Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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mardi 21 août 2012

"Le liquéfieur d'idées avait été élu à la magistrature suprême, sans surprise". Jacques Damboise in "Pensées contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:

(SOURIS AVEC LE COEUR
MÊME SI LE COEUR N'Y EST PAS)

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"Ton père, là-bas, doit te trouver complètement idiot,
avec ton ombrelle...
- Mais c'est toi, Nanny, qui me l'a donnée!
- Tu as une lettre de moi qui le stipule?"



(Entre cette nounou et son petit protégé, 
les rapports étaient loin d'être faciles)


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Etats-Unis: Tollé après les propos 
d'un élu Républicain sur le «vrai viol»
G.W. 

   (...) Gros dérapage d’un candidat républicain aux Etats-Unis. Invité dimanche sur le plateau d’un talk-show politique, Todd Akin, un membre du Congrès pour le Missouri, a été invité à clarifier sa position sur l’avortement après un viol.

   Sa réponse? «D’après ce que j’ai compris des médecins, il est très rare de tomber enceinte après un viol. S’il s’agit d’un vrai viol, le corps féminin a des moyens d’empêcher tout ça. Mais si ça n’a pas marché, la punition devrait être contre le violeur, pas contre l’enfant. » (...)

   (...) La déclaration a suscité un tollé immédiat dans le pays où la question du droit à l’avortement revient régulièrement dans le débat politique. «En tant que femme et qu’ancienne magistrate qui s’est occupée de centaines d’affaires de viols , je suis abasourdie par les déclarations de Todd Akin», s’est offusquée sur Twitter sa rivale démocrate dans le Missouri, Claire McCaskill. (...) 


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(Le mouvement perpétuel 
de la roulette capitalisme)



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"Mais il ne s'agit que d'un CDD... 
Pourquoi tu ne veux pas que j'essaie?
- Tu joues trop mal... J'ai honte..."


Lisboa, Alfama (1940-50) by Joao Martins


CDD, intérimaires... 
les victimes cachées de la crise
Francine Aizicovici

   (...) Les plans de licenciement –en cours ou à venir– font la "une". Mais c'est sans bruit que d'autres victimes de la crise perdent leur travail. Ces salariés intérimaires ou en contrat à durée déterminée (CDD), qui sont les premières "variables d'ajustement" de l'emploi. En juin, selon des chiffres récents, le nombre d'intérimaires a baissé de 60 000 sur un an (– 9 %). Ainsi, à l'usine Sovab, filiale de Renault, de Batilly (Meurthe-et-Moselle), les contrats de 340 intérimaires n'ont pas été renouvelés au deuxième trimestre. Chez PSA, selon la CGT, le site de Sochaux a vu partir, à la même période, 350 intérimaires, auxquels viendront s'ajouter, en octobre, 300 autres.


   "Avant d'engager un plan de sauvegarde de l'emploi [PSE, plan social], les entreprises en difficulté commencent par ne pas renouveler les intérims et les CDD, observe Annie Jeanne, présidente de l'Association nationale des directeurs de missions locales pour l'emploi des jeunes. Cela se fait sans douleur apparente, sans état d'âme, sans discussion au comité d'entreprise car l'entreprise n'est pas l'employeur des intérimaires. Il y a une sorte de voile sur ce phénomène de casse sociale."(...) 

   (...) Les intéressés déplorent qu'"on ne parle pas d'[eux]", comme le dit Jean-Claude, 35 ans, sans contrat depuis l'été 2011. Il en vient presque à regretter d'avoir refusé le CDI proposé en 2009 dans un centre d'appels. "Les conditions de travail étaient déplorables, explique-t-il. Je pensais trouver du travail ailleurs. La crise paraissait loin, vue de ma région", dans l'ouest de la France. En 2010, il trouve un contrat de huit mois. A l'été 2011, il en décroche un de trois mois. Puis, plus rien. Le 1er septembre, Jean-Claude, désormais au RSA (revenu de solidarité active), devrait commencer un CDD d'un mois. "Un coup de bol. J'avais un piston."
   Edith, elle, à 60 ans, a décidé de prendre sa retraite, même si elle ne percevra que 700 euros par mois. Ce sera toujours plus que son RSA. La crise, elle l'a prise de"plein fouet", dit-elle. En 2009, "j'ai eu un contrat de quinze jours dans une société d'autoradios et on m'avait dit que ça pourrait durer six mois. Mais est arrivée la grosse crise." L'entreprise a fermé. Depuis septembre 2011, Edith n'a pas eu le moindre travail.

