Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.

mardi 31 décembre 2013

"Le sang impur abreuva les sillons et les rendit définitivement stériles". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(TON ÂME EST-ELLE A VENDRE?)

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BONNE NOUVELLE ANNÉE
DE LA PART DE TOUTE L'EQUIPE


http://caligarianzuparadzay.tumblr.com/post/71575084500

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(L'avaleuse de couleuvre essaya, pour son malheur,
un nouveau numéro)



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"Tu sais que tu as les mensurations
idéales pour me plaire?
- Hihihi..."


denisebefore:
Donkey Outfit
cranham 1938


Pour ou contre Barbie XXL ?
Olivia Cohen

   (...) Marre de poupée bombasse aux mensurations d’une Kate Moss ? Rendez-vous alors sur la page Facebook du sitePlus Size Modeling pour voter pour ou contre : « Les fabricants de jouets doivent-ils créer une Barbie grande taille ? » 

   La marche à suivre : likez si vous adhérez, commentez et argumentez si vous désapprouvez. Une campagne ludique lancée par un site s’érigeant contre les canons actuels et regorgeant de clichés sexy et poses lascives de mannequines rondes.

   Depuis sa publication le 18 décembre dernier, Barbie curvy aurait récolté pas moins de 38 000 likes. Le faciès de cette Barbie bien en chair a été conçu par l’artiste Bakalia, récompensé en 2011 pour ledit dessin.

   L’initiative est saluée, cependant plusieurs internautes auraient préféré un juste milieu : une Barbie rondelette moins artificielle, aux proportions plus « normales » !
http://www.rue89.com/2013/12/30/contre-barbie-xxl-248675

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(Cette belle Brune avait gardé son âme d'enfant)


(via retrogirly)

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Benoît Barvin

lundi 30 décembre 2013

"Vend cause double emploi maîtresse mariée". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(ES-TU TOUT NEUF
DANS L’ANNÉE NOUVELLE?)

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"Ça y est?
 L'Année Nouvelle arrive?"


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"Dors, je le veux!
- Mais, Docteur, vous ne m'avez pas donné
de psychotrope pour cela..." 



L'hypnose ne permet pas
de retrouver la mémoire de faits réels...

JEAN-MARC BENHAIEM

   (...) Cécile veut porter plainte pour un viol qu'elle aurait subi à l'âge de cinq ans. Elle aurait retrouvé ce souvenir à la suite d'une thérapie par l'hypnose. Ce mercredi 18 décembre la Cour de cassation a rejeté sa demande : après plus de trente ans, il y a prescription. Le jugement a été rendu sur la forme mais n'a pas pris position sur le fond.

   Depuis quelques années, régulièrement, médecins et psychologues pratiquant l'hypnose sont sollicités par des patients désireux de retourner dans leur passé. Certains veulent simplement retrouver et revivre des moments de leur enfance dont ils n'ont plus aucun souvenir. D'autres imaginent avoir subi un traumatisme, des attouchements, un abus sexuel étant enfant et voudraient que l'hypnose leur ravive la mémoire. (...)

   (...) Tous les thérapeutes savent ou devraient le savoir : la mémoire n'est pas constituée d'un disque dur qu'il suffit d'activer pour obtenir les images du passé. La mémoire est vivante. Elle se modifie en permanence. Elle est individuelle et différente d'une personne à l'autre. Elle n'est pas une camera de surveillance. Elle ne capte que certaines images et pas d'autres. La mémoire peut aussi transformer la réalité et la voir autrement que ce qu'elle est, parce qu'elle ne réagit qu'à certains faits et pas à d'autres.

   Nous avons donc d'une part une mémoire incapable de nous restituer une vérité historique de ce qui a été vécu et cela d'autant plus que les faits sont anciens. Et d'autre part, une séance d'hypnose qui est censée l'activer et l'amplifier. Si l'hypnose peut parfois favoriser la mémoire, par des associations et par une plongée dans l'imaginaire, elle ne peut donc faire revenir que des souvenirs parcellaires, non fiables pour les faits bruts et transformés par des reconstructions permanentes.

   Les instances judiciaires et juridiques ont donc raison de douter de la véracité de souvenirs trop anciens et encore plus si ces souvenirs sont revenus sous hypnose. Aux USA, depuis l'épidémie des faux souvenirs des années 70, la Police n'a plus recours à l'hypnose pour raviver la mémoire des témoins et la Justice ne tient plus compte des souvenirs retrouvés sous hypnose.

   L'hypnose médicale offre cette possibilité d'inventer, de créer et d'imaginer. Sa puissance thérapeutique provient de cette liberté et de cette malléabilité très utile sur des problèmes complexes. L'hypnose peut créer de faux souvenirs parce qu'elle a pour objectif le soulagement de la souffrance. Mais ces souvenirs n'ont aucune valeur pour le Police ou la Justice : ils sont fabriqués de toute pièce.

