Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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lundi 5 janvier 2015

"L'homme qui titubait se fit engager comme marin". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(MÉCHANT LE MATIN,
MÉCHANT LE SOIR)

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"T'as encore oublié de repasser ta robe...
- ?"



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(A quand le retour des belles et plantureuses
serveuses dans les cantines d'entreprises?)



Renversant : 
ce manuel français du XIXe siècle 
va nourrir le monde de demain


   (...) Des melons mûrs à Paris dès le mois d’avril, des tonnes de légumes sur une surface pas plus grande qu’un terrain de foot, jusqu’à huit récoltes en une seule année… Ces performances agricoles incroyables ne sont le fruit ni d’engrais chimiques, ni de modifications génétiques, ni même de connaissances scientifiques de pointe. Et pour cause, ces prouesses datent du XIXe siècle et sont l’œuvre des quelques centaines de jardiniers-maraîchers parisiens qui assuraient alors l’autosuffisance de la capitale en légumes.

   Longtemps oubliés, ces savoir-faire sont aujourd’hui accessibles à tous à travers un manuel, publié en 1844 et récemment numérisé (merci au site Paysansansfrontieres.com de l’avoir partagé ici). Son nom : Manuel pratique de la culture maraîchère de Paris. Pour ceux qui n’auraient pas le temps d’une telle lecture, nous publions à la fin de cet article quelques morceaux choisis. (...)

   Nous vous conseillons toutefois vivement la lecture de ce témoignage émouvant, écrit par deux maraîchers (J.G. Moreau et J.J. Daverne) qui se sentaient – à raison – menacés par l’urbanisation et qui disaient écrire pour transmettre leurs savoir-faire à « [leurs] enfants et aux jeunes jardiniers-maraîchers ». D’abord parce que ce livre nous apprend énormément, et nous prouve qu’une autre agriculture est possible et ce depuis longtemps. Mais aussi parce que l’histoire de cet ouvrage raconte le passage de témoin en cours entre les agriculteurs d’hier et les pionniers d’aujourd’hui.

   Dans cet ouvrage, les deux maraîchers parisiens décrivent des micro-fermes, cultivées sans tracteur et où la rotation des cultures permet de produire quantité de légumes. S’il est une ferme en France qui ressemble à ce modèle, c’est bien celle du Bec Hellouin, dont nous vous parlions dans un récent article. Nous avons donc demandé à son cofondateur, Charles Hervé-Gruyer, s’il connaissait ce manuel. « C’est drôle, je suis en train de terminer la relecture de cet ouvrage passionnant ! Au moment où je vous parle, je vois par la fenêtre une partie de l’équipe en train de réaliser ce qu’on appelle une « couche chaude », en suivant à la lettre le protocole décrit dans ce bouquin », nous a-t-il répondu. Le principe de la couche chaude consiste à semer sur une couche de fumier, pour profiter de la chaleur de la décomposition de cet engrais naturel. Ce qui explique, en partie, qu’on pouvait produire des melons en avril. 

   « Cela permet d’avoir une température suffisante en serre pendant trois mois et donc d’obtenir des légumes très précoces de manière écologique. En plus cela va donner une couche de 20 cm d’humus, cela crée du sol dans la serre. A ma connaissance, personne ne fait plus de couches chaudes en France parce que cela demande beaucoup de main-d’œuvre. Mais en pensant à long terme c’est, je crois, très rentable comme processus », poursuit l’agriculteur.

   (...) Nous avons également interrogé Jean-Martin Fortier, jardinier-maraîcher dans une micro-ferme au Québec. Lui aussi a redécouvert cet ouvrage récemment et s’en inspire aujourd’hui :« Les maraîchers parisiens avaient atteint un niveau de technicité incroyable dans la rotation des cultures, des choses que nous n’arrivons même pas à faire aujourd’hui. Ce livre nous invite à essayer de trouver les meilleures associations. Par exemple, on associe déjà les brocolis et les radis sur un même rang mais toute la question c’est de trouver le meilleur moment pour planter chaque légume et donner à chacun suffisamment de lumière et de temps pour mûrir. »

   Mais comment se fait-il que ce livre vieux de 170 ans soit en ce moment même une référence pour cette nouvelle génération d’agriculteurs ? C’est grâce à un amusant tour du monde, explique Charles Hervé-Guyer, qui s’est intéressé à la transmission des savoirs des maraîchers du XIXe siècle et de ce livre en particulier. « Ce sont d’abord des maraîchers londoniens qui ont fait des voyages d’étude à Paris au XIXe siècle et en ont gardé une grande admiration. On retrouve ensuite et jusque dans la première moitié du XXe siècle des références régulières à ces voyages et à ce manuel dans la littérature anglo-saxonne et même au-delà. On en trouve même dans des textes du Russe Kropotkine ! », nous apprend l’agriculteur.

   (...) La suite se passe de l’autre côté de l’Atlantique. Le passage de témoin va avoir lieu aux Etats-Unis, notamment en Californie. Dans les années 1960, deux agriculteurs américains – John Jeavons et Alan Chadwick – vont redécouvrir, expérimenter et actualiser les connaissances du XIXe siècle. Née aux États-Unis, cette pratique sera toutefois appelée « le jardinage intensif à la Française ». La boucle est bouclée quand Eliot Coleman, lui aussi jardinier américain, se rend en France en 1974, pour tenter de retrouver ce qu’il reste de cet héritage. Il explique dans son livre Des légumes en hiver avoir rencontré un certain Louis Savier, probablement le dernier maraîcher français héritier direct de la tradition du XIXe siècle.

