Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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lundi 30 juin 2014

"L'Homme qui, noblement, baisait la main des femmes avait une maladie labialement transmissible". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(SOIS L'AMI
DE TON PLUS FIDÈLE ENNEMI)

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(Le bras et la main qui voyageaient 
de concert attiraient toujours, 
bien malgré eux, l'attention)



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Michel Kichka


Inde: 
Deux jeunes filles retrouvées pendues 
après leur viol collectif

   (...) MONDE - Des proches des deux jeunes filles de 14 et 15 ans avaient porté plainte pour viol en réunion... Deux jeunes adolescentes ont été retrouvées pendues à un arbre dans un village du nord de l'Inde après avoir été violées en réunion par cinq hommes, a indiqué ce jeudi la police.

   Un examen post-mortem suggère que les deux jeunes filles, des intouchables («dalits») de 14 et 15 ans, se seraient pendues mardi soir après avoir été agressées dans un village du district de Budaun, dans l'Etat de l'Uttar Pradesh, selon la police.

   «Le rapport penche pour une pendaison avant la mort, ce qui signifierait que les jeunes filles se sont suicidées. Mais nous allons étudier tous les aspects de l'affaire avant d'en tirer une conclusion», a expliqué Atul Saxena, chef de la police de Budaun. (...)

   (...) Le suspect principal, un homme nommé Pappu, a été arrêté après le dépôt d'une plainte par des proches des deux victimes contre cinq hommes pour viol en réunion, meurtre et agression sexuelle de mineurs, a-t-il ajouté. «Une équipe de 50 policiers est à la recherche des accusés en fuite», a-t-il encore dit. Les familles des victimes et des habitants de villages ont protesté contre l'apathie de la police depuis la découverte des corps mercredi matin. (...)

   (...) Ces violences mettent à nouveau en lumière la difficulté de prévenir les violences sexuelles en Inde en dépit d'un durcissement de la loi et d'efforts pour changer les comportements envers les femmes depuis le viol en réunion et la mort d'une étudiante à Delhi fin 2012 qui avait choqué l'Inde.

   En début d'année, une jeune fille a été violée en réunion dans un village reculé du Bengale occidental (est) sur ordre d'un conseil d'anciens qui s'opposait à sa liaison avec un musulman.


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(Dieu tentait de faire enfin les Hommes à son image)



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Benoît Barvin

vendredi 3 janvier 2014

"Il se donnait jusqu'à sa mort pour réussir sa vie". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAÎTRE DES CLEFS
SAIT-IL OUVRIR LES SERRURES?)

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(Femme aérant sa moustiquaire)




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(Le sexe halal avait de la tenue...
et de la cuisse)



Les sex-shops halal, 
un créneau porteur

MEHER KACEM

   (...) A nouveau, les marchands ambulants ont repris possession de l'hyper centre de Tunis après la dernière campagne municipale [contre les étalages dans les rues de la capitale], qui remonte à deux mois et qui a été suspendue après le décès d'un vendeur ambulant qui s'est immolé par le feu. Parapluies, cigarettes de contrebande, parfums, et faux-bijoux sont vendus à des prix imbattables, et au diable les mises en garde des services compétents contre la nocivité de tel ou tel produit.

   Mais voilà qu'un nouveau produit commence à s'imposer : les stimulants sexuels ! En effet, ils sont de plus en plus nombreux à squatter les trottoirs situés en face des mosquées pour vendre tout type de stimulants sexuels. Gélules, pilules, crèmes et lotions.

   La scène laisse tout de même perplexe : des hommes barbus, tous vêtus de kamis [longue chemise], qui expliquent le plus sérieusement du monde les bienfaits de tel ou tel produit. Ces mêmes vendeurs étalent des burqas [voile intégral]. Les produits faits à base de viandes de taureaux ou de serpents sont présentés en tant que produits naturels et bio. (...)

   (...) Les clients sont exclusivement des hommes. Aucune femme n'ose s'arrêter pour acheter les produits à caractère sexuel, d'autant plus qu'il n'y a pas de vendeuses pour les prendre en charge. Par contre, c'est la bousculade au rayon des cosmétiques.

   Le commerce des stimulants sexuels, où ce qu'on peut appeler les "sex-shops halal" est, paraît-il, un créneau porteur. En effet, l'un des vendeurs (qui a préféré garder l'anonymat) nous a affirmé que son commerce lui rapportait entre 35 dinars et 80 dinars par jour [16 à 35 euros], ce qui lui fait un revenu mensuel qui varie entre 1 050 et 2 400 dinars [463 à 1 059 euros]. Il est donc normal que ce phénomène se propage aussi rapidement.

   Les aphrodisiaques vendus sur la place publique ne sont pas certifiés. Provenant de la contrebande et de fabrication artisanale, les produits en question peuvent causer d'énormes dommages d'ordre sanitaire. D'origine complètement inconnue, les pommades, huiles et crèmes peuvent engendrer de terribles dégâts à la peau, sans parler des comprimés à avaler. (...)

