Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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samedi 17 août 2013

"Frondeuse, cette princesse de conte sortit un soir en jean et en baskets". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(DANS L'INFINI DES SONGES
TU NE PEUX QUE TE RENDORMIR)

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"Mais non, Mon Chéri!
Ils ne se moquaient pas de ta moustache!
- Mais de quoi, alors?
 - Je ne peux pas te le dire..."


Emanuele Taglietti - Mafia

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"Ceux qui ne viennent pas chez nous
sont les bienvenus!"


Des Afro-Américains condamnent
 la vague montante de racisme en Israël
Mondoweiss 
traduction : Info-Palestine/JPP

   (...) Nous, soussignés, condamnons avec la plus grande fermeté les récents propos racistes tenus par le nouveau grand rabbin ashkénaze nouvellement élu, David Lau, propos qui se réfèrent aux joueurs afro-américains de basket jouant en Israël comme à des « kushim », terme péjoratif équivalent à « nigger » (nègres, négresses). Rabbi Lau, représentant du gouvernement, payé par l’État, et qui a un mandat prévu de dix ans comme l’un des deux grands rabbins officiels israéliens, a fait ces remarques offensantes à de jeunes étudiants religieux juifs alors qu’il les mettait en garde de ne pas regarder les sports télévisés comme le basket. Après qu’il ait été critiqué par des militants antiracistes, le rabbin Lau a été défendu par Natfali Bennet, ministre des Services religieux d’Israël et leader du parti Foyer juif.

   Malheureusement, les sentiments exprimés par le rabbin Lau reflètent un problème plus large de racisme au sein de la société israélienne. Ces dernières années, Israël a connu une vague montante de tendances doctrinaires acceptées par la société, s’en prenant particulièrement aux demandeurs d’asile africains et aux Palestiniens, attisées par des personnalités religieuses et politiques marquantes. 

   En juin 2012, le ministre de l’Intérieur israélien d’alors, Eli Yishai, a déclaré qu’Israël « appartient à nous, à l’homme blanc », réagissant à une question sur les demandeurs d’asile musulmans. Le mois précédent, des politiciens israéliens, et parmi eux le Premier ministre Benjamin Netanyahu et des membres de son parti le Likoud, ont contribué à lancer une vague de violences contre les Africains avec des propos insufflant la peur et l’excitation contre les demandeurs d’asile. Dans un cas, le parlementaire du Likoud, Miri Regev, a décrit les réfugiés africains comme « un cancer dans notre corps » lors d’un rassemblement à Tel Aviv qui a dégénéré en ce que la presse locale a qualifié d’ « émeute raciale », dans laquelle des personnes d’origine africaine, prises au hasard, ont été agressées dans la rue. Dans les mêmes moments, une série d’incendies et d’attaques violentes a été déclenchée contre les Africains en Israël. 

   La situation était si mauvaise qu’un groupe d’ambassadeurs de pays africains s’est plaint au ministère des Affaires étrangères d’Israël que les diplomates africains avaient peur de marcher dans la rue.

   La situation des Palestiniens vivant en Israël et dans les territoires occupés n’est pas meilleure. Ceux qui sont citoyens d’Israël souffrent d’une discrimination méthodique en tant que non juifs vivant dans un État autoproclamé « État juif », pendant que ceux qui vivent sous le joug militaire israélien se voient refuser les droits politiques et civils les plus élémentaires, lesquels sont accordés aux colons juifs qui vivent dans les colonies illégales à côté d’eux, simplement parce qu’ils ne sont pas juifs. De plus en plus, le monde reconnaît le régime qu’Israël a institué dans les territoires qu’il contrôle entre le Jourdain et la Méditerranée comme une forme d’apartheid.

   En tant qu’Afro-Américains, et en tant que citoyens des États-Unis, État qui fournit un énorme soutien économique, militaire et diplomatique à l’État d’Israël, nous sommes scandalisés par la déclaration raciste du rabbin Lau, par l’absence de la condamnation de la part des dirigeants israéliens et américains qu’elle aurait dû engendrer, et par le développement préoccupant d’attitudes ouvertement racistes manifestées en Israël contre les Africains, les Palestiniens, et d’autres. 

   Nous demandons au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et au Président Barack Obama, et à toutes les personnes de conscience, de condamner les propos du rabbin Lau et la culture grandissante de l’intolérance et d’un racisme sans retenue dans la société israélienne qu’ils représentent, et nous demandons son retrait immédiat de sa fonction de grand rabbin ashkénaze.

   Alors que les négociations entre Israéliens et Palestiniennes reprennent sous le vocable de processus de paix sous l’égide des États-Unis, qui devrait inclure une exigence soutenue par l’administration Obama que les Palestiniens reconnaissent officiellement Israël en tant qu’ « État juif », nous exhortons aussi les politiciens et toutes celles et ceux qui sont concernés à reconnaître et aborder l’aggravation du racisme et des discriminations dont souffrent les Palestiniens et les autres citoyens non juifs d’Israël. 

