Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.

vendredi 31 janvier 2014

"Il se paya la tête de l'ex-résident, une fois qu'elle eût été réduite par des Jivaros". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(TU PEUX TUTOYER LA MORT,
MAIS AVEC RESPECT)

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"Monsieur! Monsieur! Je vous prierai de laisser mon maillot
tranquille et... Mais? Mais que faites-vous? Vous le déchirez?!
Mais qu'est-ce qui vous prend, paltoquet?"




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"Franchement, vous pensez vraiment que de si beaux gosses
peuvent être un danger pour la planète, hein?
- Ben..."



stuffblackpeopledontlike.blogspot.com

La guerre secrète des Etats-Unis
 d’Amérique dans 134 pays. 
(Tom Dispatch)
Nick Turse

   (...) Ils agissent dans la splendeur verte de la vision nocturne dans le Sud-ouest Asiatique et guettent dans les jungles d’Amérique du Sud. Arrachent des hommes de leur foyer au Maghreb et tirent contre des militants fortement armés dans la Corne de l’Afrique. Ils sentent l’écume salée quand ils volent au ras des vagues dans le turquoise des Caraïbe et le bleu intense du Pacifique. Ils mènent à bien des missions dans la chaleur étouffante des déserts du Moyen Orient et dans la Scandinavie glaciale. L’administration Obama a entrepris une guerre secrète sur toute la planète dont l’amplitude n’a jusqu’ici jamais été complétement révélée.

   A partir du 11 septembre 2001, les Forces d’Opérations Spéciales des USA ont grandi de façon inimaginable tant en effectifs qu’en budget. Le plus révélateur a été, cependant l’augmentation des déploiements des opérations spéciales au niveau global. Cette présence – en ce moment dans presque 70% des nations du monde – fournit de nouvelles preuves de la taille et de l’étendue d’une guerre secrète qui se livre depuis l’Amérique Latine jusqu’aux terres les plus reculées d’Afghanistan, des missions d’entraînement avec leurs alliés Africains jusqu’aux opérations d’espionnage lancées dans le cyberespace.

   Comme on l’a constaté, dans les derniers jours de la présidence Bush, les forces d’Opérations Spéciales se déployaient dans 60 pays au total dans le monde. En 2010, ce chiffre s’élevait à 75, selon Karen DeYoung et Greg Jaffe du Washington Post. En 2011, le porte-parole du Commandement des Opérations Spéciales (SOCOM pour son sigle en anglais), le colonel Tim Nye dit à TomDispatch que le chiffre total atteindrait 120. Actuellement, ce chiffre est encore plus élevé. En 2013, les forces d’élite des USA se sont déployées dans 134 pays de la planète, selon le commandant Matthew Robert Bockholt, des Relations Publiques de la SOCOM. 

   Cette augmentation de 123% pendant les années Obama démontre comment, en plus des guerres conventionnelles et de la campagne d’avions sans pilote de la CIA [8], de la diplomatie publique et de l’espionnage extensif électronique, les USA se sont engagés dans une autre importante et croissante forme de projection de pouvoir au-delà de leurs frontières. En grande mesure, menée dans l’ombre par les troupes d’élite des USA, l’immense majorité de ses missions se déroule loin des regards indiscrets, de ceux scrutateurs des médias et de quelque type de supervision externe, augmentant les possibilités de représailles imprévues et de conséquences catastrophiques. (...)

   (...) Créé formellement en 1987, le Commandement des Opérations Spéciales a grandi rapidement dans l’étape postérieure au 11/S. Nous avons été informés que le SOCOM est en voie d’atteindre 72 000 effectifs en 2014, depuis les 33 000 qu’ils étaient en 2001. Le financement pour le monde a lui aussi augmenté en proportions géométriques au point que le budget de référence pour 2001, 2 300 millions de dollars, atteignait 6 900 millions en 2013 (10 400 millions de dollars si on ajoute le financement supplémentaire). Les déploiements d’effectifs à l’étranger ont explosé eux aussi passant de 4 900 hommes par an en 2011 à 11 500 en 2013.

   Lors d’une récente enquête, TomDispatch, en consultant des documents du gouvernement d’accès libre et des communiqués de presse, ainsi que des informations de presse, a trouvé les preuves que les forces d’Opérations Spéciales des USA se sont déployées ou se sont impliquées avec des armées de 106 nations du monde entier en 2012-2O13.

