Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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mardi 13 mars 2012

"Le cimetière sous la lune avait un peu froid". Benoît Barvin in "Pensées pensées".


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Pensées pour nous-mêmes:



(LA VÉRITÉ EST UNE MAÎTRESSE EXIGEANTE. 
TU LUI ÉCHAPPERAS DIFFICILEMENT)


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LA BLAGUE DU MOMENT:
"Qui va piano va sano"
"Heu... Mais trop piano quand même, hein?"

Bayrou, le recours ?

   (...) Quatrième homme des sondages, François Bayrou, en meeting samedi soir à Toulouse, entend convaincre, à un moment qu'il juge "crucial" de la campagne, les électeurs et responsables politiques mécontents ou indécis qu'il peut être l'homme du recours face à Hollande et Sarkozy. "Je vais dire ce soir à quel point le combat qui est le nôtre est crucial face aux deux autres candidats de l'illusion et de la division qui font courir des risques extrêmes au pays", a expliqué François Bayrou sans citer le nom de ses rivaux François Hollande et Nicolas Sarkozy.
   "Le seul vote utile (à quoi?), c'est moi", avait-il déjà résumé vendredi sur France 3 en appelant à sortir de décennies d'alternances successives PS-UMP qui ont, selon lui, conduit le pays dans la crise. (Sacré Bayrou, toujours le mot pour rire... Quel boute-en-train)(...) 



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"Moi, en me servant de ce simple boulier,
j'ai pas les mêmes chiffres que Wauquiez..."
Wauquiez et l’exemple font mauvais ménage 
GUILLAUME LAUNAY 

   (...) En octobre, Wauquiez avait déjà tenté de faire croire que son même couple de Haute-Loire avec trois enfants paierait 3 000 euros d’impôts en plus si les socialistes faisaient la fusion entre impôt sur le revenu et contribution sociale généralisée (CSG). Au prix d’une grosse erreur dans le calcul (Libération du 24 octobre). 
   Bis repetita le 10 janvier à propos du projet PS de réforme du quotient familial. Wauquiez assurait (toujours sur BFM TV) que son couple témoin perdrait entre 500 et 1 000 euros par an… Raté à nouveau : le ministre de la Recherche oubliait que le PS ne prévoyait pas une suppression pure et simple du quotient familial, mais un redéploiement des aides au titre de la politique familiale. En réalité, la situation de la famille évoquée par Wauquiez ne changeait guère. 
   Et à nouveau, face à Moscovici, l’exemple pris par le ministre concernant la hausse des cotisations souffre de graves approximations. Prenons d’abord la mesure telle qu’elle est présentée : pour financer sa réforme des retraites, François Hollande prévoit notamment une hausse des cotisations vieillesse de 0,1 point par an sur cinq ans (soit, à terme, 0,5% pour l’employeur et 0,5% pour le salarié). Quelles sont les conséquences pour notre couple de Haute-Loire ? Les services du ministre nous ont donné l’explication : pour 3 000 euros de salaire net (environ 3 800 euros brut), on parvient (pour une augmentation des cotisations de 0,5%) à une hausse des cotisations salariales de 19 euros par mois, soit 228 euros par an. Le calcul est exact. 
   Mais comment arriver à 500 euros alors ? En fait, Wauquiez double la mise en ajoutant aussi l’augmentation de la part patronale ! Comme si les cotisations patronales étaient aussi déduites du salaire. Ce qui d’un coup fait passer le total, au bout de cinq ans, à 460 euros, que le ministre arrondit à 500 euros. (...)

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"Acabi, acaba, trois petits tours de cartes...
Et voilà!
- Voilà quoi?
- Ben des milliers d'emplois détruits... Ce n'est pas
ce que vous vouliez, peut-être, Monsieur le Résident?
- Chuuuttt!!!"

22.600 emplois salariés 
détruits en France au 4e trimestre

   (...) PARIS (AFP) - Les secteurs principalement marchands ont détruit (ah, le mot qui tue!) 22.600 emplois au 4e trimestre 2011 et 31.500 au troisième, selon des chiffres révisés publiés jeudi par l'Insee.
   Mi-février, l'Insee avait annoncé 31.900 destructions d'emplois au 4e trimestre et pour le 3e trimestre un petit solde positif de 3.600 postes créés.
   Cela fait donc deux trimestres consécutifs que l'économie détruit des emplois et non plus un seul, comme le laissaient à penser les données provisoires de l'Insee, alors que la France n'avait plus perdu d'emplois depuis fin 2009.
   Sur un an, l'emploi salarié reste néanmoins en hausse de 0,4% avec 67.300 postes créés (en CDI?).
   L'Institut national de la statistique relève notamment un fort recul de l'intérim avec 21.100 emplois détruits au 4e trimestre (-3,6%). (...)




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"Qui j'attends? Mais Giraud-Moebius...
On m'a dit qu'il allait passer par là...
Oui, bien sûr, je lui donnerai le bonjour"


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Luc Desle (et l'équipe de Tu Quoque pour Moebius...)

vendredi 26 août 2011

"Ce vieux cornichon avait des aigreurs d'estomac". Jacques Damboise in "Pensées contrites"


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"Alors, qui c'est qui l'opère, ce t... du c...?
- Si vous me détachez, je peux le faire tout seul, vous savez..."
Rambo 2 "La Mission". 1984.

