Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.

mardi 31 juillet 2012

"Ces femmes voilées s'obstinaient à passer sur de mutines bouches d’égout". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes: 


(TA VIE EST UN
MIRACULEUX MIRAGE)


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(Jeanne D'Arc avait des arguments contondants
créés par Dieu lui-même...)

"Jeanne D'Arc" Simon Bisley


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"Je suis votre nouveau 

détecteur de mensonges!
Vous aimez?"

En Arizona, un détecteur 
de mensonges (!) pour repérer les clandestins

   (...) Le département américain de la sécurité intérieure teste une nouvelle manière de repérer les clandestins qui voudraient passer la frontière.

   Un détecteur de mensonges a été mis en place à Nogales en Arizona, rapporte le Daily Beast. La machine, qui ressemble à un gros distributeur de billets (évidemment), pose des questions aux candidats à l’immigration et analyse ensuite leurs réponses. Un officier équipé d’une tablette reçoit ces résultats et une couleur verte, jaune ou rouge lui indique la fiabilité de leurs réponses.

   La machine est pour l’instant testée sur des candidats «de confiance» (des immigrés "jaunes", en quelque sorte) qui traversent la frontière régulièrement et veulent éviter les longues files d’attente. Le département de la sécurité intérieure et Aaron Elkins, un chercheur (?) qui a mis au point la machine, comptent l’utiliser systématiquement dans le futur pour protéger la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique.

   Elle pourrait aussi servir plus largement lors de sélection d’emplois, la protection d’immeubles et pour assurer la sécurité lors d’événements athlétiques majeurs (pour des mariages, pour déterminer la foi de nouveaux-convertis, pour savoir si mon oncle en est une, etc... ).

Lire sur:

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"Grrr... Y sont où, les pôvres?"


Dispersez-moi ces pauvres 
qui risquent de gâcher la fête !
Michele Hanson

   (...) Les travaux de déblaiement de notre site olympique sont tout à la fois minutieux et menés à grande échelle. Vagabonds, indigents, miséreux sont évacués - ainsi que leurs logements, jardins ouvriers et étals de marché. Les maisons de tolérance sont inspectées de la cave au grenier, les jeunes en sweat à capuche se font arrêter, l'amarrage des péniches sur la Lea, une rivière voisine, est passé de 600 à 7 000 livres par an [de 760 à 8 900 euros], et les abribus ont été dotés de nouveaux bancs sur lesquels il est impossible de dormir. Pendant ce temps, nos télés vont nous montrer des Olympiades étincelantes : cascades d'or, torches dorées, médaillés d'or, foules argentées. Avec un espoir : qu'il n'y ait pas un iota de saleté ni un seul sous-homme pour heurter les regards dans Londres fin juillet.

   C'est certain, le grand ménage ne sera pas facile. Laissez-moi vous faire une suggestion : si quelques-uns de ces pauvres disgracieux osent encore se montrer en août, qu'on les enchaîne les uns aux autres comme des forçats, vêtus de débardeurs marron et de shorts beiges, et qu'on leur fasse ramasser les détritus et décoller les chewing-gums des trottoirs aux petites heures du jour, afin que les touristes puissent s'éveiller dans une ville aussi immaculée que les idylliques plages de sable doré des mers du Sud.

   Puis, à la faveur de la nuit, des bus pourraient convoyer jusqu'à la côte les ramasseurs de détritus, qui rejoindraient quelque prison flottante amarrée au large d'un coin bien isolé du littoral. Toute tentative d'évasion serait facilement repérée par d'importants services de sécurité. Et le candidat à l'évasion serait... dispersé. (...)



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"Alors, les gouines, on se balade?
- Nous, on cause pas aux pédés"


(L'élégance et la dignité n'avaient jamais
été aussi ténues)

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Benoît Barvin

lundi 30 juillet 2012

"Le Kilikili du Kilimandjaro est un animal mythique et rarement aperçu". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:


(NE DONNE NI ENVIE NI PITIÉ.
DONNE)


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"Mais? Mais qu'est-ce que tu fais?
- Je t'aide à monter... 
Qu'est-ce que tu croyais?"



