Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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lundi 22 avril 2013

"Pour donner du temps au temps il respirait une fois sur trois". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA VERTU HÉLAS PEUT
ETRE MAUVAISE CONSEILLÈRE)

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(Jeune émigré espagnol
retrouvant ses racines)

Génération émigration : 
« Nous ne partons pas, ils nous mettent dehors »
Elena Arrontes 
Traduit par Pauline Ratzé 

   (...) En Espagne, le chômage, qui atteint 55,6% chez les jeunes, est l’une des conséquences tragiques de la crise. Ce chiffre alarmant a poussé l’Union européenne à demander l’année passée que des mesures urgentes soient prises. Après quinze mois au gouvernement, le Parti populaire a enfin présenté un plan pour l’emploi des jeunes(@empleo_joven sur Twitter), garantissant que la crise va être surmontée et citant des « pousses vertes », symboles d’une prétendue récupération économique. Cependant, le sentiment populaire est bien différent et la précarité ne cesse d’augmenter depuis la dernière réforme de la loi sur le travail. Les syndicats espagnols avertissent que si ce plan n’est pas accompagné de mesures de croissance, son effet sera limité.

   En 2012, le nombre de jeunes Espagnols (entre 15 et 29 ans) résidant à l’étranger était de 302 623, sachant que seuls sont recensées les personnes déclarées auprès des ambassades. La plupart ont émigré pour des raisons économiques, à cause du chômage ou des mauvaises conditions de travail. Le mouvement Juventudes sin Futuro [« Jeunesses sans futur »] a lancé la campagne No nos vamos, nos echan [« Nous ne partons pas, ils nous mettent dehors »], présent sur Twitter via ce même mot-clic. Le nom de l’initiative fait référence aux paroles de Marina del Corral, Secrétaire de l’immigration et de l’émigration, qui attribue cette vague de départs à « l’esprit aventureux des jeunes ». Le blog de la campagne présente différentes rubriques. L’une d’elles propose de localiser les jeunes partis à la recherche d’un avenir plus rose dans d’autres parties du monde, qui ne trouvent pas toujours ce qu’ils espéraient. Voici l’explication que nous pouvons lire sur ce blog :

   "S’il est vrai que la moyenne européenne du chômage chez les jeunes (22,5%) est largement inférieure à celle de l’Espagne, trouver un travail ailleurs n’est pas garanti. Les jeunes Espagnols commencent à se tourner vers d’autres destinations comme l’Amérique latine et l’Asie. Généralement, les emplois qu’ils trouvent à l’étranger sont également précaires : longues journées de travail et bas salaires. Pas de quoi garantir une vie digne, encore moins un avenir."

   En cliquant sur la carte, nous pouvons lire les histoires et les expériences des jeunes partis tenter leur chance ailleurs.(...)
Lire sur:


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(Multinationale de l'eau
spoliant un pauvre indigène)


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(Ingrats Gens du Voyage luxueusement 

logés par une Généreuse République)



Eric Fassin : 
« Manuel Valls valide 
les thèses de la droite »
Marion Rousset

   (...) / Regards.fr. En déclarant récemment que les Roms « ne souhaitent pas s’intégrer », notamment « pour des raisons culturelles », Manuel Valls a-t-il franchi un cap ?

   - Eric Fassin. Il faut d’abord rappeler que le ministre socialiste choisit de donner cet entretien au Figaro : c’est pour mieux valider les thèses de la droite. Il est vrai que le terrain a été préparé, en 2010, par l’essai très médiatisé d’un sociologue qui se dit de gauche, Hugues Lagrange : contre ceux qui rappellent l’importance de la classe, mais aussi de la discrimination raciale. Le déni des cultures prétendait en effet expliquer la délinquance par la culture d’origine. Manuel Valls part des mêmes prémisses. Invoquer l’explication culturelle, c’est écarter toute autre explication des problèmes que connaissent les populations roms – comme la misère et la stigmatisation, l’une renforçant l’autre dans un terrible cercle vicieux. 

