Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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vendredi 14 juin 2013

"Ces pensées malhonnêtes étaient toujours à l'affût d'un mauvais coup". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(TA DIFFÉRENCE EST UNE CHANCE )

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LONG RÉCIT AU LONG COURS (1/37)
pcc Benoît Barvin et Blanche Baptiste

   Dans les carnets de Soeur Camille de l'Incarnation, on lit toute la détresse de la jeune femme après la "disparition" de son frère tant aimé...

ANGÉLUS 
ou 
LES SECRETS DE L’IMPALPABLE

Heathcliff Capet Chénier

CHAPITRE 14 

   Elaine hésita un moment à proximité de la boutique de l’apothicaire. Elle attendait qu’il n’y ait personne dans le magasin pour en pousser la porte, mais un flot continuel de patients entrait et sortait. Il s’agissait de gens du peuple mais également de bourgeois et de notables. Elle reconnut un adjoint du maire que Soeur Adèle lui avait désigné, sur le marché 

   Tous ces gens étaient laids car porteurs de nombreuses tares. L’un avait la peau du visage gangrené, alors qu’un autre arborait des mains recouvertes de minuscules cloques rougeâtres. Une troisième patiente se grattait ostensiblement et, l’apercevant, vint lui parler d’une démangeaison terrible qui l’empêchait de dormir. 

   Enfin le flot se tarit car on était proche de l’heure de la fermeture. Elaine patienta encore un moment puis, prenant son courage à deux mains, elle entra dans la boutique. A l’intérieur, nombre de bocaux encombraient les étagères et la banque. Plusieurs armoires fermées, aux portes grillagées, contenaient tout un matériel destiné à la confection d’onguents, de poudres et de plantes séchées. Il y avait là des bouteilles aux panses sphériques pour l’eau distillée, des pots à canon, des vases, des mortiers en fer pour broyer les plantes ainsi que des entonnoirs, des ballons au verre transparent et deux balances afin de peser les différents ingrédients. Une odeur douceâtre flottait dans l’air. 

   Elaine se laissa pénétrer par le parfum légèrement sucré, goûtant le calme de la boutique. Son regard dérivait toujours alentour, détaillant le parquet ciré, la petite table ronde sur laquelle avaient été posés des bocaux remplis de réglisses, de plantes séchées, de sucreries destinées aux différents maux de gorge. 

   Son oeil s’arrêta sur la devanture d’où parvenait encore la lumière de la rue, cette devanture qui l’avait tellement impressionnée lorsqu’elle y avait vu la main étrange déplacer un flacon... 

   - Mademoiselle ? 

   La voix la fit sursauter et elle porta sa main à la bouche pour étouffer un cri de peur. 

   Une silhouette venait de se matérialiser, derrière la banque. Comme il faisait clair dans la boutique, Elaine put détailler à son aise l’apothicaire, cet Angélus Gabrielli qu’elle soupçonnait être à l’origine de la mort étrange de son bien-aimé Adrien. 

   C’était un homme de haute taille, aux cheveux d’un blond pâle. Les traits du visage étaient réguliers, le regard profond et, quand elle le croisa, la jeune femme se sentit aussitôt fondre. Ces yeux hésitant entre le bleu et le vert vous sondaient jusqu’à l’âme, et l’on perdait instantanément ses moyens, happé par l’iris qui semblait tournoyer et vous emportait dans une autre dimension. 

   Il fallut qu’Elaine fasse un gros effort sur elle-même pour échapper à ce regard hypnotique. Elle se pinça discrètement le bras et la douleur la fit réagir. 

   « Ce que je peux être sotte ! » songea-t-elle, agacée par son attitude. 

   - J’étais venue pour... une crème, balbutia-t-elle, mal à l’aise. J’ai des démangeaisons et... 

   - Vous n’êtes pas de Fontseranne, n’est-ce pas ? 

   La voix de l’apothicaire était aussi captivante que son regard. On aurait dit qu’elle vous cajolait, qu’elle ondoyait autour de vous et, pour peu que l’on soit réceptive, elle aspirait votre volonté, vous laissant sans force, tout à sa merci. 