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"La discussion, je suis pas contre...
Pourvu qu'on soit à armes égales..."

Sin-City-Marv-frank-miller-

Frank Miller, Batman 
et le choc des civilisations
Soren Seelow 

   (...) Pour les amateurs de comics, le dessinateur et scénariste Frank Miller est un héros. Il a déringardisé Daredevil, l'avocat-justicier aveugle de Marvel, a inventé la série Sin City, qu'il a portée à l'écran, et fait entrer Batman dans le XXIe siècle.

   C'est sous son crayon, dans la série The Dark Knight Returns (1986), que Bruce Wayne troque ses gants mauves, sa panoplie de bat-gadgets et les "whizz bam" contre l'uniforme sombre du justicier gothique, ambigu et violent. Le genre est renouvelé : les super-héros vont les uns après les autres quitter leurs collants kitsch pour entrer dans la catégorie BD pour adultes.

   Artisan vénéré de la renaissance des comics, Frank Miller est pourtant un personnage contesté, que ses plus fidèles lecteurs ont parfois du mal à suivre. Provocateur, passionné d'armes à feu, néoconservateur assumé, partisan de la théorie du choc des civilisations, ses prises de position déclenchent des poussées d'urticaire chroniques dans la presse progressiste et déconcertent jusqu'à ses plus grands fans. (...)

   En 2006, il avait accordé une interview à la National Public Radio (lire la transcription en anglais), dans laquelle il justifiait l'intervention militaire en Irak au nom de la guerre contre le fascisme :
   "J'entends souvent les gens se demander pourquoi nous avons attaqué l'Irak, par exemple. Eh bien, nous nous en prenons à une idéologie. Personne ne demande pourquoi, après Pearl Harbor, nous avons attaqué l'Allemagne nazie. C'était parce que nous étions confrontés à une forme de fascisme global, et nous faisons la même chose aujourd'hui [...] Ces gens-là coupent des têtes. Ils traitent leurs femmes en esclaves, infligent des mutilations sexuelles à leurs filles : ils ne se comportent en aucune façon selon les normes culturelles auxquelles nous sommes sensibles. Je suis en train de parler dans un micro qui n'aurait jamais pu être produit par leur culture, et je vis dans une ville où 3 000 de mes voisins ont été tués par des voleurs d'avions qu'ils n'auraient jamais pu construire eux-mêmes."

   Frank Miller n'a pas sa langue, ni son stylo, dans sa poche. L'an dernier, ce génie du crayon s'est également fendu sur son site Internet d'un texte assassin, intitulé "Anarchie", dans lequel il démonte en règle le mouvement Occupy Wall Street :
   "Occupy n'est rien qu'un ramassis de malotrus, de voleurs et de violeurs, une masse indisciplinée nourrie à la nostalgie de Woodstock et empreinte d'une fausse vertu putride. Ces clowns ne font rien d'autre qu'affaiblir l'Amérique", face à la menace d'Al-Qaida et de l'islamisme. "Cet ennemi – qui n'est pas le vôtre, apparemment – doit ricaner, si ce n'est pas éclater de rire, en regardant votre spectacle vain, infantile et suicidaire". Il invite les Indignés américains à rentrer chez maman jouer à "Lord of Warcraft" ou à s'engager dans l'armée : "Mais ils risquent de ne pas vous laisser garder vos iPhones, les enfants."

   Dans l'univers des comics, d'inspiration majoritairement humaniste et libertaire, cette diatribe est mal passée. Vivement critiqué dans la presse progressiste, Frank Miller a même été lâché par une partie de son lectorat, qui a appelé à boycotter ses œuvres. Certains grands noms du monde des comics, comme Mark Millar, ont publiquement dénoncé ses propos. L'auteur de plusieurs épisodes de X-Men, Kick-Ass ou Nemesis a néanmoins volé au secours de son collègue en appelant "à ne pas le boycotter, pas plus que HP Lovecraft, Steve Ditko, David Mamet ou n'importe quel autre écrivain qui ne partagerait pas ma philosophie personnelle, mais dont je suis heureux d'avoir les œuvres sur mes étagères".

