Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
(...) Certes, l'Inde n'est pas en récession grâce à ses 5 % de croissance annuelle du PIB, mais les Indiens vivent actuellement une crise économique sans précédent depuis quinze ans, après des années de croissance à deux chiffres. La roupie est en chute libre: elle a perdu 15 % de sa valeur depuis le mois de janvier et certains spécialistes prédisent qu'on atteindra bientôt le seuil de 70 roupies pour 1 dollar (contre 55 roupies par dollar il y a encore quelques mois).
Les citoyens ressentent durement l'inflation. L'essence est devenue très chère, de même que les oignons, produit de référence – comme le pain en France. Les économistes attribuent cette crise à un contexte mondial défavorable, mais aussi à l'absence de réformes économiques et financières, à la corruption et à une certaine paralysie politique, à moins d'un an des élections législatives.
Heureusement, certains ont choisi d'en rire. Le quotidien Livemint remarque justement que "tout le monde a quelque chose à dire sur la roupie qui dégringole et sur l'envol des prix de l'essence et des oignons". Et le journal de citer le comique Tanmay Bhat, le dessinateur de presse Hemant Morparia et les utilisateurs de Twitter qui se déchaînent. Un exemple ? "Si Newton était vivant aujourd'hui, il utiliserait la roupie pour démontrer la gravité : elle chute plus vite qu'une pomme." (...)
(...) Environ 400 hôtes et hôtesses dépendent d’une agence sélectionnée par le tournoi. Ils s’occupent du contrôle des billets d’entrée aux courts, aux clubs et aux restaurants privés en tout genre dont les clients sont friands. Les hôtesses qui s’occupent des loges, de l’accompagnement des VIP ou des stands de renseignements ne dépendent pas de cette agence. Elles sont elles-mêmes révoltées par nos conditions de travail.
Une grande responsabilité pèse sur nous : celle de ne laisser aucune personne entrer dans un court ou un lieu privé sans le titre approprié. Si cela se produit, l’hôtesse responsable est immédiatement renvoyée. Il nous est donc impossible d’aller aux toilettes ou de nous asseoir un instant. Nous travaillons parfois plus de douze heures par jour, avec en tout et pour tout une heure de pause déjeuner, et quinze minutes dans l’après-midi. Nous sommes employés saisonniers, pour la plupart étudiants. Nous avons entre 18 et 22 ans. (...)
(...) Proche du malaise, l’une de mes collègues prévient sa supérieure, la chef-hôtesse, de son état. Elle lui demande l’autorisation de quitter son poste quelques instants, le temps d’aller chercher du sucre dans le restaurant d’en bas. La chef hôtesse refuse. Les deux évanouies de midi sont quant à elles tenues de retourner à leurs postes après dix minutes de repos à l’infirmerie, si elles ne veulent pas perdre leur après-midi de salaire.
Je travaille de 9h30 à 22 heures, avec une heure de pause de 15 heures à 16 heures. Une heure pour laquelle je dois compter quinze minutes de marche à l’aller et quinze minutes au retour pour rejoindre les vestiaires. Car bien sûr, il nous est interdit de téléphoner, fumer ou manger devant les spectateurs du tournoi.
Après six heures debout en plein soleil, ma chef-hôtesse m’accorde l’immense privilège de me faire bénéficier d’un quart d’heure de pause à... 16h30. L’heure à laquelle ma peau est rouge vif et mes yeux dignes de ceux de Dracula. J’arrive à peine à les ouvrir à cause de la fatigue et du soleil que j’ai pris en plein visage toute la journée. (...)
(...) Il est très fréquent d’entendre que l’inflation est mal, car elle « diminue le pouvoir d’achat de tout le monde ». Cette logique, que les économistes appellent « la fallacie de l’inflation« , est erronée.
Cet argument est en effet fallacieux car il omet de considérer que les salaires sont aussi un prix comme les autres ! Un prix certes moins flexibles que le prix des tomates sur le marché du samedi, mais un prix quand même.
Dès lors, l’inflation ne veut absolument rien dire si on ne précise pas quelle est l’évolution des revenus en parallèle. En effet, l’augmentation des prix se répercute forcément sur le revenu de quelqu’un, donc vers les salaires où les dividendes.
Il faut alors comprendre l’inflation dans sa dynamique temporelle. L’augmentation du pouvoir d’achat d’un groupe A ne crée pas une inflation instantanée sur les prix. Il y a un laps de temps pendant lequel les gens du groupe A peuvent réellement profiter de leur augmentation de pourvoir d’achat car les prix, eux, n’ont pas encore augmenté. C’est seulement dans un second temps que les gens du groupe B (qui vendent des produits/services au groupe A) augmentent leurs prix puisque la demande augmente. Ce qui finit par se répercuter sur le groupe C, qui n’ayant pas vu d’augmentation de revenu, est alors réellement lésé.
On le voit bien ici : l’inflation fait donc nécessairement des gagnants et des perdants. Et les gagnants sont forcément ceux qui bénéficient d’une augmentation de pouvoir d’achat avant les autres. Si les salaires augmentent plus vite que l’inflation, alors les salariés sont gagnants, et inversement. Donc tous les cas, ce qui compte vraiment, plus que l’inflation, c’est le pouvoir d’achat réel !
Dire que l’inflation est forcément mauvaise est donc faux. Cela dit, affirmer le contraire est également faux. En fait tout dépend des circonstances, et surtout, à qui profite la création monétaire… (...)
(...) L'ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy serait-il déjà nostalgique? Deux semaines après la passation de pouvoir à l'Elysée, Henri Guaino a déclaré que l'ancien chef de l'Etat lui "manquait" et qu'il espérait toujours son retour sur la scène politique.
"Je ne me sens pas orphelin, je ne cherchais pas un père en politique mais il me manque, oui", a dit ainsi Guaino dans l'émission "C Politique" dimanche sur France 5.
"Quand vous êtes engagé avec autant d'intensité pendant tant d'années, surtout dans une période aussi dramatique, le départ du président de la République laisse un grand vide", a encore dit l'ex-plume du président sortant, ajoutant qu'il s'entretenait régulièrement avec ce dernier au téléphone depuis le 6 mai. (...)