Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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mercredi 5 juin 2013

"Ce pays ami nous acheta des armes avec un sourire inquiétant". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAÎTRE N'A PAS
DE MAÎTRE. TOI NON PLUS)

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LONG RÉCIT AU LONG COURS (1/28)
pcc Benoît Barvin et Blanche Baptiste

   Entre Soeur de la Miséricorde et Soeur Jeanne les rapports sont très complexes. Elaine Cantagril cherche à savoir pourquoi.

ANGÉLUS 
ou 
LES SECRETS DE L’IMPALPABLE


Meduse-ou-Vague-furieuse-
de-Lucien-Levy-Dhurmer-1897

CHAPITRE 11

   Fin août de cette fatidique année de 1876, plusieurs semaines après son accident, Angélus avait recouvré assez de forces pour quitter le couvent. Sa soeur lui avait conseillé de partir dès l’aurore afin d’attraper la diligence qui passait à Aubenac à huit heures. Il était convenu qu’il se rendrait à Rodez où elle espérait qu’il voudrait bien rester. Car ses projets semblaient avoir changé et il avait l’air si désespéré qu’elle se demandait s’il n’allait pas commettre une bêtise.

   Les habitants du bourg n’avaient pas revu Jean. Seuls le docteur, quelques Soeurs et le Père Grangeais avaient pu constater l’étendue des lésions. Soeur Monica, fort impressionnée par ce qu’elle avait pu apercevoir, avait dit aux fillettes, à qui elle faisait répéter les chants de la fête de la Vierge, que le petit Galin était défiguré à vie, et que toutes ses plaies, mal cicatrisées, risquaient bien de gangrener alors même qu’il ne s’y attendrait plus. L’information s’était très vite répandue. Des curieux avaient voulu visiter le malade, sans y parvenir. Angélus avait même refusé de voir sa famille.

   Les derniers temps, il ne se montrait que recouvert de pansements, de sorte que l’on pouvait le croire beaucoup plus défiguré qu’il n’était. Il y avait dans cette attitude non pas de la pudeur, mais le désir de dissimuler ce qu’il était devenu afin de ne laisser, dans la mémoire de ces gens un peu rustres, que le souvenir d’un être hideux, brûlé à vif et totalement méconnaissable.

   A Aubenac, sur la place, il croisa Frère Antoine qui ne le reconnut pas. Ceci d’un côté le soulagea, puisqu’il souhaitait désormais se faire oublier. Cependant cette « nouvelle identité » l’effrayait aussi, car Angélus comprenait qu’il devrait désormais endurer un long et délicat traitement dont le résultat n’était pas connu à l’avance.

   Il arriva à Rodez sans encombre, non sans avoir été dévisagé par les voyageurs qui virent en lui un malheureux de plus, comme il en fourmillait dans ces contrées où le travail dans certaines usines vous marquait les jeunes de façon indélébile.

   Lorsqu’il franchit le seuil de la boutique, sa tante, en le voyant, faillit s’évanouir. Bien sûr, Camille les avait informés de l’accident de son frère et de sa venue différée, mais la tante Élise ne pouvait avoir imaginé une telle métamorphose. Son adorable neveu, s’il gardait ses qualités de vendeur, avait perdu, pour elle, sa qualité majeure, à savoir sa parfaite beauté, son teint délicat et sa peau d’ange. Un tel repoussoir n’avait plus sa place, ni dans sa boutique, ni à ses côtés. 

   L’oncle, que la laideur n’avait jamais effrayé et qui avait su s’imposer dans les affaires par son sérieux, ne fut pas de son avis et voulut garder Jean comme promis. Les époux s’enfermèrent tous deux dans l’arrière-boutique pendant que leur neveu, fatigué par le voyage, attendait debout devant le comptoir sous le regard insolent et vaguement dégoûté du commis.

   D’interminables pourparlers s’ensuivirent au bout desquels la tante eut le dernier mot. Les temps avaient changé et la clientèle était désormais autant intéressée par l’emballage que par le contenu. Aussi, ce qu’elle acceptait d’un vieux marchand-drapier l’insupportait chez un jeune vendeur dont le rôle se devait d’être autant charmeur que commerçant. 

   Devant ces théories et la longue diatribe qui succéda contre la famille Galin, l’oncle Trilhes ne trouva rien à objecter. La tante était devenue sourde à toute commisération. Elle parlait si fort que l’on entendait tout dans la boutique. Le commis, certain de retrouver la place qu’il aurait dû céder, toisait maintenant Angélus avec un aplomb de vainqueur insupportable.