   Alan Moore, l'auteur de V pour Vendetta et de Watchmen, s'est montré moins compréhensif : "Je suis sûr que si Occupy Wall Street était un groupe de jeunes justiciers sociopathes le visage grimé en Batman, il y aurait été plus favorable", a-t-il déclaré, avant de s'en prendre à l'idéologie présente dans l'œuvre de Frank Miller. "J'ai trouvé que Sin City était d'une irréductible misogynie, que 300 était largement anhistorique, homophobe et parfaitement erroné. Je pense qu'il y a une sensibilité très déplaisante qui se dégage de l'œuvre de Frank Miller depuis assez longtemps." (...)

Lire l'article sur:

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"Grand vizir, faut-il que nous nous revêtissions
de notre voile?
- Pourquoi cela, esclave?
- Ah bon... Mais je croyais...
- Ne pense à rien d'autre qu'à ce que je pense,
Femme."


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"Que ceux qui veulent que je me voile 
approchent d'un pas...
Un seul..."


Les JO avec le foulard 
grâce aux barbus
 Kalvin Whiteoak

   (...) Les puissants émirs et autres indolents barbus phallocrates, assis sur leurs tas d’or et de pétrole et le coude reposant sur leur code de conduite issu tout droit de la charia, ont encore réussi leur coup.

   Les femmes en provenance des pays du Golfe et qui ont voulu être sportives aux JO auront le devoir de porter le voile, en compétition aussi bien sûr.

   Faut dire que les barbus ont mis pas mal de pognon, gagné à la sueur du front des bengalis, dans l’organisation de ce qui n’est plus franchement assimilable à autre chose qu’à un Maxi London Tour pour riches badauds.

   Le plus étonnant et choquant là-dedans est que le CIO, dans sa grande faiblesse et compromission, marche sur la Charte Olympique comme sur un vulgaire puceron invisible (fric et lâcheté, même combat).

   Cette dernière prévoit en effet à son article 16-1-3 que le serment de chaque membre, pays compris, comprendra les termes suivants: "Je m’engage à demeurer étranger à toute influence politique ou commerciale comme à toute considération de race ou de religion" .

   Vive les pétrodollars et qu’avec ces jeux, le monde oublie ceux qui n’ont pas de pain.
(et que la conn... soit sans fin, Amen)


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Benoît Barvin (et Jacques Damboise)

dimanche 29 juillet 2012

"Il était tête nue et c'était peu appétissant". Benoît Barvin in "Pensées têtues".

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Pensées pour nous-mêmes:

(SOIS LE SAGE PAS SAGE
DONT TU RÊVES)


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COURTS RÉCITS AU LONG COURS(36)
pcc Benoît Barvin