   C’est une manière de dire que les problèmes sont de leur fait, et de leur faute – nous n’y sommes pour rien. C’est sans doute en raison de leur culture que les Roms vivent dans des bidonvilles à ciel ouvert, en bordure des routes… Le ministre de l’Intérieur affirme ainsi que les Roms« sont à l’origine de problèmes de cohabitation » avec les habitants des quartiers populaires ; et quand il ajoute que ces problèmes « prennent des formes parfois inquiétantes, comme en témoignent les incendies constatés la semaine dernière à Aubervilliers et Sarcelles », il néglige de dire que ce sont les Roms qui en sont les victimes !

   / Le discours de Grenoble prononcé par Nicolas Sarkozy en 2010 constitue-t-il un tournant politique dont nous continuons à sentir les effets, malgré le changement de présidence ?

   - La chasse aux Roms lancée par Manuel Valls pendant l’été 2012 faisait écho à celle lancée par l’ancien président de la République pendant l’été 2010. Le plus troublant, c’est peut-être aujourd’hui le retour d’une même rhétorique : d’un côté, on stigmatise, en faisant l’amalgame entre Roms et délinquance ; de l’autre, on prétend que c’est pour leur bien qu’on démantèle leurs camps « insalubres ». Le Figaro reprend d’ailleurs à son compte cette logique de persécution humanitaire : « Plusieurs camps, où des dizaines d’occupants se mettaient en danger en vivant sur le bord d’axes routiers, ont encore été évacués. » Mieux, Manuel Valls emprunte à Nicolas Sarkozy son expression favorite, en matière d’immigration – et il l’exporte au-delà de nos frontières : « Je partage les propos du premier ministre roumain quand ce dernier dit “Les Roms ont vocation à rester en Roumanie, ou à y retourner”. » 

   L’euphémisme est remarquable : il permet de refouler la coercition ; tout se passe comme si la reconduite à la frontière n’était qu’une manière d’aider les Roms à accomplir leur vocation. L’expulsion choisie, c’est ce qu’on pourrait appeler un destin de choix. N’allons surtout pas demander ce qui leur a fait quitter la Roumanie, au risque d’être traités comme ils le sont ailleurs en Europe. Et ne nous soucions pas non plus de la contradiction : s’ils ne souhaitent pas s’intégrer, nous dit-on, c’est du fait de leur culture nomade ; aussi doivent-ils rester chez eux, nous explique-t-on ensuite, plutôt que de circuler librement !(...)

Lire la suite sur:


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Benoît Barvin

samedi 9 juin 2012

"Dans ce parti extrême, les idées extrêmes étaient les seules bienvenues". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:


(PUISQUE TU N'AS AUCUNE PRISE SUR LE TEMPS,
NE LUI CHATOUILLE PAS LES PIEDS)


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"Pour mes armes individuelles,  j'ai proposé mon concept 
tout-en-un, style couteau suisse, 
mais les Israéliens n'en ont pas voulu...
- T'es pas Allemand, c'est pour ça! 
Avec la Germanie, Israël a un long passé de fraternité
et d'entente cordiale..."

One-man band street musician in Key West, 
Florida, 2007 by jster91

Israël équipe ses sous-marins 
made in Germany de têtes nucléaires



   (...) "Des bruits couraient depuis des années ; ils sont désormais confirmés", écrit l'hebdomadaire. Des sous-marins fabriqués en Allemagne – dont le coût est largement supporté par la République fédérale – sont équipés en Israël de missiles de croisière à têtes nucléaires", révèle-t-il. Berlin a livré trois de ces sous-marins à l'Etat hébreu et devrait lui en fournir trois autres d'ici à 2017. "Les Allemands peuvent être fiers d'avoir garanti l'existence de l'Etat d'Israël pour les années à venir", a déclaré le ministre de la Défense israélien au Spiegel. (...)



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"Oh, Mon Dieu... Mais tu ressembles à une Rom!
- C'est à cause de mon chapeau?
- Non... Ton sac, là, genre Prisunic... 
Et puis cette odeur...
- Moi qui croyais que mon déguisement t'amuserait..."

James Montgomery Flagg

Les Roms vivent encore moins bien 
en France qu'en Hongrie

   (...) Publié conjointement par l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA,Fundamental rights agency) et par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), un nouveau rapport éclaire sur la situation des Roms dans onze pays de l’Union européenne(1).

