Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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dimanche 23 septembre 2012

"Etrange: La fille du puisatier aimait bien le vin". Benoît Barvin in "Étrange, vous avez dit?"

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE BEAU N'EST QUE LE BEAU
IL N'EST PAS LE VRAI)

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COURTS RÉCITS AU LONG COURS(44)
pcc Benoît Barvin

http://enchantedsleeper.tumblr.com/image/31974594975

Raconteur

   Je racontais à mes amis l'histoire de cette vieille dame qui, en sortant du supermarché d'à-côté, glissait sur une peau de banane et se fracturait le col du fémur. Je le faisais avec ma verve coutumière mais le gag, un rien facile il est vrai, ne fit pas mouche. François se tenait à la fenêtre, fumant une cigarette et regardait dehors, en direction du magasin. Il poussa un cri: "Oh Mon Dieu! Vous ne devinerez jamais! Là-bas, il y a une vieille, pareille à celle que décrivait notre ami, et elle vient de glisser... Elle semble s'être fait très mal". Excités, mes compagnons sortirent de la maison. Je les accompagnai, plus pour ne pas me faire remarquer que par réelle curiosité. Je savais déjà que cette vieille dame qui était tombée, et dont le corps s'était brisé, j'en étais responsable...

   Il y avait quelques mois, déjà, que j'avais pris conscience de ce pouvoir d'évocation trouvant son excroissance dans le réel. Je sortais de ma dernière séance de chez la thérapeute. Cette dernière utilisait également les couleurs pour "remonter les énergies". Elle m'avait dit que j'avais un "pouvoir", mais elle ne savait pas lequel. J'étais sceptique. Certes, je me sentais beaucoup mieux après l'avoir vue, mais de là à croire à ces balivernes...

   J'étais sur le pas de la porte de son immeuble, gardant dans la paume de ma main droite la pierre fine qui ne devait désormais plus me quitter. Pierre de sagesse et de pouvoir, cela ne dépendait que de moi... Je regardais, sans vraiment le voir, un cycliste qui était arrêté au feu rouge. Je ne sais pas pourquoi, mais ma pensée a dérivé. Je me suis imaginé qu'il enfourchait son engin et qu'il fonçait, se faisant ainsi renverser par une voiture qui, voyant le feu de son côté passer à l'orange, accélérait... 

   C'est exactement ce qui s'est passé, quelques secondes plus tard. Le malheureux fut renversé mais, plus de peur que de mal. Il se relevait sans bobo. Seul son vélo était "out". Intrigué par la coïncidence entre l'incident et ma création imaginaire, je constatai bientôt que je pouvais réellement influer sur le réel ou, plutôt, que je le créais. Il s'agissait hélas toujours d'incidents un rien ridicules, d'accidents du quotidien, souvent, et cela me navra. Découvrir qu'on possède le don d'influer sur la vie et ne pas pouvoir jouer vraiment au Dieu de la Création, cela avait un côté très frustrant.

   C'est un soir, en sortant du théâtre avec une amie, que ce "don" devint un vrai fardeau. Nous nous approchions de mon véhicule quand deux malfrats surgirent. Des jeunes dopés, brandissant des lames affûtées. Ils voulaient le "fric" - nous nous exécutâmes - , mais  trouvant ma copine à leur goût, ils s'en emparèrent, avec l'intention de lui faire passer un mauvais quart-d'heure. Mon cerveau en ébullition imagina qu'ils se disputaient pour savoir lequel allait la violer en premier et que cela se terminait par un étripage en règle. Ma main droite, profondément enfoncée dans la poche de mon pantalon, serrait alors fortement la pierre que je gardais toujours sur moi...

   A la Police qui vint constater, plus tard, le peu ragoutant spectacle de ces deux abrutis s'étant ouverts largement le bide, je ne dis rien d'autre que de très banal. J'étais secoué, il est vrai, par cette "représentation", issue tout droit de mon imaginaire un rien pervers. Plutôt que de les faire s'éventrer, j'aurais pu trouver une façon plus élégante de leur donner une leçon. J'étais épouvanté par ce "don" qui, plus qu'un fardeau maintenant, ressemblait à une malédiction. C'est la raison pour laquelle je refusai désormais les récits scabreux ou torturés que ma cervelle m'envoyait, en jets continus, préférant des blagues de potaches, des récits humoristiques à la O.Henry.

   Mon alacrité, ma table toujours ouverte, le choix judicieux de mets délicieux et de boissons agréables au palais m'attirèrent une cour de compagnons, tous masculins, afin de ne pas céder à l'attrait de la chair et aux catastrophes qui s'ensuivraient. Mes récits égayaient l'assemblée et, parce que j'avais hérité quelques mois plus tôt d'une tante, ma vie prit une tournure agréable. Les bassesses et les violences du Monde ne m'atteignaient plus. Mon esprit inventait nombre de récits absurdes qui, j'en étais sûr, ne produiraient aucune bavure dans le monde physique. L'incident de la vieille dame me prouvait le contraire.