   De plus, pendant la période de plus d’un mois qu’a duré la préparation de cet article, le SOCOM nous a communiqué des statistiques exactes concernant le nombre total de pays dans lesquels ils avaient déployés des effectifs spéciaux : Bérets Verts et Rangers, SEAL de la Marine ou commandos de la Force Delta. « Nous ne les avons pas sous la main », explique Bockholt de SOCOM, dans une entrevue téléphonique alors que l’article était presque terminé. « Nous devons chercher parmi beaucoup d’autres choses. Et cela demande beaucoup de temps » Quelques heures plus tard, juste avant la publication, il répondait à une question qui lui avait été faite en novembre de l’année précédente. « Les Forces d’Opérations Spéciales se sont déployées dans 134 pays », pendant l’année fiscale de 2013, explique Bockholt dans un email. (...)

   (...) L’année passée, le chef du Commandement des Opérations Spéciales, l’Amiral William McRaven a expliqué sa vision concernant la globalisation des opérations spéciales. Dans une déclaration devant le Comité des Services Armés du Congrès, il dit :

   « USSOCOM est en train d’améliorer son réseau global de Forces d’Opérations Spéciales afin d’appuyer nos relations interinstitutionnelles et nos associés internationaux de façon à pouvoir disposer d’une vaste connaissance des menaces et opportunités émergentes. Le réseau rend possible une présence limitée et persistante en des lieux cruciaux et facilite les possibilités d’actuation où c’est nécessaire ou opportun ».

   Bien que cette « présence » puisse être limitée, l’étendue et l’influence de ces forces d’Opérations Spéciales est une autre question. Le saut de 12% dans les déploiements – de 120 à 134 – durant le mandat de McRaven reflète son désir de mettre ses bottes sur le terrain de la planète entière. Le SOCOM ne cite pas les nations concernées, alléguant la sensibilité des nations hôtesses et la sécurité des effectifs étasuniens, mais les déploiements que nous connaissons jettent au moins un peu de lumière sur l’étendue totale des missions que l’armée secrète des USA mène dans le monde.

   Par exemple, en avril passé et en mai, le personnel des Opérations Spéciales prit part à des exercices d’entraînements à Djibouti, Malawi et dans les Iles Seychelles, dans l’Océan Indien. En juin, les SEAL de la Marine étasunienne se joignirent aux forces irakiennes, jordaniennes, libanaises et autres alliés du Moyen Orient pour réaliser des simulations guerrières asymétriques à Aqaba, Jordanie.

   Le mois suivant, les Bérets Vert se rendirent à Trinidad et Tobago pour mettre en marche des petites unités d’armées tactiques avec les forces locales. En Août, les Bérets Verts ont entraînés les marins du Honduras en techniques d’explosif. En septembre, selon les nouvelles de la presse les forces d’Opérations Spéciales des USA se joignirent aux troupes d’élites des 10 pays membres de l’Association des Nations du Sud-Est Asiatique – Indonésie, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande, Brunei, Vietnam, Laos, Myanmar (Birmanie) et Cambodge ainsi qu’avec leurs homologues d’Australie, Nouvelle Zélande, Japon, Corée du Sud, Chine, Inde et Russie pour pratiquer des exercices antiterroristes, financés conjointement, qui se sont déroulés dans un centre d’entraînement à Sentul, à l’Ouest de Java.

   En octobre, les troupes d’élites des USA ont mené des incursions avec des commandos en Lybie et Somalie, séquestrant un suspect de terrorisme dans la première nation citée alors que les SEAL tuaient au moins un militant dans la seconde avant que la réaction armée ne les expulse.

   En novembre, les troupes d’Opérations Spéciales menèrent à bien des opérations humanitaires aux Philippines pour aider les survivants du typhon Hayan. Le mois suivant, des membres du 352° Groupe d’Opérations Spéciales réalisèrent un exercice d’entraînement auquel participèrent 130 pilotes et 6 avions dans une base aérienne en Angleterre, et plusieurs SEAL de la Marine furent blessés alors qu’ils participaient [18] à une mission d’évacuation au Soudan du Sud. Les Bérets Verts ont entamé le 1er janvier de cette année une mission de combat conjointe avec des troupes d’élite Afghanes dans le village de Balhozi, province de Kandahar.

   Pourtant, ce déploiement dans 134 pays ne paraît pas suffire pour le SOCOM. En novembre 2013, le commandement annonça qu’il cherchait à identifier des associés industriels qui pourraient, dans le cadre de l’Initiative du Web Transrégional du SOCOM, « développer potentiellement de nouveaux sites sur Internet adaptés à des publics étrangers ». Cela s’adjoindrait à un réseau global de dix sites, déjà existant sur Internet, dédiés à la propagande dirigée par différents commandements combattants et configurés pour ressembler à des organes de presse légitimes incluant CentralAsiaOnline.com, Sabahi, qui cible la Corne de l’Afrique, un effort dirigé vers le Moyen Orient connu comme Al-Shorfa-com ainsi qu’un un autre pour l’Amérique Latine qui a reçu le nom de Infosurhoy.com

   L’essor du SOCOM dans le cyberespace se reflète dans l’effort concerté du commandement pour être toujours plus profondément « dans le circuit ». « J’ai des correspondants dans toutes les agences ici à Washington DC, depuis la CIA, le FBI, à l’Agence de Sécurité Nationale, à l’Agence Géo-spatiale Nationale, à l’« Agence de Renseignement de la Défense », dit l’amiral en chef du SOCOM McRaven pendant une table ronde dans le Centre Wilson de Washington, l’année passée. Quand il s’exprima, à la Bibliothèque Ronald Reagan, en novembre, il signala que le nombre de départements et agences dans lesquels le SOCOM à un ancrage est de 38. (...)