   Ils sont entre 10 et 12 millions à vivre en Europe et restent la communauté la plus discriminée d’Europe, quel que soit le pays où ils vivent. Ce rapport tend à comparer la situation des Roms et des non-Roms(2) habitant dans la même zone au niveau de l’emploi, de la santé, de l’éducation et du logement.(...)

   Partout en Europe, les conditions de vie des Roms sont déplorables. Mais elles sont encore pire à l'Ouest. En République tchèque ou en Hongrie, 80% des Roms interrogés sont menacés par la pauvreté. Un pourcentage qui s’élève à 90% en France, en Italie et au Portugal. 

   Ioannis Dimitrakopoulos, co-auteur du rapport et membre de la FRA: "C’est précisément ce qui est le plus choquant. (...) On aurait pu s’attendre à ce que leur situation soit bien meilleure dans les pays où les conditions de vies sont meilleures pour l’ensemble de la population".

   Même constat en ce qui concerne l’éducation. Alors que 70% des non-Roms terminent leurs études secondaires, cette moyenne s'effondre à 15% pour les Roms. En France, c'est encore pire. Seulement 6% des Roms vont jusqu'au bac. Enore plus catastrophique dans ce constat: en Espagne, ils sont seulement 5% et au Portugal, 3%. A l'inverse en République tchèque ils sont quand même 30%, en Pologne, 27%, et en Hongrie, 23%, à aller au lycée.

(1) L’étude porte sur la Bulgarie, l’Espagne, la France, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, la Roumanie et la Slovaquie.

(2) Dans les 11 États membres de l’UE, 22 203 Roms et non-Roms ont été interrogés dans le cadre des deux enquêtes et des informations sur 84 284 membres de ménages ont été collectées.

Lire la suite sur:

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"Messieurs?! Messieurs! Quelques mots à propos
de la souveraineté alimentaire dans le monde...
- Casse-toi, tocard!
- Et en plus, il ne porte même pas de chapeau...
- Il y a des claques qui se perdent!"

Weegee - Top hat
Outside the Metropolitan Opera House, 1943

Souveraineté alimentaire. 
A quand la fin de l’hypocrisie ?
 Emmanuel Riondé (article de 2009!)

   (...) Plus d’un milliard d’êtres humains sont sous-alimentés. Les dirigeants de la planète assurent être très préoccupés par cette situation, sans jamais remettre en cause leurs politiques. Entretien avec avec Ambroise Mazal du CCFD-Terre solidaire.(...) 

   (...) « La situation actuelle n’est certainement pas une fatalité, c’est un scandale politique. Et elle représente avant tout l’échec d’un modèle libéral qui n’a cessé de s’étendre aux pays en développement. Trois étapes marquantes ont concouru à cet échec : d’abord l’obligation faite à ces pays, avec les Plans d’ajustement structurel du FMI, de procéder à un retrait de l’Etat dans les politiques publiques. 

   En Afrique subsaharienne, où de grandes parties des populations essaient de survivre de l’agriculture, la part des budgets des Etats consacrée à l’agriculture est aujourd’hui en moyenne de 4 %, bien moins que dans les pays de l’hémisphère Nord où elle avoisine plutôt les 15 %. Ensuite, en incluant en 1994 l’agriculture dans le commerce mondial, l’OMC a mis en concurrence des Etats pauvres avec les grandes puissances agricoles mondiales. Enfin, la dérégulation des marchés - fin, dans les années 1980, des initiatives onusiennes qui, en réunissant les différents acteurs, permettaient de garantir une certaine stabilité du marché et fin des stocks publics - a conduit à plus d’incertitudes sur les prix, ce qui a toujours constitué un facteur très négatif pour la production agricole. »(...) 

   « Sur la question de la faim, les réponses sont non seulement connues de longue date, mais à portée de main. En premier lieu, il faut remobiliser des ressources pour l’agriculture et la sécurité alimentaire. La part de l’Aide publique au développement des pays riches dédiée à l’agriculture des pays pauvres est passée de 17 % en 1981 à 3,5 % en 2006... Il faut réinvestir dans l’agriculture des pays en développement, avec un retour de l’Etat dans le secteur. Permettre à ces pays de se protéger et de mettre en place des politiques publiques. Les pays du Sud eux-mêmes doivent se mobiliser. 