   La vraie application de l'hypnose n'est pas la remémoration, mais l'oubli. La plupart des pathologies obsessionnelles, les regrets, la rumination, les plaintes, les culpabilités et les douleurs, attendent leur remède : l'oubli. Oublier n'est pas ne pas savoir. Oublier c'est ne plus se référer au passé pour exister. Tous ceux qui veulent réactiver le passé devraient penser qu'ensuite il leur faudra oublier pour trouver un apaisement. (...)


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(La Nouvelle Année commençait sur les chapeaux de roue)



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Luc Desle

dimanche 29 décembre 2013

Enfance en presque noir et rose (2)

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Pensées pour nous-mêmes:

(TA VIE EST AUSSI COURTE QU'UNE PENSÉE)

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LES MYSTERES DE L'OUEST 
(17 septembre 1965 – 4 avril 1969)


Titre original 
The Wild Wild West 

Série western Aventures, espionnage 
Créateur(s) Michael Garrison
Acteurs principaux 
Robert Conrad Ross Martin
Musique Richard Markowitz
Etats-Unis Chaîne d’origine CBS 
Nombre de saisons 4 Nombre d’épisodes 104 
Durée 50 minutes

   Les Mystères de l'Ouest (The Wild Wild West) est une sértie télé américaine en 104 épisodes de 50 minutes (dont 28 - soit la première saison - en noir et blanc), créée par Michael Garrison et diffusée entre le 17 septembre 1967 et le 4 avril 1969 sur le réseau CBS. En France, la série a été diffusée à partir du d'avril 1967 sur la deuxième chaîne de l'ORTF.

   Si le crédit de la création de cette série a longtemps été attribué à Garrison, il convient de noter qu'en juillet 1997 une bataille juridique a été lancé par Gilbert Ralston, créateur du pilote. Un film était en préparation (Wild Wild West produit par la Warner Bros) et seul le nom de Garrison était avancé en tant que créateur.
   Un article du New York Times datant du 8 juillet 1999 (intitulé "'Wild West' Showdown For Early TV Writers; Lawsuit Seeks Royalties for 60's Series") précise les contours de l'affaire.
   Arguant qu'il a créé les noms des deux protagonistes James West et Artemus Gordon et leurs antécédants militaires ainsi que leur qualité d'agent secret, leurs gadgets, leur train, etc. Ralston a réclamé des droits en tant que Créateur de la série à la Warner. La justice fut ensuite saisie.
   A l'appui des affirmations de l'écrivain, le témoignage d'un ancien responsable de CBS, Michael H. Dann Responsable des programmes pour la chaîne en 1964 contribua à rétablir l'écrivain dans ses droits. Après la mort de Ralston, la Warner finit par payer à la famille Ralston un important dédommagement financier (on évoque une somme comprise entre 600 000 dollars et 1,5 millions de dollars).

Synopsis:

   Cette série met en scène les aventures de deux agents des United States Secret Service, au service du président Ulysses S. Grant, James T. West, homme d'action, et Artemus Gordon, as du déguisement et des inventions anachroniques. Se déplaçant tantôt à cheval, tantôt dans leur luxueux train privé, ils affrontent des adversaires hors du commun (Docteur Miguelito Loveless, entre autres) dans tout l'Ouest américain. Le côté gay est présent grâce aux apparitions musculeuses de West dont les femmes - et les hommes - regardent avec attention les impeccables pectoraux. 

   Notons le jeu minimaliste de Robert Conrad et celui, tout en finesse - et également en soudaines exagérations géniales - de Ross Martin. Loin de l'adaptation incongrue au cinéma, cette série mérite toujours le détour grâce à des histoires flirtant souvent avec le fantastique et le sadisme assumé...


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LE PROSCRIT
(1965/1966)


Écrit par Christophe Dordain 
23-11-2009 
Une série créée par Larry Cohen. 
Un dossier conçu par Christophe Dordain.

   Rejeté par l'armée qui le considère comme un lâche, l'officier Jason McCord ère dans l'Ouest américain et tente de survivre malgré la terrible réputation qui est désormais la sienne : il est un proscrit ! 


   Jason McCord est un officier de la cavalerie américaine qui a suivi ses études à la fameuse académie de West Point. Malheureusement, à la suite d'un affrontement avec des indiens à la bataille de Bitter Creek, dont il est le seul survivant, McCord est présenté devant une cour martiale sous le chef d'inculpation de haute trahison : on lui reproche d'avoir déserté face à l'ennemi, ce qui est bien évidemment faux. McCord est chassé de la cavalerie, il devient de fait un proscrit rendu responsable du massacre de Bitter Creek. 