   Angélus, choqué par ce retournement et voyant la tournure que prenaient les événements, décida que, quelle que soit la décision de ces gens, il ne resterait pas chez eux.

   Comme il se baissait pour récupérer son maigre bagage, l’oncle revint. Il demanda à son apprenti de les laisser seuls. Alors il se confondit en excuses devant son neveu, lui disant qu’il était vraiment désolé mais que sa femme ne changerait plus d’avis, et qu’il lui fallait partir. Le mieux serait de continuer chez les Frères d’Aubenac où des études approfondies lui seraient certainement offertes, compte tenu de ses capacités et de ses résultats.

   Angélus écoutait, abasourdi. Il n’était plus question de retourner chez les Frères où il avait appris tout ce qu’il y avait à apprendre. Il lui fallait aussi mettre une croix sur le Petit Séminaire de Rodez. 

   Cependant, il avait son Brevet en poche et, avec cela, des portes s’ouvriraient forcément. Par contre, ce qui aurait été un avantage pour poursuivre des études, devenait un inconvénient pour trouver un travail intéressant et bien payé : il était trop jeune. Un gars de son âge, on ne pouvait que l’exploiter et le prendre comme apprenti pour exécuter les basses besognes.

   Une bouffée de colère l’envahit. Ainsi, à cause de ceux de Fontseranne, de leur horrible jalousie, il perdait une partie de son toucher, sa beauté et la protection d’une famille d’adoption ! La vie confortable qu’il aurait menée à Rodez aurait peut-être détourné et apaisé son désir de vengeance, mais celle qui se présentait à lui, faite de luttes constantes et de commisération cynique, ne pouvait que le maintenir dans une perpétuelle insatisfaction.

   L’oncle Trilhes ne savait plus que dire. Il ouvrit le tiroir-caisse et donna à Jean plusieurs billets, pour le dédommager un peu et tenter de se faire pardonner. 

   Puis il poussa le garçon vers la porte et Angélus se retrouva dans la rue, ne sachant que faire, tenant son sac dans la main droite, craignant d’égarer tout cet argent que sa paume gauche ne sentait même pas. Comme il s’éloignait vers la place du Bourg, son oncle lui cria qu’une diligence repartait vers les quatre heures.

***

   Angélus s’arrêta en plein soleil et s’assit contre le rebord d’une arcade. Il compta les billets et vit que la somme était énorme. A ses yeux, en tout cas. Il rangea soigneusement les coupures et releva la tête. Il était juste en face de la pharmacie Rolland. Dans un ballet incessant, de belles dames qui ne semblaient point malades entraient et ressortaient avec de délicats petits paquets, comme on en fait chez le parfumeur, avec des rubans et des papiers de soie. Angélus laissa vagabonder à la fois ses pensées et le soleil sur sa peau parcheminée. Lorsqu’il se mit debout, il savait exactement ce qu’il allait faire.

   Il se rendit tout d’abord chez le papetier où il acheta deux feuilles de vélin d’un grammage particulier, des feuilles blanches, puis un petit flacon d’encre de Chine, un porte-plume et trois plumes de taille différente, des ciseaux, de la gomme arabique et quelques articles supplémentaires. Là encore personne ne le reconnut. Son visage était amaigri, ses traits complètement modifiés, et la peau brillante et lisse par endroits s’exhibait ailleurs fripée et cicatricielle. 

   Il descendit vers la gare par la rue Béteille et trouva un petit hôtel où il loua une chambre pour la nuit. Avec une application extrême, il se fabriqua un passeport en tous points semblable à celui de Giorgio, l’Italien rencontré l’année précédente. Il sut lui donner la couleur adéquate en trempant les feuilles dans une eau légèrement teintée, puis en les faisant sécher toute la nuit sur du buvard. 

   Au matin, les feuilles étaient prêtes à recevoir les lettres calligraphiées. La langue italienne lui était devenue familière l’hiver précédent. En effet, il avait déniché dans la bibliothèque du collège un traité de pharmacopée datant du XVIII° siècle et n’avait eu de cesse d’en apprendre le contenu. Aussi put-il imiter facilement les quelques formules administratives et les en-têtes qui s’étaient imprimés dans sa mémoire. 