   En 2003, à Maputo, au Mozambique, les Etats africains s’étaient engagés à consacrer 10 % de leurs budgets nationaux à l’agriculture. Six ans plus tard, on en est encore loin. Ensuite, il faut diriger ces investissements vers ceux qui en ont besoin : les petits producteurs, les secteurs de l’agriculture familiale et vivrière. Et non pas, comme le fait actuellement le Brésil, se lancer dans l’agriculture industrielle et d’exportation. Aujourd’hui, 60 % des personnes qui ont faim dans le monde sont des petits producteurs : ce sont eux qu’il faut aider. Une politique qui ne ciblerait pas ces populations serait vouée à l’échec. Bien entendu, cela exige de remettre en question les intérêts des lobbys agro-industriels. 

   C’est donc bien une question de volonté politique. Enfin, il est nécessaire de revoir de manière globale la gouvernance mondiale. On est aujourd’hui dans une situation où nombre d’organisations internationales, loin de travailler ensemble, se contredisent franchement ! Les politiques préconisées par la FAO et l’OMC sont totalement opposées... Il faut donc d’urgence réviser les règles du commerce mondial et redonner un cadre et une cohérence à tout cela. » (Où en est-on aujourd'hui, en 2012? ) (...)

Rapport complet, en français, sur : www.fao.org

Lire l'article édifiant sur:


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Histoire de l'Europe en quelques minutes, via une carte animée.


"Qu'est-ce que le temps passe" comme disait 
mon arrière-arrière-arrière (etc) grand-mère...


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Luc Desle

lundi 26 septembre 2011

"Affirmant être toujours ambidextre, ce manchot fut en proie à un honteux ostracisme". Jacques Damboise in "Pensées confuses"


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"Regarde le joli cadeau que je te fais...
- Ca se mange?"

Somalie : quand les enfants 
sont récompensés avec des armes

   (...) Quatre mois après la mort d'Oussama Ben Laden, les groupes islamistes sont toujours aussi présents. Et particulièrement en Afrique, où ces groupes armés profitent des difficultés croissantes de certains pays pour s'y implanter plus facilement.
   C'est précisément le cas en Somalie, où le groupe islamiste al-Shabab contrôle la majeure partie du sud et du centre du pays. Et pour étendre leur influence, le groupe qui dirige la radio Andalus, basée près de Mogadiscio, a lancé la troisième édition d'un concours annuel visant de façon obscure à recruter des enfants somaliens.
   Ainsi, les enfants qui réciteront le Coran à la perfection auront le privilège de se voir attribuer des armes, de l'argent et des livres religieux. En somme tout l'attirail d'un bon milicien islamiste.
   ''Les enfants devraient utiliser une main pour l'éducation (battre les femmes?) et l'autre pour défendre l'islam avec un fusil", s'est alors justifié un officiel du groupe islamiste al-Shabab lors de la remise des prix.
   À noter qu'Al-Shabab est placé sur la liste officielle des organisations terroristes dressée par les États-Unis. (...)

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"Allez, Diane, on remet ça?
- J'avais droit qu'à un seul condom, 
mon pauvre Satyre...
- S... de laboratoires!"

Roche prive le mauvais payeur grec 
de médicaments
Olivier Faye (Paris)

   (...) L’économie grecque ne sera bientôt plus la seule à être malade. Les laboratoires pharmaceutiques Roche ont en effet décidé de ne plus livrer en médicaments certains hôpitaux publics hellènes, car ces derniers n’honoreraient pas leurs factures. Une décision qui pourrait s’étendre prochainement à d’autres grands malades: l’Espagne, l’Italie et le Portugal. (...)
   (...) Le procédé du groupe Roche, bien que radical et peu éthique, pose néanmoins sur la table le problème de la dette pharmaceutique grecque.
   D'après les chiffres de la Hellenic Association of Pharmaceutical Companies, les hôpitaux n’auraient ainsi réglés que 37% de leurs factures des 18 derniers mois. Et aucunes nouvelles liquidités ne devraient y remédier.
   Athènes, sous la contrainte du FMI et de l’Union européenne, a en effet procédé à une coupe de 310 millions d’euros dans son budget de la santé pour l’année 2011. Une coupe qui précède des économies plus larges encore, de l’ordre de 1,43 milliards d’euros sur la période 2012 – 2015. (si l'on comprend bien, le système libéral ordonne des coupes sombres dans le public... qui ne peut plus payer certains chantres du libéral... Bizarre autant qu'étrange, non?)
   Mais la Grèce n’est pas la seule à souffrir de ces maux. Roche envisage déjà de prendre des mesures de contrition (que c'est joliment bien dit) contre d’autres pays européens aux finances exsangues, l’Espagne en tête (pas de fric, pas de médicaments... Mais les laboratoires n'existent-ils pas pour sauver des vies? Je n'aurais donc pas tout compris?). C’est ce qu’a confirmé la porte-parole du groupe suisse, Claudia Schmidt:
   "Si besoin est, nous discuterons avec tous les actionnaires en Espagne pour trouver des solutions (dessous de table? Coups de pieds au c...? etc). Il y des dettes notables au Portugal et en Italie, mais qui ne sont toutefois pas du rang de la Grèce." (...) 