   Dès les premières images du générique de chacun des 48 épisodes de 26 minutes que compte la série, on rappelle au téléspectateur ce terrible fardeau pour Jason McCord que celui d'avoir été chassé de l'armée : le peloton de soldats, le bruit des tambours, l'officier supérieur qui lui arrache ses galons et brise son sabre, puis qui l'accompagne enfin aux portes du fort. Terriblement efficace, cette introduction de chaque épisode du "Proscrit" (pour une fois le titre français ne dénature pas celui de la série d'origine) ne peut qu'apitoyer le téléspectateur et rendre le personnage de Jason McCord éminement sympathique.

   Sans domicile attitré, et ne sachant où véritablement aller, McCord traverse l'Ouest de part en part, utilisant ses compétences d'ingénieur et, surtout, ses capacités de redoutable combattant, au profit des personnes qu'il rencontre. Cependant, son épouvantable réputation le poursuit et il n'est pas rare que l'on reconnaisse en lui le fameux capitaine McCord, le lâche qui a fuit le combat à Bitter Creek, et a provoqué la mort de ses hommes. Bien qu'il fasse preuve de courage voire d'héroisme au fur et mesure des 48 aventures que compte la série, le sceau de l'infâmie et de la couardise le poursuivent à tout jamais.

   "Le Proscrit" est la seconde série western interprétée par Chuck Connors après "L'Homme à la Carabine" qu'il avait tournée entre 1958 et 1963. Diffusée dès janvier 1965 sur NBC, le dimanche soir entre 20h30 et 21h00, avant "Bonanza", elle représente une des dernières tentatives de proposer des séries western au format de 26 minutes dans l'esprit de "Au Nom de la Loi" par exemple.


L'UNIVERS DE LA SERIE ET SON EVOLUTION

    L'idée du "Proscrit" ressemble de très près à un scénario d'un épisode de la série "L"Homme à la Carabine" intitulé "The Journey Back" dans le cadre duquel un voisin de Lucas McCain (personnage joué par Chuck Connors) est recherché par l'armée après avoir déserté le champ de bataille de Willow Creek, bataille dont le voisin en question s'avère être le seul et unique survivant. Que Larry Cohen, le créateur du "Proscrit" ait visionné cet épisode en particulier est plus que probable. 

   Dans "Le Proscrit", Jason McCord se voit attribué une réputation injustifiée (mais cela seul le téléspectateur le sait) et, dans presque chaque épisode, peu importe où qu'il aille, sa réputation le précède et souvent même le devance, et l'oblige à affronter le ressentiment des habitants des villes où il fait halte. Refusant de dire ce qui s'est vraiment passé, Jason McCord fait face stoïquement et, parfois, celles et ceux qu'ils côtoient finissent par reconnaître son courage dans le feu de l'action ou, pour le moins, se décident enfin à lui accorder le bénéfice du doute.

   Régulièrement, Jason McCord est face à des individus qui, eux-mêmes, sont confrontés à des choix requiérant du courage et McCord les aide à opter pour la bonne attitude. Par exemple, dans l'épisode "Leaps Upon Mountains" où McCord essaie de convaincre un rancher belliqueux (incarné par John Ireland) de coexister pacifiquement avec ses voisins. Ou bien dans l'épisode "Coward Steps Aside" au cours duquel McCord aide un jeune shérif à faire face à une bande de malfrats qui s'apprête à attaquer la banque.

   Là, où, "Le Proscrit" prend un chemin inattendu au cours de la première saison, c'est avec le triple épisode intitulé : "The Mission". Contacté par le Colonel Snow (joué par Jon Lormer"), un des rares officiers supérieurs à croire en son innocence, McCord est présenté au Président Ulysse S. Grant (rôle tenu par William Bryant) qui lui confie une mission spéciale : éviter qu'une guerre ne se déclare entre les Etats-Unis et le Mexique à cause d'éléments rebelles dirigés par le Général Arrioin (interprété par Cesar Romero). Avouez qu'il y a de quoi être surpris ! Un ancien officier agissant pour le compte du Président Grant, cela ne vous rappelle rien ? James West bien sur ! Or, le pilote des "Mystères de l'Ouest" fut tourné en décembre 1964 au moment, où, la série "Le Proscrit" était-elle même en production depuis plusieurs mois. Le scénariste Jameson Brewer et le créateur de la série, Larry Cohen, se sont-ils laissés aller à quelque plagiat ? Nous ne pouvons le prouver, mais reconnaissez que tout cela est bien curieux, n'est-ce pas ?

   Terminons en précisant que Chuck Connors souhaitait autant que possible se démarquer du programme qui l'avait fait connaître : "L'Homme à la Carabine". C'est pourquoi, dans "Le Proscrit", en lieu et place d'une carabine, Larry Cohen l'a muni de ce sabre brisé, symbole de sa déchéance d'homme mis au ban de la société et de son glorieux statut passé. 