   Et c’est grâce à Eliot Coleman que Jean-Martin Fortier comme Charles Hervé-Guyer assurent s’être à nouveau penchés sur ce livre. « On a l’impression que l’histoire des maraîchers parisiens est une transmission en mouvement perpétuel », décrit Jean-Martin Fortier, qui s’est inspiré duManuel pratique de la culture maraîchère de Paris pour écrire son propre livre. « La boucle continue. Il se trouve par exemple que la personne qui a récemment traduit Coleman en Français a découvert son œuvre en lisant mon propre livre. Mais j’ai moi-même découvert les techniques des maraîchers parisiens grâce à Coleman, et lui-même s’inspire d’autres avant lui. »


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Luc Desle

vendredi 18 avril 2014

"Au chômage, l'Homme à la volonté de fer rouillait sur place". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(NE RÉGURGITE JAMAIS TA COLÈRE)

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(Le livre de l'Homme Invisible
n'eut pas le succès escompté)



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(Cette nouvelle tenue anti-pollution
obtint un franc succès)



A qui profite la pollution ?

   (...) Le vent a poussé les nuages, les alertes ont été levées. N’empêche, une nappe compacte et légèrement ocre recouvrait encore le ciel de la capitale, ce lundi matin. Paris comme de nombreuses villes de province ont connu ces dernières semaines des pics de pollution aux particules fines à répétition. Un smog qui fait les affaires de certains, et développe l’imagination d’autres. Revue de solutions techniques plus ou moins gadgets. Pas question néanmoins de perdre de vue la priorité : lutter contre cette pollution et ses sources. (...)

   « Suite à la médiatisation des masques anti-pollution, nous constatons une demande plus importante sur ce produit depuis quelques jours. Nous sommes actuellement en rupture de stock », explique le magasin Go Sport. Ce n’est pas le cas chez Protechnique, entreprise qui propose des protections individuelles (yeux + nez combinés) à destination des professionnels. Daniel Humbert, le dirigeant, « n’a pas constaté d’augmentation des ventes » même si, fait inhabituel, « une dizaine de particuliers » l’ont approché récemment pour l’interroger sur l’efficacité de ce type d’équipement quand on se déplace en ville et à vélo.

   Alain Azem, directeur commercial de Respur, société fabriquant des petits filtres respiratoires discrets qui se glissent dans les narines et captent polluants et allergènes via un filtre à charbon actif, rappelle qu’en cette période printanière « on vend toujours deux fois plus que pendant le reste de l’année ». Mais depuis un mois, les chiffres sont particulièrement bons et les ventes de boîtes de 15 filtres (vendues 9,50 euros) « plus importantes ». Alain Azem évalue à « 25% les ventes directement dues à la pollution ». Et son répondeur comme sa boîte mail sont chargés de messages de particuliers cherchant à en savoir davantage sur son produit. (...)

   (...) Midas a eu du flair : le spécialiste de l’entretien des voitures propose depuis l’automne dernier – et la sortie d’études sur la piètre qualité de l’air à l’intérieur des autos – un « pack dépollution habitacle » composé d’un filtre à charbon actif combiné à un système de purification de l’air calé sur le circuit de ventilation. « Dire si cela répond à une demande ou la devance est toujours délicat », explique-t-on chez Midas sans donner le nombre de ventes réalisées.

   Netatmo vend depuis 2012 des stations météo pour smartphones, tablettes et ordinateurs aux particuliers. Elles les informent sur la qualité de l’air intérieur et extérieur et « les aident à décider s’il est bon de faire son jogging ou de sortir ses enfants un jour donné », précise Virginie Golicheff, la responsable communication de l’entreprise. Depuis un mois environ « le trafic du site est en augmentation », précise-t-elle. Mais la forte progression des ventes depuis le début de l’année fait qu’il est difficile de mesurer l’impact des pics de pollution sur ces bons résultats. Ils ne peuvent en tout cas pas leur nuire. (...)

   (...) Au delà de ces solutions somme toute assez classiques, il existe des moyens bien plus étonnants de mesurer la pollution à laquelle on est exposé et de lutter contre elle. (...) Des chercheurs de l’université d’Oregon viennent de publier, dans la revue Environmental Science & Technology, une étude dans laquelle ils assurent que les bracelets en silicone absorbent les polluants et les substances chimiques contenues dans l’air que nous respirons.

   Un vélo purificateur d’air A Bangkok, en Thaïlande, un groupe de designers a développé un étonnant concept de vélo : le guidon filtre l’air ambiant chargé de CO2 et de poussières et le nettoie, permettant aux passants de respirer un air plus sain. La structure en aluminium du vélo est, quant à elle, capable de produire de l’oxygène via un système de photosynthèse, qui fonctionne même quand le vélo est immobile. A ce jour, ce vélo n’est qu’un prototype.

