Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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jeudi 14 avril 2011

"Les dégoûts et les douleurs ne se partagent pas". Benoît Barvin in "Proverbes à noeuds"


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"Alors, Benoît, toujours amoureux de mon image?"


Diana Rigg, l'unique

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"Attention, j'avance...
- Non, toi tu recules...
- Et pourquoi moi, je te prie?
- Parce que, c'est tout"



La tarification du TGV souffre
(et les voyageurs avec)
 d'une opacité croissante


30 ans après la mise en service du train à grande vitesse,
l'évolution des prix reste un tabou pour la SNCF. 
(comme s'est bizarre)
Par Louis Morice.

(...) Selon Les Echos du 16 novembre 2010, le prix moyen du TGV a augmenté deux fois plus vite que l'inflation depuis 2002.

     Le quotidien s'appuie sur un audit du cabinet Boston Consulting Group qui a obtenu le prix moyen par kilomètre, indicateur sur lequel la SNCF communique au minimum : entre 2002 et 2009, ce prix moyen a subi une hausse de 3,4% en moyenne par an contre une inflation à 1,7% par an.
   Le 26 janvier dernier, les usagers du TGV se sont indignés d'une hausse moyenne des tarifs de 2,85%. Dans un communiqué, la Fédération nationale des associations d'usagers des transports dénonçait à son tour une évolution tarifaire obscure.
    En 1981, combien coûtait un billet de TGV Paris-Lyon ? Plus cher, moins cher qu'aujourd'hui, comparé à l'évolution du pouvoir d'achat sur la même période ? Pas mesurable selon la SNCF. De son côté, l'Insee ne dispose pas non plus de données pour TGV mais propose un tableau de l'indice des prix pour les transports ferroviaires de voyageurs. Entre 1990 et aujourd'hui, le prix figurant sur un billet de train a tout de même augmenté de 59%. (...)

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Comment profiter des tarifs Shadocks de la SNCF
 vendredi 3 octobre 2008 par ÉMILE BORNE


   Mais pour casser les prix dans le dos de la SNCF, il existe en fait une autre solution que Bakchich est heureux de faire connaître à ses lecteurs. Autant profiter à fond des « Bons plans » du site internet. Pour aller à Chambéry sans trop amoindrir son pouvoir d’achat, il suffit d’acheter une place pour Turin… Un peu à la manière de Fernand Raynand qui, pour obtenir le 22 à Asnières, demandait qu’on lui passe New York. Rallier en TGV la ville d’origine de Carla Bruni n’en coûte que 30 euros, à condition de tomber dans les quotas de places soldées.
   L’explication est simple. Fortement concurrencée par l’avion, la SNCF lance régulièrement des opérations tarifaires pour compenser la longueur du trajet et remplir ses trains. Cet automne, elle met en vente 6000 places à prix bas jusqu’au 16 novembre. L’astuce à connaître, c’est que les TGV quotidiens qui mènent au Piémont passent et s’arrêtent tous à Chambéry. A l’intérieur, un nombre de siéges est commercialisé pour la liaison nationale, un autre pour la liaison internationale, plutôt délaissée. Il s’agit donc de voyager avec un billet à 30 euros pour Turin mais de descendre dans la préfecture de Savoie. On peut même s’offrir un billet de Première à 40 euros.
   On résume donc la logique à suivre : il suffit d’acheter pour plus loin afin de payer moins cher, tout en descendant au même endroit que ceux qui ont payé cher. Les Shadocks auraient apprécié ce train…


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"La main sur mon - gros - ventre,
bien rempli,
ces chiffres sont des faux grossiers"


Sénat: 
les très hauts salaires du cabinet de Gérard Larcher épinglés

   (...) Le site d'information Mediapart a épinglé lundi 11 avril les dépenses en personnel du cabinet du président du Sénat Gerard Larcher (UMP), en augmentation de 26% par rapport à son prédécesseur avec de très hauts salaires allant jusqu'à plus de 19.000 euros net par mois. (...)
(...) La rémunération du directeur de cabinet est de 19.154 euros net imposable par mois, celle de la conseillère presse de 10.880 euros (contre 6.229 euros sous Poncelet), précise le site.
   Le conseiller aux Affaires sociales, entreprises et formation professionnelle touche 8.788 euros (contre 5.378 euros sous Poncelet) et un conseiller spécial, 8.029 euros, auxquels s'ajoute sa pension de fonctionnaire retraité du Sénat de 11.715 euros, affirme Médiapart.
   Les dépenses en personnel du cabinet ont atteint 2.826.610 euros en 2010 soit une augmentation de 26%entre 2007 et 2010, assure le site. (...)