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"Pour faire la Paix, j'instaure la grève du sexe!
- De tout' façon, elle a rien entre les cuisses...
-Toi, t'es sacrément de mauvaise foi!"

Lysistrata est une comédie grecque antique d'Aristophane écrite en 411 av. J.-C.
Dans Lysistrata, Aristophane a imaginé pour les femmes un mot d’ordre efficace : « Pour arrêter la guerre, refusez-vous à vos maris ».

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La grève du sexe pour avoir la paix

   (...) Dans le petit village de Dado au sud des Philippines, les femmes viennent d'écrire une suite au roman de Léon Tolstoï. Celui-ci s'intitule "Sexe et Paix". Lassées des violences permanentes qui émaillaient le quotidien de cette bourgade de 102 familles, les épouses ont menacé de faire la grève du sexe si tout ne rentrait pas dans l'ordre. Elles ont obtenu gain de cause.
   C'est une antenne des Nations Unies qui révèle ce qui s'est passé dans ce village de l'île de Mindiano qui connaît des échauffourées depuis les années 1970. "La ville est sujette à des querelles, des conflits familiaux, des litiges fonciers... L'idée est venue personnellement des femmes."
   Un groupe d'entre elles - des couturières - en a eu marre de ne pouvoir vendre et livrer correctement les vêtements qu'elles confectionnaient en raison de la violence qui provoquait régulièrement la fermeture des routes du village. Usée par ces conflits claniques, la leader du groupe de couture, Hasna Kandatu, s'est muée en porte-parole des femmes et a averti les maris qu'ils seraient privés de sexe si ils continuaient à se battre entre eux.
   L'effet a été immédiat : les hommes se sont pliés à la volonté des femmes et le calme est revenu dans le village de Dado, ce qui n'était plus le cas depuis plus d'une trentaine d'années. (...)
florence.santrot@publications-metro.fr 

Florence Santrot

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"Toi y'en a partir par charter avec billets...
- Et moi revenir ensuite, derrière ton dos, duc..."
(c) Eric Roset
Des associations dénoncent 
des "expulsions déguisées" de Roms

   (...) Environ 150 Roumains de l'agglomération lyonnaise, ayant accepté "l'aide au retour" proposée par l'Etat français, ont été reconduits mardi 20 septembre à Bucarest à bord d'un charter qui a décollé de l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, ont indiqué des associations de soutien. Ces dernières, présentes au départ des cars ayant transporté les Roms, ont dénoncé "des expulsions déguisées".(...) 
   (...) "On est contre ces charters car la plupart de ces gens arrivés en France depuis peu, touchent la somme de l'Etat et reviennent aussitôt", a déclaré Jacques Dumortier, vice-président de la ligue des droits de l'homme du Rhône. "Ils seront de retour d'ici une semaine ou même avant. Cette méthode permet de faire du chiffre, mais n'apporte aucune solution aux Roms du Grand Lyon", a-t-il ajouté. Cette aide de l'Etat consiste en une prime de 300 euros par adulte et de 100 euros par enfants pour les personnes s'engageant à regagner leur pays. La semaine dernière, plus de 400 Roms avaient déjà été expulsés de différents camps de fortune et squats qu'ils occupaient dans l'agglomération lyonnaise. (...)
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Jacques Damboise

mardi 6 septembre 2011

"Devenu magicien, l'Ogre dévorait les lapins sortis de son chapeau". Benoît Barvin in "Pensées à contre-sens"


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"Pour la mutation...
Attention à ce que vous allez dire!"