    (...) L’artiste néerlandais Daan Roosegaarde envisage de tester à Pékin, dans le courant de l’année prochaine, son aspirateur de pollution mis au point avec l’université de Delft (Pays-Bas). Le Smog project consiste à enterrer, sous les pelouses des parcs, des bobines de cuivre qui produiront un champ électromagnétique de faible tension capable d’attirer les particules de pollution. Il se formerait alors des colonnes d’air propre de 50 à 60 mètres de diamètre dans le smog qui, une fois attiré au sol, serait ramassé par une sorte d’aspirateur puis compressé, pour être transformé en... bague. (...)

   (...) On l’appelle le Catclo pour « catalytic » et « clothes » (habits). Il s’agit d’une poudre qu’on ajoute à la lessive et qui vient recouvrir les vêtements, qui deviennent ainsi capables de capturer les particules nocives d’oxyde d’azote présentes dans l’air. La pollution est ensuite éliminée au lavage. Né de la collaboration entre l’université de Sheffield et le London College of Fashion, CatClo est actuellement en test et ses concepteurs en discussion avec de grandes marques de lessive, pour une commercialisation dans les années à venir.


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"Hein? C'est... 
C'est tout ce que me laisse mon mari, 
milliardaire,  comme héritage?
- Oui, Madame, mais ce bonbon est au miel des Andes,
nuance..."


This fucked me up
(Source: sizvideos, via pinecurls)

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Luc Desle

mardi 4 juin 2013

"La fille qui parlait trop je lui indiquai, avec mon arme, comment se taire". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE FOU EST PLUS SAGE QUE LE SAGE)


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LONG RÉCIT AU LONG COURS (1/27)
pcc Benoît Barvin et Blanche Baptiste

   Elaine Cantagril, après un étrange cauchemar, est décidée à enquêter sur cet étrange couvent...
ANGÉLUS 
ou 
LES SECRETS DE L’IMPALPABLE


    Le lendemain matin, Elaine avait mal partout et ses paupières étaient boursouflées, en raison du manque de sommeil. Cependant elle ne pouvait rester au lit. De trop nombreuses questions sans réponse se heurtaient dans sa cervelle.

   Pour la première fois depuis son entrée dans le monastère, elle assista à la messe du matin. Il était un peu plus de cinq heures et, en dépit d’un gilet sur lequel elle avait posé son châle, elle n’arrêtait pas de trembler à cause de ce froid humide qui tombait des voûtes de la petite chapelle. Le père Grangeais servait la messe avec des gestes mécaniques. Il paraissait harassé. Pas une fois il ne regarda dans sa direction. 

   La Mère Supérieure était absente. Les soeurs évoquaient un refroidissement. Était-ce l’effet de son imagination ou bien les avait-elle vues sourire à ce mot ? Soeur Jeanne lui fit un petit signe discret qui échappa à Soeur de la Miséricorde dont l’espionnage se révélait très agaçant.

   La vieille religieuse s’était en effet installée près d’Elaine, et elle ne cessa de la surveiller durant l’office. Quand la jeune femme voulut communier, elle lui saisit le bras et le serra méchamment en grondant.

   - Les pécheresses, Ma Fille, doivent rester à leur place !

   Elaine fut ulcérée par cette réplique mais elle n’osa pas protester. Elle accepta le verdict de la religieuse et resta agenouillée bien sagement. Une fois l’office terminé, Soeur de la Miséricorde lui confia la tâche d’aller faire les courses. Elle se soumit une nouvelle fois et s’y rendit en compagnie de Soeur Adèle. Elles trouvèrent au marché de nombreux produits d’épicerie qui leur manquaient. Ce jour-là, la Supérieure leur avait demandé en plus d’apporter trois livres de croquants aux amandes.

   Pendant qu’elles faisaient leurs emplettes, Elaine interrogea sa compagne. 

   - Crois-tu que la conduite de Soeur de la Miséricorde envers Soeur Jeanne soit juste ? Elle est toujours deriière elle et si Soeur Jeanne a déliré, hier soir, je suis sûre que c’est à cause de cette méchante bique qui lui fait subir toutes sortes de brimades !

   L’expression fit naître un léger sourire sur les lèvres de Soeur Adèle.

   - Tu le sais, Elaine, notre communauté vote pour élire la Supérieure chargée de la bonne marche du couvent et ce, pour trois ans. Ce vote intervient à l’aide de pierres blanches et de pierres noires. Il y a six mois, il y avait un nombre égal de voix qui s’étaient portées sur Soeur Camille de l’Incarnation et Soeur de la Miséricorde. C’est la voix de Soeur Jeanne qui a fait tout basculer... 

   - Comment le savez-vous ?

   - C’est elle-même qui s’en est vantée. Et c’est ainsi que Soeur Camille est devenue notre Supérieure pour la seconde fois, ce qui n’était jamais arrivé jusqu’à présent.

   - Tu veux dire que ce serait par vengeance que Soeur de la Miséricorde s’en prend à Soeur Jeanne ?

   La novice haussa les épaules tout en faisant la moue.

   - Cette « bique », comme tu dis, a été enfermée très tôt au couvent. Elle appartient à une famille d’aristocrates. Elle a toujours été très laide et c’est pour cela qu’on l’a obligée à devenir religieuse... Pour elle, il ne s’agit pas d’une vocation. De plus, côté règlement, elle est contre le fait que l’on fasse voter des novices. Alors cette vieille carne se venge sur les Soeurs les plus jeunes et les plus jolies.

