Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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mercredi 11 février 2015

"Ce fossoyeur refusait de fossoyer le dimanche". Jacques Damboise in "Pensées inconséquentes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(DEUX MAÎTRES PARLENT-ILS
D'UNE MÊME VOIX?)

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"Qui veut son petit pauvre?
Qui?
- NOOOUUUSSS!!!"



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"Qui a souri? Y'a quelqu'un qu'a souri!
- C'est pas nous, Bwana"


   En double page pour illustrer un sujet de l’Obs sur "La jeune garde du président", la photo a beaucoup circulé : un sextet d’énarques blafards dans l’opulent décor de l’Élysée. Décryptons cette allégorie de la fracture avec nos élites.

   Pâleur mortelle, raideur cadavérique, figures d’enterrement : la scène évoque à la fois le musée Grévin, la famille Adams et un épisode inédit de The Walking Dead. Voire un singulier remake du Sixième sens : ils sont morts, mais ils ne le savent pas. Quoique non dénuée de qualités plastiques, l’image déclenche immanquablement quelque stupeur. Comment l’armada des conseillers de la présidence a-t-elle pu laisser faire ça ? Car cette démarche ne relève pas d’un accident, mais sans nul doute d’une opération calculée, organisée et validée par le staff de communication de l’Élysée.(...)

   (...) On devine sans peine que la visée principale (« relancer le quinquennat ») s’accompagne nécessairement d’objectifs comme « redonner une carrure présidentielle » à François Hollande, ce qui pourrait expliquer la pompe du décor – meubles Second empire, tapisseries, velours, soie, cristal et abondantes dorures – s’il devait servir au président lui-même. Mais s’agissant de son cabinet, ce décorum s’inscrit dans une colossale contradiction avec la période.

   Ces « trentenaires surdiplômés » [1] ne sont manifestement pas là pour mettre les mains dans le cambouis, mais pour redorer – littéralement – l’image du pouvoir. En ce début d’année 2015, on aurait pu penser que la priorité ne serait pas de redoubler les stéréotypes sur l’énarchie en déroute. Peut-être les organisateurs de cette séance ont-ils cru que la dominante noire des vêtements suffirait à signifier l’adhésion de nos héros à l’austérité, mais elle ne fait que souligner l’opulence de leur biotope. Voire la blancheur de cet échantillon, que l’exacte parité hommes-femmes ne fait pas oublier.

   Seules les mines sont austères. Jean-Jacques Barberis, en vedette puisqu’il a droit à une présence en solo sur la couverture de l’hebdomadaire, ne fait pas exactement profil bas avec sa panoplie de dandy. Il semble qu’à vouloir conjurer à la fois son prénom de quinquagénaire et son juvénile minois, il ne soit parvenu qu’à prendre l’apparence d’un gamin prématurément vieilli.(...)

   (...) Le contraste est en tout cas saisissant avec le style des nouveaux dirigeants grecs, délibérément dépouillé des oripeaux du pouvoir – à commencer par la cravate. Les plus cyniques diront qu’il ne s’agit là que d’une autre forme de calcul, mais au moins est-il plus expéditif : Yanis Varoufakis doit mettre une bonne demi-heure de moins à s’habiller que Jean-Jacques Barberis [2].

   Mais évitons le jugement de valeur. Après tout, les codes de ce milieu nous échappent complètement. Barberis n’est peut-être qu’un spécimen ordinaire de hipster du 8e arrondissement. D’ailleurs, la lecture de l’article confirme qu’on a très mal compris : ces jeunes-là sont en rébellion, en rébellion contre les baby-boomers dont ils ont cru qu’ils ne leur laisseraient jamais la place. C’est la génération Y de l’ENA que voilà ! De vrais punks. Ainsi, ils poussent l’irrévérence jusqu’à tutoyer François Hollande. Enfin, presque : « Monsieur le président, tu dois… »

   Et ils sont là pour donner voix à la jeunesse si chère au candidat Hollande. « Même nous, qui sommes tous nés du bon côté du périphérique, dans des milieux ultrafavorisés, nous avons connus une forme de crainte de l’avenir », confie l’un d’eux. Jeunes des banlieue, rassurez-vous : la« génération Macron » est là pour vous représenter. C’est, aussi, qu’il s’agit de « ne pas abandonner à Manuel Valls le terrain du jeunisme », dit un ministre… Voilà pour le projet politique, en définitive.(...)

   (...) Dans ce salon funéraire, cette jeunesse semble justement porter le deuil d’idéaux qu’elle n’a même pas eu le temps de nourrir. L’un d’eux, évoquant l’effet à l’Élysée de la tuerie de Charlie Hebdo : « Nous avons compris, nous qui avons la tête farcie de courbes, de statistiques, que, pour diriger un pays, les chiffres de suffisent pas. Il faut aussi des mots. » En d’autre termes : la technocratie, plus la com’. Vous n’espériez tout de même pas des idées ou des convictions ?