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Benoît Barvin

samedi 28 décembre 2013

"Depuis qu'il avait perdu ses jambes, il parlait d'une voix de basse". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA VIE T'AIME)

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"Miroir, gentil miroir, dis-moi
si je suis la plus sexy?
- Avec ou sans galurin sur la tête?"



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"Que puis-je t'offrir, Oh Ma Divine?
- Un chapeau melon.
- Hein?"



Oum Salah, maquerelle à Bagdad

OMAR AL-JAFFAL

   (...) Les pages Facebook irakiennes débordent de sexe. Apparues d'un coup, les pages des maquerelles talonnent celles des hommes politiques les plus populaires et celles des hommes de religion les plus influents. Depuis août, la page d'Oum Salah, par exemple, a reçu plus de 71 000 "j'aime", et cela sans la moindre publicité. Les jeunes hommes se sont rués dessus comme des fourmis sur un morceau de sucre tombé par terre.

   Oum Salah, c'est en quelque sorte un morceau de sucre qui serait tombé très bas. Car le sexe est tabou en Irak. C'est pourquoi les relations sexuelles entre les jeunes hommes et les femmes sont quasi inexistantes. Les frustrations sont par conséquent la chose la mieux partagée. Et c'est pour ça qu'Oum Salah peut proposer des gourmandises sur un plateau d'argent.

   Elle publie beaucoup de photos, à l'instar de ses consœurs maquerelles, Oum Ali et autres Oum quelque chose. Certaines travaillent à l'échelle de leur ville, d'autres à l'échelle d'une ou plusieurs provinces et d'autres encore ont étendu leur réseau sur tout le pays. (...)

   (...) Elles mettent en ligne des photos de jeunes femmes sans montrer leur visage, mais avec un numéro de téléphone permettant de fixer un rendez-vous pour du sexe rapide. Les prix sont fixés à l'avance, en fonction de l'offre et de la demande. Ainsi les prix dégringolent pendant les mois sacrés de Mouharram [pendant lequel ont lieu des cérémonies religieuses majeures pour les chiites] et du Ramadan [le mois du jeûne], car si l'offre est toujours abondante, la demande, quant à elle, faiblit.

   Les photos et les commentaires en ligne sont destinés à exciter les jeunes gens agglutinés devant leur écran et qui consentent généralement à satisfaire les demandes qu'on leur fait. Soit, la plupart du temps, une recharge de crédit pour le téléphone portable de leur interlocutrice.

   Quelques instants après avoir mis en ligne une nouvelle photo d'une fille en sous-vêtements impudiques, Oum Salah compte 47 commentaires [sur sa page Facebook] de la part de jeunes hommes qui savent ce qu'ils veulent. Un seul mot suffirait à résumer leur état et à qualifier ce qu'ils demandent. Oum Salah entretient la chose : "Si vous voulez d'autres photos, envoyez-moi une recharge téléphonique !" Après, sur son compte mail personnel, elle conclut des transactions autrement plus conséquentes, mais personne ne sait combien elle en tire.

   Oum Salah joue sur la sensibilité à fleur de peau de ces jeunes hommes. Mais il s'agit aussi de respecter les règles du métier. Offrir des filles de joie et rien d'autre. Et veiller à ce que l'interlocuteur soit dûment répertorié, après avoir été introduit par des clients déjà connus. Car il faut éviter le risque pour les filles d'être arrêtées ou violentées par les clients.

   Nous rencontrons Oum Ali grâce à l'un de ses vieux clients, qu'elle connaissait avant de lancer son affaire sur Internet. Elle parle volontiers, à la manière d'une femme d'affaires. Grâce à son réseau, elle parvient à couvrir toutes les régions du pays. Elle consacre une heure au milieu de la nuit et une autre en journée à ses 1 400 amis Facebook.

   Elle ne les connaît pas tous, mais elle veille à garder sa page "propre", comme elle dit. Elle envoie quelques nouvelles photos afin d'offrir plus de choix, sans hésiter à évoquer les humeurs des filles qui travaillent pour elle.

   Une nuit coûte 100 dollars, avec obligation d'amener la fille à l'endroit souhaité et de lui offrir un bon repas, ainsi que du whisky ou des bouteilles de bière.

   Le mot "sexe" n'a plus cours que dans les quartiers huppés. Dans le reste du pays, il a quasiment disparu, alors que dans les années 1990 il était très répandu parce qu'il avait en arabe une connotation moins vulgaire et moins embarrassante que d'autres mots pour évoquer entre jeunes gens des images de corps nus. 

