit que pour les Londoniens, “c’est comme si quelqu’un faisait une fête chez eux, avec un prix d’entrée exorbitant, et qu’ils étaient tous enfermés à la cave”. “Les infrastructures de transport ont été fermées comme si nous nous préparions à un conflit militaire”, dénonce-t-il dans un entretien. “Ils disent aux entreprises de faire des stocks, ils conseillent aux gens de rester chez eux – il ne faut aller nulle part - ne prenez pas le métro, restez sur votre canapé - comme si c’était pour notre propre sécurité. Il y a une armée dans nos rues. Nous sommes sur le pied de guerre, et ce n’est pas une chose, après 60 ans de paix, que les Britanniques apprécient.” (...) 

Lire sur:

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"Vive l'industrie nucléaire chinoise!
- Toi, tu ne t'es pas décontaminé
à la c... communiste chinoise...
- Pardon?"

http://aciers.free.fr/index.php/2010/03/31/la-chine-construira-sa-premiere-centrale-nucleaire-de-premiere-generation-en-2013/

La Chine voudrait construire 
cinq réacteurs nucléaires en Grande-Bretagne
(c'est tout?)

   (...) Des sociétés chinoises envisagent d'investir 35 milliards de livres sterling (45 milliards d'euros) dans la construction de cinq réacteurs nucléaires en Grande-Bretagne, rapporte samedi le quotidien The Guardian.

   Une délégation de l'Institut de recherche et de conception en ingéniérie nucléairede Shanghai (Snerdi), filiale de la China National Nuclear Corporation (CNNC), a rencontré de hauts responsables britanniques au cours de la semaine écoulée, écrit le quotidien britannique.

   La CNNC et une autre entreprise publique, China Guangdong Nuclear PowerCorporation, pourraient dans un premier temps déposer des propositions concurrentes pour participer au projet Horizon, l'un des plus importants projets dans le domaine nucléaire en Grande-Bretagne.(...)

   (...) "Les Chinois ont l'argent et l'expérience", dit une source proche des entrepreneurs chinois, citée par The Guardian. "Ils considèrent une implantation au Royaume-Uni comme une opportunité de montrer qu'ils sont capables d'être un acteur dans l'un des environnements réglementaires les plus difficiles au monde afin de pouvoir ensuite aller sur d'autres marchés en Afrique et au Moyen-Orient", ajoute cette source.

   Le groupe français EDF est aussi intéressé par la construction de nouveaux réacteurs en Grande-Bretagne. Le gouvernement britannique est "ouvert" à toute proposition dans le cadre réglementaire défini (pots de vins compris?), a réagi dans un communiqué une porte-parole du Département de l'Energie et du Changement climatique.



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"P'tain! J't'avais dit de jamais oublier de sourire!
C'est pas difficile, pourtant..."



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Benoît Barvin

mercredi 25 juillet 2012

"Le gaga-yoga s'adressait exclusivement au 4ème âge". Benoît Barvin in "Pensées en tubes".

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Pensées pour nous-mêmes:
(LA ROSE SANS ÉPINE
MÉFIE-T'EN)


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Lettres d'inconnus (9)
pcc Benoît Barvin


JC Leyendecker peint les Dandys
blog-oscar.com


Chère Madame,


   Vous fîtes bien de ne morigéner ainsi devant l'assemblée entière. Je n'aurais pas dû faire ce que j'ai fait... J'en suis encore confus, déçu - par ma propre attitude, oh combien - et profondément blessé. Moi qui me regarde et m'admire tous les jours que Dieu m'a fait, dans sa Grande Simplicité, aussi Beau, Intelligent et Nécessaire à la marche du Monde, comment ai-je pu? Je ne sais... Belzébuth, lui-même, a dicté cette indélicatesse. Mais comment m'a-t-il fait chuter? Quels ont été ses subterfuges? Et pourquoi ai-je cru que vos amis comprendraient?


   J'ai beau chercher... Je me rappelle simplement que je venais d'entrer dans l'immense pièce où se tenait votre réception. Je me tenais en haut des marches. Les regards avaient convergé dans ma direction. L'assemblée laissait passer comme à son habitude quand j'apparaissais un long murmure de vénération. Le regard des femmes étincelait; dans celui des hommes, des lueurs de jalousie s'allumaient. Les serveurs les plus jeunes laissaient tomber, qui son plateau rempli de délicieuses mignardises, qui le sien, couvert de coupes d'un champagne millésimé. Les musiciens, eux-mêmes, ne pouvaient s'empêcher de commettre quelques fausses notes et rougissaient alors, sachant déjà que la Maîtresse des lieux les congédierait, au petit matin, d'un geste rageur et que jamais, plus jamais dans la Ville ils ne trouveraient d'emploi.

