Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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lundi 13 mai 2013

"Le roi de la blague pourrie mourut d'une grave maladie". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA FLEUR QUI S’ÉTIOLE
C'EST TON ÂME ORGUEILLEUSE)

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LONG RÉCIT AU LONG COURS (1/8)
pcc Benoît Barvin et Blanche Baptiste

Le petit Angélus développe lentement son don pour le toucher. Tout d'abord comme un amateur éclairé, un amoureux des soieries. Face à toute cette douceur, sa Soeur Camille éprouve pour lui une amitié ambiguë.

ANGÉLUS 
ou 
LES SECRETS DE L’IMPALPABLE

La nature morte avec la perdrix
L'Artiste:Tomasz Steifer


CARNET DE SOEUR CAMILLE DE L’INCARNATION 

(mars 1880) 

   Angélus me faisait lire régulièrement ses notes et me demandait mon avis.  La licence qui m'était accordé de pouvoir le recevoir commençant à faire jaser, je m'arrangeai avec le Seigneur Jésus afin de permettre à mon Frère de se glisser dans un coin secret du couvent, une vieille crypte désaffectée, dont je possédais le double de la clé que je lui remis. C'est là qu'il m'entretenait de ses "travaux"...

   Qu’aurais-je pu objecter à ses théories qui me paraissaient aussi savantes qu’étonnantes chez un petit homme de douze ans ? De plus, il s’exprimait en bon français, employant tout un jargon scientifique que j’avais la plupart du temps bien du mal à comprendre mais dont, grâce à ses explications orales, je parvenais toutefois à saisir le sens général. 

   Le docteur Gagey, avec qui il correspondait régulièrement, était plus étonné que moi encore par les prouesses de son protégé dont il mesurait vraiment la profondeur de l’intelligence et la richesse de ses expérimentations 

   Angélus écrivait en effet qu’il se sentait capable de redonner à quiconque était atteint d’une affection de peau, un épiderme lisse, souple et jeune. Pour cela, il lui suffirait de fabriquer des baumes dont il mentionnait les formules précises sans avoir pu encore les composer, car certains ingrédients coûtaient fort cher et il n’en avait eu en sa possession que quelques infimes échantillons, dérobés chez Andrieu, l’apothicaire, où il ne manquait pas de se rendre, chaque fois qu’il avait des vacances, pour livrer les plantes médicinales que nous faisions sécher au couvent, ce qui lui avait permis de pénétrer dans l’officine sans éveiller de soupçons. 

   Je croyais alors que jamais il ne réussirait à mettre au point de telles potions miracles. Sans nier son don tactile, il était tout de même impensable qu’il put un jour réaliser un millième de ce qu’il imaginait. J’aurais plutôt eu tendance à penser qu’il allait réaliser des miracles par le magnétisme qui rayonnait déjà de tout son être. Mais de cela, il parlait peu. Pourtant j’avais été témoin, à deux reprises, de faits troublants. 

   A la maison, nous gardions toujours à engraisser deux cochons. Un matin, Thérèse trouva un des porcelets inanimé. Pendant qu’elle allait prévenir mon père, redoutant son courroux, Angélus s’accroupit près de la bête. Je le revois encore retrousser ses manches et poser ses mains sur le corps de l’animal. Alors, à ma grande stupéfaction, au bout de quelques minutes ce dernier tressaillit, ouvrit les yeux et se remit aussitôt sur ses pattes. Il poussa un léger grognement juste au moment où notre père arrivait. 

   - Mais il est en pleine forme ! s’exclama-t-il. C’est pour ça qu’on me dérange ? Et un dimanche, en plus ! 

   Thérèse, depuis qu’elle était mariée, n’aimait pas que mon père la tance de la sorte. 

   - Si c’est comme ça, de vos cochons, vous vous en occuperez vous-même ! J’ai déjà assez à faire chez moi ! Je ne sais par quelle diablerie cet animal a été remis sur pied... 

   Elle s’en fut à grandes enjambées, non sans se retourner une fois et fixer quelques secondes Angélus, le visage fermé. 

   Je n’osai pas demander à celui-ci comment il avait réussi un tel prodige, mais pour moi il ne faisait aucun doute que mon frère venait de ressusciter notre cochon de lait. 