    - Mais c’est horrible ! s’exclama Elaine. Que fait-elle de la charité chrétienne ?

    - Elle n’en a cure. Nous l’acceptons comme elle est : vieille, rabougrie, jalouse de tout le monde mais c’est notre Soeur et nous devons l’aimer comme Notre Seigneur a aimé nombre de mécréants pour les ramener sur le chemin céleste. J’avoue que cela n’est pas facile... Mais si l’on parlait d’autre chose ? On pourrait goûter à ces croquants... J’adore les douceurs.

    - A ta place, je ne serais pas devenue religieuse, car la vie monastique est loin d’être douce.

    - Pour l’instant, je m’y divertis beaucoup : j’aide à la classe et à d’autres travaux passionnants. Je m’y sens plus libre que chez moi. Mes parents, me trouvant trop naïve et spontanée, ne me laissaient jamais agir à ma guise. Ils n’avaient qu’une idée : me marier au plus vite. J’ai refusé.

   Adèle, sur le point de croquer un biscuit, s’interrompit soudain, les yeux brillants. Tout au fond de la place, passait un homme serré dans une élégante redingote noire.

   - Qui est-ce ? demanda Elaine.

   - C’est notre apothicaire, Angélus Gabrielli. Je crois que cet homme est un grand génie. Il connaît tant de choses… Lorsqu’il vient au couvent pour superviser nos ateliers d’herboristerie, je ne me lasse pas de le voir faire. La Création semble n’avoir aucun secret pour lui...

   Angélus avait disparu. Une fois de plus, Elaine n’avait aperçu de lui que sa silhouette et sa chevelure dorée. Les propos de sa compagne venaient contredire la première impression qu’elle avait eue à son propos. Sœur Adèle était certainement, comme bien d’autres, sous le charme de ce séducteur. Elle la mit en garde.

   - Une Servante de Dieu a-t-elle le droit de montrer un tel intérêt pour une personne de l’autre sexe ?

   - Je ne vois pas où est le mal, rétorqua en riant Adèle. Si la beauté et l’intelligence divines se sont incarnées dans un être, il n’y a pas d’offense à en apprécier l’expression. Tu n’es pas d’accord avec moi ?

   Elaine trouva que sa compagne tenait des propos bien osés pour une novice dont l’attitude au couvent était cependant fort respectueuse des règles, quoique parfois sujette aux enfantillages.

   Quand elles rentrèrent au monastère, elle aida Soeur Adèle à ranger les différents paquets, avant d’aller passer un moment dans le jardin. Elle s’assit sur le banc, près du puits, et tout ce qu’elle avait vécu la veille l’assaillit à nouveau. Au bout d’un moment, elle eut la sensation qu’on l’épiait. Elle leva la tête, inspecta les lieux autour d’elle et rencontra le visage de la Mère Supérieure qui, dans une allée du cloître, l’observait.

   Sous ce regard dont elle ne discernait rien, car la religieuse était trop loin d’elle, Elaine se sentit mal à l’aise. Était-il possible que Soeur Camille ait été prévenue par quelqu’un que son secret avait été percé ? Et qui aurait bien pu le lui dire ? Le père Grangeais n’était-il pas tenu de taire ce qu’il savait ? Jusqu’où sa complicité s’étendait-elle ?

   Elaine se leva bien vite, mal à l’aise et rejoignit sa cellule sans se retourner. 

***
(A Suivre)


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(La femme par qui la banqueroute arrivait...)


kitschgirl65:
Anita Ekberg


Vive la banqueroute ! 
Thomas Morel, François Ruffin (et al.)
Bernard Gensane

   (...) Autour de Thomas Morel et François Ruffin (qui, de surcroît, osent nous gratifier d’un long entretien avec Frédéric Lordon), on trouve deux étudiants en master, un infirmier au chômage, un apprenti menuisier, une prof d’histoire et un jeune en service civique. Que du pas beau monde, donc, mais qui nous offre un livre furieusement iconoclaste et qui donne à réfléchir.

   En étudiant quelques épisodes de violente banqueroute vécus par la France (de Philippe le Bel à De Gaulle), cette fine équipe nous dit tout simplement que, face à la faillite, immédiate ou à venir, l’État français a toujours fait ce qu’il voulait, qu’il a changé d’orthodoxie comme d’autres de chaussettes, et que pour se sortir des mauvaises passes où il s’était lui-même engagé, il a fait payer les riches, c’est-à-dire ceux qu’il avait enrichis auparavant. L’État prenait l’argent là où il était vraiment.

   En compagnie de Frédéric Lordon, nos auteurs nous font observer que, pour la période récente, le libéralisme a créé le chômage de masse alors que l’économie dirigée des Trente Glorieuses avait engendré une croissance annuelle de 5% et garanti le quasi plein emploi. Ce qui signifie, en d’autres termes, que le fou, c’est l’Autre, celui qui a le « courage » de plier devant la finance, de dégraisser à qui mieux-mieux, de tuer des emplois, de faire disparaître des pans entiers de l’économie, de faire payer la dette aux travailleurs en déréglementant . Ce n’est pas « l’irréaliste » qui prétend tenir tête au capitalisme financier.