   - Je suis de l’Espigouze, répondit Elaine, en tentant de ne pas sombrer à nouveau. Je m’appelle Elaine Cantagril... Actuellement, je suis chez les Soeurs... J’ai récemment perdu mon fiancé et j’étais si malheureuse que je leur ai demandé l’hospitalité et... 

   Elle cessa de parler, se traitant in-petto de commère et de folle. Pourquoi donc racontait-elle à cet étranger les raisons qui l’amenaient à Fontseranne ? N’était-elle pas justement persuadée que cet homme était responsable du décès d’Adrien ? Et la voilà qui se confiait à lui, qui lui avouait presque les raisons de sa présence dans son magasin. Avait-elle vraiment perdu la raison ? 

   Déjà, son désir légitime de vengeance s’effritait. Devant cet Angélus Gabrielli, elle se sentait désarmée et cette constatation la bouleversa. 

   - Veuillez accepter mes condoléances, Elaine, fit l’apothicaire en contournant la banque et en s’approchant d’elle. 

   De près, il la dépassait d’une bonne tête. Son visage lui parut étrange. Certes, cet homme, qui devait approcher de la trentaine, était beau, mais sa peau paraissait bizarrement élastique, épousant tous les contours du visage avec une trop grande perfection. 

   Quand il sourit, Elaine se rendit compte qu’il n’y avait que la bouche qui s’affinait, car seules les commissures des lèvres s’incurvaient vers le haut. Les pommettes ne se creusaient pas et les yeux restaient immobiles, un peu comme si ce visage était formé de plusieurs morceaux, indépendants les uns des autres. Pour échapper au malaise, la jeune femme baissa les yeux tout en bredouillant. 

   - Je vous remercie... Vous avez ici de nombreux produits, n’est-ce pas ? 

   - Je suis un modeste apothicaire, mais les gens du village me font confiance et, en accompagnement du docteur Gleize, j’essaie de les aider à surmonter certains problèmes de santé. 

   La jeune femme comprit qu’il lui fallait aller de l’avant et, sans réfléchir, elle demanda : 

   - Avez-vous une spécialité, Monsieur Gabrielli ?

***
(A Suivre)

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"Haro sur les satanistes et...
- Heu... Vous en êtes un, non?
- Oui, et alors? D'abord, je dis
ce que je veux et comme je veux!"


Boutin et consorts, homophobes palmés
Patrick Schindler

   (...) Ça faisait longtemps qu’elle n’avait pas sorti sa bible, la Boutin… Chef de file du Parti chrétien démocrate, elle s’est bien fait remarquer à propos de la loi sur le mariage pour tous, et pas plus tard que le jour de la dernière manif organisée par la droite et soutenue par une kyrielle de groupuscules néonazis. Invitée sur les ondes de RMC (quelle idée !) à commenter la Palme d’or décernée durant le Festival de Canne au film La Vie d’Adèle, qui évoque une histoire d’amour entre deux femmes, celle-ci a resorti son fiel légendaire :

    « La mode, c’est les gays, on est envahi de gays […], on ne peut pas voir un film à la télévision, une série, sans qu’il y ait les gays qui s’expriment. Maintenant, c’est la Palme d’or. Bon, ça va quoi ! » Petite indication à cette dame patronnesse : la mode gay était une réalité dans les années 1970, où une rock star ne pouvait pas se permettre, s’il voulait briller sous les étoiles de la scène, de chanter avec un look viril (Bowie, Jagger, Brian Ferry, etc.) et elle est bien loin derrière nous… Il n’y a qu’à lire les rapports des associations qui listent les femmes, trans et gays victimes de l’homophobie en France comme presque partout ailleurs, pour admettre que, le moins que l’on puisse dire, c’est que : la mode n’est plus aux gays ! 

   Ce qui semble le plus agacer la dame, c’est que les homosexuel ont obtenu les mêmes droits que les hétéros (mariage civil et adoption). On suppose qu’elle use ses chapelets à prier pour que les homos «n’obtiennent jamais le droit de se marier à l’église». Mais, ce qu’ignore dame Boutin, c’est que la grande majorité des gays ne veulent pas se marier, ni à la mairie ni, encore moins, à l’église. Par exemple, en dix ans d’existence d’une telle loi en Belgique, le pays ne compte que 5 % d’homos à être passés devant le bourgmestre ! Avec pour seules motivations, soit de pouvoir élever leurs enfants comme tout le monde, soit de transmettre leur biens acquis ensemble à leur partenaire plutôt que de les voir filer sous la coupe de la « sacro-sainte » famille… Pas de quoi couper trois pattes à un canard, donc ! 