   Je venais de lire, au couvent, la vie des Saints et de tels miracles étaient chose commune pour ces êtres d’exception. Et mon frère était de ceux-la, à présent j’en étais certaine. Cette certitude m’inonda de bonheur. Je sus que, grâce à Angélus, ma vie prenait enfin un sens mais que si j’en parlais à quiconque autour de moi, sa réputation de sorcier serait établie. Aussi je ne soufflai mot à personne de cet événement, persuadée qu’on ne me croirait pas mais fière également, je le confesse, de partager ce secret avec cet élu du ciel. 

***

   Au printemps de cette même année, alors qu’Angélus allait sur ses dix ans, Pierre réussit à attraper un des écureuils qui logeaient dans les pins, près du cimetière. 

   Angélus adorait ces animaux au poil si doux. Il parvenait à leur donner à manger dans sa main et m’avait dit que souvent ils se laissaient caresser. Sous la paume, d’après lui, c’était doux comme de la plume et, à chaque caresse, mon frère riait doucement, les yeux perdus dans un rêve intérieur. 

   Pierre, lui, grand benêt de quinze ans, ne s’était pas donné cette peine ; il s’était servi d’un lance-pierres et avait assommé l’animal qui gisait maintenant, le corps inerte, sur l’évier de granit où je m’apprêtais à trier des salades pour le repas dominical. 

   - Je vais l’empailler, puis je le vendrai à la foire de la Saint-Jean, affirma Pierre avec un sourire satisfait. 

   Angélus avait blêmi. Pendant que Pierre choisissait un couteau, il en profita pour caresser l’écureuil, sans mot dire, puis il se recula. Pierre revenait avec un canif pour disséquer le cadavre. 

   Alors un éclair roux bondit et s’enfuit par la fenêtre. 

   Comment aurais-je pu douter, après cela, des talents de guérisseur d’Angélus? Et sans cet horrible accident dont il allait être victime, il aurait fait des merveilles. D’ailleurs, sans cette tragédie, de quoi n’aurait-il pas été capable? 

***
(A Suivre)

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(Femmes politiques italiennes
se présentant devant le suffrage
des électeurs)


Insultes, menaces : 
la dure vie des femmes politiques en Italie
Flora Zanichelli

   (...) La mise en place du gouvernement Letta accueillant sept femmes (hourra!), dont une d’origine africaine, a été symboliquement forte. Mais les ovations ont été de courte durée. Autant le dire tout de suite, cela ne bouleversera pas le destin des Italiennes. Pire, on dirait que ça exacerbe le machisme de certains.(...)

   Il y a d’abord eu la polémique liée à Cécile Kyenge, qui, en plus d’être femme, est originaire de la République démocratique du Congo. « Zouloue noire », « guenon » : voici les insultes qui ont été proférées à son encontre sur le Net et par certains politiques. Bienvenue dans la « République du bonga bonga », a clamé un élu de la Ligue du Nord.

   Le Web a riposté à travers la « hashtag » (mot-clé sur Twitter) #iostoconCecileKyenge (je soutiens Cécile Kyenge) et une pétition de solidarité qui a recueilli 50 000 signatures. Ces voix ne sont qu’une minorité, a tenu à souligner la ministre.(...) 

   La présidente de la Chambre des députés, Laura Boldrini a, elle aussi, réagi : « Cette série d’insultes est indigne d’un pays civilisé. [...] Lorsqu’une femme assume une responsabilité publique, elle est la cible d’agressions sexistes qui usent toujours du même lexique, celui de l’humiliation et de la soumission. »

   Cette dernière parle en connaissance de cause. Depuis des semaines, elle encaisse : menaces de mort, de viols et de sodomie ou encore photos de femmes torturées avec sa photo en guise de tête. "Tous les matins, raconte-t-elle à La Repubblica, son assistante ouvre sa boîte mail et décortique le terrible courrier". Le procureur de Rome a lancé une enquête.(...)

   (...) Difficile d’être une femme politique en Italie. Difficile d’être une femme tout court en fait. (comme dans de nombreux pays dans le monde?)


Lire la suite sur:


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(Femme s'entraînant à entrer en politique)





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(La dernière danse entre les prêts bancaires toxiques 
et la représentante du Conseil Général 
était empreinte de nostalgie...)

Henrich Kley

Offensive des collectifs citoyens 
contre la dette dans le Rhône
Frédéric Blanc

   Le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique de Lyon (CAD-Lyon) et le Collectif des Monts du Lyonnais pour un audit citoyen de la dette publique (CAC-ML) travaillent depuis le printemps 2012 sur les prêts bancaires structurés et "toxiques" contractés au cours de ces dernières années par le Conseil général du Rhône.

