Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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samedi 10 janvier 2015

"Ce roseau pleureur n'était pas rigolo-rigolo...". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE SANG DE TON FRÈRE
COULE DANS TES VEINES)

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"Si tu me trompes, tu sais ce qui va t'arriver, n'est-ce pas?"



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(La Corée du Nord vue par l'Occident)



Comment les étudiants nord-coréens 
utilisent Internet

Le Monde.fr 
(Hambourg, envoyé spécial)

   (...) La Corée du Nord n’est pas le premier pays qui vient à l’esprit lorsqu’on décide d’enseigner à l’étranger. C’est pourtant dans une université de Pyongyang, la capitale du pays, que l’Américain Will Scott, doctorant en informatique, a choisi de se rendre à deux reprises pendant l’automne.

   Sur place, l’enseignant a donné deux cours, l’un sur les systèmes d’exploitation et l’autre sur les bases de données. Il était présent au Chaos Communication Congress, à Hambourg, pour raconter son expérience.

   / Pourquoi la Corée du Nord ?

   - Pendant mes études, j’ai étudié en Chine. A ce moment-là, la Corée du Nord restait un pays dont je ne savais rien. Quand j’ai découvert que cette université existait, je leur ai envoyé un courriel leur demandant s’ils donnaient des cours d’informatique. Il se trouve que c’était le cas. Le recteur de l’université [l’université, internationale, dispose de deux recteurs, un Nord-Coréen et un étranger] se trouvait être Américain et m’a répondu. Il rentrait dans sa famille pour les vacances et nous nous sommes rencontrés. J’ai pu me rendre compte que cette université existait depuis quelques années, que je n’allais pas me faire arrêter si j’y allais. J’ai postulé, j’ai été retenu et neuf mois plus tard, à l’automne, j’y suis allé.

   / Qu’avez-vous enseigné ?

   - Un cours de système d’exploitation, pour les élèves plus âgés, et un cours pour les élèves un peu plus jeunes sur les bases de données.

   / Qui étaient vos étudiants et d’où venaient-ils ?

   - Les étudiants avaient tous choisi cette université. Beaucoup semblaient issus de la classe moyenne de Pyongyang, avec des parents médecins par exemple. Agés de 21 ou 22 ans, ils avaient déjà une ou deux années d’études supérieures. Certains avaient déjà étudié l’informatique, mais beaucoup étaient des débutants.

   / Concrètement, que faisaient-ils pendant vos cours ?

   - Beaucoup se sont penchés sur des applications Android. Par exemple, l’un d’entre eux a travaillé à ajouter la reconnaissance de caractère à un dictionnaire, pour que ce dernier puisse prendre des photos et reconnaître le mot.

   / Est-ce qu’ils connaissaient Internet ?

   - Oh oui, bien sûr, ils connaissaient Internet. Ils connaissaient Bill Gates, Mark Zuckerberg, Steve Jobs. Les informations leur parviennent d’un nombre surprenant d’endroits. Ils savaient aussi qu’Eric Schmidt [le PDG de Google] avait visité le pays, car cela avait été relayé dans les journaux. Ils connaissaient l’entreprise et savaient ce qu’elle faisait. On parlait des réseaux sociaux, je leur ai expliqué ce qu’était Dropbox.

   / A quel réseau avaient-ils accès ?

   - Sur le campus, nous avions accès à l’Internet traditionnel. C’est un débat récurrent au sein de l’université : les professeurs plaident pour un accès plus large et la direction est réticente. Les étudiants en équivalent de master et de dernière année de licence ont accès à Internet. Il y a du filtrage, mais je ne sais pas exactement lequel. Ce n’est pas un accès complètement restreint. Les étudiants l’utilisent pour de la recherche et pour leurs devoirs. Ils n’ont pas d’adresse e-mail, ils ne l’utilisent pas pour socialiser.

   / Est-ce qu’il y avait une volonté de leur part d’utiliser ces outils ?