   Mais dame Boutin n’est pas la seule, ces derniers temps, à vomir religieusement sur les «invertis». Frigide Barjot, la bien nommée, se définit comme une « républicaine gaulliste viscéralement attachée à son pays et à ses racines chrétiennes » et annonce qu’elle va se présenter aux municipales (avec le renfort des voix des fachos ?). Un autre meneur de la Manif pour tous, Tugdual Derville, lutteur de fond contre l’euthanasie et l’avortement, souhaite, lui, créer un courant « d’écologie humaine dans le respect de la dignité ». Amen ! Sa partenaire de manif, Béatrice Bourges, qui, comme son nom l’indique, porte tout le charme discret de la bourgeoisie, n’en reste pas moins entachée d’un passé teinté d’une touche de Jeunesses identitaires, d’un zeste de GUD et d’un glaçage de Civitas. Bas les masques ! 

   Enfin, Ludovine de La Rochère, leur présidente, souhaite, elle, nous « faire vivre le plus grand mouvement social que la France ait connu depuis Mai 68 ». Rien que ça ! Tout en «menaçant de sanctionner ceux qui ne se seront pas prononcés contre le mariage gay» (démocratie, vous avez dit démocratie). Plus de quarante années de luttes acharnées pour que les femmes puissent disposer de leur corps et pour que les homos aient les mêmes droits que les hétéros ne m’ont pas épuisé. 

   S’il faut tout recommencer de zéro, pour qu’enfin ces réacs et fachos comprennent que nous en avons « ras-le-cul » de ne pas être respectés dans nos choix, dans nos vies, de nous faire nier, insulter, culpabiliser sous prétexte que nous ne sommes qu’une minorité, eh bien nous sommes prêts pour le combat : homophobie, no pasaran !


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"Comment ça, j'aurais fait une fausse note?!"


TENTIGINOUS  [adjective]
1. stiff; stretched; strained.
2. lustful, or pertaining to lust; lust provoking.


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"Madame, je vous remercie pour
vos précieux conseils... Mais...
heu... Je croyais qu'ils étaient gratuits et..."

jane-austen-ecrivain-litterature-feminine

Les conseils d’écriture de Joyce Carol Oates
Nathalie lenoir

   Voici les conseils d’écriture, pleins d’humour et de finesse, que Joyce Carol Oates a confiés au Guardian, et leur traduction:

   1. Don’t try to anticipate an « ideal reader » – there may be one, but he/she is reading someone else.

   N’essayez pas d’anticiper un lecteur « idéal » – il existe peut-être, mais il lit un autre auteur.

   2. Don’t try to anticipate an « ideal reader » – except for yourself perhaps, sometime in the future.

   N’essayez pas d’anticiper un lecteur « idéal » – sauf peut-être pour vous même, un jour dans le futur.

   3. Be your own editor/critic. Sympathetic but merciless!

   Soyez votre propre éditeur/critique. Empathique mais sans pitié!

   4. Unless you are writing something very avant-garde – all gnarled, snarled and «obscure» – be alert for possibilities of paragraphing.

   A moins d’écrire un texte très « avant-garde » – tout noueux, grondant et obscur – soyez à l’affût des possibilités de créer des paragraphes.

   5. Unless you are writing something very post-modernist – self-conscious, self-reflexive and « provocative » – be alert for possibilities of using plain familiar words in place of polysyllabic « big » words.

   A moins d’être en train d’écrire quelque chose de très postmoderne - conscient de soi, autoréflexif et « provocateur » – soyez à l’affût des possibilités d’utiliser des mots simples et familiers en lieu et place de « grands » mots polysyllabiques.