   Pourtant, cela faisait un moment que je n'utilisais plus la pierre fine. Elle trônait au-milieu du meuble du salon, et je me contentais de l'observer, de loin, me demandant toujours si c'était elle ou Moi, qui possédait le don. A moins que ce ne soit la conjonction des deux.

   La malheureuse vieille était partie en ambulance. Mes amis et moi étions revenus dans la pièce. Je servis à boire et chacun commentait l'incident. Je remarquai que François m'observait, du coin de l'oeil. A un moment, il me demanda un nouveau récit mais je fus réticent. "Qu'à cela ne tienne, dit-il, d'une voix que je ne lui connaissais pas. Je vais prendre le relais de notre ami, ici présent. A mon tour de raconter des histoires... J'espère que je le ferai avec autant de talent que lui..."

   J'eus un pressentiment. Je cherchai la pierre des yeux, ne l'aperçus pas, compris qui l'avait, à présent, et je réalisai que la gemme se moquait pas mal de son porteur. 

   Connaissant l'esprit tordu de François, je rentrai la tête dans les épaules, m'attendant au pire...


***
(Le seigneur du temps était également
un sale pervers)

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"Oh Mon N'Amour...
- Oh Ma Poulette de Luxe..."
(As usual, l'ex-Résident 
et sa poule de luxe
en faisaient beaucoup trop)

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"Ahah, s'ils croient m'échapper ainsi!" cracha
Ortogg'N'Mah, en enclenchant le propulseur
subliminique de son vaisseau spatial..."
(Les lectures enfantines de l'ex- Résident
expliquaient beaucoup de choses)

***

"Mon Dieu, que faire face à ces hordes de maudits mutants?
- Leur offrir en sacrifice un des membres de notre trio...
- Tu as raison, Teddy, il est temps pour Lorna de savoir
que nous sommes amants!"
***
"Tu es fait, Rascal! On t'a découvert, ex-Résident de mes deux!
- Non! Moi je suis Tonto le Clown. Qui est l'ex-Résident?
- Un bidule aussi ridicule que toi... 
excepté le chapeau"
***

STRANGE SCIENCE, published by Underwood-Miller, 1992.
Copyright © 1992 Lail Finlay Hernandez

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Blanche Baptiste
(profession:humoriste)

mercredi 6 juin 2012

"Un groin c'est tout! clamait, exaspérée, la truie à ses porcelets qui voulaient continuer à téter". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:

(PARFOIS LE SAGE AILÉ L'EST.
PARFOIS IL N'EST QUE LAID)
pcc Jacques Damboise

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COURTS RECITS AU LONG COURS(22)
pcc Benoît Barvin

aleksi-ulysse

L'oeil de verre

   Je le découvris dans un vide-grenier et l'achetai pour une bouchée de pain. Il était sis au centre d'une tête, celle de Polyphème, un Cyclope, fils de Poséidon. Celui qui me le vendit était un garçon médiocre, scarifications rituelles sur le visage, qui ne connaissait rien à rien et ricanait sans cesse. L'oeil de verre donnait à la tête, qui surmontait un corps de régul, quelque chose de "vivant" qui m'enthousiasmait. 

   L'artiste inconnu avait parfaitement saisi l'expression de férocité, de bestialité et, il faut le dire, de "bêtise" qui seyait à ce Monstre de l'Antiquité. Chez moi, je ne cessai, une semaine durant, d'observer les moindres détails de la sculpture, m'extasiant sur la dextérité du créateur qui avait même fait jaillir, des muscles saillants, des réseaux de veines apparentes.

   Mais ce qui me fascinait, c'était l'oeil de verre, trônant au centre du visage. Celui-ci, accompagnant l'éclairage, changeait d'expression et l'iris paraissait suivre mes propres mouvements, s'allumant ça et là de lueurs que je ressentis, lentement, comme perverses. Comment ce sculpteur inconnu avait-il fait pour donner de telles attitudes capricieuses à cette face? Je n'en avais aucune idée. Le Net ne m'apprit rien sur le petit chef-d'oeuvre qui, j'en fus rapidement certain, allait m'enrichir dès que je le proposerais à la vente.

   C'est une nuit où le vent soufflait comme un forcené dans les rues, suivi bientôt par un déluge d'une violence extrême, que l'oeil s'éteignit soudain. Je ne dormais pas, relisant des passages de "L'Odyssée", pour rester dans l'ambiance mythologique, quand l'incident eut lieu. La lumière tremblota, puis disparut et un noir d'encre goba la chambre. J'étais seul dans mon lit avec, face au lit, sur le guéridon, la sculpture ornée de l'oeil de verre. 