   Dans le jargon des financiers, on appelle "emprunt structuré" (parfois aussi dénommé "emprunt spéculatif"), un emprunt associant dans un même contrat de prêt, deux montages différents pour son remboursement, en deux périodes : une première période, en générale assez courte, dite "phase bonifiée", avec des taux d’intérêts fixes et avantageux par rapport au marché et une seconde période, souvent assez longue (10 à 20 ans), avec des taux soumis à des variables multiples telles que la parité entre différentes monnaies comme par exemple l’euro et le franc suisse, ou encore l’évolution de divers indices tels que l’inflation, le cours des matières premières, voire même celui du pétrole. 

   Ces taux variables sont propices à la spéculation et peuvent exploser en quelques années. Lorsqu’un prêt comporte un risque important de voir ses taux grimper, on parle de prêt "toxique".

   La gestion déplorable de ce problème et la mauvaise volonté manifestée par le département du Rhône pour laisser un accès aux informations sur le sujet semblent désormais devoir être mises à mal. En effet, les deux collectifs citoyens ont tout d’abord, il y a un mois, publié un dossier exposant l’analyse des données en leur possession sur le sujet des prêts du Conseil général du Rhône. Ce document dénonce les agissements du département vis-à-vis de l’opinion publique et des banques dans le cadre du remboursement d’emprunts contractés auprès d’un certain nombre d’établissements, au premier rang duquel la désormais célèbre banque Dexia. 

   « Contrairement aux affirmations de Michel Mercier qui a minimisé l’ampleur du problème, le surcoût de l’ensemble de ces prêts toxiques est estimé sur la durée à 400 millions d’euros environ », ont déclaré leurs porte-paroles. Ancien ministre de l’Espace rural et de l’Aménagement du territoire puis ministre de la Justice du gouvernement Fillon, Michel Mercier vient de passer la main à la tête du département du Rhône qu’il présidait depuis 1990. Au sujet de ces emprunts, après une phase de déni, il avait reconnu un surcoût de 200 millions d’euros tout au plus.

   Mais outre la dénonciation de la somme globale estimée par le Conseil général, que les Rhodaniens devront payer du fait de ces emprunts toxiques, les représentants de ces collectifs ont reproché également au département du Rhône la façon dont, jusqu’ici, celui-ci renégociait sa dette. C’est-à-dire seul auprès des banques, ce qui selon eux se traduit à ce jour par le paiement de très fortes indemnités (39 millions d’euros pour quelques emprunts) afin, essentiellement, de différer de deux à trois ans le passage au remboursement à taux variable. Et ce qui ne résout pas le problème mais le repousse seulement de quelques années [1].

   Par ailleurs, les deux collectifs contre la dette publique ont dénoncé, plus qu’un manque de transparence, le refus de toute explication qui caractérisait jusqu’alors la démarche du Conseil général. Celui-ci n’a t-il pas en effet refusé de répondre aux sollicitations des élus d’opposition sur le sujet en 2010 ? Puis refusé de répondre au courrier des Collectifs en 2012 ? Et qui pour finir à produit une note contestable à l’automne 2012 qui masquait l’ampleur du problème ? (...)

   Après la publication du dossier issu de ce travail d’analyse, d’autres actions ont été mises en oeuvre. Les collectifs citoyens contre la dette se sont invités à une récente séance publique du Conseil général. Ils ont également demandé l’ouverture d’un débat avec les organisations citoyennes mobilisées sur le sujet. Enfin, ils ont rappelé que d’autres démarches étaient possibles comme celle de recourir à des actions judiciaires pour contester le paiement des surcoûts liés à la dérive des taux d’intérêts, cette façon de procéder permettant d’une part de remettre en cause les pratiques bancaires et le système de financement sur les marchés financiers qui pénalisent les collectivités locales et d’autre part de pouvoir prétendre à l’annulation du remboursement de ces emprunts. 

   Plus de 80 collectivités françaises ont ainsi déjà empruntées la voie du recours judiciaire contre la seule banque Dexia sur la question des emprunts structurés, comme par exemple le Conseil général de Seine Saint-Denis en 2011 qui avait assigné celle-ci au tribunal Civil à propos de onze de ses prêts toxiques (avec un rendu du tribunal de Grande Instance de Nanterre en 2013 qui a annulé le remboursement de trois d’entre eux).

