Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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mardi 25 février 2014

"Il était heureux de vivre, surtout quand sa Belle-Mère s'en allait en vacances". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAÎTRE EST UN ENFANT
QUI N'A PAS GRANDI)
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(Le Vicomte Wouf-wouf Belle Gueule et une amie)


 scanned by WeirdVintage)

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"Comment ça je n'ai pas la bonne clé?
- Comment ça je ne suis pas la bonne serrure?"



IDENTITÉ SEXUELLE
Bahreïn entre en trans

Gillian Blease, The Economist, Londres



   (...) Un tribunal de Bahreïn vient d’autoriser deux femmes à changer de sexe. Une décision qui est qualifiée de victoire unilatérale pour le progrès des droits de l’homme dans la région du Golfe. Pour Global Health Mena [fil d’information sur Twitter], il s’agit d’un “succès pour le Moyen-Orient”. “Puisse Bahreïn continuer à se moderniser et à montrer la voie dans la région, et ce dans tous les domaines”, proclame fièrement un commentaire sur Twitter. 

   Maintenant que la Haute Cour administrative de Bahreïn s’est prononcée en leur faveur, le 31 décembre, les deux femmes vont pouvoir se rendre à l’étranger pour se faire opérer et légalement changer leur nom et leur sexe sur tous les documents officiels. 

   Selon l’organisation Gender Identity Watch, pour obtenir ce verdict et accélérer la procédure, l’avocate Fawzia Jahani a dû intenter une “action multiple” contre le ministère de la Santé, la Direction générale de la nationalité, des passeports et de la résidence et l’Organisation centrale de l’informatique. Fawzia Jahani, qui passe pour être la seule avocate arabe “spécialisée” dans les cas de changement de sexe, avait déjà remporté deux procès similaires et représente actuellement plus de 50 clients, répartis dans toute la région du Golfe. Après qu’elle a obtenu qu’Hussein Rabie (anciennement Zainab Rabie) soit légalement reconnu comme un homme après une chirurgie de réattribution sexuelle, en 2008, plus de 100 nouveaux dossiers venant de tout le Golfe ont inondé son bureau. Mais Mme Jahani n’accepte pas tous les cas et demande un examen psychiatrique pour “déterminer l’identité sexuelle réelle de la personne”. 

   L’avocate fournit un service utile et rare aux citoyens du Golfe qui souhaitent faire reconnaître leur identité sexuelle, mais ses plaidoiries mettent également en évidence une tendance dangereuse à exiger une identité sexuelle spécifique et conforme à un système binaire homme/femme. En cette époque d’“ouverture” de la société bahreïnie – et de l’islam dans le monde entier – à l’existence de personnes transgenres et à la demande d’opérations de changement de sexe, le contexte social qui rend le travail de Mme Jahani nécessaire mérite d’être étudié. 

   En 1983, l’ayatollah Khomeyni avait lancé une fatwa autorisant les opérations de changement de sexe dans la république islamique d’Iran. Aujourd’hui, selon la BBC, “il y a en Iran plus d’opérations de changement de sexe que dans tout autre pays au monde, hormis la Thaïlande”. S’il est, dans la pratique, louable d’accorder aux citoyens davantage de droits sur leur corps et leur sexualité, la tendance à la chirurgie a révélé des cas troublants d’Iraniens gays forcés de subir des opérations de réattribution sexuelle. Les personnes transsexuelles – celles qui vivent et agissent à l’extérieur des normes sexuelles traditionnelles – voient leur sexualité médicalisée par un système qui exige une “cohérence” apparente entre le corps et la sexualité. En résumé, il n’y a aucune place pour l’ambiguïté. 

   Ali Askar avait 24 ans lorsque la BBC l’a interviewé en 2008. Il porte aujourd’hui le prénom féminin de Negar. Il explique qu’il n’aurait pas changé de sexe s’il n’avait pas vécu en Iran : “Si je n’avais pas été obligé de me faire opérer, je ne l’aurais pas fait. Je n’aurais pas touché à l’œuvre de Dieu. […] Mais je suis iranien. Je veux vivre ici et cette société te dit : tu dois être soit un homme, soit une femme.” 