   Ne lui restait qu’à trouver un nom et un prénom. Celui d’Angélus s’imposa tout de suite, car personne, hormis Camille, ne pourrait faire le rapprochement. Quant au nom de famille, il lui vint « Gabrielli » en souvenir de son frère jumeau, le seul frère qu’il n’ait pas de raison de haïr. Il crut bon de se vieillir de cinq ans, sachant qu’avec sa grande taille cela ferait illusion. Il signa, puis reproduisit à la perfection le contour et le sigle d’un tampon, ainsi que celui des douanes, en changeant lorsque cela était nécessaire la couleur de l’encre et la grosseur des plumes, allant jusqu’à imiter les bavures des tampons usagés. Il conçut de la sorte deux pièces d’identité différentes, ainsi qu’une fausse lettre de recommandation d’un certain Maître Pavèse de Florence.

   Après cela, il écrivit à sa soeur pour lui raconter l’accueil fait par les Trilhes. Il lui signifia qu’il ne reviendrait pas, qu’il partait sur les routes, qu’il s’en remettait à Dieu et que, surtout, elle ne s’inquiétât point, car il saurait toujours se débrouiller. 

   Une page était tournée. A partir de maintenant il s’appelait Angélus Gabrielli, né à Sienne en 1857, de père italien et de mère française. Il bénéficiait donc de la double nationalité et il exerçait la profession de courtier en produits pharmaceutiques. 
***
(A Suivre)

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(Dans cette forêt, on trouvait d'étranges personnages
avec de non moins étranges coutumes)

(1617-19) Peter Paul Rubens-
 Pan & Syrinx (Staatliche Museum


Inde : 
l’homme qui a planté une forêt de ses mains
Manimugdha S. Sharma
The Times of India 

   (...) A lui tout seul, Jadav Payeng a fait pousser une vaste forêt sur un banc de sable de 550 hectares situé au milieu du fleuve Brahmapoutre. Le site compte désormais plusieurs animaux dont l’espèce est en voie de disparition, dont au moins cinq tigres. Une femelle a eu deux petits récemment. L’endroit se situe à Jorhat, à 350 kilomètres de route de Guwahati, et il n’est pas facile d’accès. 

   Il faut quitter la voie principale et prendre une petite route sur une trentaine de kilomètres pour arriver au fleuve. Là, avec de la chance, on trouve des bateliers pour passer sur la rive nord. Après 7 kilomètres de marche, on arrive près de chez Payeng. Les gens du coin appellent cet endroit Molai Kathoni (“le bois de Molai” – d’après le surnom de Payeng). Tout a commencé en 1979. Des crues avaient rejeté un grand nombre de serpents sur le banc de sable. Après le retrait des eaux, Payeng, qui n’avait que 16 ans, trouva le site couvert de reptiles morts. Ce fut le tournant de sa vie. 


   “Les serpents étaient morts de chaleur, il n’y avait pas d’arbres pour les protéger. Je me suis assis et j’ai pleuré sur leurs corps sans vie. C’était un carnage. J’ai alerté le ministère des Forêts et leur ai demandé s’ils pouvaient planter des arbres. Ils m’ont répondu que rien ne pousserait ici et m’ont dit d’essayer de planter des bambous. C’était dur mais je l’ai fait. Il n’y avait personne pour m’aider”, raconte Payeng, qui a désormais 47 ans. Le jeune homme quitta ses études et son foyer, et se mit à vivre sur le banc de sable. Contrairement à Robinson Crusoé, il accepta volontiers cette vie d’isolement. Et non, il n’avait pas de Vendredi. Il arrosait les plants matin et soir et les taillait. Au bout de quelques années, le banc de sable est devenu un bois de bambou. “J’ai alors décidé de faire pousser de vrais arbres. J’en ai ramassé et je les ai plantés. J’ai aussi rapporté des fourmis rouges de mon village : les fourmis rouges changent les propriétés du sol. J’ai été piqué plusieurs fois”, raconte Payeng en riant. 


   Bientôt, toute une série de fleurs et d’animaux s’épanouirent sur le banc de sable, y compris des animaux menacés, comme le rhinocéros à une corne et le tigre royal du Bengale. “Au bout de douze ans, on a vu des vautours. Les oiseaux migrateurs ont commencé à arriver en masse. Les daims et le bétail ont attiré les prédateurs”, déclare Payeng, qui s’exprime comme un écologiste chevronné. “La nature a créé une chaîne alimentaire : pourquoi est-ce qu’on ne s’y tient pas ? Qui protégera ces animaux si nous, les êtres supérieurs, nous nous mettons à les chasser ?” Le ministère des Forêts de l’Assam n’a entendu parler de la forêt de Payeng qu’en 2008, lorsqu’un troupeau d’une centaine d’éléphants sauvages s’y est réfugié après avoir ravagé les villages voisins. Ils ont aussi détruit la cabane de Payeng. 