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Un Californien s'opère lui-même 
avec un couteau à beurre

   (...) LOS ANGELES (Reuters) - Un Californien de 63 ans s'est enfoncé un couteau à beurre dans le ventre pour tenter de soigner une hernie, avant de placer une cigarette allumée sur la plaie, rapporte la police qui l'a trouvé dans la nuit de dimanche à lundi.
  L'homme gisait nu sur le porche de son appartement à Glendale, une banlieue de Los Angeles. "Il s'est en fait empalé lui-même avec un couteau à beurre", a déclaré le porte-parole de la police de Glendale. "Il a dit à sa femme que son hernie le dérangeait et qu'il n'en pouvait plus d'attendre une intervention médicale."
   D'après les officiers de police, il semblerait qu'après avoir planté le couteau dans son abdomen, il a introduit une cigarette allumée dans la plaie. Peut-être pour la cautériser.
   La police n'a pas dévoilé l'identité de cet homme, qui n'était ni drogué, ni saoul. Après son hospitalisation, il a été placé en cellule psychiatrique pendant 72 heures avant que son hernie ne soit prise en charge. De manière plus conventionnelle.

Alex Dobuzinskis, Hugo Vidal-Rosset pour le service français, édité par Henri-Pierre André et Gilles Trequesser
© Thomson Reuters 2011 Tous droits réservés.

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(Banquiers priant anonymement afin que la situation financière
soit moins volatile et les profits plus du tout mitigés)

HSBC pourrait supprimer
 plus de 10.000 emplois, selon Sky News

   HONG KONG (Reuters) - HSBC pourrait supprimer plus de 10.000 emplois dans le cadre d'un programme de réduction des coûts, a rapporté jeudi Sky News, citant des sources proches de la première banque européenne.
   HSBC, dont une porte-parole a refusé de commenter l'information de la chaîne de télévision, n'a pas encore finalisé ses projets en la matière, a poursuivi Sky News.
   Les annonces de suppressions de postes se multiplient dans l'industrie financière mondiale, sous le coup de la volatilité des marchés et de profits mitigés (qu'en termes élégants...).
   A l'occasion de l'annonce de ses résultats trimestriels, Credit Suisse a ainsi déclaré qu'il supprimerait quelque 2.000 postes.
   Standard Chartered, Lloyd, Goldman Sachs (ça existe toujours?) ou encore UBS figurent parmi les établissement qui ont annoncé des suppressions de postes ces derniers mois.
   HSBC emploie quelque 330.000 personnes à travers le monde. En mai dernier, la banque britannique a dit qu'elle visait des économies de 2,5 à 3,5 milliards de dollars (à reverser aux actionnaires?).
   Kelvin Soh, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Nicolas Delame
© Thomson Reuters 2011 Tous droits réservés.

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(Ces Roms, gentiment escortés jusqu'à leur avion touristique,
considéraient que la France était un pays des plus dignes)

Les Roms connaissent partout 
«une situation d'exclusion»
Marion Brunet

   (...) Alain Keler* photographie des camps roms à travers l'Europe. Un an après le discours de Grenoble, au cours duquel Nicolas Sarkozy demandait l'accélération des reconduites à la frontière de ces populations, il témoigne de leur situation.
   Lefigaro.fr - Vous photographiez depuis 2008 des camps roms à travers toute l'Europe. Comment en êtes-vous venu à vous intéresser à cette communauté ?
   Alain KELER - Alors que je travaillais dans les années 90 sur les minorités dans l'ex-monde soviétique pour mon ouvrage Vents d'Est, j'ai rencontré des Roms en Roumanie, puis au Kosovo, lors de l'entrée des troupes de l'Otan dans le pays en 1999. Les Albanais du Kosovo, qui accusaient les Roms de collaboration avec les forces serbes, avaient brûlé leurs maisons, les forçant à se réfugier dans le camp de «Kosovo Polje», à 10 kilomètres de Pristina. C'est là que je les ai photographiés pour la première fois et que j'ai commencé à m'intéresser à leur situation. Jusqu'à décider de retourner dans les Balkans près de dix ans plus tard, en 2008, pour commencer mes reportages photographiques.

Qu'y avez-vous alors découvert ?
   Après avoir visité plusieurs camps, j'ai constaté que la situation des Roms était inacceptable, notamment à Belgrade, en Serbie, où ils étaient complètement livrés à eux-mêmes. En Slovaquie, dans certains petits villages roms, la situation est la même qu'il y a cinquante ans : ils n'ont ni eau, ni électricité et personne ne s'occupe d'eux. Dans ces pays, le problème des communautés roms remonte à la chute de l'empire soviétique, en 1991. Tout s'est effondré à ce moment-là dans les pays de l'Est avec le changement de régime économique, les usines ont fermé et les premiers licenciés parmi la main-d'œuvre ont été les Roms. Si ces derniers ont pu conserver leurs habitations, ils ont aussi commencé dans le même temps à se replier sur eux-mêmes et à s'exclure des communautés environnantes, n'ayant ni argent, ni compétences.

Qu'en est-il aujourd'hui ?
   Les Roms se trouvent dans une situation d'exclusion dans tous les pays où ils sont présents. On commence même à voir dans certains états une montée des nationalismes, comme en Hongrie où le gouvernement vire de plus en plus à droite. Des pogroms recommencent, notamment en République tchèque où des Roms ont été tués alors qu'ils fuyaient leur maison mise à feu. Dans ce même pays, une manifestation rassemblant 150 néo-nazis s'est également déroulée il y a une quinzaine de jours contre un quartier rom. Nous n'avons pas créé l'Europe pour qu'une catégorie de la population, qui représente plus de 9 millions de personnes, soit stigmatisée. (...)
Lire l'intégralité de l'article sur:

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"Les Roms, y boivent et, dans not' pays,
on n'accepte pas les alcoolos...
- Ouaip! Me fr'ont pas croire qu'y boivent 
pour soigner leur bronchite, hein?"
(Le niveau d'instruction, dans ce pays, laissait à désirer)
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Benoît Barvin