   Il existe un groupe Facebook intitulé "Il n'y a que les filles irakiennes qui comprennent". Il est réservé aux filles. Elles s'y livrent entièrement, parlent de sexualité, de mariage et de films érotiques. Pour en devenir membre, il faut franchir certaines barrières. Les filles doivent notamment envoyer une photo de leurs seins avec la mention "Il n'y a que les filles irakiennes qui comprennent". Une précaution destinée à éviter l'intrusion du sexe opposé.

   Or des hommes ont réussi à se faire passer pour des filles. Ils se sont introduits sur ce groupe Facebook comme sur une île habitée uniquement par des femmes et où aucun homme n'aurait encore mis les pieds. Une fois admis, ils ont commencé à voler des images et à les faire fuiter. Quand les fuites se sont multipliées, les administratrices se sont employées à "nettoyer" la page pour en chasser les "espions" et autres intrus. Et, selon elles, la page est désormais sûre. (...) 


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"Halte là, faquin!
Ici on n'entre qu'avec un chapeau
vissé sur la tête.
- Mais je suis un chien...
- On ne fait aucune distinction d'espèce,
désolé."


Paul Éluard

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Benoît Barvin

vendredi 27 décembre 2013

"Ce petit bout de chou devint une grande asperge". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(TA VIE EST UN SOUPIR
ET UNE ÉTREINTE)

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(La femme aux pigeons attendait le sien,
qui venait en limousine)


(Source: ekaterinalikes, via kngddyrbt)

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"Monsieur le Saoudien, vous n'allez
pas me faire de mal, n'est-ce pas?
 -Moi, non. Mes amis, par contre..."



allthingsruffnerian.blogspot.com

Au Moyen-Orient, le meurtre de masse
est financé par nos amis saoudiens

Patrick COCKBURN

Information Clearing House, December 10, 2013.
Traduction : Anne Meert pour Investig’Action.


   (...) Chacun sait d’où provient l’argent d’al-Qaïda, mais alors que la violence est sectaire, l’Occident ne fait rien. On sait que les donateurs en Arabie Saoudite ont joué un rôle crucial dans la création et le maintien de groupes djihadistes sunnites ces trente dernières années. Mais quelle que soit la détermination supposée des États-Unis et de leurs alliés, depuis le 11 septembre, à mener « la guerre contre le terrorisme », ils ont fait preuve d’une retenue surprenante quand il s’est agi de presser l’Arabie saoudite et les monarchies du Golfe de fermer le robinet financier qui maintient les djihadistes en activité.

   Comparons deux déclaration étatsuniennes soulignant la signification de ces donations et basant leurs conclusions sur les meilleurs renseignements disponibles au gouvernement des Etats-Unis. La première se trouve dans le Rapport Final [ de la Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis], qui établit que Oussama ben Laden ne finançait pas al-Qaïda car depuis 1994 il avait peu d’argent en propre, mais qu’il comptait sur ses liens avec des Saoudiens nantis, noués pendant la guerre afghane dans les années 1980. Citant parmi d’autres sources un rapport analytique de la CIA daté du 14 novembre 2002, la Commission concluait que : « al-Qaïda semble avoir compté sur un groupe restreint de facilitateurs financiers qui levaient des fonds chez divers donateurs et d’autres collecteurs de fonds principalement dans les pays du Golfe et en particulier en Arabie saoudite ».

   Sept années se passent après le rapport de la CIA, pendant lesquelles les États-Unis envahissent l’Irak, luttant notamment contre la concession de al-Qaïda nouvellement établie en Irak, et s’engagent dans une guerre sanglante en Afghanistan avec les talibans ressuscités. Des drones étasuniens sont tirés sur des cibles supposées liées à al-Qaïda, situées un peu partout depuis le Waziristan, dans le nord-ouest du Pakistan jusqu’à des villages des collines du Yémen. Mais pendant tout ce temps, Washington ne réussit qu’à adresser quelques reproches polis à l’Arabie saoudite pour avoir fait la promotion de militants sunnites fanatisés et sectaires hors de ses propres frontières.

   La preuve en est un très étonnant télégramme sur « la finance terroriste » adressé par la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton à des ambassades étatsuniennes, daté du 30 décembre 2009 et publié par Wikileaks l’année suivante. Elle déclare fermement que « des donateurs en Arabie saoudite constituent la source de fonds la plus importante aux groupes terroristes sunnites dans le monde entier ». Huit années après le 11 septembre, et alors que 15 des 19 pirates de l’air étaient des Saoudiens, Mme Clinton réitère ce même message : « que l’Arabie saoudite reste un soutien financier capital pour al-Qaïda, les talibans, Let [Lashkar-e-Taiba au Pakistan] et d’autres groupes terroristes ». L’Arabie saoudite a été le plus important soutien de ces groupes, mais elle n’était pas toute seule puisque « al-Qaïda et d’autres groupes continuent à exploiter le Koweït à la fois comme source de financement et comme point de transit clé ».