   Nos spin doctors et leurs patients ne parviennent ici qu’à illustrer la vertigineuse fracture entre nos élites et les citoyens qu’elles s’avèrent ainsi – littéralement – incapables de représenter. Ils n’en ont même pas conscience, confinés dans un entre-soi sans ouverture vers l’extérieur (regardez l’image : portes fermées, pas de fenêtres, et l’impression que les personnages regardent moins l’objectif que leur propre image dans un miroir).

   Reste à s’interroger, encore une fois, sur la participation d’un journal à cette mise en scène, sur l’intérêt qu’il trouve au sujet lui-même, sous l’emprise d’une fascination pour le personnel et les arcanes du pouvoir. Le journalisme politique fait le storytelling du storytelling, une mise en abîme qui parachève le rétrécissement de la politique en communication pour mieux la dépolitiser. Il ne reste qu’une sitcom à écrire: "Hollande, saison 2", annonce la première page. Ils croient gouverner, ils ne jouent que la comédie du pouvoir. Mal, dans une langue disparue, au milieu d’un décor factice. Ils sont politiquement morts, mais ils ne le savent pas.

[1] Petit relevé des appellations utilisées par l’article : « incroyablement jeunes » « tous la trentaine », « à peine sortis de l’adolescence », « allures de stagiaires », « génération Macron », « trentas », « e-generation » « cadets de la hollandie », « hussards de la saison 2 du Hollandisme ».

[2] Et l’on s’estimera heureux si Mediapart ne vient pas révéler quelque nouveau scandale sur son budget cirage ou pochettes en soie


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Luc Desle

mercredi 27 août 2014

"Je buvais des yeux la femme soûle". Jacques Damboise in "Pensées contre-épiques".

°°°
Pensées pour nous-mêmes:

(TU PEUX TE FAIRE UN MANTEAU
DE LA PENSÉE DU MAÎTRE)

°°°
(Conchita Alvarez était une caviste
qui aimait énormément son métier)



°°°
(Gwendoline Delanove collait tous ses bijoux
les uns aux autres pour en mettre
plein la vue)


Jennifer Madden

°°°
(Lydia Tungstène avait des problèmes de vue...
Mais comment le lui dire sans qu'elle se vexe?)


Javier Medellin Puyou

°°°
(Quand j'appelai ce modèle "la femme de couleur",
elle me fit un procès)



°°°
Blanche Baptiste

samedi 11 janvier 2014

"Il était gai comme un prêtre qui change sa vieille chasuble". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(ADOPTE LE SILENCE COMME AMI)

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"J'aime bien fumer un peu après un bon exercice"



Bruce Weber’s Adventures in Hollywood
Photographer: Bruce Weber


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"Heu... Ma Chérie... Ce n'est pas exactement
comme ça que je voyais cette photo, tu comprends..."



Et si la “civilisation de l’image”
avait du plomb dans l’aile?

André Gunthert

   (...) La nouvelle direction du quotidien gratuit 20 Minutes a révélé jeudi le projet de supprimer l’essentiel de son service photo, soit 13 postes, pour ne conserver que deux rédacteurs-éditeurs. Les rugissements de matimeline ne se sont pas fait attendre. Tout à la joie mauvaise du “je vous l’avais bien dit”, les experts en c’était-mieux-avant se hâtent de rallumer les bougies du deuil du photojournalisme et entonnent le chant du “y’a plus photo“.

   Plus d’images demain à 20 Minutes? Pas tout à fait. En réalité, les colonnes du journal comme les pages du site web ne changeront guère d’aspect: le quotidien conserve son abonnement à l’AFP, principal fournisseur de la presse française, et à Sipa. Je n’ai pas fait le compte, mais il n’est pas très risqué de parier que la majorité de l’iconographie du journal provient d’ores et déjà de ces sources. Comme celle du Chicago Sun-Times, qui a supprimé son service photo en juin 2013, la direction de 20 Minutes envisage également de demander à ses enquêteurs de produire photos et vidéos, de réutiliser ses archives, et de recourir accessoirement à un service de commercialisation de crowdsourcing, le finlandais Scoopshot.