   Cette offensive récente des Collectifs locaux contre la dette publique a suscité une réaction immédiate de la part de l’exécutif du département du Rhône. Contrairement à Michel Mercier, Danielle Chuzeville, nouvelle présidente, a reconnu l’ampleur du problème des prêts toxiques contractés par l’institution qu’elle dirige et elle a annoncé qu’elle portait plainte contre la banque Dexia. 

   Le 2 mai, les collectifs du Lyonnais ont salué cette décision qu’ils jugent nécessaire mais cependant insuffisante, du fait notamment que nul ne sache comment les citoyens qui le demandent seront désormais associés au suivi du dossier de cette dette départementale, à commencer par ce recours contre Dexia.

Notes

[1] Le Conseil général du Rhône avait jusque là entériné son choix de ne pas remettre en cause les pratiques bancaires, indiquant vouloir négocier avec les banques "en veillant – selon les propos de l’ancien Président Michel Mercier - à toute opportunité de marché qui permettrait, à un coût correct de réduire progressivement les risques de dérives des coupons à payer en transformant les formules de taux existant en des formules présentant un risque moindre", ce qui constituait une acceptation implicite d’une part que le financement des collectivités dépendent du marché, d’autre part qu’il faut payer les banques pour éviter le piège de la dette toxique sans connaître le surcoût et enfin qu’il est possible de les payer pour échanger un "risque avéré" contre un "risque moindre" non précisé.

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Benoît Barvin

mardi 23 octobre 2012

"Le mangeur de mots était difficile à comprendre". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(DONNE-TOI, PEU IMPORTE
A COMBIEN DE POUR CENT. 
MAIS DONNE-TOI)

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(Le sang des millions de travailleurs
commença à envahir le palais du capitalisme.
Bientôt, il le submergerait.)

The Shining, 1980


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"Mais vous aviez dit que les femmes seraient
pour le commandant...
- Seulement si cet idiot ne drossait pas
son navire sur les rochers..."

Boutigny - les Naufrageurs


Le Concordia:
Le commandant, 
une caricature du beauf italien
Marco Travaglio 

   (...) Les Anglais ont le Titanic ; nous, nous avons leConcordia, qui, ne serait-ce qu’à cause de sa position, à moitié immergé, avec la quille fissurée, est la plus belle icône de notre pays. 

   Plus qu'un naufrage, c'est une parabole. A présent on sait tout, ou presque du commandant Francesco Schettino. Il n'était pas seul à bord. Mais c'est comme s'il avait été seul. Si le commandant devient fou, il n’y a rien à faire. C'est toujours comme ça quand il y a un homme seul aux commandes, jouissant du pouvoir de vie et de mort sur les autres. Et s’il cherche simplement à servir son intérêt personnel, tant pis pour nous. Ça vous rappelle quelque chose ? (...)

   Et puis il y a les passagers, qui en entendant le "sauve qui peut" donnent d’eux le pire comme le meilleur. L’un d’eux, aveuglé par le désespoir, arrache le gilet de sauvetage de son voisin et le laisse se noyer. D’autres se battent pour arriver en premier aux chaloupes en coupant la file et en chassant enfants, vieux, femmes ou handicapés parce qu’il "n’y a plus de place". Ils vous rappellent quelqu’un ? Une belle illustration de la théorie du "particulare", le cas particulier, de Guicciardini [historien et philosophe florentin du XVIème siècle]. Et puis il y a Costa Crociere [la compagnie italienne propriétaire du Concordia], qui défend d’abord le commandant avant de le laisser tomber en se déclarant partie lésée parce qu’il a agi tout seul. Mais c’est précisément parce qu’il pouvait tout faire tout seul que Costa Crociere n’est pas partie lésée. Ça vous rappelle quelqu’un ?

   Mais revenons à Schettino, alias "Top Gun" pour ses amis. Si l’on avait besoin de quelqu’un pour raviver les lieux communs sur l’Italien en vacances, on ne pouvait pas rêver mieux. L’imbécile typique qui se croit malin, rusé, cool. Le caïd bronzé avec cheveux gominés et Ray-ban noires qui connaît bien les règles et a l’habitude de les contourner, d’arrondir les angles. Il y a un ami d’ami sur la rive à saluer toutes sirènes hurlantes ? Il faut accoster pour satisfaire au rituel de la "révérence" pour le compte des touristes envoyés par le syndicat d’initiative ? Mais comment donc, bien sûr, accostons. Que la croisière s’amuse. Et crac ! Oups, un rocher. Et Schettino, où est-il au moment de la collision ? Un touriste hollandais jure qu’il se payait un verre au bar en compagnie d’une belle passagère qu’il venait tout juste de draguer.(...)