   Ce dernier se mit à briller dans la terrible obscurité, comme le fanal d'un phare, puis il s'effaça. Mon coeur heurta plusieurs fois ma poitrine, une respiration sifflante s'échappa de mes poumons, étrécis comme de vulgaires sacs de farine. Quelque part, s'imposant par-dessus les hurlements de la tempête dont les gifles secouaient les murs de la maison, je perçus un bruit de pas furtifs.

   Je sus immédiatement que Polyphème avait fermé son unique paupière et, ayant soigneusement noté la topographie des lieux, il savait exactement où se trouvait le lit, bien sûr, et l'emplacement de mon visage qu'il allait tenter de déchiqueter, à coups de dents carnassières, je n'en doutais pas. Mais je n'étais pas aussi balourd qu'il le croyait: je m'étais préparé à l'épreuve. Je glissai la main sous le traversin, saisis la lampe torche qui y était dissimulée. De l'autre, j'étreignis l'aiguille à tricoter qu'en cachette j'avais soigneusement aiguisée. 

   Le pauvre Cyclope allait de nouveau tomber sur Ulysse et ça allait saigner!


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(La femme de l'ex-Résident était un peu perdue)


Parole de "Notre Grand Amour Est Mort":

"Notre grand amour est mort lui naguère si vivant 
S'il n'est pas encore mort il est agonisant 
Quelqu'un l'a vu errer et tituber comme un mendiant 
Quelqu'un l'a vu à genoux pleurer comme un enfant " (etc)

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"Oh Toi, Guerrière Timide qui inspire tant Narine,
Tu n'es pourtant pas blonde..."



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(Les nouvelles distractions de l'ex-Résident étaient...
sympathiques...)



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(Madame La France ne s'en laissait pas compter
face aux fantômes ignominieux de l'Histoire)



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Jacques Damboise (l'acharné?)

samedi 2 juin 2012

"Dans la Vie y'a des hauts et des bas et, parfois, c'est encéphalogramme plat. Mais là, alors, c'est que t'es mort". Benoît Barvin in "Propos de mes Voisins"

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Pensées pour nous-mêmes:


(EMPLIS TA BESACE
D'ESPOIRS SUCRES)
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"Où qu'elle est, la chef-hôtesse,
que je lui dise ma façon de penser?!"

Hôtesse à Roland-Garros : 
abus social, épuisement et insolation
Hotesse d'accueil

   (...) Environ 400 hôtes et hôtesses dépendent d’une agence sélectionnée par le tournoi. Ils s’occupent du contrôle des billets d’entrée aux courts, aux clubs et aux restaurants privés en tout genre dont les clients sont friands. Les hôtesses qui s’occupent des loges, de l’accompagnement des VIP ou des stands de renseignements ne dépendent pas de cette agence. Elles sont elles-mêmes révoltées par nos conditions de travail.

   Une grande responsabilité pèse sur nous : celle de ne laisser aucune personne entrer dans un court ou un lieu privé sans le titre approprié. Si cela se produit, l’hôtesse responsable est immédiatement renvoyée. Il nous est donc impossible d’aller aux toilettes ou de nous asseoir un instant. Nous travaillons parfois plus de douze heures par jour, avec en tout et pour tout une heure de pause déjeuner, et quinze minutes dans l’après-midi. Nous sommes employés saisonniers, pour la plupart étudiants. Nous avons entre 18 et 22 ans. (...)

   (...) Proche du malaise, l’une de mes collègues prévient sa supérieure, la chef-hôtesse, de son état. Elle lui demande l’autorisation de quitter son poste quelques instants, le temps d’aller chercher du sucre dans le restaurant d’en bas. La chef hôtesse refuse. Les deux évanouies de midi sont quant à elles tenues de retourner à leurs postes après dix minutes de repos à l’infirmerie, si elles ne veulent pas perdre leur après-midi de salaire.

   Je travaille de 9h30 à 22 heures, avec une heure de pause de 15 heures à 16 heures. Une heure pour laquelle je dois compter quinze minutes de marche à l’aller et quinze minutes au retour pour rejoindre les vestiaires. Car bien sûr, il nous est interdit de téléphoner, fumer ou manger devant les spectateurs du tournoi.

   Après six heures debout en plein soleil, ma chef-hôtesse m’accorde l’immense privilège de me faire bénéficier d’un quart d’heure de pause à... 16h30. L’heure à laquelle ma peau est rouge vif et mes yeux dignes de ceux de Dracula. J’arrive à peine à les ouvrir à cause de la fatigue et du soleil que j’ai pris en plein visage toute la journée. (...)

Lire l'article sur:

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"Donc, si je comprends bien, c'est en raison de l'inflation
qui aurait lieu si je te demandais une augmentation
de mon argent de poche que je n'y ai pas droit?
- Tu as tout compris, ma chérie..."