   La compulsion qui pousse à définir le sexe d’un individu selon un système binaire n’est pas spécifique à l’Iran, à Bahreïn ou au monde arabe. Dans le monde entier, des personnes se demandent si le simple “changement” d’un sexe supposé à l’autre est un acte médical nécessaire autorisé par des gouvernements bienveillants, ou plutôt un moyen de brider et d’homogénéiser l’expression de l’identité sexuelle en la maintenant dans un système binaire. 

   La cohérence apparente entre le sexe, l’identité sexuelle et la sexualité est la principale motivation dans la plupart des cas de réaffectation sexuelle. Si, bien entendu, il existe des adultes qui sont déterminés à modifier leur corps en passant par la chirurgie et qui passent à l’acte en connaissance de cause, de plus en plus de personnes, de l’Iran aux Etats-Unis, se sentent contraintes de le faire pour coller aux présupposés normatifs sur le sexe et l’identité sexuelle. 


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(La Princesse Branoskovaïska dansant avec son tigre apprivoisé)


A Charleston dance contest with tiger at Princeton.
 It was said that the tiger’s style was a bit more Jitterbug
 than Charleston. Photo by Martha Holmes, 1949 (via)


(Tigre que les mauvaises langues prétendaient être
un animal plus que familier)

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Benoît Barvin

vendredi 3 janvier 2014

"Il se donnait jusqu'à sa mort pour réussir sa vie". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAÎTRE DES CLEFS
SAIT-IL OUVRIR LES SERRURES?)

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(Femme aérant sa moustiquaire)




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(Le sexe halal avait de la tenue...
et de la cuisse)



Les sex-shops halal, 
un créneau porteur

MEHER KACEM

   (...) A nouveau, les marchands ambulants ont repris possession de l'hyper centre de Tunis après la dernière campagne municipale [contre les étalages dans les rues de la capitale], qui remonte à deux mois et qui a été suspendue après le décès d'un vendeur ambulant qui s'est immolé par le feu. Parapluies, cigarettes de contrebande, parfums, et faux-bijoux sont vendus à des prix imbattables, et au diable les mises en garde des services compétents contre la nocivité de tel ou tel produit.

   Mais voilà qu'un nouveau produit commence à s'imposer : les stimulants sexuels ! En effet, ils sont de plus en plus nombreux à squatter les trottoirs situés en face des mosquées pour vendre tout type de stimulants sexuels. Gélules, pilules, crèmes et lotions.

   La scène laisse tout de même perplexe : des hommes barbus, tous vêtus de kamis [longue chemise], qui expliquent le plus sérieusement du monde les bienfaits de tel ou tel produit. Ces mêmes vendeurs étalent des burqas [voile intégral]. Les produits faits à base de viandes de taureaux ou de serpents sont présentés en tant que produits naturels et bio. (...)

   (...) Les clients sont exclusivement des hommes. Aucune femme n'ose s'arrêter pour acheter les produits à caractère sexuel, d'autant plus qu'il n'y a pas de vendeuses pour les prendre en charge. Par contre, c'est la bousculade au rayon des cosmétiques.

   Le commerce des stimulants sexuels, où ce qu'on peut appeler les "sex-shops halal" est, paraît-il, un créneau porteur. En effet, l'un des vendeurs (qui a préféré garder l'anonymat) nous a affirmé que son commerce lui rapportait entre 35 dinars et 80 dinars par jour [16 à 35 euros], ce qui lui fait un revenu mensuel qui varie entre 1 050 et 2 400 dinars [463 à 1 059 euros]. Il est donc normal que ce phénomène se propage aussi rapidement.

   Les aphrodisiaques vendus sur la place publique ne sont pas certifiés. Provenant de la contrebande et de fabrication artisanale, les produits en question peuvent causer d'énormes dommages d'ordre sanitaire. D'origine complètement inconnue, les pommades, huiles et crèmes peuvent engendrer de terribles dégâts à la peau, sans parler des comprimés à avaler. (...)