   Une telle décision n’est pas une bonne nouvelle pour les professionnels, ne serait-ce que parce qu’elle atteste la dévalorisation des métiers de l’image. Mais faut-il en rester à la grille de l’approche spécialisée pour aborder un tel symptôme? La déploration du c’était-mieux-avant s’appuie sur l’a-priori qu’une illustration de qualité est par définition meilleure pour la presse qu’une illustration low cost. La preuve: un organe comme Mediapart, qui a une politique visuelle à peu près inexistante, est au bord du dépôt de bilan, alors que Libération, qui est le quotidien le plus volontariste en matière iconographique, caracole en tête des ventes. — Ah non! Désolé, on me dit dans l’oreillette que c’est le contraire! Comment est-ce possible? La photo n’aurait-elle pas toutes les vertus en matière journalistique? Jean-François Leroy et Christian Caujolle nous auraient-ils menti?

   A l’évidence, la presse ne fonctionne pas sur les mêmes critères qu’un festival photo ou une galerie d’art. La réponse au mythe de la qualité est facile à apercevoir et s’étale déjà à longueur de colonnes. Alors que 20 Minutes n’est pas connu pour son inventivité graphique, le gratuit est le premier quotidien national (avec une diffusion revendiquée de 979.440 exemplaires et 4,3 millions de lecteurs).

   Pour dépasser le niveau habituel des clichés de la déploration, rappelons un point de repère utile: l’arrêt de la publication en 1972 de Life, champion toutes catégories du “pictorial journalism” et de l’iconisation de la photographie, pour des raisons qui relevaient déjà de la baisse des budgets publicitaires, alors absorbés par l’essor de la télévision.

   N’en déplaise au contempteurs du numérique, des amateurs ou de l’air du temps, la banalisation de l’image est un processus engagé de longue date. En matière de photographie comme de journalisme, les contenus de qualité coutent cher à produire, et ne sont rentables que s’ils apportent un avantage compétitif. Le luxe de la production artisanale pouvait se justifier au temps où la manne de la publicité dopait une industrie peu regardante. On aimerait penser que le goût du public l’amène naturellement à préférer une image bien composée à un visuel médiocre. Mais la vérité est que ce facteur n’agit que de façon marginale, et influe surtout sur la perception des professionnels eux-mêmes.

   A quoi sert la photo dans un journal? Libération, on s’en souvient, avait égaré la réponse à cette question. Le projet de suppression du service photo de 20 Minutes nous la rappelle: en matière de presse, avant d’informer, la photo sert d’abord à vendre. Et l’écart entre ceux qui l’affichent pleine page et ceux qui choisissent la gestion low cost ne correspond nullement à une différence de vertu, mais seulement de stratégie. En fonction du public auquel il s’adressent, les premiers estiment que l’image constitue un investissement rentable, les seconds, que la plus-value d’un travail qualitatif a disparu.

   C’est en réalité l’ensemble de nos usages visuels qui reposent sur des critères plus utilitaires que ceux que les acteurs de l’image souhaiteraient leur voir appliquer. En l’absence d’une éducation visuelle digne de ce nom, et à moins de croire que le goût s’éveille naturellement, on ne peut pas vraiment s’en étonner. Ce constat, je le répète, n’est pas une bonne nouvelle pour tous ceux qui s’occupent d’images – et je m’inclus dans le lot. Mais il ne sert à rien de déplorer la sottise des patrons de presse, pas plus que de maudire le mauvais goût du public. Ces signaux nous indiquent que l’image n’est pas exactement à la place que lui assigne la supposée ”civilisation de l’image”. Plutôt que de nous en indigner, nous ferions mieux d’en tenir compte. (...)


+++

(Le gardien de la fameuse "Grotte Pourrie" avait le spleen)



+++
Benoît Barvin

samedi 3 novembre 2012

"L'Envie enviait la Sérénité". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

***
Pensées pour nous-mêmes:

(L’AMITIÉ EST UN MET RARE ET PRÉCIEUX.
GOÛTE-LE AVEC MESURE)

***

"Pas besoin de courir...
De toute façon, avec 4500 puits de gaz de schiste,
hein?"


***
(Pour chaque vote positif pour le gaz de schiste,
on offrait un masque ultra-moderne)


Gaz de schiste 
contre antilope d’Amérique
Pacific Standard 
Bruce Dorminey 

   (...) La petite ville de Wamsutter, dans le Wyoming, est située au sud-est de gisements de gaz naturel qui sont parmi les plus vastes au monde. Pourtant, si la population a quadruplé depuis 2009, la commune n’est guère plus qu’une halte poussiéreuse au bord de l’autoroute 80. La multiplication du nombre des camions empruntant cet échangeur isolé atteste le boom énergétique, avec pour conséquence la destruction de l’habitat de l’antilope d’Amérique.