   C’est là que Gunin Saikia, conservateur assistant des forêts, a rencontré Payeng pour la première fois. “Nous avons été surpris de trouver une forêt aussi dense sur le banc de sable. Les gens du coin dont la maison avait été détruite par les pachydermes voulaient abattre ce bois, mais Payeng leur a dit qu’il faudrait le tuer d’abord. Il traite les arbres et les animaux comme si c’étaient ses enfants. Quand on a vu ça, on a décidé de contribuer au projet, raconte-t-il. Payeng est incroyable. Ça fait trente ans qu’il est là-dessus. Dans n’importe quel autre pays, il serait un héros.” 


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"Maître... Pourquoi donc dois-je me dévêtir pour
cette expérience?
- Parce que.
- Ah? Bon..."


Frankenstein Must Be Destroyed,

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(Ces hyper-marchés flottant ne faisaient pas l'unanimité...)


Les hypers en bout de course(s)

   (...) Il y a très exactement un demi-siècle, le 15 juin 1963, naissait, à Sainte-Geneviève-des-Bois, dans l’Essonne, le tout premier hypermarché (1) de France. Un magasin aux proportions fabuleuses proposant 15 000 articles. Son but ? Réduire les prix. Ses méthodes ? S’installer loin des villes, là où les loyers sont moins chers, supprimer les vendeurs dans les rayons et traiter de gros volumes en limitant les intermédiaires.

   A l’époque, les critiques anticipent un échec. Mais plus de 5 000 clients se pressent à l’inauguration de cette « usine à distribuer ». Partout dans l’Hexagone, les ouvertures vont alors se multiplier, dans une ambiance de fête. En octobre 1970, à Vitrolles, dans les Bouches-du-Rhône, un journaliste de l’ORTF (Office de radiodiffusion télévision française) décrit, émerveillé, l’ouverture du centre commercial Carrefour, avec sa grande roue et son chapiteau installés spécialement pour l’occasion.

   Avec surtout ses « éléments de séduction » : ses 4 000 places de parking. Ce « gigantesque magasin » – 22 000 mètres carrés – est « un spectacle en soi », où l’on peut « flâner sans idées bien arrêtées », vante le reporter du journal télévisé. La philosophie de la grande distribution est des plus simples : « Le plus grand nombre de clients, le plus grand nombre de produits, les prix les plus bas, résume l’historien Jean-Claude Daumas. Il y avait un cercle vertueux de la taille qui faisait que, si on s’agrandissait, on pouvait avoir plus de références, donc attirer plus de clients, donc faire plus de marges et donc, in fine, agrandir son magasin encore. » (...)

   (...) Cinquante ans plus tard, la grande distribution est devenue incontournable. La France est l’un des pays au monde qui affichent la plus grande concentration de grandes surfaces sur son territoire. Plus de 70 % des achats alimentaires des Français sont faits dans leurs rayons. Mais la crise, la hausse du prix de l’énergie et des scandales alimentaires à répétition ont montré les failles de ce modèle : clairement, il n’est pas durable. Depuis 2009, le chiffre d’affaires du secteur est en baisse, surtout dans les très grandes surfaces. « Les énormes hypermarchés où l’on vend tout flanchent petit à petit », tranche Lionel Bobot, chercheur à l’Inra (Institut national de la recherche agronomique). (...)

   (...) Les temples de la consommation sont-ils pour autant condamnés ? Nous avons demandé à nos lecteurs de passer une semaine sans voir un chariot. Résultat : la chose n’est pas aisée. Une enquête de terrain menée en 2011 par le Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) assure que « les ménages raisonnent peu leurs modes d’approvisionnement – et notamment les déplacements qui y sont liés – sous le prisme du développement durable ». Dans ce dossier, nous vous donnons donc des conseils pour avancer vers de nouvelles pratiques. D’ailleurs, quand ils sont interrogés, les Français disent vouloir acheter mieux, passer moins de temps devant les gondoles et se déplacer moins pour faire leurs courses… Les supermarchés, « énormes machines à innover », selon les termes du consultant en marketing écolo Sauveur Fernandez, ont répondu aux demandes des consommateurs, et ce, à grands renforts de campagnes de communication. (...)