   Mohamed Rebhi, directeur de l'hygiène du milieu et de la promotion de l'environnement, nous a affirmé que les actions du ministère de la Santé sont très limitées : "Nous menons quelques actions de temps à autre, mais c'est insuffisant, compte tenu du nombre élevé de marchands ambulants et des risques auxquels sont exposés nos agents, ce commerce étant contrôlé en grande partie par le milieu interlope". Et d'ajouter, dans un long soupir : "L'Etat a d'autres priorités".

   Selon un marchand ambulant, la plupart des produits proviennent d'Afghanistan, ce que nous avons pu remarquer sur les notices, si on peut appeler ainsi le bout de papier collé à la main sur l'emballage.

   Les contrebandiers qui font les aller-retours entre la Tunisie, l'Algérie ou la Libye et l'Afghanistan pour inonder le pays de ces produits sont des Tunisiens, soutient notre interlocuteur. En effet, les produits ramenés d'Afghanistan transitent généralement par la Libye, sinon par l'Algérie. Les contrebandiers, fins connaisseurs de toutes les pistes entre ces trois pays, n'ont aucun mal à les passer. (...)


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(La gaieté de la marchande de vin
ne plaisait pas à son mari)



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Luc Desle

samedi 28 décembre 2013

"Depuis qu'il avait perdu ses jambes, il parlait d'une voix de basse". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA VIE T'AIME)

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"Miroir, gentil miroir, dis-moi
si je suis la plus sexy?
- Avec ou sans galurin sur la tête?"



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"Que puis-je t'offrir, Oh Ma Divine?
- Un chapeau melon.
- Hein?"



Oum Salah, maquerelle à Bagdad

OMAR AL-JAFFAL

   (...) Les pages Facebook irakiennes débordent de sexe. Apparues d'un coup, les pages des maquerelles talonnent celles des hommes politiques les plus populaires et celles des hommes de religion les plus influents. Depuis août, la page d'Oum Salah, par exemple, a reçu plus de 71 000 "j'aime", et cela sans la moindre publicité. Les jeunes hommes se sont rués dessus comme des fourmis sur un morceau de sucre tombé par terre.

   Oum Salah, c'est en quelque sorte un morceau de sucre qui serait tombé très bas. Car le sexe est tabou en Irak. C'est pourquoi les relations sexuelles entre les jeunes hommes et les femmes sont quasi inexistantes. Les frustrations sont par conséquent la chose la mieux partagée. Et c'est pour ça qu'Oum Salah peut proposer des gourmandises sur un plateau d'argent.

   Elle publie beaucoup de photos, à l'instar de ses consœurs maquerelles, Oum Ali et autres Oum quelque chose. Certaines travaillent à l'échelle de leur ville, d'autres à l'échelle d'une ou plusieurs provinces et d'autres encore ont étendu leur réseau sur tout le pays. (...)

   (...) Elles mettent en ligne des photos de jeunes femmes sans montrer leur visage, mais avec un numéro de téléphone permettant de fixer un rendez-vous pour du sexe rapide. Les prix sont fixés à l'avance, en fonction de l'offre et de la demande. Ainsi les prix dégringolent pendant les mois sacrés de Mouharram [pendant lequel ont lieu des cérémonies religieuses majeures pour les chiites] et du Ramadan [le mois du jeûne], car si l'offre est toujours abondante, la demande, quant à elle, faiblit.

   Les photos et les commentaires en ligne sont destinés à exciter les jeunes gens agglutinés devant leur écran et qui consentent généralement à satisfaire les demandes qu'on leur fait. Soit, la plupart du temps, une recharge de crédit pour le téléphone portable de leur interlocutrice.

   Quelques instants après avoir mis en ligne une nouvelle photo d'une fille en sous-vêtements impudiques, Oum Salah compte 47 commentaires [sur sa page Facebook] de la part de jeunes hommes qui savent ce qu'ils veulent. Un seul mot suffirait à résumer leur état et à qualifier ce qu'ils demandent. Oum Salah entretient la chose : "Si vous voulez d'autres photos, envoyez-moi une recharge téléphonique !" Après, sur son compte mail personnel, elle conclut des transactions autrement plus conséquentes, mais personne ne sait combien elle en tire.

   Oum Salah joue sur la sensibilité à fleur de peau de ces jeunes hommes. Mais il s'agit aussi de respecter les règles du métier. Offrir des filles de joie et rien d'autre. Et veiller à ce que l'interlocuteur soit dûment répertorié, après avoir été introduit par des clients déjà connus. Car il faut éviter le risque pour les filles d'être arrêtées ou violentées par les clients.

   Nous rencontrons Oum Ali grâce à l'un de ses vieux clients, qu'elle connaissait avant de lancer son affaire sur Internet. Elle parle volontiers, à la manière d'une femme d'affaires. Grâce à son réseau, elle parvient à couvrir toutes les régions du pays. Elle consacre une heure au milieu de la nuit et une autre en journée à ses 1 400 amis Facebook.

   Elle ne les connaît pas tous, mais elle veille à garder sa page "propre", comme elle dit. Elle envoie quelques nouvelles photos afin d'offrir plus de choix, sans hésiter à évoquer les humeurs des filles qui travaillent pour elle.