   Bien qu’élu en 2008 par nombre de ceux qui voyaient en lui un candidat anti-guerre, le Président Obama, a démontré qu’il était un commandant en chef résolument belliciste, dont les politiques ont produit de notables exemples de ce que dans le jargon de la CIA on appelle depuis longtemps déjà « retour de flamme » (Blowback). Quoique l’administration Obama ait supervisé le retrait des troupes d’Iraq (négocié par son prédécesseur), ainsi qu’une réduction des troupes étasuniennes en Afghanistan (après une importante augmentation de présence militair dans ce pays), le président a pris la tête d’une augmentation de la présence militaire étasunienne en Afrique, une redynamisation  des efforts en Amérique Latine et a prononcé un discours musclé sur un rééquilibrage, ou pivot en Asie (quoique jusqu’ici peu ait été fait en ce sens).

   La Maison Blanche a également supervisé une croissance exponentielle de la guerre des drones des USA. Alors que le président Bush avait lancé 51 attaques de ce type, le président Obama en a ordonné environ 330, selon une enquête réalisée par le Bureau de Journalisme d’Investigation qui a son siège à Londres. Rien que l’année passée, on en dénombre en Afghanistan, Lybie, au Pakistan, en Somalie, et au Yémen. Les récentes révélations d’Edward Snowden concernant l’Agence Nationale de Sécurité ont démontré la terrible amplitude et la portée mondiale de la surveillance électronique étasunienne pendant les années Obama. Et au plus profond de l’ombre, les forces d’Opérations Spéciales sont à présent annuellement déployées dans plus du double de nations qu’à la fin du mandat de Bush. (...)

   (...) Dans son plan d’action pour le futur, el SOCOM 2020, l’amiral McRaven a essayé de vendre la globalisation des opérations spéciale des USA comme un « moyen de projeter du pouvoir, promouvoir la stabilité et empêcher les conflits » Il est possible que l’année passée le SOCOM se soit dédié à faire tout le contraire dans 134 lieux.


Lire l'article en entier, très détaillé, sur:


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"Ce que je pense du trio... heu... lisme, c'est ça?
- C'est ça.
- Hé bien, heu..."


Lunch with Otto Benzon (1893), Peder Severin Krøyer


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Luc Desle

jeudi 30 janvier 2014

"Le Temps, lui aussi, se trouvait lent". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(MÊME UN CHEMIN TORTUEUX
PEUT TE CONDUIRE A LA VÉRITÉ)

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(Décidément, vus les efforts fournis pour la vendre,
la presse papier se portait bien mal)


hoodoothatvoodooBill Randall



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"Monsieur le Commissaire...
 Ce que j'entends là n'est pas un esprit!
- Veu... Veuillez me pardonner Lady Mac Rashley..."



Fantômas contre Scotland Yard
 (Jean Marais, Louis de Funès)

Le spiritisme fait un carton 
au box-office brésilien 

CARLOS HELÍ DE ALMEIDA 
O GLOBO


   (...) Après avoir envahi le cinéma brésilien à la fin des années 2000, le grand raz-de-marée des films sur le spiritisme semblait avoir pris fin en 2011 avec la sortie d'As mães de Chico Xavier ["Les mères de Chico Xavier", médium brésilien célèbre, disparu en 2002]. Le générique de fin du film de Glauber Filho et Halder Gomes (réalisateur, en 2013, de la comédie à succès Cine Holliúdy) précisait qu'il s'inscrivait dans "les célébrations du centenaire" du grand médium du Minas Gerais, né en 1910, qui avait déjà fourni la matière de plusieurs succès sur grand écran, dont Chico Xavier (2010), de Daniel Filho, plébiscité par près de 3,4 millions de spectateurs.

   Mais voilà qu'une nouvelle vague de productions sur le sujet apparaît déjà à l'horizon, puisant cette fois dans la vie et l'œuvre d'Allan Kardec (1804-1869). (...)

   (...) La biographie de l'écrivain, pédagogue et traducteur français, qui reste aussi comme le grand "codificateur" du spiritisme au XIXe siècle, inspire aujourd'hui toute une série de projets d'ampleur et d'ambition diverses, qui pour certains seront à l'écran dès 2014. Le plus en vue pour l'heure porte le titre provisoire de Kardec - O Filme ["Kardec, le film"], adaptation pour le septième art du livre Kardec - A Biografia, de Marcel Souto Maior.