   Mohamed Rebhi, directeur de l'hygiène du milieu et de la promotion de l'environnement, nous a affirmé que les actions du ministère de la Santé sont très limitées : "Nous menons quelques actions de temps à autre, mais c'est insuffisant, compte tenu du nombre élevé de marchands ambulants et des risques auxquels sont exposés nos agents, ce commerce étant contrôlé en grande partie par le milieu interlope". Et d'ajouter, dans un long soupir : "L'Etat a d'autres priorités".

   Selon un marchand ambulant, la plupart des produits proviennent d'Afghanistan, ce que nous avons pu remarquer sur les notices, si on peut appeler ainsi le bout de papier collé à la main sur l'emballage.

   Les contrebandiers qui font les aller-retours entre la Tunisie, l'Algérie ou la Libye et l'Afghanistan pour inonder le pays de ces produits sont des Tunisiens, soutient notre interlocuteur. En effet, les produits ramenés d'Afghanistan transitent généralement par la Libye, sinon par l'Algérie. Les contrebandiers, fins connaisseurs de toutes les pistes entre ces trois pays, n'ont aucun mal à les passer. (...)


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(La gaieté de la marchande de vin
ne plaisait pas à son mari)



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Luc Desle

samedi 7 décembre 2013

"Ce martyr s'insurgea contre ses bourreaux qui faisaient mal leur boulot". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:
(LE BONHEUR POUSSE DANS LES ETOILES)

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(La vieillesse avait bien changé)


(Source: fuckanimals, via viva-la-ink)

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(Prisonnier de Guantanamo reconduit dans son 
home résidentiel en limousine américaine)


Pour la restitution à Cuba 
du territoire occupé par la base militaire US 
de Guantanamo
 (Granma)

   (...) Des pacifistes du monde entier se sont donnés rendez-vous dans la province de Guantanamo pour exiger la restitution à Cuba du territoire illégalement occupé depuis plus d’un siècle par la base navale des États-Unis.

   Cette revendication était au centre du 3e Séminaire pour la paix et pour l’élimination des bases militaires étrangères, qui a tenu séance pendant trois jours dans la province de l’est de l’île.

   Prenant la parole à ce séminaire, Silvio Platero, président du Mouvement cubain pour la paix et la souveraineté, a souligné que cette revendication est une question de principes.
  
   Pour sa part, René Gonzalez, président de l’Institut d’Histoire de Cuba, a qualifié la présence de la base navale des États-Unis à Guantanamo d’absurdité stratégique, militaire et politique.

   Selon Gonzalez, l’enclave que les États-Unis occupent contre la volonté du gouvernement et du peuple cubains constitue un foyer de tension susceptible de servir de prétexte à une agression. « Cette base est d’autant plus absurde que plusieurs hauts responsables militaires étasuniens ont signalé que Cuba ne constitue aucune menace pour la sécurité nationale des États-Unis », a-t-il rappelé.

   Parmi les personnalités présentes à ce séminaire figuraient la présidente du Conseil mondial pour la paix, la Brésilienne Maria do Socorro Gomes, et l’ancien procureur général des États-Unis, Ramsey Clark. (c'est tout?)

   Les autorités cubaines sont opposées à la présence de cette enclave militaire, considérée comme la plus ancienne base des États-Unis hors du continent nord-américain et la seule située dans un pays n’ayant pas de relations diplomatiques avec eux. Elle constitue une violation de la souveraineté et de l’intégrité de Cuba, ainsi que du Droit international.

   Depuis 2002, la base navale abrite une prison militaire de haute sécurité que les États-Unis ont transformé en un centre de torture

   Rappelons que Washington a occupé ce territoire au début du XXe siècle en vertu d’instruments juridiques imposés à Cuba comme condition pour accéder à son indépendance formelle suite au retrait de l’armée coloniale espagnole.

   Ce Séminaire, de fréquence biennale, qui réunit des dirigeants de mouvements populaires, pacifistes et des activistes sociaux de nombreux pays, se veut une tribune pour exiger la fin de la domination impérialiste.