   6. Keep in mind Oscar Wilde: « A little sincerity is a dangerous thing, and a great deal of it is absolutely fatal. »

   Gardez en tête cette maxime d’Oscar Wilde: « Une légère dose de sincérité est dangereuse, et une large dose est absolument fatale. »

   7. Keep a light, hopeful heart. But expect the worst.

   Gardez un coeur léger et plein d’espoir. Mais attendez-vous au pire.

   Je surkiffe, pas vous? (heu... Surkiffer, vraiment?)   Si vous appréciez la plume de Joyce Carol Oates, je vous recommande vivement le joli portrait que lui a consacré The Guardian et cet intéressant témoignage.

En savoir plus sur 

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Benoît Barvin

vendredi 31 mai 2013

"Bien culottée, cette pipe fit du gringue à son propriétaire". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LES NUAGES SONT L'OMBRE PORTÉE
DE TES SOMBRES PENSÉES)

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LONG RÉCIT AU LONG COURS (1/24)

pcc Benoît Barvin et Blanche Baptiste
   Le jeune Angélus a raconté comment la jalousie des gens du village ont contribué à faire de lui un monstre...

ANGÉLUS 

ou 
LES SECRETS DE L’IMPALPABLE




   Quelle horrible et insupportable souffrance cela avait été, à tel point qu’il en avait hurlé, lui qui n’élevait jamais la voix ; lui qui n’avait connu jusqu’à présent sur son corps, grâce aux attentions de Camille, que les gestes les plus doux et les sensations les plus suaves.

   Sur ce corps cajolé, adopté, aimé depuis tant d’années, la vague brûlante s’était étendue à la vitesse d’un cheval au galop et c’était toute sa surface qu’il ressentait comme douloureuse, un peu comme si des milliers d’échardes se soient soudain amusées à le piquer, sans laisser un seul millimètre carré de libre. Une chaleur intense avait fait bouillir sa poitrine et il s’était brusquement senti étouffer, ce qui l’avait obligé à ouvrir la bouche comme le font les poissons, sur la grève, pour crier leur muette souffrance. La sienne fut bruyante, insupportable à entendre.

   Une âme charitable l’avait certainement tiré hardiment de l’eau bouillante. Il ne savait plus car tout son être suffoquait, assailli et meurtri dans tous ses pores et dans chaque cellule. Il s’était donc recroquevillé quelque part, dans un coin où rien, plus rien, ne pouvait l’atteindre. 

   Puis lui étaient parvenue cette horrible odeur de brûlé, ce grésillement dont il ne sut jamais s’il les avait rêvés ou si ses narines et son ouïe les avaient réellement perçus.

   Après cette brûlure dont le feu semblait ne pas vouloir s’éteindre, il y avait eu les tiraillements de la peau, la démangeaison constante des chairs et, pire, la très nette impression, par endroit, que la vie s’était retirée d’une zone de l’épiderme et du derme, créant ainsi tout un espace nécrosé, insensible, uniquement localisable par sa périphérie douloureuse et tuméfiée.

   Il fallait réagir vite et Angélus fit appel à sa formidable mémoire pour retrouver les formules capables de le sauver. C’est alors que lui revinrent des protocoles cachés au fin fond de sa conscience et que, jusqu’à ce jour, il n’avait jamais mis en pratique. Les phrases qu’il dicta à Camille furent précises et sans appel.

   Pas un instant il ne songea que ces formules pussent lui avoir été dictées par un quelconque ange gardien. Seuls son flair et son intelligence lui procuraient son savoir. De cela, il ne doutait pas. Par contre, quel ne fut pas son anéantissement lorsque, au bout de quinze jours, il put se voir dans une glace ; lorsqu’il put toucher sa peau lardée de cicatrices et de chéloïdes qui ne s’effaceraient jamais ! Et surtout : quelle angoisse mortelle il ressentit en découvrant que sa main gauche ne répondait plus aux sollicitations tactiles.

   Alors, dans son esprit enfiévré, germa l’idée de vengeance. Tout son savoir actuel et à venir il allait le mettre, non pas au service de sa simple satisfaction personnelle, mais à celui d’une vengeance aussi cruelle qu’inutile, il le savait bien, car ses bourreaux étaient déjà châtiés dans leur physique, et ce depuis leur naissance. Mais, désormais, il lui serait impossible de raisonner autrement.