   Pourquoi les États-Unis et leurs alliés européens traitent-ils l’Arabie saoudite avec tant de réserve alors que le royaume était si capital pour al-Qaïda et d’autres organisations sunnites djihadistes encore plus sectaires ? L’explication qui saute aux yeux est que les États-Unis, la Grande-Bretagne et d’autres ne voulaient pas offenser leur allié proche et que la famille royale saoudienne avait judicieusement utilisé son argent pour acheter son entrée dans la classe dirigeante internationale. Il y a eu des tentatives peu convaincantes de lier l’Iran et l’Irak à al-Qaïda, alors que les vrais coupables étaient juste sous nos yeux.

   Mais il y a une autre raison flagrante pour laquelle les puissances occidentales ont tant traîné à dénoncer l’Arabie saoudite et les dirigeants sunnites du Golfe pour avoir répandu le sectarisme et la haine religieuse. Les membres d’al-Qaïda ou les groupes influencés par al-Qaïda ont toujours eu deux opinions très différentes pour désigner qui est leur ennemi numéro 1. Pour Oussama ben Laden, le principal ennemi, c’étaient les Étasuniens mais pour la grande majorité de djihadistes sunnites, y compris les franchisés de al-Qaïda en Irak et en Syrie, la cible, ce sont les chiites. Ce sont les chiites qui sont morts par milliers en Irak en Syrie, au Pakistan et même dans des pays où il y en a peu à tuer comme en Egypte.

   Les journaux pakistanais ne prêtent plus guère attention aux centaines de chiites qui sont massacrés de Quetta à Lahore. En Irak, la majorité des plus de 7.000 personnes tuées cette année sont des civils chiites tués par les bombes d’al-Qaïda en Irak, qui fait partie d’une organisation-mère appelée ISIL (Etat Islamique d’Irak et du Levant), qui inclut aussi la Syrie. En Lybie à prédominance sunnite, des militants de la ville de Derna, dans l’est, ont tué un professeur irakien qui avait reconnu sur vidéo qu’il était chiite, avant d’être exécuté par ses ravisseurs.

   Supposons qu’un centième de ces massacres impitoyables ait été commis directement sur des cibles occidentales plutôt que contre des musulmans chiites, les Américains et les Britanniques auraient-ils été aussi accommodants envers les Saoudiens, les Koweïtiens et les Emiratiens ? C’est cela même qui donne la mesure de l’hypocrisie des énormes bureaucraties de la sécurité, à Washington et à Londres, qui se targuent de leurs succès à combattre le terrorisme, justifiant ainsi de gros budgets pour eux-mêmes et des libertés civiles restreintes pour tous les autres. Tous les drones dans le monde tirés sur des villages pachtounes au Pakistan ou sur leurs homologues au Yémen ou en Somalie ne feront guère de différence si jamais les djihadistes sunnites en Irak et en Syrie décident, comme Oussama ben Laden le fit avant eux – que leurs principaux ennemis se trouvent non pas parmi les chiites, mais aux États-Unis et en Grande-Bretagne.

   Au lieu des plastiqueurs amateurs maladroits à la chaussure ou au slip, les services de sécurité auraient à affronter des mouvements djihadistes en Irak, en Syrie et en Lybie déployant des centaines de faiseurs de bombes et de kamikazes. C’est seulement cette année-ci, peu à peu, que des vidéos de Syrie montrant des non-sunnites décapités pour des motivations uniquement sectaires ont commencé à remuer l’indifférence fondamentale des puissances occidentales face au djihadisme sunnite, qui était de mise aussi longtemps qu’elles étaient à l’abri d’attaques directes.

   En tant que gouvernement, l’Arabie saoudite est restée longtemps à la traîne du Qatar pour financer les rebelles en Syrie, et c’est seulement depuis l’été dernier qu’ils ont repris le dossier. Ils souhaitent marginaliser les franchisés de al-Qaïda comme Isil et le Front al-Nusra en achetant et armant suffisamment de groupes de combattants sunnites pour renverser le président Bashar al-Assad.

   Les dirigeants de la politique saoudienne en Syrie – le ministre des Affaires Etrangères, le prince Saoud ben Fayçal, le chef des services secrets saoudiens le prince Bandar ben Sultan et le vice-ministre de la Défense le prince Salman ben Sultan – projettent de dépenser des milliards pour lever une armée sunnite militante forte de 40.000 à 50.000 hommes. Déjà les seigneurs de la guerre s’unissent pour se partager les largesses saoudiennes qui suscitent probablement plus leur enthousiasme que le désir de combattre.