   (...) Produit par Conspiração Filmes, le film est réalisé par Wagner Assis, auteur en 2010 de Nosso Lar [adaptation du livre éponyme de Chico Xavier, immense succès de la littérature spirite brésilienne], qui avait séduit plus de 4 millions de spectateurs brésiliens. Il y aura aussi l'essai poétique expérimental Je suis Kardec, de Ricardo Carvalho, et Liberté,actuellement en phase de préproduction, qui sera réalisé par le Français Karim Soumaïla et produit par le Brésilien Ricardo Rihan et sa société Lighthouse, déjà à l'origine d'As mães de Chico Xavier. (...)


   (...) "Nous sommes en plein ‘moment Kardec'. Les projets qui voient le jour autour de lui se complètent, ils vont donner davantage de visibilité à son œuvre, tout comme l'avaient fait les films inspirés de l'œuvre de Chico Xavier, estime Ricardo Rihan, qui négocie actuellement un partenariat avec des maisons de production françaises. Notre documentaire prend un parti pris didactique, avec pour ambition d'apporter des réponses pour comprendre pourquoi Kardec, si méconnu en France, est tant étudié et apprécié au Brésil. Le film sera tourné pour environ 40 % en France, et un partenariat avec des Français permet de garantir qu'il entrera bien dans le circuit là-bas."

   Le film de Wagner Assis, en collaboration avec le scénariste L. G. Bayão, est plus proche du genre classique du biopic. Sans retracer toute la trajectoire du pédagogue français, Kardec - O Filme se concentrera sur la période où Hippolyte Léon Denizard Rivail, de son vrai nom, cessa d'être un simple professeur de Lyon pour adopter ce fameux pseudonyme suggéré par l'un des esprits avec lesquels il conversait, et qui le poussa à entreprendre des recherches dans ce domaine.

   "Notre film est une tranche de la vie de Kardec. Nous allons nous concentrer sur la transformation de cet homme ordinaire en l'un des plus grands savants du spiritisme au XIXe siècle, explique Wagner Assis, qui a sollicité pour incarner son héros l'acteur Tony Ramos, dont il attend la réponse. Nous avons déjà deux ou trois distributeurs intéressés par ce projet, assez atypique pour le marché brésilien. C'est une preuve de plus de l'engouement pour cette thématique, et de la popularité d'Allan Kardec."

   Les premières recherches de Kardec le conduisirent à la rédaction du  "Livre des esprits", dans lequel il expose les bases de la doctrine spirite.

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"Un coup vous me voyez,
un coup vous ne me voyez pas"



voxspiriti.com

Spiritisme

   Le spiritisme codifié par Allan Kardec est une philosophie spiritualiste qui apparaît à Paris en 1857 et qui donne naissance à un mouvement socio-culturel en Europe, jusqu'au début du xxe siècle. Kardec en expose les principes dans Le Livre des Esprits et dans les ouvrages suivants.

   Allan Kardec définit le spiritisme comme une doctrine fondée sur l'existence, les manifestations et l'enseignement des esprits, possédant deslois morales et reposant sur une échelle spirite. Ce courant de pensée estime que les médiums peuvent communiquer avec les défunts, par l'utilisation d'une énergie spirituelle appelée périsprit. D'abord européen, ce mouvement s'est ensuite diffusé en Amérique latine et il constitue aujourd'hui une importante religion du Brésil, influente tant dans la vie politique que sociale.

   Fondé sur la croyance en Dieu, en la réincarnation et en la communication avec l'au-delà, le spiritisme regroupe actuellement plus de dix millions d'adeptes à travers le monde, très majoritairement situés en Amérique latine. Il a influencé nombre de courants spiritualistes et a joué un rôle important dans l'avènement de la psychiatrie moderne.




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(Ce passager clandestin ne m'inspirait pas confiance)


(Source: host4ge, via drythroats)

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Benoît Barvin (et Blanche Baptiste)

mercredi 29 janvier 2014

"Ivre de bonheur, ce jeune amoureux renonça à la boisson". Benoît Barvin in "pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:
 
(L'ENVIE N'HABITE PAS LE SAGE)
 
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"Je vous ai à l'oeil" fit le chat botté d'un air sévère...
 