   En raison de sa nouvelle apparence, Angélus était à présent devenu leur égal. Il aurait pu alors être des leurs, par sa laideur et sa gaucherie. Mais s’ils étaient frères en apparence, ils ne l’étaient pas en intelligence. Là se situait vraiment la différence, et eux n’avaient pu le comprendre. En l’enlaidissant, ils avaient pensé qu’il serait désormais leur semblable. Mais non ; Angélus n’était pas comme eux, ne pourrait jamais être comme eux.

   Lui qui n’avait demandé, pendant son enfance, que la reconnaissance, réclamait soudain intérieurement le droit à la différence, voire le droit à la supériorité incontestable, puisqu’il ne ressemblait à rien de connu. 

   Sa nouvelle laideur fit surgir en lui un insurmontable orgueil qui se nourrit de sa détresse, de sa désillusion et de l’anéantissement de ses espoirs. Plus jamais Angélus ne voguerait dans le monde en le survolant. Le temps où la vie lui apparaissait comme un vaste océan, sur lequel ne soufflaient que des alizés l’emportant à l’aventure, était définitivement clos. 

   Le plan était à présent clair dans son esprit : Il fallait qu’il se rétablisse pour fuir au plus vite ce lieu, quitte, pourquoi pas ? à disparaître pendant un moment afin de se faire oublier. Pendant ce temps, il fourbirait les armes d’une vengeance terrible.
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(A Suivre)

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"J'inviterais bien l'éminent Allègre,
mais je crains qu'on soit un peu juste,
question place..."

Tout va très mal, madame la Banquise...

   (...) Ils appellent ça « le phénomène de la météo inversée », ayant constaté qu’au moment où en Europe du Sud on a gardé les pulls, à Moscou, on mesurait 25° à l’ombre jusqu’en Laponie, ou en affichait vaillamment 23°. En même temps, le mercure ne dépassait pas 14° àMadrid, ou 15° à Rome…alors qu’il neigeait à Saragosse. La neige était attendue à 600 mètres pour la journée du 23 mai dans les Ardennes. 

   Que faut-il en penser ? Certes, aussi rare que soit cette situation, on peut, en remontant dans le temps en trouver d’identiques, mais lorsqu’on observe à quelle vitesse fondent la banquise, les glaciers…il y a tout de même de quoi s’interroger. D’autant que, récemment, Claude Allègre, le négationniste du réchauffement climatique, a fini par avouer « avoir reçu des cadeaux » de la part de certains groupes industriels.

   C’est lors d’un débat animé par Nicolas Demorant, face au député européen Yannick Jadot, que ce chercheur si contesté aurait avoué en coulisse, une fois le débat fini « qu’il n’était pas climatologue, qu’il avait juste besoin de refaire parler de lui pour revenir éventuellement sur la scène politique, et surtout qu’il aurait touché des avantages en nature de la part de groupes industriels liés aux biotechnologie et au pétrole »…ajoutant qu’il n’était pas le seul a avoir profité de la manne de certains grands groupes industriels.

   De là à incriminer l’activité humaine comme seule responsable de ce changement climatique, il y a une marge. En effet, on sait que le soleil en est pour partie responsable, les tâches solaires pouvant expliquer des changements climatiques limités, avec une périodicité de 11 ans, et d’importantes éruptions solaires ayant été constatées récemment.

   Si l’on regarde la météo de l’année 2002, soit il y a 11 ans, on constate qu’il y a eu un déficit d’ensoleillement particulièrement dans le quart sud-ouest, et un été non conforme aux normales saisonnières. 

   Or cette année, 3 grandes éruptions solaires de grande intensité se sont produites en 24 heures les 13 et 14 mai, et une autre, moins importante, avait eu lieu en avril dernier. De là a imaginer une corrélation, il y a un pas que certains sont tentés de franchir.

   En tout cas, en 2001, la Nasa a mis en place un nouveau modèle du climat qui renforce la théorie d’une corrélation entre l’activité solaire et les changements climatiques. Mais comme l’affirment les chercheurs, le soleil n’est pas le grand responsable du réchauffement climatique sur terre : c’est surtout la concentration des gaz à effet de serre qui est montrée du doigt.