PL, La Havane, le 20 Novembre 2013.


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(Certaines femmes musulmanes étaient décourageantes)


(Source: National Geographic, via nevver)

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Benoît Barvin

vendredi 15 novembre 2013

"Ce crayon sans âme dessinait sans peine des visages sans expression". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(ORGUEIL ET SUFFISANCE
MANGENT A LA MÊME TABLE)

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Nouveau court récit au long cours (14)

LE LIBÉRÉ
DU
CLUB MAD

   
Rachel a rencontré un natif de la région qui lui parle de la destruction systématique du paysage, ici, en Grèce, pour la plaisir égoïste des vacanciers...



   Leur plaisir s’arrêtera là. Le Club vient de lancer l’animation-bar et les méga-décibels envahissent l’espace. Plus elle se rapproche, plus c’est intenable. Elle se dit que le pêcheur a raison. La folie a envahi l’espace.

   Elle presse le pas. Une main la harponne. Elle reconnaît le Ptiboss.

   - Vous serez contente, mademoiselle Leroy. Des cases se sont libérées. Je vous garantis que là, vous serez tranquille. Ce sera plus confortable que le ponton !

   Rachel se sent prise à défaut et c’est très désagréable. En plus, on est surveillée et on vous le fait savoir. Très désagréable. Mais bon, ce n’est peut-être qu’une tentative d’approche, une fine plaisanterie allusive pour créer la connivence.

   - Bien, merci. Je dois passer au planning ?

   - Pas la peine, la fiche de permutation a été accrochée à votre ancienne case. Il vous suffira de la signer.

   Des gars en débardeur, l’air à peine émergé, l’apostrophent

   - Eh ! Ptiboss ! C’est notre tournée !

   - Le devoir m’appelle, excusez-moi.

   C’est mieux comme ça. Elle n’a aucune envie de discuter plus avant avec ce type même pour mettre les choses au point. Surtout dans ce vacarme !

   Ils sont là les tout juste réveillés, tombés du lit sur le coup des onze heures, attirés par le bar qui, chaque matin, rince la gueule de bois des noctambules à coup d’ouzos et de whiskys bien tassés. Il y a aussi les Cocktails-Corfou capables de réveiller un moribond. Tout de suite après la première gorgée, les plus groggy sont d’attaque pour une nouvelle journée de biture.

   Les plus faibles ne se réveilleront que vers quatorze heures, in extremis pour se rendre au restau, si tant est qu’ils éprouvent l’appétit d’y aller, la langue encore pâteuse, le corps et l’esprit barbouillés.

   Et ce sera ainsi, sept jours durant, sept jours de plane non stop.

   Rachel s’éloigne. Elle monte vers les « Divinités ».En passant devant les toilettes de l’amphithéâtre, elle avise une dame-pipi en train de crocheter un ouvrage arachnéen d’un blanc immaculé, Pénélope des temps modernes ignorante de la pestilence de l’endroit.

   Daniel est dans sa case. Il a trouvé la notice sur sa porte et il finit de remplir son sac, ravi.

   - Finalement, on a du bol, regarde. On nous a installés plus loin et je suis allé essayer. Porte fermée, on n’entend pas du tout la sono.

   - Et nous sommes encore côte à côte ?

   - Oui, figure-toi. Le hasard fait bien les choses une fois de plus.

   - Je ne sais pas si le hasard y fait tant que ça. Le Petit Boss sait que nous avons découché, si je peux dire, et que nous étions ensemble au ponton. Ce n’est pas une affaire d’état mais je le trouve drôlement renseigné.

   - Oui, ça sent le flicage. Je pense depuis le début, qu’il se méfie de moi. Je tâcherai au repas de tester le bonhomme et de le rassurer, que ça en reste là.

   - Bon, je vais rassembler mes affaires et je vous suis. Au fait, je vois que vous avez retrouvé vos médicaments.

   - Oui, ce sont ces fioles, mais ça ne te dira rien car ce sont des préparations magistrales codées par des numéros.