   Il fut un temps où les dirigeants politiques ne passaient pas leur temps à trembloter en voulant à tout prix rassurer les marchés qui leur faisaient quotidiennement du chantage à la dette. Une époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître (sérieux !) où le mot réforme signifiait progrès et non régression sociale. Il fut même un temps (en 1936) où un ministre des Finances pouvait déclarer – même si cela, pour finir, ne porta pas trop à conséquence – « Les banques, je les ferme, les banquiers, je les enferme ! ».

   Sacré Philippe le Bel ! Sous son règne, la France connaît de sérieux désordres monétaires (dévaluations, réévaluations), ce qui ne l’empêche pas d’être à l’apogée de sa puissance médiévale. Le Bel est le contraire d’un Maastrichtien : son royaume est centralisé, géré d’une main de fer. Il condamne et brûle les Templiers, qu’il appelle les « banquiers de l’Occident » et prend l’argent là où il est vraiment, dans les caisses de l’Église, à la grande douleur du pape qui n’y peut mais. « TINA » (il n’y a pas d’autre solution), il ne sait pas ce que cela veut dire. Le respect à l’égard des créanciers, il en a encore moins cure que Mélenchon.

   Pour que les Français mangent de la poule au pot tous les dimanches sous Henri IV, il faut faire le ménage. Ce dont se charge le ministre Sully qui débusque les fraudes, les contrats pourris, qui divise par quatre les taux d’intérêt, qui, globalement, réduit les rentes de 40%. Cela ne suffit pas car le roi doit 3,5 millions de livres au duc de Toscane. Il épouse sa fille, Marie de Médicis qui apporte en dot l’effacement de la dot. Une idée pour Hollande (qui n’est pas marié) ?

   Mazarin pille l’État. Il posséde 8 700 000 livres, soit 79 tonnes d’argent, ou 5,4 tonnes d’or. Louis XIV hésite à l’attaquer de front. C’est tout un ordre qui vacillerait. Le 15 septembre 1661, Colbert s’attaque à tous les rentiers du Royaume en décidant de racheter leurs créances à un prix dérisoire. Les bourgeois se révoltent. Les meneurs sont menottés et embastillés. Le roi réduit les rentes de 70%. Le successeur de Colbert frappe ensuite les riches d’un « impôt du dixième ».

   Le ministre des Finances de Louis XVI est Jacques Necker, un banquier suisse qui aime l’argent (il possède 7 millions de livres en 1776). Il est également proche des philosophes. Il se dit pragmatique, « moelleux et flexible » mais se veut l’apôtre de l’interventionnisme économique de l’État. En 1775, il publie son Essai sur la législation et le commerce de grains, dans lequel il dénonce la liberté de ce commerce. Le livre paraît au moment où le ministre Turgot (qui avait libéralisé le commerce des grains) – et non Necker, à qui les auteurs attribuent à tort cette responsabilité – doit faire face à la guerre des farines. 

   Les mauvaises récoltes conduisent à des émeutes et à favoriser les demandes de réglementation des prix des grains. Dans son Éloge de Colbert, il critique la propriété qui n’est pas un droit naturel mais une « loi des hommes » fondée sur un « traité de force et de contrainte ». Au ministère, il fonctionnarise les finances : à la place des officiers inamovibles et rémunérés sur commission sont installés des employés révocables et percevant un traitement fixe.

   En 1789, la France compte, dit-on, « deux mille riches ». On décide de n’en taxer qu’un seul, l’Église, dont le patrimoine est évalué à trois milliards de livres. C’est l’abbé Talleyrand qui va nationaliser les biens du clergé ! N’empêche qu’en 1796, 45 milliards d’assignats, qui ne valent rien, circulent dans le pays. Entre temps, Robespierre aura chuté, entre autres pour avoir voulu défendre les rentes viagères.

   En 1926, tout baigne, sauf que l’État est à sec et que la Banque de France, qui n’est pas nationalisée, refuse de prêter le moindre sou. Le franc s’écrase face à la livre sterling. La dette publique s’élève à 300 milliards de francs. Le Parlement ne veut pas léser les rentiers, et l’Allemagne, qui devait payer, ne paye pas. Raymond Poincaré, homme de droite, va réduire de 80% la fortune des rentiers. Il qualifiera de « stabilisation » cette dépréciation de 80% du franc. Dont il sera pour l’histoire et à jamais « le Sauveur ». (My foot !).

   Entre 1944 et 1948, la classe ouvrière a le vent en poupe. Les employeurs ne peuvent résister aux demandes hausse des salaires. La dette s’élève à 269% du PNB. La monnaie est dévaluée cinq fois de 1944 à 1948. Une période de vie chère et de travail assuré est, dit-on, préférable à une période de vie bon marché et de chômage. De Gaulle est pour, ainsi que son conseiller, l’orthodoxe du libéralisme Jacques Rueff qui accepte ce keynésianisme comme un moindre mal. Il sera, cela dit, l’un des fondateurs de la Société du Mont-Pèlerin en 1947, financée par de grands patrons suisses.

