Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
Affichage des articles dont le libellé est amour. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est amour. Afficher tous les articles

dimanche 13 juillet 2014

"Ses vieux os craquèrent pour un superbe squelette". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

$$$
Pensées pour nous-mêmes:

(AIME AUSSI LE SAGE
QUAND IL NE L'EST PAS)

$$$

Histoire d' un Amour - French Latino



Histoire d'un amour

Mon histoire c'est l'histoire d'un amour
Ma complainte c'est la plainte de deux cœurs
Un roman comme tant d'autres
Qui pourrait être le vôtre
Gens d'ici ou bien d'ailleurs

C'est la flamme qui enflamme sans brûler
C'est le rêve que l'on rêve sans dormir
Comme un arbre qui se dresse
Plein de force et de tendresse
Vers le jour qui va venir

{Refrain:}
C'est l'histoire d'un amour, éternel et banal
Qui apporte chaque jour tout le bien tout le mal
Avec l'heure où l'on s'enlace, celle où l'on se dit adieu
Avec les soirées d'angoisse et les matins merveilleux

Mon histoire c'est l'histoire qu'on connaît
Ceux qui s'aiment jouent la même, je le sais
Et tragique ou bien profonde
C'est la seule chanson du monde
Qui ne finira jamais.

C'est l'histoire d'un amour
Qui apporte chaque jour tout le bien tout le mal
Avec l'heure où l'on s'enlace, celle où l'on se dit adieu
Avec des soirées d'angoisse et les matins merveilleux

Mon histoire c'est l'histoire qu'on connaît
Ceux qui s'aiment jouent la même, je le sais
Mais naïve ou bien profonde
C'est la seule chanson du monde
Qui ne finira jamais
C'est l'histoire d'un amour

$$$

Chico et les Gypsies - Hommage Gloria Lasso - 

Histoire d'un Amour - Live dans les années bonheur



Historia De Un Amor:

Ya no estas mas a mi lado, corazón
En el alma sólo tengo soledad
Y si ya no puedo verte
porque Dios me hizo quererte
para hacerme sufrir más

Siempre fuiste la razón de mi existir
Adorarte para mí fue religion
Y en tus besos yo encontraba
El calor que me brindaban
El amor y la pasión

Es la historia de un amor
Como no hay otro igual
Que me hizo comprender
Todo el bien, todo el mal
Que le dió luz a mi vida
Apagándola después
Ay, qué vida tan oscura
Sin tu amor no viviré

Siempre fuiste la razón de mi existir
Adorarte para mi fue religión
Y en tus besos yo encontraba
El calor que me brindaban
El amor y la pasión

Es la historia de un amor
Como no hay otro igual
Que me hizo comprender
Todo el bien, todo el mal
Que le dió luz a mi vida
Apagándola después
Ay, qué vida tan oscura
Sin tu amor no viviré

$$$

Historia De Un Amor Laura Fygi


$$$

historia de un amor Flamenco


$$$
Nadine Estrella

dimanche 22 juin 2014

"Il donnait des cours de mastication, l'Ogre". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

+++
Pensées pour nous-mêmes:

(PEUT-ON RIRE DE TOUT DEBOUT?)

+++

Je parlerai de toi - Michel Fugain - Acoustic


 Je Parlerai De Toi

1/ Je ne parlerai pas du monde d'aujourd'hui
Cela ne sert à rien de hurler face au vent
Je n'en parlerai pas
Je n'en parlerai pas car à quoi sert un cri
S'il ne réveille pas la conscience des gens
Je n'en parlerai pas
Je ne parlerai pas des scandales en série
Des filles de l'amour qui vivent sans amour
Des travailleurs au noir sous payés asservis
Dans des caves humides où n'entre pas le jour 

Refrain:
Je parlerai de toi
Rien que de toi qui donnes encore
Un peu de joie
A mes années d'automne 
De la peur qui m'oppresse
Au coœur chaud de tes bras
Quand je sens ta jeunesse
Avide encore sous moi 
Je parlerai de toi 
Je parlerai de toi