   Autrefois, cette espèce était omniprésente dans les Grandes Plaines et les hauts plateaux désertiques de l’Ouest américain. Les antilopes, qui mesurent 90 centimètres au garrot et pèsent moins de 56 kg, peuvent atteindre des vitesses de 95 à 110 kilomètres à l’heure. Pour éviter leurs prédateurs et trouver de la nourriture en hiver, elles parcourent les terres sur des centaines de kilomètres. Or, en raison de l’exploitation du gaz naturel dans l’ouest du Wyoming, elles ont de moins en moins d’espace pour galoper. Dans l’ensemble, les comtés concernés, comme ceux de Sweetwater ou de Sublette, s’étendent sur environ 25 000 km2 et relèvent de la responsabilité du Bureau of Land Management, chargé de la gestion des terrains publics.

   Selon une étude réalisée par la Wildlife Conservation Society (WCS) et publiée dans la revue Biological Conservation, il existe un lien de causalité entre l’exploitation intensive des deux plus grands champs américains de gaz naturel et l’abandon de cette région par les antilopes. Ces gisements, Pinedale Anticline et Jonah, sont situés dans le sud de l’écosystème du Grand Yellowstone, au cœur des plaines où vivent les antilopes en hiver.

   Jadis, des dizaines de millions d’antilopes parcouraient les terres d’Amérique du Nord. Il en reste 700 000 aujourd’hui, dont la moitié dans le Wyoming. (...)

   (...) L’hiver, les bêtes ont besoin de grandes étendues peu enneigées pour trouver l’armoise dont elles se nourrissent. Elles sillonnent le désert en fonction des chutes de neige et de la direction du vent et vont parfois jusqu’à la ville de Green River (Wyoming), à 300 kilomètres au sud de la région de Grand Teton.“En raison de la présence humaine, des routes, des projets immobiliers, des clôtures et du bétail, la libre circulation des antilopes se retrouve extrêmement entravée”, explique Jackie Skaggs, responsable des affaires publiques pour le parc national de Grand Teton. Les chercheurs ont remarqué depuis longtemps que les sites d’extraction par fracturation hydraulique interfèrent avec les routes migratoires des antilopes, qui empruntent ces chemins depuis six mille cinq cents ans. 

   Dans le cadre de l’étude menée par la WCS, les allées et venues de 125 antilopes femelles ont été observées pendant cinq ans grâce à des puces GPS. Pendant cette période, l’exploitation du gaz naturel dans le bassin supérieur de la Green River a contraint les antilopes à abandonner près de 82 % de leurs meilleurs pâturages d’hiver, selon Jon Beckmann, qui travaille pour le programme Amérique du Nord de la WCS et qui a dirigé l’étude.“En termes de mortalité ou de reproduction, nous n’avons pas remarqué de changements dus aux gisements de gaz”, précise Renee Seidler, biologiste de terrain à la WCS. “En revanche, c’est le début des problèmes pour les antilopes et leurs quartiers d’hiver.” Les bêtes pourraient sûrement s’adapter si les champs de gaz ne bougeaient pas, ajoute Renee Seidler, mais ceux-ci sont en expansion. “Tout a commencé avec 45 puits installés dans le champ de Jonah. Maintenant, il y en a 4 500”, indique Linda Baker, directrice de l’Upper Green River Alliance, basée à Pinedale (Wyoming). 
Lire l'article sur:

***

" A TAAABLE!
- P'taing! 
ON ARRIVE!!!"

CAN OPENER!!
(8823dsnから)

***

(Ce grand chef n'apprécia pas l'hommage 
que lui fit un de ses clients)


Images culinaires 
de restaurants étoilés
 Angrymum

   (...) C’est reparti, il nous font encore le coup du Copyright. Les grands cuisiniers, les maîtres de l’art culinaire, interdisent nos photos souvenirs dans leurs sublimes restaurants étoilés. Motifs invoqués, l’espionnage industriel, le vol, le pillage de leurs grandes idées… Alors, si c’est Michelin ou Gault et Millau, pas de problème, les flashs peuvent crépiter. Mais si le touriste lambda, ou Angry Mum avec sa grand-mère qui fête une belle occasion, alors là, NON ! Plus jamais de photos de cuisine…

   Certains auraient même ajouté à leur carte, un interdit de photographier. Comme devant la Joconde… Pour qui ils se prennent quand-même! A quand les salles de restauration noires, sans lumière avec dégustation à l’aveugle pour tous… Petits plats et grande cuisine, sans image.(...)

   Ces grands chefs n’auraient pas un peu peur de l’évaluation populaire…
   Je m’explique. Bon, il est vrai que le signe envoyé par une photo moche, loupée sur un vieux smartphone à la bougie du centre de table, c’est pas sûr que ça leur fasse de la pub. Parfois, les photos prises pour vanter les mérites d’un plat ne donnent vraiment pas faim. Les restaurateurs ont-ils des raisons d’avoir peur…Mais cette image de leur cuisine, leur savoir-faire est peut-être le dernier de leurs soucis. Ce qui compte vraiment, c’est ce à quoi va servir cette image et qui va la voir. (...)