   Le scénario admis généralement est celui-ci : d’abord l’homme, par son activité industrielle exponentielle, a amorcé le phénomène du réchauffement planétaire, relâchant d’une part du CO² et d’autre part du méthane qui, rappelons le, est 20 à 25 fois plus préoccupant en terme d’effet de serre.(...)

   Arrivée à un certain niveau, l’activité humaine, avec le coup de pouce que donne tous les 11 ans le soleil, est la principale responsable du réchauffement climatique, provoquant la fonte des banquises… Du coup, les millions de mètres cubes de méthane piégé depuis la nuit des temps sous le pergélisol s’échappe en grande quantité, augmentant d’autant le dérèglement climatique.

   En 2006, pour la première fois, une équipe de 40 chercheurs à bord du « Pourquoi pas », était allé étudier les émissions de méthane au large de la Norvège. En 2008, d’autres chercheurs ont découvert des concentrations intenses de méthane sur plusieurs zones couvrant des milliers de kilomètres carrés sur le plateau continental sibérien. 

   Puis en 2011 le navire de recherche russe Akademik Lavrentiev a mené une enquête sur 10 000 miles au large de la côte de la Sibérie orientale, constatant la présence de plus de 100 «fontaines» de méthane dont certaines faisaient plus d’un kilomètre de diamètre.  Et ce méthane ne se trouve pas qu’en Arctique, les scientifiques de l’université de San Diego ont étudié 6 sites du Golfe du Mexique ou de grandes quantités de méthane s’échappent du plancher océanique, à600 mètres de profondeur.

   On peut facilement en déduire que le même phénomène se produise dans d’autres lieux, comme la mer Caspienne, ou le golfe Persique, ou dans tous les endroits ou le pétrole est largement abondant. 

   Arrivé à ce niveau, on peut logiquement douter qu’il soit possible de revenir en arrière et d’éviter le pire ?

   Bien sûr, on peut toujours chercher à positiver, expliquant que des hivers doux feront baisser la mortalité en hiver, sauf que la mortalité estivale sera en progression… que les nappes phréatiques se remplissent ici, mais la sécheresse s’est invitée ailleurs… que la fonte de la banquise va permettre d’ouvrir d’autres routes maritimes, générant une économie énergétique, sauf que de nouvelles exploitations d’énergies fossiles seront rendues plus faciles. (...)

Lire l'article sur:


***
(Comme tous ses compatriotes,
ses idées noires prenaient le dessus)

[rery - nuage sur la tête]


***

"Si aucun de vous n'a convolé avec un cousin ou une cousine,
vous ne risquez rien...
- Et un frère ou une soeur, ça compte?"

Christine Boutin, son cousin de mari 
et le mariage homo: 
une mauvaise foi déconcertante
Giuseppe Di Bella

   Mauvaise semaine pour Christine Boutin, présidente du Parti Chrétien-Démocrate et ancienne ministre. Après s’être illustrée par des propos particulièrement choquants sur "l’invasion des gays", provoquant la colère de nombreuses associations qui envisagent même la possibilité de la poursuivre en justice, elle s’est à nouveau distinguée par un coup de colère qui fera encore certainement faire parler d’elle. Et cette fois-ci, elle joue le rôle de "l’arroseur arrosé". Un moment jubilatoire pour certains…(...) 

   Invitée lundi (27 mai) sur le plateau de "Ça vous regarde", sur LCP, elle s’est vivement emportée lorsque le président du comité IDAHO (association à l’origine de la Journée internationale contre l’homophobie), Alexandre Marcel, a rappelé qu’elle était mariée avec son cousin germain et qu’elle n’avait pas à s’immiscer dans la vie des couples homosexuels. Elle lui a répondu, très tendue et agacée : 

   "Je ne répondrai pas à cette question, j'en ai par-dessus la tête qu'on me parle de mon cousin. La loi de la République n'a jamais interdit à ce qu'on se marie entre cousins. La seule restriction qui puisse exister, c'était sur le plan religieux, alors monsieur, laissez-moi tranquille avec mon mari, qui est mon époux depuis 45 ans!" (...)