   En 1958, De Gaulle retourne sa veste. Au nom de la « vérité et de la sévérité » qui, seules peuvent garantir la prospérité. « Tant que je serai là, la parité du franc ne changera pas », proclame-t-il. Cette politique De Gaulle-Pinay-Rueff permettra à la France d’appliquer le traité de Rome. Certains patrons, comme Jacques Riboud, prônent une politique keynésienne de plein emploi et de croissance rapide. Mais en 1979, Raymond Barre fait du franc fort une contrainte européenne en créant le Système monétaire européen et en arrimant notre monnaie au mark. 

   À partir de 1983, la gauche poursuit sur cette lancée. En dix ans, la barre des trois millions de chômeurs est franchie. La dette publique double de 1981 à 1995. Au nom de la santé de la monnaie (une devise forte profite à ceux qui ont de l’argent), des millions d’existences sont sacrifiées. Les rentiers et les «capitalistes oisifs» ont remporté la guerre des classes.

   En dormant.

Vive la banqueroute !, par Thomas Morel, François Ruffin (et al.)
Amiens : Fakir Éditions, 2013.

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(Jeune femme enthousiaste après qu'elle avoir appris 
qu'elle avait été sélectionnée par Tu Quoque)


Ms Carroll Baker
Venice Film Festival 1967

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(Jeune femme de la Haute attendant patiemment
la sortie de l'élite des établissement parisiens...)


Hors de Paris, point de salut pour l'élite
Simon Kuper 
Financial Times 

   (...) Maurice Thorez, le staliniste français, passa la Seconde Guerre mondiale à Moscou, où il se faisait appeler "Ivanov". A la Libération, il rentra en France et devint membre du gouvernement. Après la démission de Charles de Gaulle en 1946, Thorez reprit à son compte un des projets fétiches du général : la création d'un établissement chargé de former les hauts fonctionnaires de la nouvelle république, l'Ecole nationale d'administration (ENA). Thorez devait se dire que cette caste constituerait "l'avant-garde du prolétariat" dont Lénine avait tant parlé. Depuis, l'ENA a produit pléthore de membres de l'élite politique et financière du pays, dont le président François Hollande.

   La France n'a jamais ménagé ses élites, un passe-temps qui remonte à la Révolution, mais les énarques et leurs camarades ont rarement été aussi impopulaires. En l'espace d'un an d'exercice, les gouvernements tant de droite que de gauche sont devenus des objets de mépris. Le chômage a atteint un niveau record. Les scandales liés à l'élite se multiplient (un des derniers en date concerne le ministre du Budget Jérôme Cahuzac et ses comptes en Suisse et ailleurs). Quelque chose a monstrueusement mal tourné pour la caste de Thorez.(...)

   (...) Les élites françaises se définissent par leur intelligence. Elles sont principalement recrutées dans deux écoles au processus de sélection rigide : l'ENA et l'Ecole polytechnique (que l'on appelle communément "l'X"). "Nulle part ailleurs dans le monde, les carrières professionnelles – et le destin de toute une nation – ne sont à ce point tributaires des écoles que l'on fait", écrit Peter Gumbel [ancien grand reporter au Time Magazine et enseignant à l'IEP de Paris]dans son dernier livre : France's Got Talent (Elite Academy- Enquête sur la France malade de ses Grandes Ecoles, éd. Denöel, mai2013). C'est pourquoi, même âgés, certains membres de l'élite se présentent en tant qu'"ancien élève de l'X".

   Ils ne sont que 80 étudiants à sortir chaque année diplômés de l'ENA, et 400 de Polytechnique. Ils se voient alors confier des postes très élevés. "Ils travaillent dur. Ce n'est pas une élite qui est juste là pour s'amuser," soutient Pierre Forthomme, spécialiste du conseil en management.

    Pendant des années, ils ont fait ce que l'on attendait d'eux. De 1946 à 1973, la France a vécu ses Trente Glorieuses, (presque) trente ans de réussite économique. En 1990, ils avaient encore de quoi se vanter. Ils avaient créé le premier proto-Internet, le Minitel, mis en place les trains les plus rapides d'Europe, cocréé l'avion de ligne le plus rapide du monde – le Concorde –, contraint l'Allemagne à accoucher de l'euro (qui, aux yeux des élites françaises, était censé annoncer le début de l'unité européenne, plutôt que sa fin), affirmé l'indépendance militaire du pays – que beaucoup prenaient encore au sérieux – et continuaient de croire qu'ils parlaient une langue internationale. Les intellectuels au pouvoir, c'était apparemment une solution qui fonctionnait.

   Depuis, tout est allé de travers. Dans les années 1960, le sociologue Pierre Bourdieu dénonçait déjà les défauts de l'élite : la classe dirigeante prétendait être une méritocratie ouverte aux gens brillants quelle que soit leur origine, mais, en réalité, elle s'était muée en caste incestueuse.(...)

   (...) C'est la plus petite élite à gouverner un grand pays. Elle vit dans quelques arrondissements chics de Paris. Ses enfants vont tous dans les mêmes écoles, dès l'âge de trois ans. Quand ils atteignent le début de l'âge adulte, les futurs responsables de la France se connaissent tous. Anciens camarades de classe, ils deviennent des "camarades de caste", expliquent les sociologues Monique Pinçon-Charlot et son époux Michel Pinçon.