   Ne pas le faire se traduirait par une perpétration des injustices faites au peuple palestinien, et du conflit entre Israéliens et Palestiniens, quels que soient les résultats de toutes négociations. (...)


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"Laissez-moi me mettre à l'aise
pour cette délicieuse séance
de grattage/papouillage..."


(Source: christmascheese, via technohell)

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Benoît Barvin

mercredi 30 mai 2012

"Cet Ogre, qui souffrait de maux d'estomac, ne prenait au dessert que deux nourrissons faméliques". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:

(QUOI QUE TU FASSES,
TU NE SERAS QU'UNE PARCELLE DE LA DÉITÉ)

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COURTS RECITS AU LONG COURS(20)
pcc Benoît Barvin


La soupe

   C'était tous les soirs le même refrain. Julien devait manger sa soupe. Or celle-ci était infecte. Qu'on en juge: Maman mélangeait dans ce brouet tout ce qui n'avait pas été avalé gloutonnement par son père Marcel et son frère Régis: os de poulets, morceaux de viande mâchouillée, poireaux venus du jardin et abondamment arrosés par les chats galeux de la voisine, bouts de tas d'autres mets infâmes... 
   Bien entendu, comme Julien était le souffre-douleur de ses parents, c'était à lui qu'échoyait la tâche abominable d'avaler cet infâme ragoût puisque, comme à l'habitude, Maman s'était arrangée pour le punir... A moins que ce ne fût son père ou, pire, Régis, qui ne perdait pas une occasion de se venger de son mignon  visage, de sa vive intelligence et de son inaptitude aux travaux des champs. Ah pour ça, on la lui faisait payer, dans la famille, sa différence...
   Julien n'avait même pas l'occasion de s'épancher de ses malheurs auprès de Riton, le Berger Allemand qui le haïssait depuis qu'il était tout petit. Seule consolation de Julien: s'échapper de l'enfer familial pour aller se réfugier près du petit étang, dissimulé entre des arbres centenaires où, si on lui en laissait le loisir, il imaginait un monde différent, un peu plus humain.
   La saison des pluies arriva avec une brutalité inaccoutumée. Les orages se succédaient sans interruption et, contraints de se calfeutrer dans leur maison, Maman, Marcel et Régis passaient leurs nerfs sur Julien. Même Riton, vicieusement, s'arrangeait pour lui envoyer la patte et, de ses ongles durcis, lui labourait une portion de chair.
    La soupe du dîner se démultiplia et il semblait que c'était par pure méchanceté qu'on lui ordonnait de s'en empiffrer, matin, midi et soir, au besoin en le forçant, les parents le retenant sur sa chaise et Régis lui enfournant la mixture jusqu'au fond de la gorge. Au bout d'une semaine de ce traitement, alors que l'orage journalier s'était transformé en quasi tempête, Julien s'enfuit et courut vers l'étang, l'esprit obsédé par une seule pensée: échapper une bonne fois pour toutes à ses tortionnaires.
   Tortionnaires qui se firent un plaisir de le poursuivre afin de lui administrer une "branlée" mémorable. Mais Julien connaissait les mille sentiers conduisant vers l'étang et pas sa famille. De plus, l'étendue d'eau avait plus que triplé de volume, de sorte que c'est Riton qui, le premier, fut happé par un courant vicieux et coula à pic, en dépit de hurlements terrifiés.
   Dans une multitude de flashs d'éclairs, Maman, Marcel et Régis, à leur tour, furent un à un avalés par l'eau furieuse qui, débordant de son lit, venait lécher les pieds de Julien, curieusement sans tenter de l'attirer au fond de l'étang, devenu cette nuit-là, un gigantesque "trou du diable" dans lequel sa famille disparut.
   On ne s'inquiéta de leur sort qu'une semaine plus tard, alors que la pluie avait pratiquement cessé. Quand le shérif vint aux nouvelles, il découvrit, à l'intérieur de la maison, assis sagement dans la salle à manger, Julien qui avalait un bol de soupe, tirée d'une gigantesque marmite. Lorsque le représentant de la loi s'approcha et qu'il comprit ce que contenait le récipient, son estomac se révulsa et, avec un manque évident de classe, il vomit dans le brouet.

(Ce texte est un hommage à Cosette, bien sûr, ainsi qu'à Poil de Carotte)

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"Alors le Rabbin lui dit: ce n'est pas une kippa,
c'est un chapeau... Ahahaha..."

Rabbi reading the Talmud..

(Homme de Dieu pris en flagrant délit d'humour élitiste)

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"Moi, je te le dis: ce nouveau résident normal, il est pas normal...
- Ouaip!"



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"Allez, sors de là! T'es ridicule...
- Il est dissimulé dans le coffre, Mom'...
sous la roue de secours"





(Depuis sa défaite, l'ex-Résident avait le moral en berne)


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(Le savant Vagina Gynécia exhibant l'agrandissement
de l'esprit machiste)



"Et encore, je pense que j'ai été un peu optimiste"

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Jacques Damboise