2/ Je ne parlerai pas de l'hiver qui s'en vient
Jetant sur le pavé ceux qui ont tout perdu
Je n'en parlerai pas
Ceux qui malgré la honte osent tendre la main
Des enfants affamés volés violés vendus
Je n'en parlerai pas
Non je ne dirai rien de ce qui me fait mal
De ce qui me révolte et ce que je ressens
Je n'en parlerai pas car tout devient banal
Et l'odeur de la mort et la couleur du sang

Au refrain

Je ne parlerai pas des discours vains et creux
Des tribuns convaincants beaux parleurs de tous bords
Sous couvert d'un parti ou représentant Dieu
De la loi de la jungle et celle du plus fort
Je fermerai les yeux sur tout ce que je vois
De tout ce que j'entends je ne soufflerai mot
Et porte verrouillée je resterai chez moi

Refrain final :
Je parlerai de toi
Rien que de toi qui donnes encore
Un peu de joie
A mes années d'automne 
De la peur qui m'oppresse
Au coœur chaud de tes bras
Quand je sens ta jeunesse
Avide encore sous moi 

Je parlerai de toi
Rien que de toi qui donnes encore
Un peu de joie
A mes années d'automne 
De la peur qui m'oppresse
Au cœur chaud de tes bras
Quand je sens ta jeunesse
Avide encore sous moi 
Je parlerai de toi 
Je parlerai de toi

Je parlerai de toi
Tout simplement de toi…


+++
Encore : Michel Fugain


Encore:

Encore 100 fois vivre d'amour
100 fois tomber, renaître
S'aimer comme au premier jour
Se détruire peut-être.
Nos regards qui se dévorent
Ton parfum qui m'enflamme
Et ma peau qui te réclame
Pour que l'on puisse encore
S'envoyer dans les étoiles
S'envoler jusqu'au final
Dans un ultime corps à corps
De l'amour comme ça,
j'en veux encore
Faire d'un lit un champ d'honneur
À nous exploser le coeur
De la petite à la vraie mort
De l'amour comme ça,
j'en veux encore.

Encore 100 fois boire au ruisseau
Du plaisir et des larmes
S'aimer vivant, presque trop
Sans peur et sans armes
Et si je tombe à genoux
Fou d'amour et sans honte
Je serai au bout du compte
Bien plus grand que debout.
S'envoyer dans les étoiles
S'envoler jusqu'au final
Dans un ultime corps à corps
De l'amour comme ça,
j'en veux encore
Faire d'un lit un champ d'honneur
À nous exploser le coeur
De la petite à la vraie mort
De l'amour comme ça,
j'en veux encore.
Faire l'amour comme un cadeau
Et monter toujours plus haut
Comme un outrage au Dieu qui dort
De l'amour comme ça,
j'en veux encore.
Tout donner sans retenir
À la Terre qui va s'ouvrir
Comme le ventre d'où je sors
De l'amour comme ça,
j'en veux encore

[ Ces sont Encore Paroles sur http://www.parolesmania.com/ ] 

+++

Michel Fugain - Je N'aurai Pas Le Temps [1967] ReWorked



Je n´aurai pas le temps
Pas le temps

Même en courant
Plus vite que le vent
Plus vite que le temps
Même en volant
Je n´aurai pas le temps
Pas le temps

De visiter
Toute l´immensité
D´un si grand univers
Même en cent ans
Je n´aurai pas le temps
De tout faire

J´ouvre tout grand mon cœur
J´aime de tous mes yeux
C´est trop peu
Pour tant de cœurs
Et tant de fleurs
Des milliers de jours
C´est bien trop court
C´est bien trop court

Et pour aimer
Comme l´on doit aimer
Quand on aime vraiment
Même en cent ans
Je n´aurai pas le temps
Pas le temps

Je n´aurai pas le temps
Pas le temps...