   La très pieuse Christine Boutin, ardente opposante à l’égalité des droits pour les couples homosexuels – que ce soit le Pacs, qu’elle n’a toujours pas digéré, ou le mariage – fait preuve, encore une fois, d’une mauvaise foi particulièrement déconcertante. Lorsque ça l’arrange, elle invoque la loi de la République. Dans ce cas, pourquoi n’arrive-t-elle pas à respecter la loi qui a ouvert le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe, qui est également une loi de la République ?

   Dans de nombreux pays, le mariage entre cousins germains est strictement interdit car il est considéré comme étant incestueux. Christine Boutin peut se féliciter des lois de notre République qui ont permis qu’elle puisse se marier, tout comme les couples de même sexe se félicitent aujourd’hui de pouvoir s’unir en toute légalité. Elle n’est plus à une contradiction près !

   Elle ose vraiment tout et c'est bien à ça, malheureusement, qu'on peut la reconnaître...(...)




***
Benoît Barvin

mardi 14 décembre 2010

"Ce pique-assiette revendait ses trophées pour survivre". Benoît Barvin in "Pensées à contre-sens"


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"Il faut une infinie patience pour attendre 
toujours ce qui n'arrive jamais."

Pierre Dac

http://www.actualitte.com/actualite/9865-Fillon-enseignants-chercheurs-universites-examens.htm


(La crédibilité? Le respect? La stature politique? 
L'intelligence? La sagesse? 
Allez savoir...)


***
"En politique, parler pour ne rien dire 
et ne rien dire pour parler 
sont les deux principes majeurs 
de tous ceux qui feraient mieux 
de la fermer avant de l'ouvrir ."

Pierre Dac




Boutons Boutin hors de ses boots (de Mère Noël?)


***


(...) On l'attendait ce rapport de Christine Boutin sur la mondialisation…(...)

(...) Elle met la barre très haut d'entrée de jeu avec cette idée qui risque de bouleverser le monde :
« Imagine-t-on la force qu'aurait une minute de silence durant laquelle vingt chefs d'Etat se tiendraient en silence en pensant que toutes les trois minutes meurent de faim autant de personnes que dans les attentats du 11 septembre 2001 ? » (c'est ce à quoi pensent ceux qui, effectivement, meurent toutes les trois minutes... en renaissant à chaque fois? Sacrée Christine!) (...)


(...) Christine Boutin s'est agacée, jeudi, lors de la présentation de son rapport à la presse, lorsque les journalistes sont revenus sur la polémique de son salaire. Rappel : Le Canard Enchaîné révélait en juin que l'ancienne ministre était payée 9 500 euros par mois, plus un secrétariat, un bureau, une voiture avec chauffeur, pour produire ce rapport, ce qui lui faisait un salaire mensuel total de 18 000 euros, un bon départ pour s'occuper de la dimension sociale de la mondialisation. (mais c'était que pour son assoss catholo, voyons...)
   Elle y renonçait face au tollé provoqué par ces révélations, mais conservait quand même une équipe payée, des locaux et des frais de fonctionnement pour produire ce rapport. (...)
***
(M'ame Boutin, incognito, pour échapper 
aux  fans de son dernier livre)


"Par amour secret d'une boisson,
Comment je me suis fait trappiste"
Editions du Saint Esprit.
Vendu dans toutes les bonnes échoppes.


***
Tu comprends:

"Il vaut mieux prendre ses désirs pour des réalités 
que de prendre son slip pour une tasse à café ."





"Oh, toi alors, t'as toujours de super blagues 
qui remontent le moral..."
"Pfuiii... Et en plus, il est inculte..."

***
Tapie : 
«Borloo ne se couchera pas»
(Il fera ça debout, peut-être?)

   (...) Proche de Jean-Louis Borloo, qui fut son avocat, Bernard Tapie (Tapie!!!) revient (au secours!) pour «Le Parisien-Aujourd'hui en France» sur l'éviction du gouvernement de l'ex-ministre de l'Ecologie. Dans un entretien à paraître dimanche, l'homme d'affaires affirme notamment que ce dernier, «victime d'une campagne de caniveau» (Oh Mon Dieu, non, ce n'est pas vrai!), a été «profondément meurtri» (ce qui expliquerait qu'il ne boirait plus) par «l’attitude de certains membres du gouvernement et de l’UMP pour le discréditer» (...).