   - Je pense qu’ils voyaient l’intérêt de ces outils, mais ils veulent avant tout des outils qu’ils puissent contrôler. L’un d’entre eux voulait ainsi construire un moteur de recherche, mais dans l’optique de le contrôler. Ils voyaient surtout Internet comme quelque chose d’utilitaire, qu’on peut utiliser pour le commerce, pour monter son entreprise. Ils ne voyaient pas ça comme quelque chose de social, pour avoir des interactions.

   / Ça n’est pas si différent d’autres classes dans le monde…

   - C’est si peu différent que c’en est surprenant. Sauf pour certains détails. Ainsi, certains exemples de manuels scolaires n’ont pas vraiment de sens. Dans mon cours sur les bases de données, ils devaient travailler sur des réalités qu’ils ne comprenaient pas, comme des bases de données d’une banque ou d’un réseau de taxi. A Pyongyang, il y a juste un centre d’appel, vous appelez et un chauffeur vient vous chercher.

   La principale difficulté était l’électricité, plus pour moi que pour mes étudiants. Je devais être prêt à donner mon cours sans électricité, car il y avait possibilité de coupure tous les jours. Je me suis rendu compte qu’il fallait mieux que j’utilise un feutre et le tableau qu’un projecteur et des slides.

   / Est-ce que vous avez pu nouer des liens avec les étudiants ?

   - On habitait sur le campus, on a donc partagé des repas, je les ai côtoyés dans des situations informelles. On avait des discussions sur les endroits où nous avions grandi. On a beaucoup parlé de sport, mais pas de politique. Non pas que c’était inapproprié, mais j’ai senti qu’on ne pourrait pas vraiment avoir de vraie conversation sur ce sujet. J’ai eu l’impression que ça serait juste embarrassant pour tout le monde : eux sont obligés de répéter la ligne du parti, ce qui ne leur plaît pas, pas plus que moi à l’entendre.

   / Avez-vous eu l’occasion tout de même de savoir ce qu’ils pensaient de leur situation ?

   - Mes élèves n’étaient pas dans une si mauvaise situation et avaient des raisons d’être satisfaits. L’université envoie des étudiants à l’étranger, ils étaient dans un environnement relativement international.

   / Est-ce que l’informatique et Internet sont susceptibles de changer la façon dont ils voient le monde ?

   - J’espère. Les membres de la classe aisée que j’ai côtoyés veulent pouvoir dire ce qu’ils veulent. Ce sont eux qui utilisent Internet et les téléphones mobiles, auxquels environ un million de Nord-Coréens sont abonnés. Quelques magasins vendent des tablettes et certains de mes étudiants en possédaient.

   / Pensez-vous que les gens se font une fausse image de la Corée du Nord ?

   - La façon dont la Corée du Nord est vue sur la scène internationale est très différente de la réalité à Pyongyang. Il existe une classe moyenne dont on entend jamais parler, qui se rend en avion en Chine, dont les étudiants partent à l’étranger, notamment en Suède, en Suisse ou en France. Certains sont un peu des citoyens du monde, même en étant Nord-Coréens.

   En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/12/31/comment-les-etudiants-nord-coreens-utilisent-


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(Ce djihadiste était très fier de sa canne
à pommeau trompe-la-Mort)



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Luc Desle

vendredi 29 juillet 2011

"Les troupes du Résident traquaient impitoyablement les nains du Royaume". Jacques Damboise in "Pensées intermittentes"


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(Le coq gaulois était partiellement dégarni)
Un festivalier qui préserve ses oreilles.
Crédit : EMILE POL / SIPA

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(Même sexy, l'invasion des chiffres avait quelque chose d'inquiétant)
Collection Play Time by Mio Destino

Ça y est: les chiffres l’emportent 
sur les lettres, les nombres sur les mots. 