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(Qui trop embrasse
mal est étreint)

GPOY
Source: instant-high

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"Mmmm... Romney...
- Qu'est-ce qu'il dit?"

suzanne-pairault--la-fille-d-un-grand-patron


Encore un grand patron 
appelant à voter Romney
 Paige Lavender

   (...) MITT ROMNEY - Arthur Allen, PDG de ASG software Solutions, a envoyé un mail à ses employés les incitant à voter pour Mitt Romney, le candidat républicain aux présidentielles, insinuant qu'ils mettraient leurs emplois en jeu en ne le faisant pas.

   Dans ce mail dévoilé par l'émission "Up with Chris Hayes" sur MSNBC, Allen a demandé à ses employés de "[lui] donner une chance de plus de rester indépendant en votant pour un nouveau président et une nouvelle administration", précisant que "cette opportunité s'évanouira " si Obama reste en place.
   "Si notre pays n'arrive pas à faire le bon choix le 6 novembre prochain, et que nous perdons notre indépendance en tant qu'entreprise, je ne veux entendre aucune plainte concernant les retombées probables (et pas "possibles"...)," a ainsi écrit Allen aux employés de ASG, une entreprise employant plus de 1000 personnes dans 70 bureaux.

   Ce mail est très proche de celui envoyé à ses employés par David Siegel, PDG de Westgate Resorts, arguant que la réélection du Président "menacerait" leurs emplois. Seigel a déclaré plus tard qu'il "n'avait pas essayé d'intimider qui que ce soit" avec ce mail, mais a insisté sur le fait que la perte de leur travail serait une certitude si Obama devait être réélu en novembre.
   "Je n'ai menacé aucun de mes employés", a pourtant déclaré Siegel. "S'ils votent pour Obama, ils ne vont pas perdre leur emploi" (mais moi, je "perdrai" mon usine en la revendant?).
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Benoît Barvin

vendredi 23 décembre 2011

"Echange Résident surexcité contre un grand bol de calme et de sérénité". Benoît Barvin in "Annonces déclassées".

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"L'oubli économise la mémoire"
Jacques Perret 
Belle Lurette

(Mais pas les futurs inconvénients...)



°°°
"Gnouf, gloups... Agagagaaaa... Sniork..."


(Cet ancien Résident avait à présent un langage bien à lui)

°°°
Jacques Chirac, 
condamné (avec sursis) 
de la République

   (...) Le 15 décembre, un ancien président de la République – Jacques Chirac – a été condamné à 2 ans de prison avec sursis pour "abus de confiance, détournement de fonds publics, prise illégale d'intérêt", ainsi que le rappelle Libération en Une. L’affaire concernait des emplois fictifs mis en place à la mairie de Paris au début des années 90. Ces emplois ont permis de financer le RPR, l’ancien parti de Chirac, alors maire de la capitale. Âgé de 79 ans et souffrant de troubles neurologiques (son esprit bat la campagne, quoi!), Chirac a décidé de ne pas faire appel.
   Pour Libération, ce verdict délivré après une procédure longue de 16 ans soulève le problème du statut pénal du chef de l’Etat et de son immunité lorsqu’il est en fonction :
   Non pas qu’il soit raisonnable d’imaginer que le président puisse être un justiciable comme un autre (mais pas pour autant déraisonnable...). Mais entre ce non-sens et la quasi-immunité dont a bénéficié Jacques Chirac pendant presque vingt ans, il y a une marge. Nul doute que les meilleurs experts de la chose judiciaire et de la Constitution sauront, ils l’ont d’ailleurs déjà fait, imaginer un autre statut pénal pour le chef de l’Etat, qui permette d’éviter de s’interroger sur l’influence de cette bizarrerie institutionnelle sur le cours de la démocratie. (le Président de la République Française est un irresponsable... heu... juridiquement parlant, bien sûr...) (...)

***
(Les moeurs érotiques de l'Armée turque faisaient jaser)


Génocide arménien : 

le Premier ministre turc menace 
la France de conséquences «irréparables»
(la guerre? le mépris? la fin du café turc?)