Une simple mutation génétique 
en cause dans la déficience intellectuelle

   (...) Des chercheurs français ont identifié une simple mutation génétique responsable de la déficience intellectuelle, un handicap héréditaire, selon leurs travaux publiés jeudi aux Etats-Unis.
   Cette mutation bouleverse le fonctionnement de gènes permettant au cerveau de se développer, de mûrir et de s'adapter en organisant ses réseaux de neurones --les cellules nerveuses cérébrales-- pour fonctionner normalement, montre cette recherche.
   La déficience intellectuelle est définie comme "un fonctionnement intellectuel général inférieur à la moyenne, qui s’accompagne de limitations significatives des capacités d'adaptation."
   Ces chercheurs ont pu démontrer que les cellules de patients qui ont un quotient intellectuel inférieur à la moyenne, présentent un défaut d’expression de certains gènes impliqués dans le fonctionnement du système nerveux central.
   Leur activation rapide est une étape clé dans le développement et la plasticité cérébrale, explique Laurence Colleaux, de l'Institut de Génétique et de Biologie Moléculaire à l'université de Strasbourg en France, une des co-auteurs de cette recherche, parue dans la revue américaine Science datée du 26 août.
   "L'étude des patients souffrant d'une déficience intellectuelle sont porteurs de cette mutation qui modifie les protéines impliquées dans la transcription des informations", explique la chercheuse. "Cela nous laisse penser que cette anomalie des gènes serait une signature moléculaire de ce trouble", avance-t-elle. (...)

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"Quoi? 0+0 égale quoi?
Ça vous amuse, hein?
Bande de gamins immatures..."

C'est officiel, 
Guéant ne sait pas compter
CÉDRIC MATHIOT

   (...) C'est désormais officiel, le ministre de l'Intérieur dit n’importe quoi. Après un mois d’une bataille de chiffres assez surréaliste, l’Insee a enfin délivré un communiqué de presse en forme de mise au point. On y lit que contrairement à ce que Guéant avait affirmé le 22 mai, en se basant sur une étude de l’Insee datant de 2005, les enfants d'immigrés ne représentent pas deux tiers des élèves sortant sans qualification du système scolaire, mais environ 16%.
   Nombreux médias (dont Libération à plusieurs reprises) avaient déjà corrigé le mauvais élève Guéant... qui ne voulait rien entendre. L’Insee se refusant curieusement à corriger cette lecture grossière d’une de ses publications, le ministre de l’Intérieur avait persisté, et s’était même fendu de deux droits à de réponse à Libération. Dans le dernier courrier, daté du 9 juin, Guéant y qualifiait notre raisonnement (aboutissant à la conclusion que la proportion exacte était de 16%) d’«exotique».
   Les agents et les syndicats de l’Insee avaient commencé à trouver ce running gag peu drôle. Dans une déclaration le 21 juin, ils avaient exigé lors d'une réunion que l’Insee corrige Guéant, estimant que cette affaire mettait en cause l'indépendance et la réputation de l'institution. Le directeur général de l'Insee, Jean-Philippe Cotis avait dans un premier temps refusé, expliquant que l’Insee n’avait pas vocation à commenter les interprétations de ses études. Une réponse qui n'avaient pas satisfait les syndicats, dénonçant en retour une «abdication» face au pouvoir.
   Lundi en fin de matinée, la direction a finalement cédé. L'Insee écrit donc noir sur blanc que Guéant s’est trompé. On le savait déjà. Mais au moins, on est sûr qu'il ne dira plus le contraire (hum...). (...)

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"Alors? Ce Mickey Parade... Tu le trouves comment?
- Obscène... Une souris qui vit en concubinage, c'est écoeurant!"