   L’initiative saoudienne se nourrit en partie de la colère de Riyad devant la décision du président Obama de ne pas partir en guerre contre la Syrie après qu’Assad eut utilisé des armes chimiques le 21 août. Seule une attaque aérienne totale des États-Unis, comme celle de l’OTAN en Lybie en 2011, pourrait renverser Assad, si bien qu’ils ont absolument décidé de s’abstenir pour le moment. La colère saoudienne a été encore plus exacerbée par le succès des négociations menées par les États-Unis sur un accord intérimaire avec l’Iran touchant son programme nucléaire.

   En sortant de l’ombre en Syrie, les Saoudiens commettent probablement une erreur. Leur argent ne pourra pas leur acheter autant. L’unité artificielle de groupes rebelles aux mains tendues vers l’argent saoudien ne durera pas. Ils seront discrédités aux yeux des djihadistes plus fanatiques ainsi que des Syriens en général en tant que pions des services secrets saoudiens ou autres.

   Une opposition divisée sera encore plus fragmentée. La Jordanie peut s’adapter aux Saoudiens et à une multitude de services secrets étrangers, mais elle ne voudra pas être le lieu de ralliement pour une armée anti-Assad.

   Le plan saoudien semble compromis dès le départ, même s’il pourrait encore faire tuer beaucoup d’autres Syriens avant d’échouer. Yazid Sayegh du Centre Carnegie pour le Moyen-Orient résume ainsi les risques que présente l’entreprise : « L’Arabie saoudite pourrait se retrouver en train de répéter son expérience en Afghanistan, où elle a construit des groupes disparates de moudjahidin à qui manquait un cadre politique les unifiant. Les forces se sont trouvées incapables de gouverner Kaboul après l’avoir prise, pavant la route aux talibans qui allaient prendre le relais. Al-Qaïda a suivi, et par la suite le contrecoup a atteint l’Arabie saoudite ». (...)


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(Pour la Nouvelle Année,
elle s’entraînait à ne plus respirer
l'odeur fétide dégagée 
par les nouvelles du Monde)


(via kngddyrbt)

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Benoît Barvin

jeudi 26 décembre 2013

"Il était gai comme un pingouin recevant le Premier Prix d'Excellence". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(CHAQUE ANNÉE FAIS MOISSON
DE BONHEUR)

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"Comment ça, j'ai de belles fesses?
Mais vous ne les avais jamais vues...
- Pas encore... nuance."



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"Une centrale à biogaz... Mmmm...
Tu sais que j'en ai buté pour moins que ça?"


allocine.fr

Feldheim, village modèle

Helmut Uwer

   (...) Près de Berlin se trouve le seul endroit en Allemagne entièrement autonome pour son approvisionnement en énergie. Grâce aux éoliennes installées dans leur jardin et à un réseau indépendant, les habitants paient l’électricité au prix minimum. Un exemple qui attire des écologistes du monde entier.

   Petra Richter n’a pas besoin de longs discours pour expliquer la success story qui a permis à sa commune de goûter aux joies de la renommée internationale. Le projet s’est fait au bon moment, résume la maire de Feldheim. La petite localité du sud-ouest de Berlin est la première et jusqu’ici la seule commune d’Allemagne à être autonome sur le plan énergétique. Résultat : 3 000 visiteurs débarquent chaque année du monde entier dans le petit village brandebourgeois de 130 âmes seulement qui, en dépit de sa situation à 150 mètres d’altitude, ne se laisse pas dénicher facilement.

   Tout s’est fait progressivement, raconte Petra Richter. Les quatre premières éoliennes sont arrivées en 1997. Aujourd'hui, on en dénombre 43, qui produisent chaque année 140 000 mégawatts/heure. Avec ces sources d’énergie renouvelable devant les yeux tous les jours, la coopérative agricole locale a fini par réfléchir à la construction d’une centrale à biogaz. Ses représentants se sont assis à table avec le promoteur du parc éolien, Michael Rascheman, et lui ont demandé de leur soumettre un projet.

   Celui-ci a calculé qu’avec les 4,3 millions de kilowatts/heure que produirait la centrale à biogaz sous forme de chaleur, il était non seulement possible de chauffer les porcheries et les bureaux de la coopérative, mais aussi tout le village. A l’époque, beaucoup se chauffaient encore avec des poêles à bois. Chez d’autres, les premiers chauffages centraux installés après la chute du Mur étaient tombés en panne. L’envie d’essayer quelque chose de nouveau était grande, se souvient Petra Richter : "Presque tous étaient enthousiastes dès le départ". (...)