   (...) Ou plutôt: l’auront bientôt emporté. Les signes annonciateurs étaient inquiétants: on ne parle plus de «ligne Pantin-Italie» ou «Vincennes-Neuilly», mais de «ligne 5», de «ligne 1», ou, mieux encore, de «la 5», «la 1». Déjà, dans certaines stations, comme Strasbourg-Saint-Denis, les panneaux de changements de direction n’indiquent plus des lignes, mais des numéros. Les voyageurs du neuf-trois prennent la 5.
   De même on ne dit plus: «J’ai rendez-vous chez le médecin à cinq heures et demie», mais: «J’ai rendez-vous chez le médecin à 17h30». Bientôt, on ne dira plus «midi» ou «minuit» mais «12h» ou «24h». On ne dira plus «midi et quart», mais «12h15». Les êtres humains se transforment en fiches horaires de la SNCF, comme le type du guichet en borne automatique.
   A Londres, les lignes de métro s’appellent «Northern Line», «Circle line», «Victoria Line»… Mais pas à New York, où ils ont même numéroté les rues et les avenues. Même pas fichus de leur donner des noms. Ce ne sont pourtant pas les noms qui manquent. En Islande, on en donne aux geysers. Ici, on numérote les lignes de métro. Bien sûr, ils répondront, à la RATP, qu’on les prolonge, et que la «1» ne s’arrête plus à Neuilly mais à La Défense. Ne pouvait-elle pas continuer de s’appeler «Vincennes-Neuilly»?
   Une histoire belge circulait autrefois: deux bons amis connaissaient si bien leur répertoire de blagues commun qu’il suffisait à l’un de dire «26» pour que l’autre s’esclaffe. On n’est pas si loin des usines à déjeuners, appelées «restaurants chinois», où l’on dit: «Servez-moi un 32, s’il vous plaît.» Et les nazis, ce n’est pas un nom qu’ils tatouaient sur les bras des déportés, mais un numéro. Et Guéant, ce n’est pas M. Untel qu’il renvoie en Guinée, c’est 20.000 étrangers par an. Le Talmud dit d'ailleurs qu'il est défendu de compter les êtres humains. (...)
Jacques Drillon

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"Super! On va pouvoir défiler à Pyongyang"

Bientôt un bureau français de coopération
 en Corée du Nord

Conseillé par Jack Lang, ce projet devrait notamment concerner le domaine culturel ou linguistique.
   (...) Un diplomate français de haut rang séjourne actuellement à Pyongyang où il "devait présenter aux autorités nord-coréennes" le futur représentant des intérêts français dans cette capitale,Olivier Vaysset, un diplomate qui a été déjà en poste à Singapour, ajoute le journal.
   "L'ouverture de ce bureau ne signifie pas que la France ouvre pour autant des relations diplomatiques avec ce pays totalitaire", précise le quotidien. (...)

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"Nous, on n'est pas responsables... 
Il n'y a que les éléphants qui nous intéressent.
- Ouaip"

Une tête de rhinocéros volée 
au musée d'histoire naturelle de Blois

   Les employés du muséum des Jacobins ont découvert le vol samedi matin à leur arrivée à l'établissement, dont les portes d'entrée avaient été fracturées. La tête, qui pèse une centaine de kilos, a été traînée au sol par les malfaiteurs.
   (...) La tête de rhinocéros dérobée, datant du XIXe siècle, avait été prêtée en 1997 par le muséum de Bourges.
   Selon le conservateur du musée de Blois, Jean-Louis Pointal, plusieurs têtes de rhinocéros ont été volées ces derniers mois en Europe, notamment à Rouen en mars, à Liège (Belgique) mi-juin et à Bruxelles la semaine dernière, dans le cadre d'un trafic international.
   La corne de cet animal est notamment prisée en Chine en raison de ses prétendues vertus aphrodisiaques.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/culture/20110711.AFP6885/une-tete-de-rhinoceros-volee-au-musee-d-histoire-naturelle-de-blois.html


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(Fans hystériques du... heu... Résident?)
Les spectateurs du Balaton Sound Music Festival 
attendent le début d’un concert, le 7 juillet à Zamardi, Hongrie.
Crédit : BERNADETT SZABO / REUTERS

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Benoît Barvin