   Une nuit coûte 100 dollars, avec obligation d'amener la fille à l'endroit souhaité et de lui offrir un bon repas, ainsi que du whisky ou des bouteilles de bière.

   Le mot "sexe" n'a plus cours que dans les quartiers huppés. Dans le reste du pays, il a quasiment disparu, alors que dans les années 1990 il était très répandu parce qu'il avait en arabe une connotation moins vulgaire et moins embarrassante que d'autres mots pour évoquer entre jeunes gens des images de corps nus. 

   Il existe un groupe Facebook intitulé "Il n'y a que les filles irakiennes qui comprennent". Il est réservé aux filles. Elles s'y livrent entièrement, parlent de sexualité, de mariage et de films érotiques. Pour en devenir membre, il faut franchir certaines barrières. Les filles doivent notamment envoyer une photo de leurs seins avec la mention "Il n'y a que les filles irakiennes qui comprennent". Une précaution destinée à éviter l'intrusion du sexe opposé.

   Or des hommes ont réussi à se faire passer pour des filles. Ils se sont introduits sur ce groupe Facebook comme sur une île habitée uniquement par des femmes et où aucun homme n'aurait encore mis les pieds. Une fois admis, ils ont commencé à voler des images et à les faire fuiter. Quand les fuites se sont multipliées, les administratrices se sont employées à "nettoyer" la page pour en chasser les "espions" et autres intrus. Et, selon elles, la page est désormais sûre. (...) 


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"Halte là, faquin!
Ici on n'entre qu'avec un chapeau
vissé sur la tête.
- Mais je suis un chien...
- On ne fait aucune distinction d'espèce,
désolé."


Paul Éluard

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Benoît Barvin

vendredi 31 mai 2013

"Bien culottée, cette pipe fit du gringue à son propriétaire". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LES NUAGES SONT L'OMBRE PORTÉE
DE TES SOMBRES PENSÉES)

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LONG RÉCIT AU LONG COURS (1/24)

pcc Benoît Barvin et Blanche Baptiste
   Le jeune Angélus a raconté comment la jalousie des gens du village ont contribué à faire de lui un monstre...

ANGÉLUS 

ou 
LES SECRETS DE L’IMPALPABLE




   Quelle horrible et insupportable souffrance cela avait été, à tel point qu’il en avait hurlé, lui qui n’élevait jamais la voix ; lui qui n’avait connu jusqu’à présent sur son corps, grâce aux attentions de Camille, que les gestes les plus doux et les sensations les plus suaves.

   Sur ce corps cajolé, adopté, aimé depuis tant d’années, la vague brûlante s’était étendue à la vitesse d’un cheval au galop et c’était toute sa surface qu’il ressentait comme douloureuse, un peu comme si des milliers d’échardes se soient soudain amusées à le piquer, sans laisser un seul millimètre carré de libre. Une chaleur intense avait fait bouillir sa poitrine et il s’était brusquement senti étouffer, ce qui l’avait obligé à ouvrir la bouche comme le font les poissons, sur la grève, pour crier leur muette souffrance. La sienne fut bruyante, insupportable à entendre.

   Une âme charitable l’avait certainement tiré hardiment de l’eau bouillante. Il ne savait plus car tout son être suffoquait, assailli et meurtri dans tous ses pores et dans chaque cellule. Il s’était donc recroquevillé quelque part, dans un coin où rien, plus rien, ne pouvait l’atteindre. 

   Puis lui étaient parvenue cette horrible odeur de brûlé, ce grésillement dont il ne sut jamais s’il les avait rêvés ou si ses narines et son ouïe les avaient réellement perçus.

   Après cette brûlure dont le feu semblait ne pas vouloir s’éteindre, il y avait eu les tiraillements de la peau, la démangeaison constante des chairs et, pire, la très nette impression, par endroit, que la vie s’était retirée d’une zone de l’épiderme et du derme, créant ainsi tout un espace nécrosé, insensible, uniquement localisable par sa périphérie douloureuse et tuméfiée.

   Il fallait réagir vite et Angélus fit appel à sa formidable mémoire pour retrouver les formules capables de le sauver. C’est alors que lui revinrent des protocoles cachés au fin fond de sa conscience et que, jusqu’à ce jour, il n’avait jamais mis en pratique. Les phrases qu’il dicta à Camille furent précises et sans appel.

   Pas un instant il ne songea que ces formules pussent lui avoir été dictées par un quelconque ange gardien. Seuls son flair et son intelligence lui procuraient son savoir. De cela, il ne doutait pas. Par contre, quel ne fut pas son anéantissement lorsque, au bout de quinze jours, il put se voir dans une glace ; lorsqu’il put toucher sa peau lardée de cicatrices et de chéloïdes qui ne s’effaceraient jamais ! Et surtout : quelle angoisse mortelle il ressentit en découvrant que sa main gauche ne répondait plus aux sollicitations tactiles.

   Alors, dans son esprit enfiévré, germa l’idée de vengeance. Tout son savoir actuel et à venir il allait le mettre, non pas au service de sa simple satisfaction personnelle, mais à celui d’une vengeance aussi cruelle qu’inutile, il le savait bien, car ses bourreaux étaient déjà châtiés dans leur physique, et ce depuis leur naissance. Mais, désormais, il lui serait impossible de raisonner autrement.