Puces

   Il ne comprenait pas, commençait à paniquer. Plus rien, dans son appartement de fonction, ne fonctionnait. Il désirait s'en aller, sortir de cet endroit qui ressemblait, maintenant, à une tombe, mais la porte refusait de reconnaître son empreinte génétique. Ce matin, la pendule s'était mise à sonner à pas d'heure et il avait dû la démolir, à grands coups de chaise. Oui, de chaise; une chaise qu'il avait saisie par le dossier et, l'arrachant du sol où elle avait été fixée, il s'en était servie comme d'une gigantesque masse. Une fois la pendule détruite,  il s'était mis à trembler, le corps soudain exsangue, ne comprenant pas les raisons de sa rage. Il s'était effondré sur le sol, avait mis du temps à reprendre ses esprits. 
   "Ils m'observent" avait-il pensé. "Ils vont venir... J'ai contrevenu aux 3 Lois de la bioéthique: "Jamais colérique ne seras. Jamais destructeur ne seras. Jamais revendicateur ne seras". Il avait attendu, dans la position du foetus, persuadé que la BR (1) allait intervenir, qu'ils s'empareraient de lui, qu'il serait mis dans un cul de basse fosse ou un CRI (2). Mais il ne se passa rien de tel. 
   Une heure plus tard, comprenant enfin que le drone miniature de l'appartement, lui non plus, ne fonctionnait pas, il s'était prestement habillé, avait programmé un petit-déjeuner puis, observant que la machine à café restait désespérément silencieuse, il avait eu un nouveau coup de mou. Il s'était assis devant son écran tactile, mais ce dernier était aussi en panne. En fait, la technique, ce jour, était "à la rue". L'expression le fit sourire.
   Il songea alors à Zoé, sa copine ou, plutôt, son ex-copine, celle qui avait tenté de le faire changer d'avis, de lui faire emprunter "une voie parallèle", ainsi qu'elle la nommait. Et qui avait disparu, la semaine précédente, lassée par lses atermoiements. 
   Elle appartenait aux Dissidents, celles et ceux qui avaient, une  fois pour toute, tourné le dos à la technique. Zoé, - petit bout de femme rigolote - qui l'avait égayé, tout en lui distillant des idées hautement subversives. 
   Certes, en apparence, elle était comme lui. Elle portait fièrement les tatouages rituels, ceux qui proclamaient que "la technique est tout", "l'argent fait toujours le bonheur", "Il n'y a jamais d'incertitude"... Comme lui, sous la peau, elle pouvait justifier de son port de RFID (3) réglementaire. Mais elle lui avait appris que sa puce distillait au Centre de fausses informations car les Hackers Ultimes, ainsi qu'ils se faisaient appeler, avaient tripatouillé dans le système et changé les lignes de programmation. La plupart venant des Noeuds du Système, ils savaient comment le contourner.
   Certes, les Dissidents n'étaient pas encore très nombreux. Il était plus simple d'être dans le moule, de se faire implanter sa RFID avec laquelle on effectuait tous les actes de la vie quotidienne, sans y penser. Les "Rebelles", comme les nommaient leurs puissants adversaires, ne pouvaient rallier que les citoyens  qui pensaient par eux-mêmes, qui refusaient de n'être qu'une excroissance d'un système dans lequel on n'était qu'une simple ligne d’algorithmes... 
   Zoé avait tout fait pour le faire changer d'avis, mais il avait hésité et, au final, elle avait disparu, du jour au lendemain. Et, aujourd'hui, le Système chancelait. Et il était seul, face à lui, prisonnier, piégé par un gigantesque "bug" informatique, il le sentait. Certes, dans sa prison/appartement - pour l'instant - il ne risquait rien, mais dans quelques heures, quand des ordres contradictoires allaient griller le système de refroidissement, qu'allait-il arriver? Il n'avait même pas la possibilité de sortir par la baie, donnant sur la Ville, puisque le lourd vantail d'acier trempé qui le défendait de possibles excursions était baissé... 
   Il commença à se sentir oppressé, tourna en rond, à la recherche d'un moyen d'échapper au piège, songeant à ses voisins qui, eux-aussi, devaient se trouver dans la même situation et...
   Soudain, un énorme bruit retentit, contre le vantail d'acier trempé. Un second le jeta à terre, car le coup avait fait résonner tout l'appartement. Il chercha des yeux son arme, se souvint qu'il l'avait donné au réparateur, la veille et que...
  Un nouveau coup fit trembler la pièce et, brusquement, le vantail parut s'envoler, dans un bruit d'enfer, en même temps que la baie explosait comme si on y venait d'y jeter une bombe. "La BR!" bredouilla-t-il en tentant de se dissimuler derrière le bar, un des rares meubles qu'on leur permettait d'avoir, dans ces appartements fonction.
   "Ethan! hurla une voix. Ethan! Tu es là?". Il reconnut le timbre de Zoé, se débusqua et eut alors la peur de sa vie. A quelques mètres de lui, la jeune fille chevauchait un étrange animal, au mufle d'enfer, naseau énorme, langue bifide claquant dans l'air. Il était muni de gigantesque pattes terminées par des griffes aussi grosses que les défenses des mythiques éléphants. Sa peau était écailleuse, ses ailes membraneuses...
   "Je suis venu te chercher, viens! Les HU ont balancé un virus qui est en train de véroler toute la toile. Le temps que les spécialistes trouvent une parade, on aura déguerpi d'ici, toi, moi et les autres, tous les autres... Dépêche!".
   Il avança comme un somnambule en direction du terrible assemblage: la Bête et la Belle, tous deux mêlés, l'attendant, l'espérant. Un dragon des légende, de ceux que Zoé disait pouvoir faire venir du fond des âges,  afin de retrouver l'Ancien Monde, celui où la technique n'était qu'un simple appoint et non la finalité de la vie. Les dragons, les enchanteurs, les fées... Cette nouvelle vie promettait d'être très différente de celle qu'il quittait. Et tellement plus jouissive...
   Il ne réfléchit pas plus longtemps, sauta prestement sur le dos du monstrueux dragon, se colla au corps souple et chaud de Zoé et il se laissa emporter dans ce nouvel univers des Contes...