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12 HOMMES EN COLERE  de SIDNEY LUMET




Douze hommes en colère (12 Angry Men)
 est un drame judiciaire américain réalisé par Sidney Lumet et sorti en 1957.

   (...) Aux États-Unis, un jury de douze hommes doit statuer, à l'unanimité, sur le sort d'un jeune accusé de parricide. S'il est jugé coupable, c'est la mort qui l'attend. Onze jurés le pensent coupable. Seul l'un d'eux, sans être certain de l'innocence de l'accusé, a de sérieux doutes. Il expose fermement ses doutes et les failles de l'enquête. Il s'oppose à ce qu'une décision engage l'espérance de vie d'un homme sans que ses fondements soient certains. Il fait réfléchir les autres jurés pour que le doute, s'il est certain, bénéficie à l'accusé.(...)

La version montrée plus haut est doublée en Français, souvenir d'enfance de Benoît Barvin, qui cherchait à deviner, dans le long listing de fin, le nom de ces voix mâles qui faisaient beaucoup, à l'époque, pour le charme du film...


Sidney Lumet: 
Un homme en colère


   François Forestier a recueilli en septembre 2007 une des dernières interviews du cinéaste disparu  samedi 9 avril (2011). Éternel militant de gauche, celui-ci a abordé les thèmes les plus délicats: racisme, pouvoir, rapacité des élites, veulerie de la justice… De “Douze Hommes en colère” (1957) à “7h58, ce samedi-là” (septembre 2007), son soixante-dixième film, il n’a cessé de décrire une société gangrenée, un pouvoir pourrissant.

   Vous êtes un pessimiste? 
   – Le spectacle du monde, aujourd’hui, n’incite pas à l’optimisme.

   On ne peut s’empêcher de voir un écho de la société actuelle, dans vos films 
   - Absolument ! “7h58, ce samedi là”, mon dernier film a une signification politique sous-jacente. J’explique: un événement sans importance, minuscule, dicté par la rapacité, déraille. Et les choses deviennent de plus en plus catastrophiques, jusqu’à engloutir tout. C’est ce qui se passe dans “7h58”, mais aussi dans “la Colline des hommes perdus”, “Serpico”, “Dog Day Afternoon”. L’Amérique, aujourd’hui, est dans cette situation : une erreur de départ – l’Irak – risque d’avoir des conséquences énormes.…(...)
François Forestier. Lire l'article sur:

dimanche 11 avril 2010

DIANA ENCORE...


The Look Of Love (Version Originale)

The look of love
Is in your eyes
The look your smile can't disguise
The look of love
Is saying so much more
Than just words could ever say
And what my heart has heard
Well it takes my breath away


I can hardly wait to hold you
Feel my arms around you
How long I have waited
Waited just to love you
Now that I have found you


You've got the look of love
It's on your face
A look that time can't erase
Be mine tonight
Let this be just the start
Of so many nights like this
Let's take a lover's vow
And then seal it with a kiss


I can hardly wait to hold you
Feel my arms around you
How long I have waited
Waited just to love you
Now that I have found you
Don't ever go
Don't ever go
I love you so


I can hardly wait to hold you
Feel my arms around you
How long I have waited
Waited just to love you
Now that I have found you
Don't ever go
Don't ever go
Don't ever go

Le Regard De L'Amour

Le regard de l'amour
Est dans tes yeux
Le regard que ton sourire ne peut dissimuler
Le regard de l'amour
En dit tellement plus
Que les mots pourraient dire
Et ce que mon coeur a entendu
Eh bien ça me coupe le souffle

J'ai peine à attendre de te serrer dans mes bras
Sentir mes bras qui t'entourent
Comme j'ai longtemps attendu
Attendu de t'aimer, simplement
Maintenant que je t'ai trouvé

Tu as le regard de l'amour
Il est sur ton visage
Un regard que le temps ne pourra effacer
Sois mien ce soir
Faisons que ce ne soit que le début
De plusieurs autres nuits comme celle-ci
Prenons le serment d'un amant
Et scellons-le d'un baiser

J'ai peine à attendre de te serrer dans mes bras
Sentir mes bras qui t'entourent
Comme j'ai longtemps attendu
Attendu de t'aimer, simplement
Maintenant que je t'ai trouvé
Ne pars jamais
Ne pars jamais
Je t'aime tant

J'ai peine à attendre de te serrer dans mes bras
Sentir mes bras qui t'entourent
Comme j'ai longtemps attendu
Attendu de t'aimer, simplement
Maintenant que je t'ai trouvé
Ne pars jamais
Ne pars jamais
Ne pars jamais

   The Look of Love est une chanson britannique de Dusty Springfield composée par Burt Bacharach, avec des lyrics de Hal David. Le tout extrait de la bande originale du film Casino Royale et sortie en 1967. (Wikipédia) 

   Chanson simple, tout en finesses, paroles et musique intimement liées, chantée ou, plutôt, susurrée sur un fond de grand orchestre qui semble jouer sur la pointe des pieds. Instant unique où l'Artiste rejoint l'ineffable, où le temps suspend son vol, laissant Diana Krall prendre le sien, sur les ailes d'un souffle qu'on dirait prêt à s'évanouir alors que nous l'écoutons, en apnée afin que le miracle ait lieu le plus "longtemps" possible.