   En raison de sa nouvelle apparence, Angélus était à présent devenu leur égal. Il aurait pu alors être des leurs, par sa laideur et sa gaucherie. Mais s’ils étaient frères en apparence, ils ne l’étaient pas en intelligence. Là se situait vraiment la différence, et eux n’avaient pu le comprendre. En l’enlaidissant, ils avaient pensé qu’il serait désormais leur semblable. Mais non ; Angélus n’était pas comme eux, ne pourrait jamais être comme eux.

   Lui qui n’avait demandé, pendant son enfance, que la reconnaissance, réclamait soudain intérieurement le droit à la différence, voire le droit à la supériorité incontestable, puisqu’il ne ressemblait à rien de connu. 

   Sa nouvelle laideur fit surgir en lui un insurmontable orgueil qui se nourrit de sa détresse, de sa désillusion et de l’anéantissement de ses espoirs. Plus jamais Angélus ne voguerait dans le monde en le survolant. Le temps où la vie lui apparaissait comme un vaste océan, sur lequel ne soufflaient que des alizés l’emportant à l’aventure, était définitivement clos. 

   Le plan était à présent clair dans son esprit : Il fallait qu’il se rétablisse pour fuir au plus vite ce lieu, quitte, pourquoi pas ? à disparaître pendant un moment afin de se faire oublier. Pendant ce temps, il fourbirait les armes d’une vengeance terrible.
***
(A Suivre)

***
"J'inviterais bien l'éminent Allègre,
mais je crains qu'on soit un peu juste,
question place..."

Tout va très mal, madame la Banquise...

   (...) Ils appellent ça « le phénomène de la météo inversée », ayant constaté qu’au moment où en Europe du Sud on a gardé les pulls, à Moscou, on mesurait 25° à l’ombre jusqu’en Laponie, ou en affichait vaillamment 23°. En même temps, le mercure ne dépassait pas 14° àMadrid, ou 15° à Rome…alors qu’il neigeait à Saragosse. La neige était attendue à 600 mètres pour la journée du 23 mai dans les Ardennes. 

   Que faut-il en penser ? Certes, aussi rare que soit cette situation, on peut, en remontant dans le temps en trouver d’identiques, mais lorsqu’on observe à quelle vitesse fondent la banquise, les glaciers…il y a tout de même de quoi s’interroger. D’autant que, récemment, Claude Allègre, le négationniste du réchauffement climatique, a fini par avouer « avoir reçu des cadeaux » de la part de certains groupes industriels.

   C’est lors d’un débat animé par Nicolas Demorant, face au député européen Yannick Jadot, que ce chercheur si contesté aurait avoué en coulisse, une fois le débat fini « qu’il n’était pas climatologue, qu’il avait juste besoin de refaire parler de lui pour revenir éventuellement sur la scène politique, et surtout qu’il aurait touché des avantages en nature de la part de groupes industriels liés aux biotechnologie et au pétrole »…ajoutant qu’il n’était pas le seul a avoir profité de la manne de certains grands groupes industriels.

   De là à incriminer l’activité humaine comme seule responsable de ce changement climatique, il y a une marge. En effet, on sait que le soleil en est pour partie responsable, les tâches solaires pouvant expliquer des changements climatiques limités, avec une périodicité de 11 ans, et d’importantes éruptions solaires ayant été constatées récemment.

   Si l’on regarde la météo de l’année 2002, soit il y a 11 ans, on constate qu’il y a eu un déficit d’ensoleillement particulièrement dans le quart sud-ouest, et un été non conforme aux normales saisonnières. 

   Or cette année, 3 grandes éruptions solaires de grande intensité se sont produites en 24 heures les 13 et 14 mai, et une autre, moins importante, avait eu lieu en avril dernier. De là a imaginer une corrélation, il y a un pas que certains sont tentés de franchir.

   En tout cas, en 2001, la Nasa a mis en place un nouveau modèle du climat qui renforce la théorie d’une corrélation entre l’activité solaire et les changements climatiques. Mais comme l’affirment les chercheurs, le soleil n’est pas le grand responsable du réchauffement climatique sur terre : c’est surtout la concentration des gaz à effet de serre qui est montrée du doigt.

   Le scénario admis généralement est celui-ci : d’abord l’homme, par son activité industrielle exponentielle, a amorcé le phénomène du réchauffement planétaire, relâchant d’une part du CO² et d’autre part du méthane qui, rappelons le, est 20 à 25 fois plus préoccupant en terme d’effet de serre.(...)

   Arrivée à un certain niveau, l’activité humaine, avec le coup de pouce que donne tous les 11 ans le soleil, est la principale responsable du réchauffement climatique, provoquant la fonte des banquises… Du coup, les millions de mètres cubes de méthane piégé depuis la nuit des temps sous le pergélisol s’échappe en grande quantité, augmentant d’autant le dérèglement climatique.

   En 2006, pour la première fois, une équipe de 40 chercheurs à bord du « Pourquoi pas », était allé étudier les émissions de méthane au large de la Norvège. En 2008, d’autres chercheurs ont découvert des concentrations intenses de méthane sur plusieurs zones couvrant des milliers de kilomètres carrés sur le plateau continental sibérien. 