   (1) Le terme « hypermarché » sera inventé plus tard, en 1968, par Jacques Pictet, fondateur du magazine spécialisé « LSA ». En France, ce terme désigne aujourd’hui un magasin dont la surface de vente est supérieure à 2 500 m2. Le supermarché a, lui, une surface comprise entre 400 et 2 500 m2.


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Benoît Barvin

lundi 25 juin 2012

"Cette vieille rombière parlait avec ses bourrelets". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(L’ÉLÈVE EST UN MAÎTRE EN DEVENIR.
LE MAÎTRE EGALEMENT)

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"Sur-poids, sur-poids... Quelle fumisterie...
Moi, si je veux, je peux faire des claquettes..."

(c) Henrich Kley

Nourrir les Terriens dépend 
de leur nombre, mais aussi de leur poids
Le Monde.fr avec AFP

   (...) Si tous les habitants de la Terre alignaient leur poids sur celui d'un Américain moyen, cela représenterait une hausse de la demande en nourriture équivalente à celle de près d'un milliard de personnes, ont calculé des chercheurs britanniques dans une étude publiée lundi 18 juin.
   La croissance de la population mondiale - 7 milliards de Terriens en 2011, 9 milliards attendus en 2050 - est considérée par certains comme l'une des menaces majeures pour la planète. Cette étude invite à s'intéresser aussi au poids de chaque individu et à l'impact du surpoids, de plus en plus répandu, sur la demande alimentaire.
   La demande en énergie, donc en nourriture, d'une espèce dépend du nombre d'individus mais aussi de sa masse globale moyenne, rappelle l'étude parue dans la revue britannique BMC Public Health. Plus un corps est lourd et plus il a besoin d'énergie pour se mouvoir.

   S'appuyant sur des données de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les chercheurs de la London School of Hygiene and Tropical Medecine estiment à 287 millions de tonnes le poids global de la population adulte mondiale (chiffres de 2005, sur 4,6 milliards de personnes âgées de plus de 15 ans).
   Le Terrien moyen pèserait 62 kilos, avec des différences notables selon les régions du globe : le poids moyen d'un adulte est ainsi de 57,7 kilos en Asie, 60 enAfrique, 70 en Europe, 74 en Océanie et 80 en Amérique du nord, selon l'étude.

   Au total, quelque 15 millions de tonnes seraient attribuables à du surpoids et 3,5 millions de tonnes à de l'obésité. Avec, là encore, des disparités notables : 55 % de la population européenne est en surpoids, contre le quart seulement en Asie ; mais près des trois quarts en Amérique du Nord. Une personne est considérée en surpoids quand son indice de masse corporelle (IMC), un ratio entre le poids et la taille, dépasse 25. Elle est considérée comme obèse au-delà de 30. (...)

Suite sur:

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"T'es dingue! Et les économies d'énergie, hein?
T'en fais quoi?""

The Rains Came (1939)

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(TGV low cost prévu pour pauvres
en transit vers l'Enfer)

Vieux train photographié à la gare de pacy 

TGV low-cost en 2013 : 
moins chers mais plus de contraintes

   (...) Début juin, Ouest-France.fr évoquait le projet de TGV low-cost à la SNCF. Il a été officiellement confirmé ce mardi, par la directrice générale de SNCF Voyages, Barbara Dalibard, dans un entretien au Parisien.
   Le TGV low-cost sera lancé en 2013. Ses caractéristiques ? Il sera 25% moins cher que le TGV classique, comportera une classe unique et les billets, non remboursables, seront vendus uniquement sur Internet.
   Précisions de Barbara Dalibard : "Il n'y aura pas de tarif unique" et "cette offre devrait être rentable à horizon 2017" pour "un investissement de 10 millions d'euros". (investissement dans quoi? La publicité?) (...)

   (...) Ces TGV, quatre rames doubles à deux étages effectuant 8 ou 9 trajets par jour entre Marne-la-Vallée-Lyon-Montpellier ou Marseille, pourront transporter 1 200 passagers chacune en classe unique – contre 1 000 pour une rame classique comportant une 1re et 2e classes.
   Ces rames low-cost ne disposeront pas de voiture-bar. Les sièges seront aussi larges que les sièges actuels et pourront accueillir un bagage en dessous. (ouah, super!) (...)