ISTANBUL - Quand les fonctionnaires turcs 
traquent l'obscénité en littérature

   (...) Le Comité de protection des mineurs contre les publications nuisibles est convoqué par le ministère public à chaque fois qu'une oeuvre littéraire est suspectée d'obscénité. Il traque aussi l'immoralité au quotidien dans la presse turque.
   Parmi les derniers écrivains dont un roman a été déclaré obscène et sans mérite littéraire (donc il y a de l'obscène avec mérite littéraire?) par ce comité figurent les Américains Chuck Palahniuk, auteur de "Fight Club", et William Burroughs, chef de file de la Beat Generation.
   Le procès de "La Machine molle" de Burroughs est imminent tandis que l'enquête sur "Snuff" de Palahniuk est en cours.
   Le mois dernier, le comité, qui dépend des services du Premier ministre, a contraint un nouveau magazine de caricatures, Harakiri, à mettre la clé sous la porte avec une forte amende pour obscénité. L'institution a motivé sa décision en affirmant que le magazine "encourage les relations hors mariage", aussi bien que "la paresse et l'aventurisme (c'est-à-dire les relations hors mariage?) ", a rapporté la presse.
   "Un magazine de caricatures n'encourage qu'une seule chose: la lecture", rétorque le dessinateur M. K. Perker, le fondateur de la revue, aujourd'hui basé à New York, dont les dessins sont publiés dans le New York Times et le Wall Street Journal.
   Le comité peut aussi ordonner la vente des périodiques "obscènes" sous un emballage en plastique noir.
   "Il s'agit de tentatives pour dissuader les éditeurs. C'est une attaque contre notre liberté d'expression", martèle l'éditeur Irfan Sanci au sujet du sort réservé par le comité à "La Machine Molle".
   Le comité a conclu que le roman de Burroughs "n'a pas de valeur littéraire (...) en raison d'un manque d'intégrité de son contenu (manque d'intégrité? Vous pouvez développer, Oh Vous, Grands impénétrants?)", et "n'a pas d'utilité pour le monde intellectuel des lecteurs (pas d'utilité? Monde intellectuel? ahem...) " (idem pour... heu... La Bible, le Coran, la Thora et tutti quanti? Non? Pourquoi?). (...) 


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(Police Républicaine offrant gracieusement son concours
au déménagement de quelques familles Roms)



Luc Desle

vendredi 26 août 2011

"Ce vieux cornichon avait des aigreurs d'estomac". Jacques Damboise in "Pensées contrites"


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"Alors, qui c'est qui l'opère, ce t... du c...?
- Si vous me détachez, je peux le faire tout seul, vous savez..."
Rambo 2 "La Mission". 1984.

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Un Californien s'opère lui-même 
avec un couteau à beurre

   (...) LOS ANGELES (Reuters) - Un Californien de 63 ans s'est enfoncé un couteau à beurre dans le ventre pour tenter de soigner une hernie, avant de placer une cigarette allumée sur la plaie, rapporte la police qui l'a trouvé dans la nuit de dimanche à lundi.
  L'homme gisait nu sur le porche de son appartement à Glendale, une banlieue de Los Angeles. "Il s'est en fait empalé lui-même avec un couteau à beurre", a déclaré le porte-parole de la police de Glendale. "Il a dit à sa femme que son hernie le dérangeait et qu'il n'en pouvait plus d'attendre une intervention médicale."
   D'après les officiers de police, il semblerait qu'après avoir planté le couteau dans son abdomen, il a introduit une cigarette allumée dans la plaie. Peut-être pour la cautériser.
   La police n'a pas dévoilé l'identité de cet homme, qui n'était ni drogué, ni saoul. Après son hospitalisation, il a été placé en cellule psychiatrique pendant 72 heures avant que son hernie ne soit prise en charge. De manière plus conventionnelle.

Alex Dobuzinskis, Hugo Vidal-Rosset pour le service français, édité par Henri-Pierre André et Gilles Trequesser
© Thomson Reuters 2011 Tous droits réservés.