1/ BR: Brigade du Regard.
2/ CRI: Centre de Redressement des Idées.
3/ RFID: puce biométrique.


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   Eliane Elias 
est une pianiste et chanteuse brésilienne, née le 14 mars 1960 à São Paulo.
   
   À l'origine pianiste de formation classique, Eliane Elias commence à se produire à l'âge de 17 ans en accompagnant des musiciens brésiliens Toquinho et Vinícius de Moraes. Elle se fait connaître internationalement en 1983, lorsqu'elle enregistre un disque avec le groupe de jazz Steps Ahead codirigé, à l'époque, par Mike Mainieri et Michael Brecker. Peu après, elle collabore avec le trompettiste Randy Breckerqu'elle épouse.

   C'est comme pianiste qu'elle enregistre les premiers albums sous son nom (avec des musiciens comme Jack DeJohnette, Eddie Gomez, Marc Johnson, Peter Erskine, Naná Vasconcelos, Oscar Castro-Neves...). Comme side(wo)man, on a pu l'entendre auprès de musiciens comme Gilberto Gil, Caetano Veloso, Gal Costa, Herbie Hancock, Joe Henderson, James Taylor, Michael Franks, Andy Summers, Earl Klugh, Toots Thielemans,...

   Depuis quelques années, tout en continuant sa carrière de pianiste, profitant du regain d'intérêt du public pour le jazz vocal et la bossa, elle enregistre des albums comme chanteuse. Ses derniers albums (Dreamer etAround the City) ont d'ailleurs connu un important succès commercial, avec ses reprises de Bossa Nova, agrémentées de son talent naturel pour l'improvisation pianistique de haute volée. Son quartet avec Marc Johnson (Contrebasse) Satoshi Takeshi (batterie) et Gustavo Salieri (guitare brésilienne à 8 cordes) écume les festivals en 2005 2006 et 2007 à venir.
   Au début de 2008, elle enregistre un album qui se nomme "Something for you" en hommage au pianiste de Jazz Bill Evans.

   Ajoutons qu'elle a rejoint le splus grandes chanteuses de ce répertoire, mi tendre, mi jazzy, teinté d'une bossa-nova tout en douceur, avec des interprétations qui donnent du sens au mot "grâce".


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ELIANE ELIAS Light my Fire




THE DOORS - LIGHT MY FIRE LYRICS
Writer(s): PICOTTO, MAURO / PUNTILLO, ANTONIO /
 BORTOLOTTI, GIANFRANCO / FANINI, CARL


You know that it would be untrue
You know that I would be a liar
If I was to say to you
Girl, we couldn't get much higher

Come on baby, light my fire
Come on baby, light my fire
Try to set the night on fire

The time to hesitate is through
No time to wallow in the mire
Try now we can only lose
And our love become a funeral pyre

Come on baby, light my fire
Come on baby, light my fire
Try to set the night on fire, yeah

The time to hesitate is through
No time to wallow in the mire
Try now we can only lose
And our love become a funeral pyre

Come on baby, light my fire
Come on baby, light my fire
Try to set the night on fire, yeah

You know that it would be untrue
You know that I would be a liar
If I was to say to you
Girl, we couldn't get much higher

Come on baby, light my fire
Come on baby, light my fire
Try to set the night on fire
Try to set the night on fire
Try to set the night on fire
Try to set the night on fire 

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ELIANE ELIAS Take Five


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ELIANE ELIAS  So Nice (Samba de Verao)




SO NICE (Summer Samba)
(Lyrics by Paulo Sérgio Valle, Norman Gimbel)