***
"Quand on n'a besoin que de peu de chose,
 un rien suffit, et quand un rien suffit 
on n'a pas besoin de grand-chose."

Pierre Dac


"Oui, mais quand même...
Trop de rien, ça fait pas beaucoup"


***


Luc Desle

mercredi 3 novembre 2010

"Avant qu'on l'exécute, ce ministre poivrot gémissait: encore une biture, Messieurs, je vous en prie, au nom de la République!". Jacques d'Amboise in "Pensées constipées"


°°°


Brèves tirées du site http://tempsreel.nouvelobs.com
Ca ne mange pas de pain. Enfin, pas encore...


LA FARIBOLE DU JOUR:




Boutin annonce sa probable candidature en 2012

   L'ancienne ministre de la Ville assure que "la France a besoin d'un cap (Que dis-je, c'est un cap?... C'est une péninsule!), d'une espérance (Je suis Chrétien, voilà ma gloire), d'un enthousiasme (contre l'euthanasie, l'avortement, etc), en ces temps difficiles de mondialisation (qui est venue comme ça, par hasard, elle a vu de la lumière, la mondialisation, et elle est entrée. C'est le Diable, certainement, qui se dissimule en elle, hein, M'Dame Boutin...)".

°°°
"Nous progressons, petit à petit...
- Ça commence mal, déjà des insultes 
de la Perfide Albion..."



Paris et Londres signent un partenariat de défense (de dépenser plus?)

   Un premier traité prévoit que les deux pays pourront simuler le fonctionnement de leur arsenal nucléaire. Le second portera création d'une force militaire conjointe.

(...) Une force expéditionnaire conjointe (mais pas trop?)

 Un second traité portera création d'une force militaire expéditionnaire conjointe, intégrant des éléments terrestres, maritimes et aériens. De la taille d'une brigade (environ 5.000 hommes) pour chaque pays, elle ne sera pas "permanente" mais "restera disponible en permanence" (?) pour des opérations bilatérales ou sous les drapeaux de l'Onu, de l'Otan ou de l'Union européenne (UE), selon la même source.

Cette force commune, qui participera à ses premiers exercices conjoints dès 2011, sera capable de "mener des opérations de haute intensité" (jouer au rami, peut-être?), a-t-on également indiqué à la présidence française, "ce ne sera pas qu'une force de type Croix-Rouge" (Ah bon, merci de nous rassurer).

"Sans précédent"

   Ce partenariat qualifié de "sans précédent" (ben, puisque c'est la première fois, ça tombe sous le sens) des deux côtés de la Manche permettra aux deux pays de maintenir leur rang de grandes nations militaires, malgré la réduction des crédits à la défense rendues obligatoires par l'actuelle vague d'austérité budgétaire (ah bon, on a tout compris de la grandeur de l'entreprise...)

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LA RAFFARINADE DU JOUR:


Le blogueur Raffarin imagine (like a dream) l'acte II du quinquennat


   L'ancien Premier ministre appelle à une "étape d'apaisement" (faut s'adresser au taulier, M'sieur l'ancien Premier ministre) et réaffirme "l'urgence" à conduire "un plan de relance sociale" (sur les anciens plans  de désagrégation sociale? Ça va faire tâche, quand même!).

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Hollande a "le sentiment qu'il n'y a plus de gouvernement"


(Hollande qui? quoi? Comment? Où?)


   Pour l'ancien premier secrétaire du PS, un changement de Premier ministre ne pourra pas "offrir l'espoir d'un changement" : "Ca n'est pas un acte II, c'est l'acte final".


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La crise a détruit 30 millions d'emplois, selon DSK



"Moi je dis, je dis que la crise, elle est méchante. 
Voilà ce que je pense et en toute honnêteté"

  Le directeur général du Fonds monétaire international (pour s'en mettre jusque là) appelle à ériger ce thème en "priorité de la nouvelle mondialisation" (ah cette nouveauté chère aux fossoyeurs capitalistes et aux socio-traîtres...).

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Benoît Barvin