   Puis en 2011 le navire de recherche russe Akademik Lavrentiev a mené une enquête sur 10 000 miles au large de la côte de la Sibérie orientale, constatant la présence de plus de 100 «fontaines» de méthane dont certaines faisaient plus d’un kilomètre de diamètre.  Et ce méthane ne se trouve pas qu’en Arctique, les scientifiques de l’université de San Diego ont étudié 6 sites du Golfe du Mexique ou de grandes quantités de méthane s’échappent du plancher océanique, à600 mètres de profondeur.

   On peut facilement en déduire que le même phénomène se produise dans d’autres lieux, comme la mer Caspienne, ou le golfe Persique, ou dans tous les endroits ou le pétrole est largement abondant. 

   Arrivé à ce niveau, on peut logiquement douter qu’il soit possible de revenir en arrière et d’éviter le pire ?

   Bien sûr, on peut toujours chercher à positiver, expliquant que des hivers doux feront baisser la mortalité en hiver, sauf que la mortalité estivale sera en progression… que les nappes phréatiques se remplissent ici, mais la sécheresse s’est invitée ailleurs… que la fonte de la banquise va permettre d’ouvrir d’autres routes maritimes, générant une économie énergétique, sauf que de nouvelles exploitations d’énergies fossiles seront rendues plus faciles. (...)

Lire l'article sur:


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(Comme tous ses compatriotes,
ses idées noires prenaient le dessus)

[rery - nuage sur la tête]


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"Si aucun de vous n'a convolé avec un cousin ou une cousine,
vous ne risquez rien...
- Et un frère ou une soeur, ça compte?"

Christine Boutin, son cousin de mari 
et le mariage homo: 
une mauvaise foi déconcertante
Giuseppe Di Bella

   Mauvaise semaine pour Christine Boutin, présidente du Parti Chrétien-Démocrate et ancienne ministre. Après s’être illustrée par des propos particulièrement choquants sur "l’invasion des gays", provoquant la colère de nombreuses associations qui envisagent même la possibilité de la poursuivre en justice, elle s’est à nouveau distinguée par un coup de colère qui fera encore certainement faire parler d’elle. Et cette fois-ci, elle joue le rôle de "l’arroseur arrosé". Un moment jubilatoire pour certains…(...) 

   Invitée lundi (27 mai) sur le plateau de "Ça vous regarde", sur LCP, elle s’est vivement emportée lorsque le président du comité IDAHO (association à l’origine de la Journée internationale contre l’homophobie), Alexandre Marcel, a rappelé qu’elle était mariée avec son cousin germain et qu’elle n’avait pas à s’immiscer dans la vie des couples homosexuels. Elle lui a répondu, très tendue et agacée : 

   "Je ne répondrai pas à cette question, j'en ai par-dessus la tête qu'on me parle de mon cousin. La loi de la République n'a jamais interdit à ce qu'on se marie entre cousins. La seule restriction qui puisse exister, c'était sur le plan religieux, alors monsieur, laissez-moi tranquille avec mon mari, qui est mon époux depuis 45 ans!" (...)

   La très pieuse Christine Boutin, ardente opposante à l’égalité des droits pour les couples homosexuels – que ce soit le Pacs, qu’elle n’a toujours pas digéré, ou le mariage – fait preuve, encore une fois, d’une mauvaise foi particulièrement déconcertante. Lorsque ça l’arrange, elle invoque la loi de la République. Dans ce cas, pourquoi n’arrive-t-elle pas à respecter la loi qui a ouvert le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe, qui est également une loi de la République ?

   Dans de nombreux pays, le mariage entre cousins germains est strictement interdit car il est considéré comme étant incestueux. Christine Boutin peut se féliciter des lois de notre République qui ont permis qu’elle puisse se marier, tout comme les couples de même sexe se félicitent aujourd’hui de pouvoir s’unir en toute légalité. Elle n’est plus à une contradiction près !

   Elle ose vraiment tout et c'est bien à ça, malheureusement, qu'on peut la reconnaître...(...)




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Benoît Barvin

jeudi 16 août 2012

"Il aimait toutes les femmes, même les non-moches". Benoît Barvin in "Pensées pensées"

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Pensées pour nous-mêmes:

(DONNE-TOI LA FORCE
D'ETRE LE PLUS FAIBLE POSSIBLE)

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"Aie! Tu m'étrangles!
- Ma Chérie, tu n'avais qu'à pas t'emberlificoter
dans ces bijoux de pacotilles...
Est-ce que moi je l'ai fait, hein?"

Tamara Karsavina, 1910 (via)
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"Bon, assez joué, il est temps
d'aller lire!"

Des microbibliothèques 
qui favorisent des mégarelations
Martha Groves 

   (...) Jonathan Beggs cherchait une façon simple d'échanger des livres avec ses voisins. En bricolant des panneaux en fibres de verre et en pin, l'entrepreneur en bâtiment à la retraite a conçu une bibliothèque de la taille d'une maison de poupées, coiffée d'un toit de bardeaux de cèdre et de cuivre. Derrière une porte rouge vif se cachent trois étagères remplies de livres de Joyce Carol Oates, Tony Hillerman, James Michener et bien d'autres encore. Un panneau situé au-dessous de la boîte indique : "Prenez un livre ou laissez-en un, ou les deux." 