   Je me tenais donc sur le surplomb d'où je dardais mon noble regard, mon nez aquilin, ma célèbre moustache soulignant des lèvres pleines et purpurines... Ajoutons-y ce menton d'aventurier, ces larges épaules, ce buste musculeux, cette taille fine et ces larges cuisses, bien dures, soutenues par des jambes de danseur et de coureur, tout à la fois. J'étais habillé d'une nouvelle tenue qui, je le sentais, ne pouvait qu'attiser l'envie de tout un chacun, mâle ou femelle...

   C'est vous, Madame, qui avez ouvert la bouche et avez lancé, d'une voix où pointait une ironie sans nom: "Cher Marquis... Vous donnez une version très personnelle des habits neufs de l'Empereur. Je vous en félicite". Quelqu'un ajouta, en gloussant: "Et ils révèlent, ces habits invisibles, une vérité que l'on chuchotait, sous le manteau, mais qui de visu, chez tout autre que vous, Marquis, pousserait au suicide..."

   J'arquai un sourcil perplexe, songeai aux deux tisserands qui m'avaient servi leur "baratin", ainsi que l'avait avoué l'un d'eux, et je m'inclinai bien bas, alors que l'Assemblée commençait à pouffer. "Mesdames, Messieurs, permettez que je me retire". Je n'écoutai pas les lazzis qui accompagnaient ma retraite, sautai au dos de mon cheval et galopai jusqu'à mon château d'où, Madame, je vous rédige cette bafouille.

   N'ayez aucune crainte: je sais que vous avez été contrainte de réagir de la sorte et d'imaginer un quelconque subterfuge littéraire. Je suis en train d'observer mon impeccable silhouette dans le miroir de ma chambre et j'y vois un homme dans tout son éclat. Un homme porteur d'un costume qui... des habits dont on peut penser que... Un homme  dont les femmes ont toujours apprécié le...

   Permettez-moi, Madame, de terminer aussi sottement ma lettre que la réaction de l'Assemblée l'a été. Un jour prochain, je reviendrai vous exposer les raisons qui ont présidé à cet étrange costume... 

   Pour l'heure, je préfère clore là ma missive. Ma cave, bien remplie, m'attend et j'ai bien l'intention de goûter toutes les bouteilles qui s'y trouvent... Jusqu'à plus soif.
Bien sincèrement vôtre, 
Marquis de Carabas 
   

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CARTER GOODRICH



   Il s'agit d'un illustrateur qui a débuté dans le métier en 1983. Il a travaillé sur des dessins animés, notamment "Prince of Egypt", "Finding Nemo", "Monsters Inc.", "Shrek", "Spirit", "Sinbad" etc. Parallèlement, il réalise des couvertures pour le célèbre "New Yorker" où son style humoristique et un brin ironique fait merveille.
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"Mais... Mais vous n'allez pas laisser le Père Noël à la
maison... Il est... Hum... un peu paf car il a trouvé
la cave à vin de l'oncle Thomas et...
- C'est ton problème, petit, pas le nôtre.
La soirée a été dure..."
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"Allo, Gipsy la Sirène? Coucou... 
Si je vais bien? Super et toi?
Comment? Parle plus fort, il y a de la
friture sur la ligne..."


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"Alors, les garde du corps, on se sent comment, hein? Hihihihi...
- M'est avis, John, qu'on n'est pas sorti de l'auberge..."


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(La Princesse à la Grosse Trombine
essayait une nouvelle fois de 
se dégoter un prétendant)


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Blanche Baptiste

mardi 24 juillet 2012

"Cet arriviste pressé arriva vite à pas grand-chose". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:
(DONNE AVEC TES DEUX MAINS)
***

"Oh, Batmanou, tu as vu ce qu'ils ont fait
de notre univers de super gentils héros!
- Oui, mon Robinou, ils l'ont perverti...
Horriblement per-ver-ti!!!"


***
"Rappelle-toi, tu n'as pas le droit de me frapper...
- Et pourquoi ça?
- Car je vais devoir t'imiter et on sera, tous deux,
sur le même plan...
- Celui de la jouissance sadique?"