+++

Michel Fugain : Où s'en vont


Ou s´en vont? Ou s´en vont?

Tous ces potes qu´on aime, ces certaines affections.
Qu´on est long, qu´on est long
à dire les je t´aime qu´on pense quand ils s´en vont.
Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh
Font les gens qu´on aime quand ils s´en vont.
Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh
C´est pas vrai qu´ça s´arrête, ce s´rait trop con.

Les copines, les tontons
ces anges à nous, nos divines affections.
Qu´on est long, qu´on est long
à dire les je t´aime qu´on pense quand ils s´en vont.
Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh
Font les gens qu´on aime quand ils s´en vont.
Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh
C´est pas vrai qu´ça s´arrête, ce s´rai trop con.

Ou s´en vont? Ou s´en vont?
Tous ces potes qu´on aime, ces certaines affections.
Qu´on est long, qu´on est long
à dire les je t´aime qu´on pense quand ils s´en vont.

Oooooaaaaah

Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh
Font les gens qu´on aime quand ils s´en vont.
Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh
C´est pas vrai qu´ça s´arrête, ce s´rai trop con.
Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh
Font les gens qu´on aime quand ils s´en vont.
Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh

+++
Nadine Estralla

lundi 31 mars 2014

"Quand la cantatrice appelait son mari de sa voix de stentor, celui-ci arrivait illico". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

°°°
Pensées pour nous-mêmes:

(AIE L’ÂME EN PAIX
ET LE CŒUR EN BANDOULIÈRE)

°°°
(Cette coquine coquette, pour l'approcher,
il fallait se lever tôt)



°°°
"Que d'eau, que d'eau!"


Lettre de Virginia Woolf 
à son mari Leonard Woolf: 

"Ce que je veux dire, c'est que je te dois 
tout le bonheur de ma vie."

Nicolas Bersihand
Directeur des lettres.fr

   (...) Virginia Woolf s'est suicidée le 28 mars 1941. L'immense écrivaine anglaise, romancière hors pair et féministe de la première heure, a épousé très jeune Léonard, auteur mineur qui eut la grandeur de s'effacer devant le talent de sa femme et de la protéger des appels de la folie. Si ce mariage fut non consommé, si Virginia trouva des âmes sœurs féminines où s'adonner à la sensualité, c'est à cet époux dévoué et exemplaire qu'elle adresse ses derniers mots avant de se noyer dans un lac, de nuit. Voici sa dernière lettre d'amour.

28 mars 1941

Mon chéri,

   J'ai la certitude que je vais devenir folle à nouveau : je sens que nous ne pourrons pas supporter une nouvelle fois l'une de ces horribles périodes. Et je sens que je ne m'en remettrai pas cette fois-ci. Je commence à entendre des voix et je ne peux pas me concentrer.

   Alors, je fais ce qui semble être la meilleure chose à faire. Tu m'as donné le plus grand bonheur possible. Tu as été pour moi ce que personne d'autre n'aurait pu être. Je ne crois pas que deux êtres eussent pu être plus heureux que nous jusqu'à l'arrivée de cette affreuse maladie. Je ne peux plus lutter davantage, je sais que je gâche ta vie, que sans moi tu pourrais travailler. Et tu travailleras, je le sais.

   Vois-tu, je ne peux même pas écrire cette lettre correctement. Je ne peux pas lire. Ce que je veux dire, c'est que je te dois tout le bonheur de ma vie. Tu t'es montré d'une patience absolue avec moi et d'une incroyable bonté. Je tiens à dire cela - tout le monde le sait.

   Si quelqu'un avait pu me sauver, cela aurait été toi. Je ne sais plus rien si ce n'est la certitude de ta bonté. Je ne peux pas continuer à gâcher ta vie plus longtemps. Je ne pense pas que deux personnes auraient pu être plus heureuses que nous l'avons été.