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(Banquiers priant anonymement afin que la situation financière
soit moins volatile et les profits plus du tout mitigés)

HSBC pourrait supprimer
 plus de 10.000 emplois, selon Sky News

   HONG KONG (Reuters) - HSBC pourrait supprimer plus de 10.000 emplois dans le cadre d'un programme de réduction des coûts, a rapporté jeudi Sky News, citant des sources proches de la première banque européenne.
   HSBC, dont une porte-parole a refusé de commenter l'information de la chaîne de télévision, n'a pas encore finalisé ses projets en la matière, a poursuivi Sky News.
   Les annonces de suppressions de postes se multiplient dans l'industrie financière mondiale, sous le coup de la volatilité des marchés et de profits mitigés (qu'en termes élégants...).
   A l'occasion de l'annonce de ses résultats trimestriels, Credit Suisse a ainsi déclaré qu'il supprimerait quelque 2.000 postes.
   Standard Chartered, Lloyd, Goldman Sachs (ça existe toujours?) ou encore UBS figurent parmi les établissement qui ont annoncé des suppressions de postes ces derniers mois.
   HSBC emploie quelque 330.000 personnes à travers le monde. En mai dernier, la banque britannique a dit qu'elle visait des économies de 2,5 à 3,5 milliards de dollars (à reverser aux actionnaires?).
   Kelvin Soh, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Nicolas Delame
© Thomson Reuters 2011 Tous droits réservés.

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(Ces Roms, gentiment escortés jusqu'à leur avion touristique,
considéraient que la France était un pays des plus dignes)

Les Roms connaissent partout 
«une situation d'exclusion»
Marion Brunet

   (...) Alain Keler* photographie des camps roms à travers l'Europe. Un an après le discours de Grenoble, au cours duquel Nicolas Sarkozy demandait l'accélération des reconduites à la frontière de ces populations, il témoigne de leur situation.
   Lefigaro.fr - Vous photographiez depuis 2008 des camps roms à travers toute l'Europe. Comment en êtes-vous venu à vous intéresser à cette communauté ?
   Alain KELER - Alors que je travaillais dans les années 90 sur les minorités dans l'ex-monde soviétique pour mon ouvrage Vents d'Est, j'ai rencontré des Roms en Roumanie, puis au Kosovo, lors de l'entrée des troupes de l'Otan dans le pays en 1999. Les Albanais du Kosovo, qui accusaient les Roms de collaboration avec les forces serbes, avaient brûlé leurs maisons, les forçant à se réfugier dans le camp de «Kosovo Polje», à 10 kilomètres de Pristina. C'est là que je les ai photographiés pour la première fois et que j'ai commencé à m'intéresser à leur situation. Jusqu'à décider de retourner dans les Balkans près de dix ans plus tard, en 2008, pour commencer mes reportages photographiques.

Qu'y avez-vous alors découvert ?
   Après avoir visité plusieurs camps, j'ai constaté que la situation des Roms était inacceptable, notamment à Belgrade, en Serbie, où ils étaient complètement livrés à eux-mêmes. En Slovaquie, dans certains petits villages roms, la situation est la même qu'il y a cinquante ans : ils n'ont ni eau, ni électricité et personne ne s'occupe d'eux. Dans ces pays, le problème des communautés roms remonte à la chute de l'empire soviétique, en 1991. Tout s'est effondré à ce moment-là dans les pays de l'Est avec le changement de régime économique, les usines ont fermé et les premiers licenciés parmi la main-d'œuvre ont été les Roms. Si ces derniers ont pu conserver leurs habitations, ils ont aussi commencé dans le même temps à se replier sur eux-mêmes et à s'exclure des communautés environnantes, n'ayant ni argent, ni compétences.

Qu'en est-il aujourd'hui ?
   Les Roms se trouvent dans une situation d'exclusion dans tous les pays où ils sont présents. On commence même à voir dans certains états une montée des nationalismes, comme en Hongrie où le gouvernement vire de plus en plus à droite. Des pogroms recommencent, notamment en République tchèque où des Roms ont été tués alors qu'ils fuyaient leur maison mise à feu. Dans ce même pays, une manifestation rassemblant 150 néo-nazis s'est également déroulée il y a une quinzaine de jours contre un quartier rom. Nous n'avons pas créé l'Europe pour qu'une catégorie de la population, qui représente plus de 9 millions de personnes, soit stigmatisée. (...)
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"Les Roms, y boivent et, dans not' pays,
on n'accepte pas les alcoolos...
- Ouaip! Me fr'ont pas croire qu'y boivent 
pour soigner leur bronchite, hein?"
(Le niveau d'instruction, dans ce pays, laissait à désirer)
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Benoît Barvin