 
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(La femme libellule - ou hanneton - se préparait à

entrer dans la danse)
 
 
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(La femme à la tête molle
me faisait peur)
 
André Kertész
 
%%%

(Parfois l'observateur des étoiles
piquait un petit roupillon)
 
 
Observatory in Zurich
 
%%%
Jacques Damboise (dit le délicat)

mardi 28 janvier 2014

"La tempête voyait en cachette la petite tornade". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA DROITE LIGNE EST LE
PLUS COURT CHEMIN
VERS LA CATASTROPHE)

PCC. Jacques Damboise

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(Femme sympathique fumant un cigare
pour oublier son horrible couvre-chef)


Smoke that cigar

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(Un de ces coureurs a reçu des cellules souches humaines.
Sauras-tu le reconnaître?)


The Art of Heinrich Kley
Cellules souches : le scandale Stamina

ALBERTO MANTOVANI
IL SOLE-24 ORE

   (...) L'affaire Stamina continue d'attiser les débats. Il s'agit de l'une de ces affaires qui défraient régulièrement la chronique en Italie et ailleurs : la découverte d'une thérapie pour le moins improbable qui, en dehors de toute pratique ou recherche biomédicales, exploite la souffrance des patients et leur besoin d’espérer.

   Rappelons à titre d'exemple le prétendu sérum Bonifacio, ce traitement du cancer et des tumeurs de tous types proposé par un vétérinaire, devenu populaire dans les années 1970 et 1980. On compte bien d'autres cas du même acabit à travers le monde. Jamais, toutefois, nous n'aurions imaginé que de telles thérapies pourraient être imposées par des mesures judiciaires, que des fonds soient alloués à leurs essais cliniques sur décision parlementaire ou qu'elles fassent l'objet de recherches précliniques et cliniques. Avec les cas Di Bella [prétendue méthode de traitement du cancer qui fit l’objet d’un scandale retentissant en 1997] et Stamina, dont les caractéristiques sont assez similaires, nous avons pourtant assisté à un changement radical, avec de graves répercussions non seulement sur les patients, mais sur l'image de notre pays dans le monde. (...) 

   (...) Une réflexion sur les rouages de l'affaire pourra peut-être – je l'espère – nous aider à éviter que des affaires similaires se répètent, dans l'intérêt des patients et de leurs familles.
 Ce qui s'est passé est en partie le fruit de la piètre culture scientifique de notre pays : si, moi qui ai consacré ma vie à la recherche et à la science, je déclarais aux médias être un meilleur joueur de foot qu'Andrea Pirlo ou Lionel Messi, on me rirait au nez. C'est pourtant, peu ou prou, le même genre d'annonce, sans le moindre fondement, qui a été effectué dans le cas Stamina. Et elle a été prise pour argent comptant. 


   Mais cette affaire implique également de lourdes responsabilités scientifiques, judiciaires et même politiques. N'oublions pas, en effet, que tout essai clinique d'un nouveau protocole diagnostique et thérapeutique sur l'homme doit se fonder sur une base scientifique solide et transparente, fourni par des médecins et des chercheurs qualifiés, qui procèdent selon des règles claires et transparentes de recoupement des résultats, dans le respect des intérêts des patients. Rien de tout cela n'a été respecté dans les cas Stamina, et je me demande comment un quelconque "comité d'éthique" a pu ou peut donner son aval à ce genre d'essais.
 (...)

   (...) Mais ce n'est pas tout : le droit d'un patient à être traité par le sérum Bonifacio, ou tout autre traitement du même style, n'avait jamais été établi par un tribunal. C'est pourtant ce qui a fini par arriver, et les décisions de nombreux tribunaux, au mépris parfois de l'avis de la communauté scientifique, laissent pour le moins perplexes.
 Ajoutons encore qu'aucun homme politique ne s'était jusqu'alors prononcé en faveur de ces présumées thérapies miraculeuses, alors que dans les cas Di Bella et Stamina les essais ont bénéficié de l'octroi de fonds publics.

   La communauté des médecins et des chercheurs – dont je fais partie – n'est pas exempte elle non plus de reproches. Elle a accepté, par exemple, de tester en clinique la prétendue méthode Di Bella, en dépit de contradictions manifestes avec les principes éthiques fondamentaux de tout essai clinique, sans parler du gaspillage d'argent public. Et, pour les essais de la méthode Stamina, des fonds publics ont à nouveau été alloués – avec l'aval du Parlement – bien que son rejet par la commission scientifique ait été prévisible.
 (...) 

   (...) Ajoutons enfin que la position ambiguë exprimée par Camillo Ricordi jette à mon avis un trouble profond : je suis profondément convaincu que médecins et chercheurs doivent dire non, sans faux-fuyants, à des essais précliniques et cliniques qui ne respectent pas les "conditions préalablement requises". Autrement dit : rationalité, transparence, compétence scientifique et respect des règles garantissant des essais rigoureux, au service et dans le respect des patients. 