Bane DC Comics Character.png. 
Bane by Brian Bolland 
from Batman: Gotham ...

Fusillade d'Aurora:
de quoi Batman est-il le nom ?
(le nom d'une interrogation psychanalytique
de bon goût?)

   Le psychiatre et psychanalyste Serge Tisseron (directeur de recherches à l’université Paris-Ouest Nanterre) répond aux questions de Sciences et Avenir.

   /Un événement pareil nous enseigne-t-il quelque chose ? (super question!)

   S.T. : L’élément essentiel, c’est le choc que ça vous donne, que ça nous donne ! Et le fait que cette tuerie ait eu lieu pendant un film sur Batman m’incite à tirer deux fils. Le premier est celui de la figure du criminel pervers au cinéma. Elle n’est bien sûr pas née avec le cinéma, elle était déjà en littérature chez le marquis de Sade, par exemple. Le problème n’est pas qu’elle soit visible au cinéma mais que cette figure du criminel pervers soit aujourd’hui valorisée. Que soit valorisé le fait que le meurtre est un moyen d’obtenir rapidement la jouissance extrême. Pendant longtemps, au cinéma, par exemple dans les westerns, il pouvait y avoir des actes de jouissance dans le meurtre, mais au titre de la vengeance. Quand le héros retrouvait par exemple les meurtriers de ses parents et les tuait. Dans les années 1960, il y avait ainsi au cinéma de grands méchants, de grands criminels, de personnalités dérangées. Mais leurs actes étaient reliés à des situations particulières. Les choses ont changé à partir des années 1990 quand on a commencé à voir le grand méchant ressentir une jouissance orgastique dans sa méchanceté. Quand les actes de tuerie, de torture sont devenus ceux qui procuraient la plus grande jouissance. Avec un nombre de morts de plus en plus grand : plus il y a de morts, et mieux on les connaît, plus c’est jouissif.

   /Des exemples de films ?

   S.T : Je penserais à "Reservoir Dogs" ou plus encore "Seven". Vous vous souvenez quand le criminel, à la fin, présente la tête de la femme du policier à ce dernier et lui demande de le tuer, ce qui va le mettre hors-la-loi. C’est pervers. Je ne suis pas en train ici de parler de pervers sexuel , mais de « pervers moral ». De quelqu’un qui trouve sa jouissance à trangresser la loi – et mieux encore, de faire procéder à cette transgression à d’autres, pour qui c’est une grande souffrance. Ainsi, le policier de Seven, qui doit non seulement supporter l’horreur de voir la tête de sa femme découpée doit aussi se mettre hors la loi.

   /Et dans Batman ?

   S.T. : Je tirerais ici mon deuxième fil. Celui de l’atmosphère de Batman. C’est un monde complètement pourri, d’une noirceur complète, sans espoir ni figure de compassion. (celui des films car, au départ, rien ne le distinguait - au fond - de Superman, sinon que Batman se voulait plus proche de l'humain que l'extra-terrestre/Christ Superman). Ce n’est ainsi pas celui de Spider-Man (le pauvre homme n’a pas choisi de devenir araignée, il est la victime d’avancées scientifiques [d’une piqûre d’une araignée radioactive, ndlr]). Batman, lui est une espèce de fou capitaliste - ténébreux, solitaire. Dans un film antérieur à celui d’aujoud’hui, il y a cette scène fameuse où il se suspend au plafond une nuit, ce qui n’est quand même pas la meilleure façon pour séduire une compagne [dans le Batman de Tim Burton de 1989, ndlr]. Cette figure de l’isolement est propre à séduire ceux qui sont dans un isolement complet.

   /Ce genre de monde noir n’est pas nouveau…

   S.T. : Effectivement, ce n’est pas quelque chose de récent. Ce qui est nouveau, c’est que le film joue le rôle d’amplificateur. Ce monde noir rejoint celui des mythologies allemandes de l’époque romantique, issues du monde celte et dont on a pu dire que l’aventure hitlérienne était une véritable mise en scène. Celle d’un monde qui ne peut se régénérer que par une grande catastrophe.

   /Batman, en cela, est-il spécial ?