   (...) Si vous avez un portable et que vous vivez en 2012, il ne vous a pas échappé que nos habitudes de vivre ensemble et de RDV au restaurant ont bien changé. Un peu comme chez ma grand-mère quand j’étais petite, dès qu’un cousin lointain arrivait ou une cousine porteuse de bonnes nouvelles, on sortait la jolie vaisselle, les beaux plats, la fameuse recette et on se photographiait tous ensemble autour de la table.
   Mes amis japonais m’avaient déjà un peu réconcilié avec ces pratiques que je jugeais alors très prolo.
   Et bien, le salut est venu des bobos. Ces derniers sont devenus tellement décalés qu’ils font comme chez ma Grand-mère. Avant un repas, on photographie le repas ! Mais plus les convives… Comme quoi, uniquement ce qui est important ou éphémère, chacun verra selon sa dose de pessimisme et d’optimisme dans le genre humain, prend le premier plan.(...)
Lire sur:


***
Benoît Barvin

mercredi 19 septembre 2012

"Par dérision, Dracula, complètement pété, exigeait qu'on l'appelle le Roi des Pieux". Jacques Damboise in "Pensées contrites"

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Pensées pour nous-mêmes:

(SOIS LE DRAPEAU DE LA PAIX
QUI CLAQUE AU VENT)

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COURTS RÉCITS AU LONG COURS(43)
pcc Benoît Barvin



http://lalarveoregime.unblog.fr/

Flaque

   C'était une mauvaise période. J'avais perdu mon boulot, mon épouse était partie, mes enfants avaient déménagé dans une autre ville, ils travaillaient tous deux et n'étaient pas vraiment décidés à m'épauler. Je ne pouvais leur en vouloir, je n'avais pas été un père très aimant, bouffé par le boulot et par quelques maîtresses, ce qui les avait profondément blessés. J'avais, certes, fait amende honorable mais ils m'en gardaient toujours rancune et...

   Je cessai de ressasser tous ces problèmes. Décidément, la vieillesse est un naufrage pendant laquelle le capitaine regarde son bateau couler en additionnant, avec amertume, toutes les erreurs commises et en pleurant sur son sort. Je me trouvais devant la banque de cette pharmacie et la préparatrice examinait l'ordonnance que mon docteur m'avait prescrite. Toujours les mêmes drogues destinées à me faire voir la vie en rose, à calmer les palpitations de mon coeur, à être, un peu, dans le droit courant d'une vie soi-disant normale.

   Cela faisait maintenant six mois que je venais, toutes les trois semaines à peu près, dans ce lieu de gavage pour oie humaine décentrée. Je prenais des anxiolytiques comme un gamin se gave de bonbon acidulés. Parfois cela marchait et je souriais comme une buse à tout bout de champ. D'autres fois cela me mettait dans l'état d'un étron qui prend conscience réellement de ce qu'il est. Pas folichon, n'est-ce pas?

   La préparatrice était une blonde entre deux âges. Elle avait dû être mignonne et il lui restait encore quelques traces de cette beauté: sa peau était aussi douce que celle d'un bébé; j'aimais ses mains un peu grasses que j'imaginais volontiers sur mon ventre; sa poitrine se contenait difficilement dans un soutien-gorge ample et elle était boudinée dans sa tenue blanche. Mais elle savait encore bouger avec grâce et, surtout, elle avait un capital sourire qui aurait fait fondre un directeur financier.

   Cependant, depuis deux mois à peu près, je m'étais rendu compte d'un étrange phénomène. J'avais l'impression que "Magda", puisque c'était ainsi qu'elle se prénommait, enflait comme un bibendum. Au début, je mis ça sur le compte de la ménopause puis le phénomène prit un tour inquiétant. Chaque semaine Magda prenait quelques rondeurs supplémentaires. J'avais en effet pris l'habitude de l'observer, de loin, et même de la suivre, en prenant les précautions nécessaires pour ne pas être confondu avec un banal voyeur. 

   Ce matin, la jeune femme avait de nouveau forci. Son visage était maintenant suave, d'une rondeur avenante; sa poitrine semblait sur le point de faire craquer un soutien-gorge qui, à présent, atteignait les limites autorisées; jusqu'à ses doigts qui me firent penser à de jolies saucisses dans lesquelles j'aurais aimé mordre... Le plus impressionnant, c'était que ses collègues semblaient trouver cette métamorphose normale et qu'ils continuaient à vendre, sans sourciller, des méthodes "infaillibles" pour maigrir.