CAMILLO MASTROCINQUE...
UN CŒUR PLEIN ET LES POCHES VIDES...1964. VAL GUEST.

Comprendre l’inflation
 Stan

   (...) Il est très fréquent d’entendre que l’inflation est mal, car elle « diminue le pouvoir d’achat de tout le monde ». Cette logique, que les économistes appellent « la fallacie de l’inflation« , est erronée.
   Cet argument est en effet fallacieux car il omet de considérer que les salaires sont aussi un prix comme les autres ! Un prix certes moins flexibles que le prix des tomates sur le marché du samedi, mais un prix quand même.
   Dès lors, l’inflation ne veut absolument rien dire si on ne précise pas quelle est l’évolution des revenus en parallèle. En effet, l’augmentation des prix se répercute forcément sur le revenu de quelqu’un, donc vers les salaires où les dividendes.

   Il faut alors comprendre l’inflation dans sa dynamique temporelle. L’augmentation du pouvoir d’achat d’un groupe A ne crée pas une inflation instantanée sur les prix. Il y a un laps de temps pendant lequel les gens du groupe A peuvent réellement profiter de leur augmentation de pourvoir d’achat car les prix, eux, n’ont pas encore augmenté. C’est seulement dans un second temps que les gens du groupe B (qui vendent des produits/services au groupe A) augmentent leurs prix puisque la demande augmente. Ce qui finit par se répercuter sur le groupe C, qui n’ayant pas vu d’augmentation de revenu, est alors réellement lésé.
   On le voit bien ici : l’inflation fait donc nécessairement des gagnants et des perdants. Et les gagnants sont forcément ceux qui bénéficient d’une augmentation de pouvoir d’achat avant les autres. Si les salaires augmentent plus vite que l’inflation, alors les salariés sont gagnants, et inversement. Donc tous les cas, ce qui compte vraiment, plus que l’inflation, c’est le pouvoir d’achat réel !

   Dire que l’inflation est forcément mauvaise est donc faux. Cela dit, affirmer le contraire est également faux. En fait tout dépend des circonstances, et surtout, à qui profite la création monétaire… (...)
Lire le précieux article sur:

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"Vous vous rendez compte? Une telle déclaration!
- Et devant tous les Français, en plus...
- Ah, ma Bonne Dame, la Droite n'est plus ce qu'elle était..."

La caméra suit Judith dans les rues de Los Angeles.

LA PHRASE HUMORISTIQUE (HEM...) DU JOUR

Henri Guaino
(dit l'inénarrable): 
"Nicolas Sarkozy me manque"

   (...) L'ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy serait-il déjà nostalgique? Deux semaines après la passation de pouvoir à l'Elysée, Henri Guaino a déclaré que l'ancien chef de l'Etat lui "manquait" et qu'il espérait toujours son retour sur la scène politique.
   "Je ne me sens pas orphelin, je ne cherchais pas un père en politique mais il me manque, oui", a dit ainsi Guaino dans l'émission "C Politique" dimanche sur France 5.
   "Quand vous êtes engagé avec autant d'intensité pendant tant d'années, surtout dans une période aussi dramatique, le départ du président de la République laisse un grand vide", a encore dit l'ex-plume du président sortant, ajoutant qu'il s'entretenait régulièrement avec ce dernier au téléphone depuis le 6 mai. (...)


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Nana Mouskouri...


Parole de Carmen:
(Bizet) 

L'amour est un oiseau rebelle
Que nul ne peut apprivoiser
Et c'est bien en vain qu'on l'appelle
C'est lui qu'on vient de nous refuser 

Rien n'y fait, menaces ou prières
L'un parle bien, l'autre se tait
Et c'est l'autre que je préfère
Il n'a rien dit mais il me plaît 

L'amour, l'amour, l'amour, l'amour
L'amour est enfant de bohème
Il n'a jamais jamais connu de lois
Si tu ne m'aimes pas je t'aime
Si je t'aime prend garde à toi
Si tu ne m'aimes pas
Si tu ne m'aimes pas je t'aime
Mais si je t'aime, si je t'aime
Prends garde à toi 

L'oiseau que tu croyais surprendre
Battit de l'aile et s'envola
L'amour est loin, tu peux l'attendre
Tu ne l'attends plus, il est là 

Tout autour de toi, vite, vite
Il vient, s'en va puis il revient
Tu crois le tenir, il t'évite
Tu crois l'éviter, il te tient 

L'amour, l'amour, l'amour, l'amour
L'amour est enfant de bohème
Il n'a jamais jamais connu de lois
Si tu ne m'aimes pas je t'aime
Si je t'aime prend garde à toi
Si tu ne m'aimes pas
Si tu ne m'aimes pas je t'aime
Mais si je t'aime, si je t'aime
Prends garde à toi



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Benoît Barvin (et Luc Desle)