   Ce qui est spécial chez Batman, c’est qu’il est hors-la-loi. Et cela lui donne effectivement un statut à part chez les super héros, dont le retour au cinéma est lié au 11 septembre. Auparavant, dans les années 70-80 ils avaient disparu et on s’était même mis à en faire des parodies. Mais ils ont repris du service après l’attentat contre le World Trade Center, de façon à rassurer les Etats-Unis de leurs manœuvres contre le terrorisme. Il est terrible que des films pour les adolescents et les jeunes adultes fassent l’apologie d’un héros qui se met hors la loi pour sauver le monde. Seuls ceux qui transgressent la loi seraient capables de nous protéger de ceux qui transgressent la loi.

   /Dans ce monde noir, on ne peut effectivement plus faire confiance à personne…

   S.T. : L’important est de comprendre que dans ce monde noir, la justice, la police, tous ces pouvoirs institutionnels qui doivent protéger le citoyen sont délégitimés. Ils sont corrompus, inefficaces. Cette vision rejoint le discours des démagogues, ceux qui veulent prendre le pouvoir en délégitimant les autres pouvoirs. Ils disent : les politiques ne placent que leurs copains, les juges sont corrompus, les médecins ne soignent que ceux qu’ils connaissent, les laboratoires pharmaceutiques ne veulent protéger que leurs intérêts… Historiquement, le nazisme s’est ainsi employé à commencer par jeter le discrédit sur les institutions, par cette délégitimation. Ces discours, dont celui de Dark Knight, risquent alors de faire le lit d’aventuriers démagogues. Ils risquent d’imposer l’idée que seul un individu qui transgresse les pouvoirs va pouvoir sauver la civilisation. Que lui seul peut rétablir un semblant d’ordre face à des pouvoirs incapables. Cela peut légitimer la prise de pouvoir par ces aventuriers démagogues.(...)
Lire l'entrevue sur:



***
(La Wigginsmania atteignit son point culminant
quand Edouard Manet, lui-même, chanta,
sur la toile, les mérites du sportif anglais)

Le Citron d' Edouard MANET,
 peinture de petites dimensions 14 cm x 22 cm, ...

Wiggins maillot jaune : 
pourquoi le Tour de France 
commence vraiment à lasser
Philippe Verneaux
Chroniqueur sport 

   (...) Pour le scénario, une fois encore, on n’a pas été déçu. D’un vainqueur désigné dès le prologue, en passant par deux affaires de dopage, des coureurs apeurés, une direction de course invisible et un diffuseur d’images (France Télévisions) qui fait de plus en plus passer des vessies pour des lanternes, ce cru 2012 était loin d’être gouleyant.
   Le lauréat Bradley Wiggins, britannique et avec raison fier de l’être, n’a pas trop cherché pendant trois semaines à réveiller l’entente entre les deux rives de la Manche, ni à rassurer les quelques sceptiques sur l’inébranlable volonté des coureurs à rouler à l’eau claire (pour ceux qui s’en soucient). (...)

   (...) "Après tout ce que j'ai fait sur le Tour, j'ai du mal à avaler de devoir me justifier […], j'ai été devant à Paris-Nice, aux autres courses aussi. Et maintenant je dois répondre à une question de ce genre ?", a répliqué sèchement le grand et rachitique rouleur-grimpeur aux curieux journalistes qui le titillaient sur sa nouvelle domination sans partage.
   Merci Brad pour cette magnifique contribution à la compréhension d’un monde du cyclisme dont la transparence a quand même du mal à s’établir. (comme pour tout sport professionnel?)

   Et d’ailleurs, comme si "Wiggo" était intouchable, ses rivaux ne se sont même pas fatigués pour lui gratter sa roue arrière. Pas une attaque sérieuse en trois semaines. Du jamais vu ou presque. Les moustiques les plus virulents n’ont osé piquer qu’aux rares moments où la Sky, l’équipe de l’ogre, oubliait de pulvériser son fulgurant vaporisateur anti-insectes.
   Et la foule a dû se contenter – elle s’en contente toujours pourvu que ça grimpe, que ça souffre en 16/9 ou qu’on lui jette des casquettes sur la route - de faux vrais triomphes concédés ici et là par la pieuvre Sky à quelques baroudeurs et, Français de surcroît. Un peu du bidon, si on me passe l’expression… (...)