Someone to hold me tight
That would be very nice
Someone to love me right
That would be very nice
Someone to understand
Each little dream in me
Someone to take my hand
And be a team with me

So nice, life would be so nice
If one day I'd find
Someone who would take my hand
And samba through life with me

Someone to cling to me
Stay with me right or wrong
Someone to sing to me
Some little samba song
Someone to take my heart
And give his heart to me
Someone who's ready to
Give love a start with me

Oh yeah, that would be so nice
I could see you and me, that would be nice


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Nadine Estrella

samedi 28 juillet 2012

"Cette fille chaude comme la braise était bien utile en hiver". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(PENSE PAR TOI-MÊME
EN PASSANT PAR LES AUTRES)

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(Étonnamment, cette nouvelle tenue de femme voilée
ne plut pas aux différentes autorités religieuses..."

(Source: phantomoftheradio)

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"Moi, je suis super dispo,
mais je trouve personne.
C'est à n'y rien comprendre"


Je veux comprendre… 
le slut-shaming
Pondu par Lady Dylan 

   (...) Le slut-shaming, que l’on pourrait traduire par « stigmatisation des salopes », consiste à rabaisser ou culpabiliser une femme à cause de son comportement sexuel (pratiques, nombre de partenaires, vêtements « provocants »…). Concrètement, c’est votre camarade de classe qui raconte à tout le monde qu’une telle est « une vraie salope » parce que c’est elle qui l’a dragué pour qu’il finisse dans son lit. C’est votre copine qui dit que cette fille est une pute parce qu’elle coucherait avec n’importe qui. (...)

   (...) Il y a aussi ces groupes Facebook du type « Certaines devraient apprendre à fermer leurs jambes avant d’ouvrir leur bouche », ou ces « blagues » visant à humilier une femme en extrapolant sur sa sexualité – je pense aux photomontages de Marion Maréchal-Le Pen avec un pénis noir dans la bouche. Le problème, c’est que ce type d’humour entretient l’idée que le sexe est dégradant pour les femmes. (...)

   (...) Commençons par les dommages les plus évidents : le slut-shaming blesse les personnes qui en sont victimes. Il peut même faire des morts, comme cette jeune américaine de treize ans qui s’est suicidée en mai dernier après des mois de harcèlement. Des filles avaient écrit « slut » sur son casier, et elle avait reçu des menaces de viol. Le rapport avec « Your boobs go inside your shirt » ? Une culture qui considère les filles sexuellement actives comme des salopes – en l’occurrence cette collégienne n’avait même jamais embrassé un garçon, mais les « réputations » n’ont jamais attendu la réalité.

   À un niveau plus global, le slut-shaming encourage le viol : si une femme a certains vêtements ou comportements, cela signifierait qu’elle ne peut pas dire non (puisqu’elle aime ça, puisqu’elle le cherche…). Du coup, les filles veulent éviter d’avoir une réputation de salope de peur de se faire agresser ; du coup, ces comportements deviennent de plus en plus stigmatisés – et la liste de ce qui est provoquant s’agrandit de plus en plus. Cercle vicieux.

   (...) Nous avons tous intérêt à combattre le slut-shaming : les femmes, pour avoir la liberté de s’habiller et de se comporter comme elles l’entendent ; mais aussi les hommes hétérosexuels, puisque ce n’est pas franchement productif d’insulter les filles avec qui on couche si on a envie de recoucher avec elles, et parce que c’est plus marrant de coucher avec quelqu’un qui s’éclate plutôt qu’avec quelqu’un qui a peur d’être mal considérée si elle se lâche.

   Alors, que faire pour combattre le slut-shaming ? Dans les initiatives collectives il y a les SlutWalks, qui sont spécialement dirigées contre le viol. On peut choisir de récupérer le terme, et de participer à « Sluts Unite ». On peut surtout continuer à se comporter comme on l’entend (...)
A lire sur:
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"Oh Mon Dieu! Le Fantôme Palpeur est de retour..."