Sources texte et fac-similé : The Letters of Virginia Woolf, volume 2, 1912-1922. Image : Wikipedia.


°°°
(Le chapeau dévoreur de têtes en pleine action)



°°°
Benoît Barvin

samedi 17 août 2013

"Frondeuse, cette princesse de conte sortit un soir en jean et en baskets". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

+++
Pensées pour nous-mêmes:

(DANS L'INFINI DES SONGES
TU NE PEUX QUE TE RENDORMIR)

+++
"Mais non, Mon Chéri!
Ils ne se moquaient pas de ta moustache!
- Mais de quoi, alors?
 - Je ne peux pas te le dire..."


Emanuele Taglietti - Mafia

+++

"Ceux qui ne viennent pas chez nous
sont les bienvenus!"


Des Afro-Américains condamnent
 la vague montante de racisme en Israël
Mondoweiss 
traduction : Info-Palestine/JPP

   (...) Nous, soussignés, condamnons avec la plus grande fermeté les récents propos racistes tenus par le nouveau grand rabbin ashkénaze nouvellement élu, David Lau, propos qui se réfèrent aux joueurs afro-américains de basket jouant en Israël comme à des « kushim », terme péjoratif équivalent à « nigger » (nègres, négresses). Rabbi Lau, représentant du gouvernement, payé par l’État, et qui a un mandat prévu de dix ans comme l’un des deux grands rabbins officiels israéliens, a fait ces remarques offensantes à de jeunes étudiants religieux juifs alors qu’il les mettait en garde de ne pas regarder les sports télévisés comme le basket. Après qu’il ait été critiqué par des militants antiracistes, le rabbin Lau a été défendu par Natfali Bennet, ministre des Services religieux d’Israël et leader du parti Foyer juif.

   Malheureusement, les sentiments exprimés par le rabbin Lau reflètent un problème plus large de racisme au sein de la société israélienne. Ces dernières années, Israël a connu une vague montante de tendances doctrinaires acceptées par la société, s’en prenant particulièrement aux demandeurs d’asile africains et aux Palestiniens, attisées par des personnalités religieuses et politiques marquantes. 

   En juin 2012, le ministre de l’Intérieur israélien d’alors, Eli Yishai, a déclaré qu’Israël « appartient à nous, à l’homme blanc », réagissant à une question sur les demandeurs d’asile musulmans. Le mois précédent, des politiciens israéliens, et parmi eux le Premier ministre Benjamin Netanyahu et des membres de son parti le Likoud, ont contribué à lancer une vague de violences contre les Africains avec des propos insufflant la peur et l’excitation contre les demandeurs d’asile. Dans un cas, le parlementaire du Likoud, Miri Regev, a décrit les réfugiés africains comme « un cancer dans notre corps » lors d’un rassemblement à Tel Aviv qui a dégénéré en ce que la presse locale a qualifié d’ « émeute raciale », dans laquelle des personnes d’origine africaine, prises au hasard, ont été agressées dans la rue. Dans les mêmes moments, une série d’incendies et d’attaques violentes a été déclenchée contre les Africains en Israël. 

   La situation était si mauvaise qu’un groupe d’ambassadeurs de pays africains s’est plaint au ministère des Affaires étrangères d’Israël que les diplomates africains avaient peur de marcher dans la rue.

   La situation des Palestiniens vivant en Israël et dans les territoires occupés n’est pas meilleure. Ceux qui sont citoyens d’Israël souffrent d’une discrimination méthodique en tant que non juifs vivant dans un État autoproclamé « État juif », pendant que ceux qui vivent sous le joug militaire israélien se voient refuser les droits politiques et civils les plus élémentaires, lesquels sont accordés aux colons juifs qui vivent dans les colonies illégales à côté d’eux, simplement parce qu’ils ne sont pas juifs. De plus en plus, le monde reconnaît le régime qu’Israël a institué dans les territoires qu’il contrôle entre le Jourdain et la Méditerranée comme une forme d’apartheid.