   En un an et demi d'existence, la microbibliothèque gratuite de J. Beggs, une boîte perchée sur un poteau devant sa maison de Sherman Oaks à Los Angeles, est devenue bien plus qu'un simple lieu d'échange. Elle a permis à des étrangers de devenir amis et a transformé un quartier parfois impersonnel en une véritable communauté. Elle est devenue le cœur d'un minivillage, où les gens se retrouvent pour parler de Sherlock Holmes, de développement durable et de généalogie. "J'ai rencontré plus de voisins pendant les trois premières semaines qu'en trente ans", affirme J. Beggs, qui a 76 ans. (...)

   Il fait partie d'un groupe qui travaille sur l'autosuffisance. C'est l'un de ses membres qui lui a fait connaître le principe des microbibliothèques. "L'idée m'a tellement plu que j'en ai construit une", explique-t-il. "C'était très amusant." Sa microbibliothèque s'inscrit dans un mouvement né dans le Wisconsin et qui commence à se répandre en Californie. Dans les grandes métropoles et les petites villes comme dans les banlieues et les communautés rurales, les partisans de l'initiative s'enthousiasment de pouvoir ainsi transmettre des livres à des bibliophiles chevronnés comme à des lecteurs en herbe. 

   Comme le souligne Dana Cuff, professeure à l'université de Californie à Los Angeles (Ucla), les gens aiment faire circuler leurs livres favoris car cela répond à leur désir d'établir un contact humain réel à une époque où la communication se fait souvent par SMS ou par Facebook. "Faire partager à petite échelle une chose qui nous est chère, c'est comme apporter des tomates au voisin qui nous a prêté du sucre", poursuit Dana Cuff. "Cela nous permet de nous rapprocher des gens qui vivent autour de nous." 

   Le mouvement Little Free Library a été lancé par Todd Bol qui, à l'automne 2009, a voulu rendre hommage à sa défunte mère, une enseignante passionnée de littérature. Il a ainsi fabriqué une école miniature en bois, qu'il a installée devant sa maison à Hudson (Wisconsin) et remplie de livres. Même les jours de pluie, ses amis et voisins venaient choisir et déposer des livres, ou le complimenter sur sa jolie bibliothèque. Spécialiste du développement dans le commerce international, T. Bol a confié à Rick Brooks, expert en sensibilisation et information des communautés, la tâche de faire connaître son projet. 

   Ces deux dernières années, près de 1 800 "bibliothécaires" ont rejoint le mouvement, dans environ 45 Etats américains et des dizaines de pays, dont le Ghana, le Royaume-Uni et l'Allemagne. En échange de 25 dollars [21 euros], Little Free Library – une association à but non lucratif – fournit aux propriétaires un panneau et un code de suivi. On trouve sur le site Internet de l'association une carte qui recense toutes les microbibliothèques, ainsi que des photos des inaugurations en grande pompe. D'après Todd Bol, le réseau rassemblait environ 3 000 microbibliothèques à la fin du mois de juillet. (...)




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"Comment?
- Dégage de là, y'a un train qui est prévu!
- J'entends rien! C'est à cause du train qui s'annonce..."

Serban Savu. The Tunnel.

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"Bon, chéri, c'est pour aujourd'hui
ou pour demain?"

Deadwood prostitute around the turn of the century


Génération Y, génération X ?
Enquête, par Anne Dhoquois| 

   (...) « Sodomie, éjaculation faciale ou double pénétration, à en croire les articles sur le sujet dans la presse, ces pratiques feraient partie du répertoire sexuel habituel de la génération Y. » C’est en ces termes que Julia Tissier et Myriam Levain, jeunes journalistes dans la vingtaine et auteur du livre La génération Y par elle-même (éd. François Bourin, 2012), introduisent leur chapitre sur la sexualité au titre évocateur « Ils sont dopés au porno ». L’ouvrage égrène en effet les idées reçues sur la jeunesse d’aujourd’hui et le rapport à la sexualité n’échappe pas à leur plaidoyer pour un regard plus nuancé sur les coutumes de l’époque. De fait, on ne peut dissocier la sexualité de la société et de son évolution mais concernant les Y, Nathalie Bajos, directrice de recherche à l’Inserm et coauteur de Enquête sur la sexualité en France (éd. La Découverte, 2008), est formelle :
   « Dans le domaine des attitudes sur la sexualité, il n’y a plus aujourd’hui de clivage marqué entre les jeunes et leurs parents mais plutôt une absence d’opposition entre générations. » Ghislaine Paris, médecin sexologue, confirme: « Dans les années 1968-1970, il y a eu un séisme provoquant une révolution toute à la fois sexuelle, culturelle, sociale, philosophique… Les parents des Y ont construit leur vie d’adulte à partir de cette révolution et ce mouvement se répercute encore aujourd’hui ; leurs enfants prennent la suite. » La libération sexuelle, l’éclatement du modèle familial traditionnel ont été initiés par les parents des Y, mus à l’époque par une recherche d’idéal qui a depuis pris du plomb dans l’aile. Dans les années 1970, on a cru qu’en rejetant le modèle passé, on allait trouver le bonheur… Sauf que la fin du couple traditionnel comme unique référence a généré des échecs, des ruptures, des divorces en hausse. 