   Le soir me trouva dissimulé derrière la pharmacie. Qu'espérais-je? Je n'en sais rien. Peut-être avais-je envie de lui adresser la parole, afin de lui avouer que sa présence, depuis que ma garce d'ex-femme m'avait quitté, me faisait du bien. Que nous pourrions faire un peu de chemin ensemble? A moins que ce ne soit sa transformation physique qui m'attirât, tel un aimant, modification que j'étais certain de stopper, puis de faire régresser. Une illumination me vint: Magda m'avait été envoyé par un Esprit supérieur qui voulait qu'à travers elle je me sauve.

   La lune était ronde, aussi ronde que la préparatrice qui quittait toujours la dernière la pharmacie. Elle me parut encore plus large que le matin. Elle "roula" vers sa voiture, éclairée par la lumière froide de la lune qui me révéla un semblant de femme, une caricature humaine qui, au fur et à mesure de sa marche, se déformait pour ressembler à une ébauche de glaise qu'un sculpteur invisible  transformerait. 

   La forme devint une grande flaque dans laquelle se reflétait la lune. Elle me fit penser à un immense protoplasme qui palpitait, empli de couleurs chatoyantes et, au "milieu" de cette "chose", je crus distinguer comme deux pupilles d'or qui m'observaient.

   Je fis un demi-tour affolé et m'enfuis, le coeur au bord des lèvres et, après avoir balancé alentour les médicaments pelliculés que je trimbalais comme des gri-gri, je me jurai que plus jamais - ah ça non, plus jamais - je ne tomberais amoureux d'une préparatrice en pharmacie.

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"Comment ça la grille est ouverte?
Mais tu ne sais pas que je suis une vraie blonde, non?
Quelle cruche, celle-là!"


%%%

"Ah vos rangs... Fixes!"


(Cette bande de manchots faisait régner 
la terreur dans le camp de vacances)

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"Youpie! J'ai perdu ma virginité!
J'ai perdu ma vir-gi-ni-té!!!"


(Cette idiote de Dorothée avait juste embrassé son boy-friend
sur le bout du nez. Les années 60 étaient un rien naïves...)

%%%

"Non mais... T'as vu la tête des lecteurs?
- Et celle des lectrices, alors...
- Hihihi..."


(Ces deux starlettes étaient insupportablement  moqueuses)

%%%

"Alors? Tu en penses quoi, de mon cadeau?
- Ben..."


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Jacques Damboise (maître es humoriste)

dimanche 5 août 2012

"Ce muezzin progressiste avait pris des cours de chant". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes"

µµµ
Pensées pour nous-mêmes:

(N'ENTENDS RIEN D'AUTRE
QUE CE QUE TU DOIS ENTENDRE)

µµµ


Lettres d'inconnus (10)

pcc Benoît Barvin 


BARBEY d'AUREVILLY, Jules.- Les Diaboliques.




Monsieur Mon ex-Amant,


   Vous fîtes bien de me demander si cela ne me dérangeait pas. Certes, votre prière avait déjà été faite et, devant l'assemblée de fidèles, je trouvais cela un rien indélicat. Cependant, n'étions-nous pas dans une soirée sado-masochiste où chacun et chacune se doit d'obéir aux désirs - et aux exigences - les plus secrets? 

   J'avais déjà été flagellée gentiment, avec deux fouets à brins longs, munis de minuscules boules d'acier qui, sur ma chair pourtant habituée aux hommages de cette sorte, avaient produit de légères ecchymoses vaguement rosâtres. Bien sûr, la Maîtresse de Cérémonie - Madame D - m'a gentiment enduit les lésions de son onguent intime, fait à base de lait d’ânesse et de menstrues de vierges helléniques. Comme à chacune de ses interventions, ses caresses forcèrent le respect et elle eut droit, une fois encore, à une salve d'applaudissements pleine de componction. 

   J'acceptai plus tard, après que la coupe de champagne millésimé eut humecté mon gosier, l'assaut - assez rude, je le confesse - de deux Apollons du Belvédère, couleur anthracite, dont chaque engin me fit craindre pour ma santé. Mais Madame D - décidément notre Ultime Bienfaitrice - s'occupa de moi, une fois de plus et c'est sous un unanime murmure d'extase que je fus la proie de ces rudes gaillards. Vous nous regardiez, Monsieur Mon ex-Amant, assis dans un large fauteuil, les mains occupées par des rondeurs de pimprenelles dont je ne doutais pas que vous les goûtassiez à leur juste valeur.