   (...) Attention, tout de même : en cas de deuxième bagage, il faudra payer un supplément.
   Autre contrainte, les passagers devront embarquer depuis des gares périphériques (qu'en termes élégants...) , comme Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne) ou Lyon-Saint-Exupéry (Rhône).
   Cette configuration permettra à la SNCF "de réaliser une économie de 30% sur l'utilisation de la voie car chaque TGV sera immédiatement sur la ligne à grande vitesse et cela lui fera gagner du temps", explique Barbara Dalibard. Ces rames rouleront environ 12 heures par jour, contre 8 heures pour les TGV classiques. (...)

   (...) Enfin, ultime contrainte, et non des moindres : "Les clients devront se présenter en gare 45 minutes avant le départ du train, indique Barbara Dalibard, car le contrôle des billets se fera en amont par un contrôleur sur le quai pour limiter la fraude à bord."
   Pour les passagers, l'obligation de devoir se présenter 45 minutes à l'avance semble être la plus pesante. Surtout s'il s'agit de gares "périphériques" (ah bon? Vous croyez? Tiens...)...
   Et vous, seriez-vous prêts à vous laisser tenter par ces TGV low-cost, à moins de 25€ le billet ? (et rejoindre l'impression d'être pris encore plus pour du bétail, comme dans le transport aérien? Il faut vraiment vous répondre? Notre index vous convient?) (...)

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(Les références du Livre Blanc sur l'Automobile étaient patentes)


Comment enrayer le déclin 
de l’industrie automobile?

   (...) Il fait 68 pages et s’est donné un but principal : « Solliciter toute l’attention du gouvernement sur l’enjeu primordial du dossier automobile pour la France. »

   "Il" c'est le «Livre blanc» rédigé il y a quelques semaines par l’association des collectivités des sites d’industrie automobile (Acsia) présidé par l’actuel ministre de l'économie Pierre Moscovici et vice-présidé par Philippe Bonnin maire de Chartres-de-Bretagne, commune où se trouve le site de PSA La Janais.
   « Nous sommes persuadés que la construction d’une nouvelle stratégie reste à la portée des acteurs de la filière automobile française » soulignent encore ses auteurs qui font un état des lieux et proposent plusieurs mesures pour enrayer le déclin de ce secteur.

(Extrait des conclusions du rapport)

Nos propositions pour une filière automobile restaurée.

   Des changements deviennent (heu... en effet...)  nécessaires, voire impératifs (cruciaux?) en matière de politique industrielle automobile. L’ACSIA formule des propositions à étudier en engager dans les semaines et mois à venir.

   Toutes ces propositions ou recommandations reprennent les argumentaires que nous avons développés dans le présent livre. La mobilisation générale pour l’automobile française nécessite qu’on implique sur les cinq prochaines années tous les acteurs pour créer de nouvelles conditions destinée à :

· Engager une restructuration paritaire de la filière, notamment en travaillant sur la fiscalité automobile. (c'est-à-dire? Réduire les charges des grandes entreprises? Encore?) Le but est de la rendre plus verte (fiscalité verte... Bon...) et plus apte à soutenir les efforts des constructeurs français et des collectivités.
· Progresser vers une mobilité durable et accessible à tous (ce qui veut dire? Travailler loin de chez soi, par exemple?).

· Mettre en place les programmes de recherche transversaux et la mise en réseau des acteurs de la filière pour redonner à l’industrie automobile française et européenne une avance technologique décisive par rapport à ses concurrents mondiaux (programmes partagés par les concurrents européens!!?? Qu'on m'explique comment on fait).

· Contribuer très activement à l’émergence de nouvelles chaînes de valeur (en faisant quoi, concrètement?) et de nouveaux ensembles d’acteurs capables :

   o de porter une croissance automobile verte (plus chère, donc moins compétitive face aux automobiles des autres pays qui, eux, se contrefichent de cette "verdure", illusoire, d'ailleurs...),

   o de construire et valoriser à l’international le savoir-faire français dans ce domaine (comment? en récompensant les chercheurs français par des séjours en SPA?).

· Regagner 500 000 véhicules / an ; en renouvelant l’approche du marché (renouveler l'approche du marché... Mamma Mia) par les segments B, B2 & M1.

· Retrouver une situation d’excédent commercial qui permettra de ne pas fermer de sites (en faisant quoi? La danse du ventre?).

· « Endiguer » les risques de délocalisation vers les Nouveaux Etats Membres (NEM) de l’Europe en initiant une diplomatie automobile (diplomatie???) qui promeut la croissance des débouchés locaux au nom du développement durable (heu... en baissant les charges ou en faisant venir un Marabout Africain?).

Pour tout savoir sur le brainstorming 
de Moscovici et sa bande, voir ci-dessous:




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Luc Desle