Lire sur:

***
"Que ceux qui sont contre les armes à feu
lèvent la main...
Personne? Je me disais bien..."
SCARLETT JOHANSON

   (...) … Combinaison de cuir ultramoulante et regard d'acier. Ses pouvoirs. C'est une athlète hors pair, experte en disciplines de combat (karaté, savate, boxe…) et tireuse d'élite. Elle manie toutes les armes de poing et défouraille plus vite que son ombre. Le héros de BD. Créée par Stan Lee, elle est d'abord apparue comme ennemie d'Iron Man en 1964, puis il l'a convertie en superhéroïne. (...)


 ***
Luc Desle

lundi 23 juillet 2012

"Les vacances c'est bien, surtout quand ça commence". Jacques Damboise in "Propos de mes voisins".

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Pensées pour nous-mêmes:
(SAURAS-TU VOIR
LE CIEL QUI EST EN TOI?)

***

"Mais je suis le Christ redescendu sur Terre
pour interdire ce jeu obscène de ballon rond...
- C'est ça, et moi je suis le Père Noël...
- T'es qu'un menteur: t'as pas de barbe!"

Ian Bradshaw’s photo of streaker Michael O’Brien 1974

***

"Anne, ma Soeur Anne, ne vois-tu rien venir?
- Que la route qui poudroie et notre Mort qui mouroit"
Enfants dans la pauvreté : 
les années 1930 cartes postales par Photoblog

La pauvreté en France se porte 
(malheureusement) bien !

   (...) Tomber dans la pauvreté fait partie des pires angoisses des français (et de tous les autres peuples... sauf ceux qui sont pauvres de père en fils). Si le chômage est en grande partie responsable de l'augmentation de la grande précarité, les travailleurs et les enfants sont de plus en plus exposés au phénomène.

   « 8,1 millions. C’est le nombre de personnes considérées comme pauvres, vivant avec des revenus inférieurs à 60 % du revenu médian » écrit Ivan du Roy dans BastaMag ce qui correspond à : « (...) 1 437 euros par mois en moyenne par ménage, tous revenus confondus. Plus de la moitié de ces familles vivent avec moins de 1 200 euros par mois (50% du revenu médian des ménages), ce qui représente 4,5 millions de personnes (....) »

   Et ce n'est pas nouveau puisque : « (...) de 1996 à 2009, le nombre de personnes pauvres demeure le même. Si la pauvreté a baissé jusqu’en 2002, elle est ensuite remonté, frappant en sept ans 700 000 personnes supplémentaires. Pourtant, la richesse produite n’a, elle, pas cessé de progresser (...) » A noter que dans le même temps : « (...) Le PIB de la France s’est accru de 700 milliards d’euros sur la même période (...) »

   Qui sont les plus touchés ? 

   Tout d'abord : « (... ) les jeunes entre 18 et 29 ans (...) » Viennent ensuite : les chômeurs « (...) Parmi les chômeurs (...) un sur trois, quel que soit son âge, vit sous le seuil de pauvreté (...) Parmi les travailleurs, les agriculteurs sont davantage précarisés que les autres professions : 21 % d’entre eux sont pauvres (...) » 

   Les enfants de plus en plus exposés !

   « (...) Les enfants restent autant touchés par la pauvreté au début du XXIe siècle qu’à la fin du siècle dernier : 1,9 million de gamins de moins de 15 ans vivent dans une famille pauvre (...) »

   Pour les riches, ne changez rien !
Lire sur:

***
"Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m'ont-ils abandonné?
- Pour le fric, hey, banane!"

christ-of-the-abyss-statue

la dernière base sous-marine 
sur le point de fermer

   (...) Dans les eaux du Florida Keys National Marine Sanctuary(sanctuaire marin national de Floride), l'unique base sous-marine au monde vit ses derniers jours au fin fond du récif de Conch Reef.

   Depuis vingt ans, le Reed Base Aquarius accueille des chercheurs dans le cadre du National Undersea Research Program (NURP) qui étudie le milieu sous-marin en eaux profondes sous l’autorité de la National Oceanic and Atsmopheric Agency (NOAA). Ce monstre marin de 85 tonnes posé à une vingtaine de mètres sous l’eau a permis de grandes avancées en biologie marine et en nouvelles technologies. Fox News rapporte que la Nasa y a même envoyé ses astronautes pour les entraîner aux missions dans l’espace.