   En tant qu’Afro-Américains, et en tant que citoyens des États-Unis, État qui fournit un énorme soutien économique, militaire et diplomatique à l’État d’Israël, nous sommes scandalisés par la déclaration raciste du rabbin Lau, par l’absence de la condamnation de la part des dirigeants israéliens et américains qu’elle aurait dû engendrer, et par le développement préoccupant d’attitudes ouvertement racistes manifestées en Israël contre les Africains, les Palestiniens, et d’autres. 

   Nous demandons au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et au Président Barack Obama, et à toutes les personnes de conscience, de condamner les propos du rabbin Lau et la culture grandissante de l’intolérance et d’un racisme sans retenue dans la société israélienne qu’ils représentent, et nous demandons son retrait immédiat de sa fonction de grand rabbin ashkénaze.

   Alors que les négociations entre Israéliens et Palestiniennes reprennent sous le vocable de processus de paix sous l’égide des États-Unis, qui devrait inclure une exigence soutenue par l’administration Obama que les Palestiniens reconnaissent officiellement Israël en tant qu’ « État juif », nous exhortons aussi les politiciens et toutes celles et ceux qui sont concernés à reconnaître et aborder l’aggravation du racisme et des discriminations dont souffrent les Palestiniens et les autres citoyens non juifs d’Israël. 

   Ne pas le faire se traduirait par une perpétration des injustices faites au peuple palestinien, et du conflit entre Israéliens et Palestiniens, quels que soient les résultats de toutes négociations. (...)


+++

"Laissez-moi me mettre à l'aise
pour cette délicieuse séance
de grattage/papouillage..."


(Source: christmascheese, via technohell)

+++
Benoît Barvin

mercredi 13 mars 2013

"Ils se serrèrent la main, chacun, à l'aide d'un tournevis". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".


***
« Heureux soient les fêlés, 
car ils laisseront passer la lumière. »
 Michel Audiard

***
COURTS RÉCITS AU LONG COURS (79)
pcc Benoît Barvin


Van (3)

   Il s'agissait d'un véhicule commercial, de couleur blanche, avec une porte coulissante et il était apparu dans la rue, comme surgi de nulle part. Je mis deux jours avant de m'y intéresser vraiment. Il semblait rutilant - et de près, il l'était vraiment. L'habitacle présentait cependant des indices qui indiquaient qu'il avait servi: Journaux posés sur le fauteuil, côté passager; une paire de lunettes de soleil sur le tableau de bord. Les pneus arrière portaient des traces d'uure sur le côté extérieur et il avait un petit "pet" sur la carrosserie, juste au-dessous du feu arrière droit.

   Trois jours plus tard, ma voisine se plaignit que le van était toujours là. Le lendemain, il avait changé de place. Il était maintenant garé en face du square, là où le vieux grincheux du quartier mettait sa Renault antédiluvienne. "C'est MA place! s'offusqua-t-il. Ah mais, cela ne va pas se passer comme ça! J'ai le bras long...". Dans l'après-midi, le véhicule se retrouva ailleurs, juste devant chez moi. Le grincheux, en passant, me fit un signe de victoire que j'interprétai comme une insulte à mon égard. Je le vouai aux gémonies et retournai à mon article hyper urgent, qui avait déjà une bonne semaine de retard. Ce qui expliquait amplement mes pénibles problèmes d'argent...

   C'est dans la semaine que j'appris que le Grincheux avait disparu. "Comme volatilisé", me dit la voisine. "Même si on ne l'aimait pas beaucoup, ça va donner une autre ambiance à la rue... S'il n'y avait pas cette épave...". En passant devant le van, la vieille acariâtre donna un coup de pied incongru contre une jante et disparut chez elle, en boitillant. 