   En conclusion, pour empêcher la résurgence de ces traitements miraculeux ou présumés tels, je crois qu'il est fondamental que les mondes médico-scientifique, politique et judiciaire partagent les principes fondamentaux sur lesquels doit se fonder tout essai clinique avant d'être autorisé, pour le bien des patients, qui doit demeurer notre seule boussole. Une condition d'autant plus importante dans une phase où les thérapies cellulaires, axées par exemple sur les cellules du système immunitaire, si elles offrent de grands – et, eux au moins, solides – espoirs, se prêtent à de faciles spéculations, remèdes miracles et autres faux espoirs. Des principes et des buts communs donc, dans l'intérêt et au service des patients. (...) 


***
(Question existentielle: Allait-il laisser s'envoler
ce gentil volatile, ou devait-il le croquer?)



***
Benoît Barvin

lundi 27 janvier 2014

"Ce bras-cassé se brisa la jambe, on se demande bien pourquoi". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAÎTRE EST-IL 
SON PROPRE DISCIPLE?)

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"Je donne ma langue au chat...
- Peau?
- Hihihi..."



(Cette fille était folle de moi)

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(Pigiste pétant un câble...
 de presse?)




Spirou, le journalisme sans peine 
 Spirou, le journalisme sans peine


Vis ma vie de pigiste non rémunéré
Pigistes en colère

Mathieu Deslandes

   (...) Ce coup de gueule a été rédigé par quatre jeunes journaliste pigistes de presse écrite, multimédia, télé et radio « fatigués d’être utilisés ». L’idée leur est venue en discutant de leurs propres déconvenues.

   Par choix ou parce qu’ils n’ont jamais pu rejoindre une rédaction, certains d’entre nous travaillent en free-lance. Ils sont pigistes. Notre mission : abreuver les rédactions, ou les boîtes de productions, qui servent d’intermédiaires, en idées de reportages. Si le projet est retenu, nous réalisons ledit reportage. En théorie.

   Car de plus en plus de rédactions ne se contentent plus d’une présentation d’une page du projet. De plus en plus souvent, nous devons rendre des « séquenciers » : plusieurs feuilles dans lesquelles nous donnons dans le détail le déroulé du reportage et les noms des personnes que nous prévoyons d’interviewer. Un travail qui nécessite des jours, parfois des semaines d’enquête. Une période pendant laquelle nous ne sommes pas payés et n’avons aucune certitude de réaliser le sujet. (...)

   Pis, une fois le séquencier envoyé, certains médias n’hésitent pas à nous dépouiller de nos idées, à s’emparer de notre projet, et à le réaliser en interne. Découvrir l’article ou le reportage proposé dans la presse ou à la télévision est rageant, écœurant, décourageant.

   Que pouvons-nous faire ? Si les journalistes les plus anciens et aguerris échappent à ces coups bas, les plus jeunes d’entre nous les encaissent à la chaîne. Les rédactions et sociétés de production nous mettent dos au mur. Si nous espérons pouvoir travailler, il nous faut accepter de leur donner gratuitement un maximum d’informations, quand eux ne s’engagent à aucun moment vis-à-vis de nous.

   Cette situation, des centaines de pigistes la connaissent bien. En télévision, radio, presse écrite ou multimédia, la réalité du métier est la même. Insupportable. Quand nous osons nous ériger contre ce chantage, certains rédacteurs en chef n’hésitent pas à nous répondre que « c’est le jeu ». (...)

   (...) Ces mêmes rédacteurs en chef, qui courent les festivals les plus prestigieux et s’émeuvent à la tribune de la situation sécuritaire et financière des free-lances en Syrie ou sur les terrains de guerre, oublient qu’ils participent à l’exploitation de pigistes « locaux », ici en France.

   Ces rédacteurs en chef bien installés et grassement payés oublient que nous avons l’âge de leurs enfants et que ce « jeu » ne nous amuse pas du tout. A 25, 30, 35 ans, beaucoup d’entre nous vivent au jour le jour, incapables de faire le moindre projet.

   Alors que les rédactions multiplient les reportages sur la « précarisation du travail », peu de rédacteurs en chef se soucient de ces cohortes de jeunes journalistes en piges ou CDD depuis des années. Et ce sont parfois ces derniers qui sont envoyés pour réaliser les reportages sur les emplois précaires... Les coulisses de l’information ne sont pas toujours très belles à voir. (...)


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(A cause de la Crise, les lunettes
pour pauvres étaient monnaie courante)


Hayao Miyazaki

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Luc Desle

dimanche 26 janvier 2014

"La légende poussiéreuse était jalouse du mythe un peu branlant". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:
(NE MOULINE PAS TROP
TES SENTIMENTS)

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(La femme zèbre n'en était qu'au stade de l'essai)



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"L'arme! Tu regardes l'arme, ok?
- Ben... Heu..."