   (...) Quelques réunions publiques plus tard, ils décident de fonder la Feldheim Energie GmbH and Co. KG. Celle-ci n’est pas seulement chargée de gérer le réseau de chauffage centralisé censé diffuser une douce chaleur dans tous les foyers de Feldheim, mais aussi de distribuer l’électricité produite par les éoliennes situées sur le pas de leur porte. Mais tout n’a pas été aussi simple. Car E.on-Edis, propriétaire du réseau électrique local, refusait de mettre ses lignes à leur disposition. Il a donc fallu en construire de nouvelles. D’où une situation inédite : les maisons de Feldheim sont aujourd’hui raccordées à deux lignes électriques, dont l’une a été coupée.

   La société Feldheim Energie devait trouver 400 000 euros pour financer le nouveau réseau, mais l’apport des commanditaires a suffi à couvrir cette somme. Seuls les propriétaires de terrains sur la commune étaient autorisés à en devenir membres, ainsi que les entreprises locales, l’église, le syndicat des eaux et la ville de Treuenbrietzen, à laquelle est rattaché Feldheim. Leur apport se monte à 3 000 euros pour l’électricité et le chauffage, ou à la moitié pour ceux qui ne reçoivent qu’une des deux sources d’énergie. (...)

  (...)  Le financement de la construction du réseau électrique était une formalité en comparaison du 1,7 million d’euros qu’a coûté le réseau de chauffage centralisé. Et si les habitants de Feldheim ont pu le financer, c’est uniquement grâce à l’Union européenne et à la région Brandebourg, qui ont soutenu le projet à hauteur de 50% du coût. Pour payer le reste, la société Feldheim Energie a souscrit un crédit sur 15 ans, dont le remboursement se déroule comme prévu. Presque tous les habitants ont mis la main à la poche et se sont engagés pour dix ans via leur apport. Seuls deux foyers sur quarante n’ont pas pu être convaincus. Aux 38 particuliers concernés, il faut ajouter la coopérative agricole, la commune, le syndicat des eaux et l’église. Trente-cinq foyers sont raccordés au réseau de chauffage de trois kilomètres de long. Les autres se chauffent par géothermie. Ceux qui ont choisi les réseaux alternatifs ont déjà fait de sérieuses économies. 

   Le système de chauffage est entré en service en 2009. Un an plus tard, les éoliennes étaient opérationnelles. Alors que le prix moyen du kilowatt/heure s’élève à 28 centimes en Allemagne, les habitants de Feldheim, qui se servent directement chez le producteur, ne le paient que 16,6 centimes. Ce tarif exceptionnellement contenu n’est cependant possible que grâce à une clause spéciale du règlement sur la redevance d’accès. Seule une fraction du courant produit alimente Feldheim, soit 0,5% environ, explique le porte-parole du fournisseur, Werner Frohwitter. Le reste part sur le réseau public. Quant au tarif du chauffage, il est 10% moins élevé à Feldheim que dans le reste du pays. (...)

   Il y a longtemps que Feldheim est un village modèle en matière d’énergie verte. En 2009, en plus de la centrale à biogaz, la commune s’est dotée d’une chaudière à copeaux de bois qui permet de conserver une chaleur agréable dans les vieilles Vierseithöfen [fermes disposées en carré autour d’une cour intérieure] les jours de grand froid. En 2010, Feldheim a été désigné "village bioénergétique". La commune s’est aussitôt servie de l’argent du prix pour développer ses énergies renouvelables. Economiquement aussi, les énergies vertes ont des retombées non négligeables pour la petite commune. Certes, l’agriculture, qui nourrit 30 personnes, y est encore dominante. Mais la société EQ-SYS, qui fabrique des composants métalliques pour les panneaux photovoltaïques, a créé 21 emplois sur place.

   Des écotouristes affluent chaque année du monde entier dans le village, alors que sa seule auberge n’en est même plus une. Celle-ci a été convertie en centre de recherche et de formation par le Forum des énergies nouvelles de Feldheim. L’association propose des visites guidées à travers l’écovillage en allemand, anglais, espagnol et français. Le japonais n’est pas encore représenté, même si de nombreux Nippons se rendent à Feldheim, notamment depuis la catastrophe de Fukushima. (...)


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(La caisse-tortue était tombée sur le dos)



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Luc Desle

mercredi 25 décembre 2013

"L'imbécile, en lui, ne dormait que d'un oeil". Jacques Damboise in "Apophtegme, ai-je une g... d'apophtegme?"

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Pensées pour nous-mêmes:

(SOIS TON PROPRE PÈRE NOEL)

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(Le Père Noël n'avait pas que des amis...)



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"What?"

(La Troisième Guerre Mondiale
commença par une banale remarque...)



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"On m'avait dit que le Père Noël était barbu..."



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"Oh, Père Noël! Petit polisson..."


Bettie Page Is All The Rage!

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L'équipe de Tu Quoque...