(AFP) 

   (...) Recep Tayyip Erdogan menace la France de conséquences "graves, irréparables" si elle adopte un projet de loi réprimant la négation du génocide arménien.
   "Je souhaite exprimer clairement que si ces démarches arrivent à terme, les conséquences sur les relations politiques, économiques, culturelles et dans tous les domaines avec la France (la prostitution? le... heu... la... heu...?), seront graves", a-t-il détaillé dans une lettre adressée au chef de l'Etat français.
   Le Premier ministre turc, dont le pays a toujours refusé de reconnaître le génocide arménien, perpétré entre 1915 et 1916, exhorte Nicolas Sarkozy à faire obstacle au projet. "Je souhaite sincèrement que vous tiendrez votre promesse de faire échouer des initiatives de ce genre (le Résident a donc promis quelque chose et Nous, le Peuple Souverain - ahaha! - nous ne serions pas au courant?) et empêcherez ainsi des démarches qui auront des conséquences irréparables" sur les relations bilatérales, dit-il dans sa lettre.
   Recep Tayyip Erdogan appelle en outre la France à faire preuve de "bon sens" et à empêcher que les rapports bilatéraux deviennent "l'otage des revendications de parties tierces", faisant référence à l'Arménie. "Ce projet de loi vise directement la république de Turquie, la nation turque et la communauté turque (menace, l'air de rien?) de France (c'est tout? pourquoi oublier "l'identité turque", "l'âme turque", etc?), et nous le considérons comme hostile (on avait compris, monsieur l'islamiste modéré)."


***
" Vous aussi, vous vendez vos cheveux pour améliorer les fêtes?
- Heu... pas vraiment..."

BULGARIE: 
Mes cheveux contre un repas de Noël
Dian Morkine | Troud

   A l'approche des fêtes de fin d'année, de plus en plus de femmes se séparent de leurs cheveux qui vont alimenter un marché en pleine expansion. Le reportage du quotidien Troud.
   (...) En une dizaine de jours, j'ai fait le tour des grandes villes bulgares, raconte Ivan. A Roussé [dans le nord du pays, sur le Danube], on a fait les meilleures affaires : presque deux kilos de cheveux ! Le pire, c'était à Vratsa [nord-ouest]. Là, on avait des dizaines de personnes qui voulaient vendre leurs cheveux, mais ils étaient trop courts. Ils se coupaient les cheveux et venaient me demander deux léva en échange. Mais qu'est-ce que je vais faire de ces cheveux trop courts ?" C'est la troisième fois qu'Ivan vient en Bulgarie ; la plupart de ses clients sont des femmes qui viennent lui proposer leur natte de jeunesse. Mais certaines se font couper les cheveux pour l'occasion. Toutes veulent gagner quelques sous de plus à l'approche des fêtes de fin d'année.
   Ivan offre 150 leva pour un kilo de cheveux à condition qu'ils dépassent les 35 cm. Une chevelure de plus de 50 cm peut atteindre les 350 leva le kilo. Le visage illuminé par un sourire, Maria Stavreva sort du salon de coiffure. Elle vient de vendre la natte de sa petite-fille pour 35 leva." Je l'aimais bien, mais ma petite fille est déjà grande, témoigne-t-elle. Et sa natte moisissait dans la garde-robe, alors que là elle va nous permettre d'acheter quelque chose pour les fêtes." (...)
   (...) Le marché de cheveux n'est pas nouveau et il suit les évolutions économiques de l'Occident depuis les années 1960. Mais les femmes blondes désireuses de vendre leurs cheveux deviennent de plus en plus rares, y compris dans les pays de l'Est , jadis considérés comme un eldorado pour les acheteurs en gros. Ivan raconte par exemple que chez lui, en Ukraine, il devient de plus en plus difficile de s'approvisionner en cheveux blonds et longs. D'où ses fréquents séjours en Bulgarie et en Roumanie. "Nous avons aussi des intermédiaires locaux, essentiellement des Roms de Sliven (dans le centre de la Bulgarie), mais les cheveux qu'ils nous proposent sont le plus souvent très sombres, et cela ne nous intéresse pas. Pour lui, la perle rare, ce serait de longs cheveux blancs, qu'il s'engage à racheter "à prix d'or".  (Rappel: la Bulgarie est membre de l'Union Européenne, mais ne fait pas partie de l'Euro...) (...)


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Benoît Barvin et Blanche Baptiste