   Et une fois encore l'autre Diana, Rigg bien sûr, se penche sur notre épaule pour écouter son homonyme, son souffle à elle exprimant un désir à peine évoqué, évanescent, avec ce sourire en coin qui nous rend esclave de sa sensuelle présence. Une tendre fragrance, non pas de Ylang Ylang, mais de cette Angleterre fastueuse des sixties. Une monde où toutes les Alice s'appellent Diana et où le chapelier fou répond au prénom de John...

    Diana Krall qui, parce que Canadienne - et bien que blonde -, fait un clin d'oeil à sa consoeur Anglaise en expirant, sur les dernières notes d'un orchestre au bord de l'extase, un "don't ever go" auquel on adhère, le coeur gros et la nostalgie en bandoulière...


http://avengers.easyforum.fr/chapeau-melon-et-bottes-de-cuir-the-avengers-f1/photos-diana-rigg-t3122-

Benoît Barvin

vendredi 2 avril 2010

DIANA KRALL, LE DIAMANT BRUT



Fly me to the moon,
And let me play among the stars.
Let me see what spring is like on Jupiter and Mars.
In other words, hold my hand!
In other words, darling, kiss me.

Fill my heart with song,
and let me sing forever more.
You are all I long for, all I worship and adore.
In other words, please be true!
In other words, I love you!

Fly me to the moon,
And let me play among the stars.
Let me see what spring is like on Jupiter and Mars.
In other words, hold my hand!
In other words, darling, kiss me.

Fill my heart with song,
and let me sing forever more.
You are all I long for, all I worship and adore.
In other words, please be true!
In other words, I love you!

Only you... Only you...

Fill my heart with song,
and let me sing forever more.
You are all I long for, all I worship and adore.
In other words, please be true!
In other words, I love you!

In other words, I love you!
 
Bart Howard


                                                                                                            
Emporte-moi sur la lune


Emporte-moi sur la lune,
Et laisse moi jouer autour des étoiles.
Laisse-moi voir à quoi ressemble le printemps sur Jupiter ou Mars.
En d'autres termes, prends ma main.
En d'autres termes, chéri, embrasse-moi.


Remplis mon coeur de cette chanson,
Et laisse-moi chanter pour toujours.
Tu es tout ce que je désire, tout ce que je vénère et adore.
En d'autres termes, sois vrai s'il te plait.
En d'autres termes, je t'aime.
                                              
Emporte-moi sur la lune,
Et laisse moi jouer autour des étoiles.
Laisse-moi voir à quoi ressemble le printemps sur Jupiter ou Mars.
En d'autres termes, prends ma main.
En d'autres termes, chéri, embrasse-moi.


Remplis mon coeur de cette chanson,
Et laisse-moi chanter pour toujours.
Tu es tout ce que je désire, tout ce que je vénère et adore.
En d'autres termes, sois vrai s'il te plait.
En d'autres termes, je t'aime.


Seulement toi... Seulement toi...


Remplis mon coeur de cette chanson,
Et laisse-moi chanter pour toujours.
Tu es tout ce que je désire, tout ce que je vénère et adore.
En d'autres termes, sois vrai s'il te plait.
En d'autres termes, je t'aime.


En d'autres termes, je t'aime...

***
  
Ce pourrait être la déclaration d'amour de l'auteur de ces lignes à Diana Krall. 

   En effet, cette musicienne chanteuse est une vraie perle, une cerise sur un gâteau sucré comme il le faut, un sourire sur le visage pourtant peu salace d'une contractuelle, une peau de banane sous les pieds peu augustes de l'actuel résident de l'Elysée-Montmartre. Grâce à Diana - qui nous en rappelle évidemment une autre,( mais non, incultes! Pas celle du Pont de l'Alma, celle - l'unique - des "Avengers", cela va sans dire) -, grâce à sa présence à la fois diaphane, musicale et pastellisée, les standards du jazz reprennent vie, s'ébrouent, se font lascifs et attirants. Diana Krall est une pépite - de chocolat qui fond sur la langue -, une princesse de légende dont chaque air vous sussure "un jour mon Prince viendra". 

   En un mot comme en cent - ou mille, ou plus -, c'est un miracle incarné. Rien de moins...



Benoît Barvin.