   Aux Etats-Unis, jamais un PDG et un romancier ne se rencontreront. En France, les élites politiques, entrepreneuriales et culturelles ont pour ainsi dire fusionné. Ils se retrouvent au petit déjeuner, au vernissage d'une exposition, pour dîner. Ils nouent des liens d'amitié, voire se marient. Ils se donnent des tuyaux pour le travail, couvrent les transgressions les uns des autres, se confondent en critiques dithyrambiques pour le dernier ouvrage de l'autre. (Comparez l'euphorie que suscite la publication d'un livre de Bernard-Henri Lévy en France à l'accueil qu'on lui réserve à l'étranger !) (...)


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Luc Desle

vendredi 5 octobre 2012

"Dans ce cimetière, le temps était heu... comme figé". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(OUVRE TA MAIN POUR AIDER
ET TON COEUR POUR AIMER)

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"Bon Dieu... Le cadavre du Handball Français...
Ça pue pas mal, quand même...
- Yep!"


Dans les «SuspenStories», les criminels sont le plus souvent 
punis par le jeu du destin. (illustration EC Comics / akileos)


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(Pour leur défense, les accusés brandirent cette affiche
qui plut beaucoup au jury, sans pour autant
changer la conclusion de leur délibération) 


Paris truqués : 
on achève bien les héros !
Renaud Dély

   (...) "J’ai parié mais pas triché..." Si la ligne de défense adoptée par les joueurs de Montpellier est compréhensible d’un point de vue juridique, puisqu’elle vise à leur faire échapper à une sanction pénale, elle est totalement invraisemblable du point de vue de la logique pure. Comment imaginer que des joueurs qui parient sur leur propre défaite ne mettent pas un peu du leur pour obtenir le résultat de leur souhait et empocher le gros lot ? "J’ai parié mais pas triché…" Voilà une explication à peu près aussi plausible que le fumeux "On m’a dopé à l’insu de mon plein gré" attribué en substance (c’est le cas de le dire…) au cycliste Richard Virenque au moment de l’affaire Festina.

   Par son simplisme, cette défense démontre que ces joueurs ne sont somme toute que des gamins mal élevés qui se croient plus malins parce qu’ils éprouvent "un sentiment d’invincibilité", mais qui se comportent "comme des idiots" comme le dit fort justement Daniel Costantini, l’ancien entraîneur des Bleus.
Est-ce somme toute si surprenant ?

   Certes, de l’affaire Armstrong à celle des handballeurs, en passant par l’argent qatari qui irrigue sans retenue le foot-business, le monde du sport professionnel ne tourne plus très rond. Et l’on aura toujours raison de s’indigner, et de condamner, le comportement des tricheurs qui enfreignent la règle.

   Mais est-ce somme toute si surprenant que des sportifs trichent lorsque d’autres, issus, eux, de milieux nantis et passés par les meilleures écoles, vont jusqu’à s’exiler ou à changer de nationalité pour échapper à l’acte de citoyenneté par excellence qui consiste à payer ses impôts dans son pays ?

   Le monde du sport professionnel ne va pas bien. Mais cet univers censé perpétuer nos rêves d’enfant n’est sans doute pas plus pourri que beaucoup d’autres. Il n’est qu’à l’image des dérives de sociétés contemporaines. Et c’est déjà bien assez désespérant comme ça… (...)

Lire sur:


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"Alors, poulette, déçue par cette nouvelle présidence, hein?
- Oui, mais pas au point d'aller avec toi, tocard!"


La Règle du jeu. Durée : 1h52. Réalisé par Jean Renoir.

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"Pas question qu'une machine nous remplace!"


Séisme : premier succès 
de la cape d'invisibilité !
Azar Khalatbari

   (...) Certes il faut encore analyser les données sismiques enregistrées par le réseau d’appareils disposés à travers le terrain, mais d’ores et déjà la cape d’invisibilité sismique est un succès.

   La zone à préserver des séismes est entourée de trous cylindriques qui modifient les propriétés de propagation des ondes. Une grue fait tomber une charge de 17 tonnes au sol. Les vibrations ainsi générées font trembler la terre sous nos pieds.

« C’est l’équivalent d’un séisme de magnitude 4, que l’on ressent distinctement » explique Stéphane Brulé de l’entreprise Ménard.
Damien Hypolite pour Sciences et Avenir

   Une fois, deux fois, quatre fois, les tremblements se propagent, en contournant la région centrale. Un bâtiment construit en ce lieu serait totalement préservé du tremblement de Terre généré. C’est la seconde fois que l’essai de métamatériaux sismique a été tenté. Une première expérience a eu lieu, sans témoin, dans la région de Grenoble. Les essais successifs et les mesures recueillies permettront d’affiner la disposition des cylindres pour jouer encore sur les propriétés physiques du sol et améliorer la déviation des ondes. (...)
Lire sur:


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Benoît Barvin

mardi 5 juin 2012

"Déjà tout petit Jésus nageait les bras en croix". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:

(PENDANT QUE LE ROSEAU PLIE
LE SAGE NE ROMPT PAS)

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"Mais... Mais t'es dingue! Tu as vu la taille 
de ma cravate maintenant? 
- Elle a la même dimension qu'une autre partie
de ta personne, hé, tocard!"