   Qui suit ces précaires ? Qui les aide ? "Les intérimaires ne sont pas laissés à eux-mêmes, assure François Roux, délégué général de la fédération patronale des Professionnels de l'intérim, services et métiers de l'emploi (Prisme). Les agences reprennent les intérimaires dès que c'est possible." Edith conteste: "Quand l'entreprise d'autoradios a fermé, on ne m'a rien proposé. Les sociétés d'intérim ne s'occupent plus de nous quand un contrat s'achève."(...) 

Lire sur:

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Benoît Barvin

dimanche 10 juin 2012

"Cet auteur écrivait tellement vite que ses écrits n'avaient pas le temps d'être imprimés sur le papier". Benoît Barvin in "Pensées pensées"

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA SEULE ARME DONT TU AIES L’UTILITÉ
EST TA BONTÉ)

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COURTS RECITS AU LONG COURS(23)
pcc Benoît Barvin


Le bavard

   Il parlait constamment, ce moulin à paroles. C'était un flux ininterrompu, un déluge de mots et de faux concepts sans queue ni tête, une éruption de bêtise auto-satisfaite, une tempête de verbiage assommant. Il parlait de tout et surtout de rien, occupait l'espace auditif de quiconque avait le malheur de se trouver à côté de lui. Il saturait la pièce où il se trouvait de sa voix aigre, même pas méchante, ni vulgaire, mais quelconque. Il coupait la parole à tous ceux - ou toutes celles - qui avait quelque chose à dire, les repérant comme le chasseur traque le fauve, armé jusqu'aux dents de sa fatuité, de sa cruauté naturelle et cela va sans dire,  virile. 
   Bref, on l'aura compris, il se révélait plus qu'insupportable, imbuvable et odieux... En fait, aucun adjectif ne pouvait rendre avec exactitude le sentiment de mépris haineux qu'il produisait sur le malheureux qu'il alpaguait, à la manière d'un harangueur de boîte de strip-tease, et qu'il noyait sous un ronron chagrin.
   La Providence eut enfin pitié de nous, qui étions contraints de supporter ce philosophe mondain, bien en cour, lorsqu'un matin il se réveilla définitivement muet. On crut alors avoir la paix, une paix d'autant plus méritée que nous l'avions subi durant cinq longues années.
   Hélas, ce bavard égocentrique apprit aussitôt le langage des signes... et nous eûmes l'angoisse de voir se reproduire le cirque infernal. Quelqu'un, plus avisé que les autres, l'orienta alors vers des représentations de mime hystérique. Il insista bien sur le terme qui trouva un écho bienveillant dans la cervelle obtuse de notre philosophe de salon.
   Sur les plateaux télé, on vit donc notre désormais pantin, pitoyable, tenter de se mettre en scène dans des spectacles humoristiques. Les seuls rires qu'ils déclenchait eurent un agréable goût de revanche, je peux vous l'avouer... 


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(Le tueur à la guitare et son fils,
quelques semaines avant leur effroyable forfait)

Slide Guitar Circa 1926

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(Les quelques kilos de trop de la Soprano Yodhlaho
lui firent un sacré méchant effet)



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(Le dernier homme et son chien étaient sur la Terre,
pas vraiment tranquilles)


war dog

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(C'est avec cette séance de photos que l'on comprit,
un peu tard, que cette starlette avait besoin de lunettes)

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Jacques Damboise