   Mais de récentes restrictions budgétaires pourraient mettre fin à ce dernier projet privilégié. L’Aquarius a besoin de 3 millions de dollars par an pour fonctionner. Une somme trop importante pour le NOAA. Le Huffington Post a publié son communiqué:

   «Alors que nous sommes reconnaissants des progrès scientifiques dont est responsable le NURP, le climat financier actuel oblige le NOAA et tous les organismes à faire des choix budgétaires très difficiles. En tant que telle, la proposition de budget pour l'année fiscale 2013 suggère de mettre fin au financement NURP

   Cette décision s’avère être une catastrophe pour les scientifiques (et, un peu, les citoyens aussi, non?). Le Huffington Post cite Sylia Earle, célèbre océanographe américaine, pour qui l’Aquarius est d’une importance capitale: «Etre capable d’étudier les animaux et plantes dans leur environnement naturel en vivant sous l’eau m’a fait gagner du temps.»

   Elle précise: «Le temps de voir ce que ces formes de vie incroyables font sur les récifs, le temps de remarquer les petites choses apparemment insignifiantes et qui, plus tard, révèlent un secret sur la mer. Chaque fois que je pars vivre sous l’eau, je reviens avec de nouvelles idées et une centaine de nouvelles questions.»

   Une fondation indépendante est sur le point d'être montée pour aider le laboratoire à récolter son budget annuel de 3 millions de dollars.


***

"Au Mobilier National, 
je crois qu'ils ne veulent pas de moi"


Face au pillage du mobilier national, 
l'État doit améliorer 
(faire une vraie gestion serait mieux)
la gestion de son patrimoine
Jeanne Pavard.
Article publié en collaboration 

   (...) Les trésors de la République sont bien mal gardés. Depuis que la Cour des comptes s’est alarmée de l’absence d’inventaires des collections publiques, une Commission interministérielle de récolement des dépôts d’œuvres d’art a été mise en place afin de localiser les œuvres des ministères, ambassades, palais de Justice, universités… Son président, Jean-Pierre Bady, a rendu en 2007 au ministre de la Culture son 9e rapport, dont pas un n’a été publié ! Dans Museum Connection [1], Emmanuel Pierrat et Jean-Marie de Silguy révèlent ce qui s’apparente à un véritable pillage !

   À Aix-en-Provence, c’est un magistrat qui est surpris à déménager nuitamment des meubles du Palais de Justice, au ministère de l’Agriculture, c’est une sculpture en marbre de 2,10 m qui se volatilise, à l’Assemblée nationale, c’est le président Jean-Louis Debré qui constate que 39 pièces sont introuvables, parmi lesquelles des tables de jeux Restauration en acajou, une bergère Premier empire, et… un Picasso !

   Avec un taux de perte de 26%, le ministère des Affaires étrangères est le plus mauvais élève. Les ambassades, richement dotées, sont les plus faciles à dépouiller. En particulier en Europe de l’Est, où l’on retrouve des objets provenant des représentations françaises sur le marché de Naschmarkt, à Vienne.

   Le Mobilier national conserve plus de 200 000 meubles et objets d’art mis à la disposition des élites de la République. Pister les dépôts est une tâche difficile, confie Bady en évoquant son travail à la tête de la commission de récolement : "On a affaire à des gens puissants et je ne veux pas faire preuve d’une attitude trop policière. Notre rôle est largement pédagogique, l’important est qu’une prise de conscience (ahaha) s’opère et débouche sur des habitudes plus rigoureuses (qu'en termes élégants...)" [[2. Le Monde, 17 septembre 2006]].

   Ainsi de la Mairie de Paris, dépositaire de 11 tapis et tapisseries de grande valeur, dont 5 commandés à la Savonnerie par Colbert, qui a refusé, de 1982 à 1997, de répondre aux demandes de restitution de la Cour des comptes et n’a toléré aucune inspection.

   En 1997, la Cour des comptes constatait déjà que le Mobilier national avait meublé 250 logements de fonction d’autorités non ministérielles. Elle pointait par ailleurs que pour de nombreuses pertes et vols avérés, aucune plainte n’avait été déposée… Il faut dire que le législateur est pour le moins magnanime. En cas de disparition, « l’émission d’un titre de perception pour la valeur des pièces, estimée au moment où la disparition est constatée, ou l’acquisition, sur proposition du déposant, d’une pièce équivalente qui sera inscrite sur les inventaires du déposant ». À croire que les occupants des Palais de Justice y trouvent leur compte ! (Méchante pensée...)
d’Emmanuel Pierrat 
et Jean-Marie de Silguy, 
Editions First, 2008 



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Luc Desle