   « Les jeunes d’aujourd’hui ont les pieds sur terre. Ils tentent de tirer les leçons de tout cela; ils savent que les solutions ne sont pas simples à trouver et qu’il faut les inventer. Et du coup ils tâtonnent… », poursuit Ghislaine Paris. Ils tâtonnent d’autant plus que l’une des évolutions majeures dans le champ de l’intime, « c’est l’individualisation des normes, affirme Nathalie Bajos. Avant, quelques grandes institutions (État, Église, etc.) tenaient un discours normatif et cohérent sur la sexualité. Aujourd’hui, il y a une multitude de sources normatives ; les jeunes sont confrontés à des discours émanant des parents, de l’école, de leurs pairs, des médias, des médecins. À la maison, les parents mettent en valeur un certain type de comportement, qui peut être différent de ceux valorisés à la télévision ou en classe. À chacun de donner une cohérence à l’ensemble de ces discours et de ces injonctions éventuellement contradictoires. » 

   (...) Parmi les discours prégnants de l’époque, ceux émanant des médias occupent une place prépondérante. Julia Tissier et Myriam Levain écrivent même dans leur livre que la norme qui s’appelait autrefois morale est aujourd’hui en partie médiatique : « Nous avons grandi dans une société où le sexe est pratiquement partout, où les articles de presse et les émissions de télévision sur le sujet sont pléthores. Le risque ? Voir émerger une norme. La sodomie ? Nous devons en être passés par là. La fellation et le cunnilingus ? Toujours, même avant le petitdéj. La levrette ? Bien sûr, c’est le nouveau missionnaire […]. Les diktats sexuels vont de mal en pis. » Diktat, le mot est fort. Et à en croire Ghislaine Paris non seulement il n’est pas galvaudé mais il fait des dégâts : « Le tabou et le sacré ne sont pas dissociables de la sexualité. La dimension spirituelle de la sexualité, c’est ce qui l’humanise. Les Y ont accès à la communication tous azimuts, à une prolifération d’images… Ils ont cru que la sexualité était tombée dans le domaine public et que toute pudeur et intimité avaient disparu. Ce n’est pas vrai et ce n’est pas possible. Par ailleurs, les médias font passer des informations erronées en valorisant des pratiques encore marginales telles que l’échangisme ou la sodomie et en les érigeant en normes. Or ne pas être dans la norme crée une angoisse. » 

   L’enquête de Nathalie Bajos et Michel Bozon confirme, chiffres à l’appui, qu’il existe un décalage entre le discours médiatique sur la sexualité et la réalité. Ainsi, seulement 36,1 % des hommes et 28,3 % des femmes entre 20 et 24 ans ont pratiqué au moins une fois la sodomie. Mais, même si les diktats existent, ils ne sont pas forcément synonymes de mal-être. Nathalie Bajos prend l’exemple suivant : « Les journaux féminins valorisent une vie sexuelle régulière, épanouie, etc. Sans cela, pas de bien-être possible. Or dans l’enquête, nous avons interviewé des individus qui n’ont pas eu pendant longtemps de vie sexuelle et qui se portent très bien. » (...)




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Luc Desle

lundi 16 avril 2012

"Ne pas vivre ou mourir longtemps, telle est la question, disait ce zombie philosophe". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(SI L'ANGOISSE T’EMPÊCHE DE DORMIR
NOIE-LA DANS L’OCÉAN DES RÊVES)
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(Le Résident est dissimulé dans cette image.
Sauras-tu le retrouver?)

Joly : «Sarkozy ne peut pas 
se cacher derrière le mépris 
qu'il a pour moi»
(et pour la France entière?)

   (...) La candidate écologiste à la présidentielle, Eva Joly, s'est dite «sereine malgré toutes les difficultés» jeudi lors d'un meeting à Grenoble, répondant par ailleurs aux attaques du président Nicolas Sarkozy après ses déclarations de la veille à propos de l'affaire Bettencourt.
   «Il ne peut pas se cacher derrière le mépris qu'il a pour moi. Cela ne suffit pas. Il va falloir qu'il s'explique sur la dizaine de témoins qui ont des témoignages concordants», a réagi à l'issue d'un meeting à Grenoble, la candidate EELV sous les cris de militants scandant: «Sarkozy en taule !».
   Le président-candidat avait signifié (avec les épaules? L'index levé?) un peu plus tôt sur France 2 qu'il opposait le «mépris le plus cinglant» (un mépris "cinglant", dites-moi comment ça fait?) aux accusations lancées par la candidate concernant un éventuel financement de sa campagne de 2007 par la milliardaire Liliane Bettencourt.
   «La présomption d'innocence n'empêche pas les faits d'exister. Ce que je dis haut et fort c'est que dans une campagne, dans n'importe quel autre pays avec ce qu'il y a sur la table, il faudrait s'expliquer, il ne résisterait pas 24 heures. C'est la situation en France qui est parfaitement anormale», a-t-elle ajouté (avec raison?). (...)