   A peine les deux éphèbes eurent-ils procédé ainsi qu'il le fallait - et je vous avoue qu'à un moment, j'ai réellement perdu la notion du temps -, c'est de nouveau Madame D qui est intervenue pour étancher une soif "inextinguible", ainsi qu'elle l'affirma au public présent, via une langue que j'ai toujours trouvée très rose et diablement mutine.

   Bref, la soirée - que dis-je? - la nuit se déroulait suivant le plan habituel, ainsi qu'il sied à ce genre de pratique hors normes - mais oh combien jouissives, lorsque vous vous levâtes, Mon Cher et, devant l'auditoire esbaudi, vous formulâtes votre demande. 

   Il se fit alors un silence contraint, presque pesant. Chacune et Chacun allait de vous à moi, ne sachant que penser d'une telle obstination, car vous insistiez une seconde fois, en dépit des sourcils froncés de Madame D. Je coupai court au malaise qui menaçait la chaude ambiance de cette fête et, la voix sévère, je répondis: "Jamais, Monsieur le Jean-Foutre! Jamais je ne me teindrai les cheveux en roux, la couleur de Satan lui-même. Reprenez un peu de champagne, Monsieur mon ex-Amant, avant que de nous fausser compagnie car, je n'en doute pas, des gourgandines vous attendent dans un ignoble estaminet afin d'assouvir vos désirs plébéiens!

   Madame D n'eut pas à ouvrir la bouche. L'assemblée vous fusilla des yeux, vous, l'odieux personnage qui, reprenant ses effets, tête basse, disparûtes de la salle, à notre grand soulagement. Et nous pûmes, alors, reprendre la soirée là où nous l'avions laissée avant vous eussiez osé émettre ce voeu ignominieux. 

   Sachez, Monsieur Mon ex-Amant, que désormais je vous voue aux gémonies les plus abjectes.

Duchesse de Brabante et Corréos



µµµ

« Ne craignez pas d’être lent, 
craignez seulement d’être à l’arrêt. »
Proverbe chinois


Illustration by Coby Whitmore

"Laisse-moi, tu m'empêches de bouger...
- Et de respirer si tu te débats, sale allumeuse!"

µµµ

« Plus on prend de la hauteur 
et plus on voit loin. »
 Proverbe chinois

Red

"Même si on se met un foulard sur les yeux?"

µµµ

« Aux grandes âmes, 
les grands challenges. »
 Anne Marquier

(via ladyscat)

"Pfff... Tu... Tu crois qu'on va... Pfff...
réussir... à gagner notre... Pfff...
poids en nourriture?
- Pfff... Si ça dure pas... Pfff... 
pas trop longtemps... oui"

µµµ

« Les conséquences de ce qu'on ne fait pas 
sont les plus graves. »
Marcel Mariën


"Vous voulez dire que si je mords dans cette pomme,
il ne m'arrivera rien? C'est ça?"


µµµ
Jacques Damboise (ex maître zen)

samedi 4 août 2012

"Il changeait d'avis toutes les heures mais de sous-vêtements bien moins souvent". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:


(LE BONHEUR EPHEMERE N'EST PAS
LE BONHEUR DU TOUT.
MAIS QU'EST-CE QUE LE BONHEUR?)

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"Monsieur le Curé, je vous en prie,
rendez-moi ma chaise...
- Vous rigolez, pour que vous me teniez
le crachoir pendant des heures?
Il n'en est pas question!"

Confession, 1980 by Cristina García Rodero
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"J'avais dit, l'important est de participer...
mais je n'ai pas ajouté: participer à cette foire
d'empoigne de marques et de fric à tout-va...
Du moins, je crois..."


Pierre de Fredy de Coubertin, baron de Coubertin, né le 1er janvier 1863 à Paris et mort le 2 septembre 1937 à Genève1, est un historien et pédagogue français surtout connu pour être le rénovateur des Jeux olympiques de l'ère moderne. Il a cependant pris également une part importante dans l'éclosion du scoutisme laïc français.


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JO 2012 © : 
CAUCHEMAR CYBERPUNK
 LIONEL MAUREL (CALIMAQ)

   (...) Pour défendre ses marques et ses droits d’auteur, mais aussi être en mesure de garantir de réelles exclusivités à ses généreux sponsors comme Coca-Cola, Mac Donald’s, Adidas, BP Oil ou Samsung, le CIO a obtenu du Parlement anglais le vote en 2006 d’un Olympics Game Act, qui lui confère des pouvoirs exorbitants. L’Olympics Delivery Authority dispose ainsi d’une armada de 280 agents pour faire appliquer la réglementation en matière de commerce autour des 28 sites où se dérouleront les épreuves et le LOCOG (London Organizing Committee) dispose de son côté d’une escouade de protection des marques, qui arpentera les rues de Londres revêtue de casquettes violettes pour s’assurer du respect de l’Olympics Brand Policy. Ils auront le pouvoir d’entrer dans les commerces, mais aussi dans les “locaux privés”, et de saisir la justice par le biais de procédures d’exception accélérées pour faire appliquer des amendes allant jusqu’à 31 000 livres…