Bill Randall (by oldcarguy41)
http://mudwerks.tumblr.com/

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(Ces lunettes X Ray laissaient passer 
la lumière, et la chaleur qui s'ensuivait
était très agréable)

Quand les fenêtres transformeront 
la lumière du soleil en électricité…
Michel Alberganti 

   (...) Les plus courants capteurs de lumière solaire existants ne sont autres que… les fenêtres. Elles sont partout, dans les maisons et les immeubles, de la lucarne à la baie vitrée voire à la paroi extérieure elle-même de certaines tours. Leur fonction est de laisser entrer la lumière à l’intérieur des habitations et autres bureaux. Or, cette lumière pourrait fort bien être transformée en électricité grâce au fameux effet photoélectrique déjà exploité par les cellules solaires. Alors peut-on envisager de tirer partie de la gigantesque quantité de lumière qui traverse nos fenêtres pour… produire du courant ? Vous penserez immédiatement que si cela revient à obstruer nos fenêtres avec une sorte de volet photovoltaïque. Une solution guère lumineuse. Mais si les capteurs étaient transparents ? Cela changerait tout. Encore faut-il que cela soit possible, ce que les cellules solaires en silicium laissent mal entrevoir. (...)

   (...) Depuis quelques années, se développe une technologie susceptible s’apporter une solution au dilemme lumière ou électricité. Il s’agit des capteurs photovoltaïques en polymères. Il suffirait que ces derniers soient transparents pour qu’ils s’ouvrent le fabuleux marché de la fenêtre. Pour les seules poses de nouvelles fenêtres et le remplacement d’anciennes, il se fabrique entre 10 et 12 millions de fenêtres par an en France. Une équipe de chercheurs de plusieurs universités américaines dont celle de Californie Los Angeles (UCLA) ont publié en juillet 2012 un article dans la revue ACS Nano sur, justement, des cellules solaires polymères “visiblement transparentes”, selon leur expression.(...)

   L’idée des chercheurs est de capter le rayonnement infrarouge de la lumière incidente et de laisser passer le plus possible le reste des longueurs d’onde. A priori, aucune perte importante dans le spectre visible traversant puisque le verre ne laisse, de toutes façons, pas passer les infrarouges ce qui permet de l’utiliser dans les capteurs thermiques (effet de serre). Néanmoins, le film de polymère n’est pas, lui-même, absolument transparent à la lumière visible. Il laisse ainsi passer environ 66% du rayonnement solaire ce qui (...) n’obscurcit que faiblement la fenêtre. Et surtout, la fine cellule transforme 4% de l’énergie reçue en électricité. Un rendement bien inférieur à celui des cellules photovoltaïques en silicium qui atteignent aujourd’hui de 15 à 20%. (...)
Lire sur:


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Benoît Barvin (et Blanche Baptiste)

vendredi 27 juillet 2012

"L'assassin aux framboise écrasées mettait beaucoup de temps pour tuer ses victimes". Jacques Damboise in "Pensées aux petits petons".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE CITRON NE SE MÉLANGE PAS
A L'ORANGE, IL S’ADDITIONNE)

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"Obanga!
- N'gamo, N'gamo!
- Balongo!"
(Voix de femme)
"- Pfff... 
Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre..."

The origin of the term “Going Apeshit.”

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"Oh Mon Dieu, ces Chinois sont de plus 
en plus grands...
- Immenses, même, je dirais...
Mmmm..."


«L'ambition de la Chine 
c'est de faire du business en Afrique»
(Ah bon?)

   François Lafargue, spécialiste de la Chine, professeur à l'école ESG et Philippe Hugon, directeur de recherche à l’Iris, en charge de l’Afrique, reviennent sur les conséquences de la présence chinoise en Afrique.

   /Pourquoi la Chine a-t-elle doublé récemment son «aide» (20 milliards de dollars) à l’Afrique ?

   F.L. D’abord on ne sait pas ce que désigne ce terme de prêt car la Chine mélange un peu tout. Il faut différencier les prêts publics, les dons, et les prêts qui sont accordés par les entreprises publiques chinoises. Ces aides ne sont souvent que des investissements de la part des entreprises.