(Entre Ursula et Edgard, il y avait de l'eau dans le gaz)

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"Oh, Mammie, mais tu dois être malade... Tu es toute chaude...
et Poilue... Et... OOOHHH!!!"
Gustave Doré

La bactérie mangeuse de chair et Internet
Meghan Daum 


   (...) Vous avez sûrement entendu parler de l'horrible histoire d'Aimee Copeland, cette étudiante de Géorgie âgée de 24 ans qui s'est fait couper une jambe le 1er mai et se trouvait sous assistance respiratoire le 4 mai. Lorsque la jeune femme a repris conscience, une bonne partie du public savait ce qu'elle ignorait encore : sa jambe gauche avait été amputée, on lui avait retiré de la peau sur l'abdomen et elle risquait encore de perdre son pied droit et ses dix doigts (elle allait perdre plus tard ce pied et ses deux mains). 
   Tandis que ces informations avaient été placardées pendant des jours sur les sites Internet d'information et que son père avait décrit sa maladie dans l'émission Today [sur NBC], tout ce que savait Aimee Copeland, dans un premier temps du moins, c'est qu'elle avait été hospitalisée pendant plusieurs jours.

   Il n'est pas rare que les malades dans un état critique en sachent moins sur leur état de santé que leurs amis, leur famille et le personnel médical qui les entoure. Mais le cas d'Aimee Copeland est différent, il est extrême. Il témoigne de la curiosité viscérale des gens pour les maladies rares, horribles, comme la fasciite nécrosante, et de la façon dont les nouvelles formes de communication ont remodelé ce que signifie soutenir un être cher dans l'épreuve de la maladie, mais aussi ce que signifie être malade. En d'autres termes, aujourd'hui, une bataille personnelle peut très vite se transformer en spectacle public. (...)

Lire sur:

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"Moi aussi j'veux être un cow-boy!
- Heu... Pas cow-boy... Ecoute mieux..."


Des enfants ont servi de cobayes

   (...) Plus de 500 enfants hébergés par la fondation Casa Pia au Portugal ont été utilisés entre 1997 et 2007 comme cobayes pour des expériences médicales et dentaires visant à tester l'impact du mercure sur la santé. Ces expériences ont été financées par le gouvernement américain et pratiquées avec l'aval du gouvernement portugais, révèle le site d'information PTJornal.

   Une centaine d'entre eux a subi la batterie de tests sur la seule autorisation de Luis Rebelo, le directeur (à l'époque) de la Casa Pia. L'institution est compromise depuis des années dans une gigantesque affaire de pédophilie dans laquelle sont mouillés des hommes politiques et des personnalités de la presse. L'association Consumers for Dental Choice dénonce ces expériences jugeant que le mercure a des effets nocifs sur la santé et a déposé une plainte au tribunal de La Haye. (...) 


AUTEUR: MIGUEL MOREIRA 

   (...) L'expérience dentaire, qui a eu lieu au cours d'une décennie, a vérifié les effets sur la santé des enfants d'un mélange contenant du mercure (plomb). Selon la RTP, cette recherche a impliqué 507 enfants de la Casa Pia, dont les âges variaient de 8 à 10 ans, la recherche ayant eu lieu entre 1997 et 2007.

   Les enfants étaient également soumis à des fouilles corporelles, le tout étant financé par le gouvernement des États-Unis. Parmi plus de 500 cobayes, 100 ont été le fait du directeur de la Casa Pia, Luis Rebelo. Il semble que les parents étaient au courant et consentants.

   Luis Rebelo a démissionné, notamment parce que des cas d'abus sexuels sur mineurs ont été prouvés. Il a été remplacé par une certaine Catalina Pestana, qui a décidé de maintenir la présente étude. (...)



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"Répète-le que je suis une voleuse! Allez!
Tiens, tiens, tu fais moins le fier maintenant..."

Ye Fei-fei, of Hong Kong Ballet (photo by Almond Chu)
(Source: deafmuslimpunx)

Palace Shangri-La: 
une princesse saoudienne tente 
de quitter un palace parisien sans payer
Le HuffPost/AFP 

   (...) Une princesse saoudienne a été interceptée alors qu'elle tentait de quitter un palace parisien avec sa suite, sans payer la note, dans la nuit de jeudi à vendredi, a-t-on appris samedi de source policière, confirmant une information du Parisien. La police est intervenue dans le cadre d'une assistance à huissier, a-t-on indiqué de source policière.

   La princesse saoudienne, Maha al-Sudaïni, épouse répudiée du prince héritier d'Arabie saoudite, Nayef ben Abdel Aziz, a tenté de quitter le palace Shangri-La, avenue d'Iena, à Paris, en compagnie de sa suite d'une soixantaine de personnes, en laissant une ardoise de près de 6 millions d'euros, selon le Parisien.
   Le quotidien ajoute que l'ambassadeur d'Arabie saoudite a été contacté lors du départ de la princesse, qui bénéficie de l'immunité diplomatique.

   Le directeur de l'hôtel (faux-cul?), Alain Borgers, a déclaré qu'il n'avait "aucun problème" avec ses clients et "aucune ardoise" à ce jour. La princesse Maha al-Sudaïri avait déjà défrayé la chronique pour des impayés. En 2009, la chaîne vestimentaire Key Largo avait saisi la justice pour obtenir le règlement de 89.000 euros correspondant à des achats effectués à son nom. (...) 



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Luc Desle