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"Vieux pépés, mais super jolies vieilles nénettes,
qu'ess-t'en dit, papy Serres?"


Michel Serres : "Cette campagne présidentielle 
est une campagne de vieux pépés !"
(et je suis spécialiste?)
Nicolas Truong (propos recueillis)

   (...) / Que pensez-vous de cette campagne présidentielle ? Est-elle à la hauteur du changement d'ère et même de civilisation dont votre "Petite Poucette", cette petite fille du XXIe siècle et de la technologie que vous décrivez dans votre dernier ouvrage, est l'incarnation ?

   Je me garderai bien de me prononcer frontalement sur l'élection présidentielle (évidemment). Je voterai, c'est sûr (encore heureux). Mais je considère que cette campagne est celle de l'inertie, de l'endormissement, et d'une certaine manière celle des résidus du vieux monde. De même qu'un train au démarrage présente une force d'inertie, une résistance physique, la classe politique n'a pas encore pris acte des mutations de notre temps. Elle ne mesure pas le changement social qu'induisent les nouvelles technologies. Le physicien Niels Bohr (1885-1962) l'avait bien compris : les idées nouvelles ne s'imposent pas parce qu'elles sont vraies, mais parce que l'ancienne génération a pris sa retraite ! (Dehors, Michel!)

   / Quelle est la nature de ce changement anthropologique qui rend, selon vous, nos institutions caduques tels les partis politiques, aujourd'hui ?

   La société actuelle et, en particulier, cette nouvelle génération qu'incarne Petite Poucette témoignent que nos institutions ont été créées à une époque où le monde n'était pas ce qu'il est devenu : à plusieurs égards, elles sont donc obsolètes. Elles le sont d'autant plus que le fossé d'évolution qui nous sépare d'elles est gigantesque, il est comparable à celui qui a séparé la Renaissance du Moyen Age ou l'ère chrétienne de l'Empire romain. Ce décalage s'exprime dans les chiffres : au début du XXe siècle, on comptait 70 % d'agriculteurs, pour 1 % aujourd'hui.
   Lorsque je suis né, nous étions 2 milliards sur la planète : désormais, nous avons dépassé les 7 milliards, avec des densités géopolitiques complètement changées. L'espérance de vie est passée de 50 à 80 ans. Cet allongement de la durée de vie a bouleversé nos pratiques sociales : quand on se jure fidélité pour soixante-cinq ans, le mariage n'a plus le même sens !
   La transmission des biens, la santé, la Sécurité sociale, le rapport au monde, à la naissance, à la mort, à la douleur... tous ces paramètres ont été bouleversés. Les morales anciennes étaient construites autour de la lutte contre la douleur. Aujourd'hui, le cortège des antalgiques fait qu'un médecin peut recevoir dans son cabinet un homme de 60 ans qui n'a jamais souffert. Nous n'avons plus le même rapport au corps, au monde, à autrui.
   Ces communautés anciennes que représentaient la famille, la paroisse, la commune ou le parti demandent à être repensées. Il ne s'agit pas tant de s'adapter que d'inventer. De quelle cité sommes-nous désormais citoyens ? La France est devenue une ville dont le TGV est le métro, dont les autoroutes sont des rues. Nous n'habitons plus le même espace. Cette mutation anthropologique a rendu nos institutions caduques. (...)

A lire en entier sur:

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"Moi, l'Résident, je l'accueille quand il veut...
Je saurai lui remonter le moral
mieux que sa planche à pain..."
Sylvain Lagarde Photographie noir et blanc - Mnémospection
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"Ma... Ma chérie... On dirait que tu es bizarre?
- Qu'est-ce qui te fait croire ça?
Dessape-toi, et fissa!"
Marc-Thirouin-Photography-

Agression sexuelle : 
une femme voulait encore faire l'amour, 
l'homme appelle la police
Le HuffPost/AFP 

   (...) Un artisan de 43 ans qui n'en pouvait plus de faire l'amour à une femme de 47 ans s'est réfugié sur le balcon d'où il a appelé la police, a annoncé la police allemande jeudi 12 avril.
   L'insatiable quadragénaire avait rencontré sa "victime" dans un pub lundi à Munich et l'a ensuite emmené chez elle. Après plusieurs passages à l'acte et alors que l'artisan souhaitait quitter ce nid d'amour un peu étouffant, elle a refusé de le laisser partir avant qu'ils aient à nouveau plusieurs fois couché ensemble, selon le communiqué de la police. Contraint et forcé, l'homme s'est soumis à ses désirs espérant pouvoir s'échapper. Sans succès.
   Il a finalement réussi à se réfugier sur un balcon pour appeler des policiers qui, arrivés sur les lieux, n'ont pas tardé à subir les assauts de la femme. Après un passage au poste, cette dernière a été remise en liberté. Elle devra répondre de faits présumés d'"agression sexuelle" et de "séquestration". (...)

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Luc Desle