   P.H. Les 20 milliards de dollars sont des crédits, donc des prêts. Mais le problème, c’est que l’on ne connaît pas leur taux d’intérêts. La Chine a juste fait un effet d’annonce et ce qu’il faudrait savoir, c’est la nature exacte des contrats.

   /Quelles sont les motivations de la présence chinoise en Afrique ?

   F.L. Elles sont de plusieurs ordres. Tout d’abord, il y a une motivation énergétique : l’Afrique a 10% des réserves mondiales de pétrole. Etant donné que la Chine est très énergivore, elle entretient des relations étroites avec les pays pétroliers tels le Soudan ou la Libye. Il y a aussi une motivation minière : ce qui l’intéresse particulièrement, ce sont les minerais stratégiques (or, titane etc.) que l’on trouve notamment en Afrique australe (Zimbabwe, Afrique du Sud etc.). Le dernier facteur est d’ordre commercial car le continent africain, c’est un milliard de consommateurs ! Certes, c’est une population qui a encore un faible pouvoir d’achat, mais les entreprises chinoises connaissent très bien ce marché puisqu’il ressemble à celui de leur pays. Ainsi, ils savent qu’il faut des produits simples, faciles a réparer, sans forcément de haute technologie.

   P.H. Pour maintenir sa croissance, la Chine à absolument besoin de ressources naturelles, et l’essentiel se trouve en Afrique. La deuxième raison, c’est que la Chine est une puissance émergente, et l’Afrique fait partie de sa «mondialisation». L’Afrique est aussi un déversoir de la population chinoise, qui vient migrer sur le continent [750 000 Chinois en 2007 contre moins de 100 000 Français, ndlr], ce qui permet aussi le développement de sa culture. (...)
Lire sur:


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"Si j'aime la philosophie kantienne? C'tte question! 
Evidently. Sans le maître, rien n'aurait été possible"

Le porte-jarretelles 
du point de vue pragmatique, 
par Emmanuel Kant
Sophie Chassat
Philosophe, blogueuse 
sur la chaine Trendy de Letudiant.fr

   (...) Thomas de Quincey nous le dévoile dans son caustique ouvrage "Les Derniers jours d'Emmanuel Kant". En s'appuyant sur des faits biographiques avérés, l'auteur des Confessions d'un mangeur d'opium décrit, à travers un Kant vieillissant, le spectacle tout à la fois grotesque et tragique de la déchéance d'une intelligence exceptionnelle. De Quincey représente notamment comment le rythme implacable des journées d'un Kant obsédé par le respect d'un emploi du temps tiré au cordeau, se détraque peu à peu, du fait de faiblesses, d'oublis, d'absences. (...)

   Or, parmi les rituels qui scandent la journée du philosophe, se trouve celui de la mise de son porte-jarretelles... Si je vous dis que ce dessous érotique n'existait pas encore du temps de Kant (18e siècle), vous aurez vite compris qu'en plus de le porter, ce dernier l'a inventé! Ce grand penseur était donc un pervers? Un travesti refoulé? Un original loufoque? Vous risquez d'être déçu... (...)

   Kant n'était rien de tout ça, il était juste pragmatique. A l'époque, les hommes comme les femmes portent des bas et ceux-ci sont maintenus par des rubans qu'on noue autour de la jambe. Mais pour notre philosophe, ce système présente un inconvénient majeur: le sang circule mal si on enserre une partie du corps et c'est toute l'activité de la pensée qui peut alors s'en trouver perturbée... De plus, Kant effectue chaque jour une invariable promenade dans les rues de Königsberg, sa ville natale qu'il n'a jamais quittée: mais quand on marche et qu'on refuse de porter un ruban pour maintenir ses bas, ces derniers vous dégringolent aux chevilles! Pas possible de se retrouver dans une telle posture quand on est le sérieux et respecté auteur de la Critique de la Raison pure. Une seule solution: inventer un mécanisme capable de maintenir ses bas sans constituer un danger pour la santé. Le porte-jarretelles était né: origine bien peu sensuelle pour un accessoire dont l'affriolant destin aurait horrifié Kant! (...)


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(Les tueuses d'idées reçues en pleine action)

(via junk-yard-doll)


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Benoît Barvin (et Blanche Baptiste, Jacques Damboise)