   Je revenais de faire les courses quand je décidai de jeter un nouveau coup d'oeil sur le véhicule, toujours garé sagement devant ma maison. Il n'y avait pas une once de poussière sur la belle peinture blanche. Comme si son mystérieux propriétaire l'avait passé au karcher. Je notai qu'il avait également changé les pneus usagés et que le "pet" avait disparu.

   C'est en détaillant les journaux, toujours posés sur le fauteuil passager, que je remarquai qu'ils portaient la date du jour. Le véhicule était donc à quelqu'un, qui le déplaçait quand j'avais le dos tourné. Mon esprit curieux me dicta de surveiller l'engin, ce que je fis tout l'après-midi, en vain. Vers le soir, lassé et le crâne vrillé par un méchant mal de tête, je pris deux cachets, avalai une dose d'alcool pour faire passer le tout et je m'endormis sur le divan, face à une émission indigente de la TNT.

   Je fus réveillé par un bruit de lutte, bruit qui provenait de l'extérieur. L'esprit encore embrumé, j'ouvris la porte et distinguai vaguement, près du véhicule utilitaire, une silhouette qui se débattait. Je perçus même, cette fois distinctement, un pathétique "Au Secours", craché par la gorge de ma voisine. Je me précipitai en direction du van et eus juste le temps d'apercevoir la porte latérale qui s'ouvrait silencieusement. La voisine fut poussée à l'intérieur et la porte se referma, avec un claquement de tombeau.

   J'étais à présent près de l'engin. Rien n'indiquait que quelqu'un s'y trouvait, tapi à l'intérieur, prêt à bondir sur moi. Mais j'avais toujours été très prudent. Je fis le tour du van qui, je le remarquai soudain, s'était placé sous un éclairage public défaillant. Je fouillai d'un regard fébrile l'habitacle, crus distinguer, derrière les fauteuils, dans l'espace sombre, deux yeux rougeoyants puis, avec une brusquerie qui me fit pousser un cri de terreur, surgit quelques secondes la face blême de ma voisine qui ouvrait sa bouche édentée.

   La douleur se planta avec une telle force dans mon crâne que mes jambes fléchirent et que je tombai sur le trottoir, à demi évanoui. Je ne me réveillai que plusieurs heures plus tard. Le van n'était plus là. Il s'était déplacé et se trouvait à la place du Grincheux, toujours disparu. Je savais maintenant où ce dernier se trouvait... Lui et beaucoup d'autres disparus, si j'en croyais ce que j'avais vu la veille.

   En chancelant je rentrai chez moi, bus coup sur coup plusieurs verres pour me requinquer et me souvins alors que, dans quelques heures, un huissier allait se présenter à la porte de la maison, dûment mandaté par la banque, afin de procéder à une saisie. 

   C'est toujours faible sur mes jambes mais le sourire aux lèvres que je me dirigeai vers le van qui, là-bas, luisait doucement, tranquille comme une bête repue. Concernant mon problème, j'allais certainement pouvoir trouver une solution radicale...

***

(Dans la série Les Français sont
- entre-autres - fainéants
quelques exemples probants)


***
"Pourquoi tu veux pas travailler?
- Pourquoi faire? Il suffit qu'on échange
la fumée de notre cigarette
pour être heureux...
- Mmm... Tu sais parler aux femmes, toi"

Vivre Sa Vie (1962)


***

(Blanche-Neige faisait souvent d'horribles
cauchemars ourdis par les Français)



***

"Un peu de potion magique,
Monsieur le Français?
- Merci... Sans façon..."

Vampyr – Der Traum des Allan Grey (1932)
(Source: big0try)

***
"Ahaha, Jeannine, tu ne t'attendais pas
à ce que je me déguise en fille pour
te surprendre, hein?"


-"Heu... Désolée, moi c'est Cindy..."

Psycho (Alfred Hitchcock)

***
Jacques Damboise (membre de la 5ème colonne américaine)