Shes Got Annie Oakley Eyes
(Source: rrosehobart, via marcuku)

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(Cet ours vint - grossièrement - nous rappeler
que nous nous trouvions sur une propriété privée)



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(Certes, j'avais mangé de l’ail, mais elle en faisait beaucoup...
Il y avait peut-être  entre-nous de l'eau dans le gaz...)




http://laplumeabelle.tumblr.com/image/68434729488

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Nadine Estrella

samedi 25 janvier 2014

"Ses pensées, dévorées de jalousie, se battaient entre elles". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(ENTRAÎNE TON CŒUR A SOURIRE)

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"Allo? Comment ça je ne suis pas
dans le cadre? Décidément, vous
me prenez vraiment pour une Blonde, hein?"



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(Trouver de la neige pour les jeux olympiques de Sotchi
devenait de plus en plus urgent)



Comment la Russie
a fabriqué la neige des JO de Sotchi

JEANNE CAVELIER

   (...) « Sur la carte, il est difficile de trouver un endroit où la neige ne tomberait jamais, et où les sports d’hiver ne seraient pas populaires. Eh bien, Poutine a trouvé cet endroit et a décidé d’y organiser les Jeux olympiques d’hiver : dans la ville de Sotchi. » C’est ainsi que s’ouvre le rapport (1) de l’opposant russe Boris Nemtsov, ancien vice-Premier ministre, originaire de cette station balnéaire sur les bords de la mer Noire. Lieu de villégiature estival incontournable à l’époque soviétique et encore très prisé - en premier lieu par le pensionnaire du Kremlin - Sotchi exhibe ses palmiers, sur fond de paysages montagneux du Caucase. « Je suis allé skier là-bas il y a six ou sept semaines et je sais que de la vraie neige est garantie », assurait en 2007 le président russe pour défendre sa candidature devant le Comité international olympique, conquis. Quasi-vierge, la région n’abritait pourtant qu’une modeste station de ski fondée dans les années 1990, Krasnaïa Poliana.

   Celle-ci a été transformée en énorme complexe, où se dérouleront les épreuves extérieures. L’an dernier, la température sur ce site avoisinait les 8°C du 7 au 23 février, soit la période pendant laquelle doivent se tenir les JO. Une moyenne deux à quatre fois plus élevée que celle des cinq années précédentes. Mais la promesse du président sera tenue, quoi qu’il arrive. Pour éviter la déconvenue des Jeux de Vancouver – la ville n’était pas prête en 2010 à affronter son hiver le plus doux depuis 73 ans - le comité olympique de Sotchi a fait venir des spécialistes de la neige. Parmi eux, le Finlandais Mikko Martikainen a concocté un plan titanesque : créer d’immenses réserves de neige, à l’abri de la chaleur.(...) 

   (...) C’est ainsi qu’au printemps 2013, puis encore en décembre, près de 700 000 m³ de neige ont été entassés et stockés, pour la plus grande expérience de ce type au monde. Quatorze « collines » ont été érigées à plus de 1100 mètres d’altitude. Celles-ci sont formées d’un mélange de neige naturelle, apportée sur place par des dameuses, et artificielle, constituée à l’aide de canons. Certaines sont protégées par un tissu géotextile, d’autres par une couverture isolante. « La neige a une forte capacité réfrigérante en elle-même, explique Mikko Martikainen, pédégé de Snow Secure. Avec une bonne isolation, la fonte peut être inférieure à 10 % pendant l’été. » Le revêtement géotextile, une fois mouillé, garde le froid grâce à l’évaporation, comme dans une machine frigorifique. L’autre type de couverture, composée de polymères expansés (une matière plastique) de 2 à 4 centimètres d’épaisseur et placés entre deux feuilles d’aluminium, isole la neige tout en réfléchissant les rayons du soleil. Une fois les collines formées, il suffit ensuite de répartir la neige sur les pistes en utilisant la gravité et une surface plastique glissante, d’appeler à la rescousse des dameuses ou bien des camions pour la transporter.

   Les sept premières réserves de neige auraient coûté 250 millions de roubles (près de 5,5 millions d’euros), selon l’agence de presse Ria Novosti. Ce système se veut beaucoup plus économique et plus écologique que les unités de transformation de l’eau en neige, sortes d’énormes canons à neige, qu’il aurait fallu mettre en place dans des conditions de températures au-dessus de zéro. «Celles-ci consomment énormément d’électricité, indique l’expert. L’usine la plus chère utilise de l’azote liquide pour congeler l’eau, tandis que la grande majorité des systèmes fabriquent, à partir de l’eau, de la glace en flocons. Nous, nous exploitons simplement l’énergie de la nature. » Une seule usine de ce type a été mise en place, près du site de saut à ski et de combiné nordique, au cas où. (...)