   L’Olympics Game Act met en place une véritable police du langage, qui va peser de tout son poids sur la liberté d’expression pendant la durée des jeux. Il est par exemple interdit d’employer dans une même phrase deux des mots “jeux”, “2012″, Twenty Twelve”, “gold”, “bronze” ou “medal”. Pas question également d’utiliser, modifier, détourner, connoter ou créer un néologisme à partir des termes appartenant au champ lexical des Jeux. Plusieurs commerces comme l’Olympic Kebab, l’Olymic Bar ou le London Olympus Hotel ont été sommés de changer de noms sous peine d’amendes. (...)

   (...) L’usage des symboles des Jeux, comme les anneaux olympiques, est strictement réglementé. Un boulanger a été obligé d’enlever de sa vitrine des pains qu’il avait réalisés en forme d’anneaux ; une fleuriste a subi la même mésaventure pour des bouquets reprenant ce symbole et une grand-mère a même été inquiétée parce qu’elle avait tricoté pour une poupée un pull aux couleurs olympiques, destiné à être vendu pour une action de charité !

   Cette règle s’applique aussi strictement aux médias, qui doivent avoir acheté les droits pour pouvoir employer les symboles et les termes liées aux Jeux. N’ayant pas versé cette obole, la chaîne BFM en a été ainsi réduite à devoir parler de “jeux d’été” pour ne pas dire “olympiques”. Une dérogation légale existe cependant au nom du droit à l’information pour que les journalistes puissent rendre compte de ces évènements publics. Mais l’application de cette exception est délicate à manier et le magazine The Spectator a été inquiété pour avoir détourné les anneaux olympiques sur une couverture afin d’évoquer les risques de censure découlant de cet usage du droit des marques. Cet article effrayant indique de son côté que plusieurs firmes anglaises préfèrent à titre préventif s’autocensurer et dire “The O-word” plutôt que de se risquer à employer le terme “Olympics“. On n’est pas loin de Lord Voldemort dans Harry Potter, Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Dire-Le-Nom !(...) 

Lire le très intéressant article sur:


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"De dous mes meilleurs Konseillers,
la seule gui gonde:
la Pière allemannte!"



Les amis dont Merkel se passerait bien
PresseuropHandelsblatt

   (...) "Qui gouverne l'Allemagne?", s'interroge un brin offusqué le Handelsblatt. Le quotidien économique de Düsseldorf rapporte que la chancelière allemande est confrontée à des "souhaits, demandes et menaces" de toutes parts pour que Berlin s'engage davantage dans le sauvetage de l'euro.

   Ces derniers temps, beaucoup se sentent une vocation à conseiller la plus grande économie européenne sur ce qui devrait se faire en ces jours de crise. Ces gouvernants en herbe se trouvent à Washington, Londres, Rome, Luxembourg et Paris.
   Parmi ceux “que personne n’a invité” et qui demandent plus d'enthousiasme allemand dans la lutte contre la crise, le Handelsblatt distingue Timothy Geithner, le ministre des Finances américain, qui s’est imposé sur le lieu de vacances de son confrère allemand Wolfgang Schäuble après avoir annoncé que ‘si on laisse l'Europe plantée au bord du gouffre, on ne fait qu'augmenter le coût de la crise'.

   Autre bon conseil indésirable pour le journal, Mario Draghi, le patron de la BCE, qui pousse Angela Merkel à permettre à la BCE l’achat contesté de plus d'obligations d'Etats et à activer ainsi le bazooka, comme l'appellent les Européens du Sud, c'est-à-dire l'émission illimitée d'argent par la BCE.

   Membre surprise de ce cercle des "conseillers non invités“, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair aurait dit que le contribuable allemand devrait se porter garant pour la montagne de dette européenne à hauteur de 8 800 milliards d'euros

   Dernier de la liste, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe, dont la patrie est désormais visiblement trop petite. Il reproche à l'Allemagne de faire continuellement de la politique intérieure dans la crise de l'euro et de ‘vouloir gérer les autre membres de l'union monétaire comme des filiales. (...) 

Lire sur:


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"Mais? Mais, les gars? On va pas pouvoir
me voir si vous faites ça?
- Justement...
- Vous me trouvez laid, c'est ça?
- Pas vraiment mais ça y ressemble"
Sean Lee

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Luc Desle