   (...) En cas de besoin, le comité olympique pourrait potentiellement récupérer de ces stocks environ 450 000 m³ de neige. « C’est simplement une assurance : le revêtement a été retiré sur certains sites, mais ces stocks ne seront pas utilisés, estime Mikko Martikainen. Les 500 canons à neige ont pu fonctionner pendant tout le mois de décembre, donc la quantité sur les pistes sera suffisante, même si les températures remontent un peu dans les semaines à venir. » Et si cela ne suffisait pas encore, le président du comité d’organisation Dmitri Tchernichenko a assuré ses arrières : « Les chamans de l’Altaï ont organisé une cérémonie spéciale pour être sûrs qu’il y aura de la neige lors des Jeux de Sotchi », écrivait-il le mois dernier sur Twitter…

   Reste à savoir ce qu’il adviendra des stocks inutilisés. « Concentrées sur des petites surfaces, ces collines sont situées sur des pentes tout à fait instables d’un point de vue géologique, s’inquiète Suren Gazaryan, de l’association environnementale locale Veille écologique du Caucase du Nord (EWNC). La fonte facilitera les glissements de terrain et les coulées de boue. » Selon RosNedra, l’agence fédérale de l’utilisation du sous-sol, douze sites ont déjà subis des glissements de terrain, coulées de boue, phénomènes d’érosion ou d’effondrement dus à la préparation des JO. (...)

(1) « Les Jeux d’Hiver dans les subtropiques », mai 2013, coécrit avec Leonid Martynyuk, du mouvement d’opposition Solidarnost


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"Je m'envole... Je m'envoleeeuuu..."



(Dernière photo connue de la femme qui s'envolait)

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Luc Desle

vendredi 24 janvier 2014

"Le coeur des Vierges effarouchées, en persillade, c'était assez goûteux". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(TU NE PEUX ALLER DE L'AVANT
SI TU REGARDES EN ARRIÈRE)

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"Je suis là pour remonter les ventes désastreuses des BD...
et accessoirement le nombre de vues sur Tu Quoque."

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"Tu te rends compte? Les albums de BD publiés
n'atteignent pas les 4000 nouveautés l'année dernière...
- T'es sûr? C'est une catastrophe..."




Le marché de la bande dessinée 
marque le pas en 2013


Jean-Samuel Kriegk
Auteur du livre Art Ludique (Sonatine Editions)

   (...) Alors que depuis 17 ans la production d'albums de bande dessinée était chaque année en augmentation constante (jusqu'à +14,7% pour la seule année 2006), 2013 marque le pas avec une diminution de 7,3% du nombre de titres publiés. Un recul historique.

   Comme chaque année, Gilles Ratier de l'Association des Critiques et Journalistes de Bande Dessinée (ACBD) publie un très exhaustif bilan sur la production de bandes dessinées dans les territoires francophones européens. Et pour la première fois, ces chiffres sont en forte baisse et dressent le paysage d'un marché secoué.

   3 892 nouveaux albums de bande dessinée ont trouvé le chemin des librairies l'an passé, plus 880 rééditions. Si cette offre peut sembler pléthorique, le marché est concentré sur quelques gros titres : 117 albums seulement auront été publiés à plus de 50 000 exemplaires, avec des mises en place globalement en baisse. Le plus gros tirage (Astérix chez les Pictes) est - quand même - de 2,48 millions d'exemplaires. 

   Cette "locomotive" semble d'ailleurs avoir tiré le marché vers le haut, même si les chiffres de vente définitifs de 2013 n'ont pas encore été publiés. Le magazine spécialisé des professionnels du livre, Livres Hebdo, indiquait cependant il y a quelques semaines une baisse de 2% des ventes d'albums de bande dessinée sur les neuf premiers mois de 2013, là encore une mauvaise nouvelle pour un secteur qui semblait jusque-là épargné par la crise. Le passage au digital reste marginal et ne compensera pas ce recul, malgré une offre de plus en plus riche.

   Le marché des nouveautés fait la part belle à la BD franco-belge autant qu'au manga (40% de parts de marché chacun), tandis les comics américains représentent les 10% restant, boostés notamment par deux tomes de la série à succès Walking Dead. Le blockbuster du manga reste la série Naruto, avec un cumul de 800 000 exemplaires mis en place cette année sur quatre nouveaux tomes.

   Un dernier chiffre donné par l'ACBD : 1 492 auteurs réussiraient à vivre de la création de bandes dessinées sur le territoire francophone européen. Sachant qu'un album nécessite généralement la collaboration d'un dessinateur et d'un scénariste, on peut trouver qu'au final, peu d'albums font vivre leurs créateurs. (Bien observé...) (...) 



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"Hu?
- Cher Monsieur,  je suis représentant en
parfums et crèmes dépilatoires et... Mais, heu?
Pourquoi vous grognez comme ça?"


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Benoît Barvin