   - Je ne connais pas du tout ce genre de traitement. C’est une médecine parallèle certainement. Vous ne vous souvenez pas du tout de cela ?

   - Non, le vide total. Et pourtant, je me sens hyper clair d’esprit

   - Bah !, n’en parlons plus. Puisqu’il n’y a pas de problème, pourquoi en chercher. A tout de suite.

(A Suivre)

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"On tire à la courte paille pour savoir
laquelle l'émascule en premier?"


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"Oh Mon Dieu! 

Les terribles tortues nazies nous attaquent!"


LES FURIES D'HITLER, 
CES FEMMES NAZIES 
AUSSI CRUELLES QUE LES HOMMES

 Laszlo Perelstein

   (...) Qui aujourd’hui a entendu parler des furies d’Hitler? Presque oubliées par l'histoire, ces femmes nazies doivent être prises très au sérieux et ne pas être considérées comme des anomalies. «Ce n’était aucunement des sociopathes marginales», avertit Wendy Lower, auteure du livre Hitler’s Furies: German women in the nazi killing fields (Les furies d’Hitler: les femmes allemandes sur les champs de tuerie nazis) dans un article pour le Daily Beast.

   Bien que les exemples documentés de mise à mort directe ne soient pas nombreux, comme leur pendant masculin, elles croyaient en la justesse de leur cause. Tuer reflétait dans leur esprit l’expression même de la loyauté. 

   Dans son livre, Wendy Lower relate notamment un «épisode» survenu le 16 septembre 1942 dans la ville de Volodymyr-Volynskyï, à la frontière entre l’Ukraine et la Pologne. Johanna Altvater, 22 ans à son arrivée en 1941, décide de participer elle aussi à la «Solution finale», pratiquée à «100%» dans ce camp. (...)

   «Elle s’approcha de deux enfants juifs, l’un âgé de six ans et l’autre encore bambin qui vivait près du mur du ghetto. Elle les appela, fit un geste comme si elle allait leur donner une friandise. Le bambin vint vers elle. Elle souleva l’enfant dans ses bras et le garda si serré que l’enfant cria et se dégagea. Altvater attrapa l’enfant par les pieds, le tint à l’envers, et écrasa sa tête contre le mur du ghetto comme si elle battait la poussière d’un petit tapis. Elle jeta l’enfant sans vie aux pieds de son père, qui plus tard témoigna: “Je n’avais jamais vu un tel sadisme de la part d’une femme, je n’oublierai jamais cela.” Il n’y avait pas d’autres officiers allemands présents, se souvient le père. Altvatar avait tué l’enfant de son propre chef.»

   Des histoires similaires, Wendy Lower en a tristement beaucoup à raconter. Plus de 13 millions de femmes étaient engagées au sein du Parti nazi, rappelle le Daily Mail.

   «Minimiser le comportement violent des femmes crée un faux bouclier», prévient Lower. La professeure du département d’histoire de l’université de Towson (dans le Maryland) estime qu’au moins un demi-million de femmes ont vu et participé aux opérations et à la terreur de la Shoah. (...)


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(Chien bien élevé punissant des femmes mal élevées)


Gossip Being Punished, Ignacio Diaz Olano, 1910
(Source: fleurdulys)

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Luc Desle

lundi 13 mai 2013

"Le roi de la blague pourrie mourut d'une grave maladie". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA FLEUR QUI S’ÉTIOLE
C'EST TON ÂME ORGUEILLEUSE)

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LONG RÉCIT AU LONG COURS (1/8)
pcc Benoît Barvin et Blanche Baptiste

Le petit Angélus développe lentement son don pour le toucher. Tout d'abord comme un amateur éclairé, un amoureux des soieries. Face à toute cette douceur, sa Soeur Camille éprouve pour lui une amitié ambiguë.

ANGÉLUS 
ou 
LES SECRETS DE L’IMPALPABLE

La nature morte avec la perdrix
L'Artiste:Tomasz Steifer


CARNET DE SOEUR CAMILLE DE L’INCARNATION 

(mars 1880) 

   Angélus me faisait lire régulièrement ses notes et me demandait mon avis.  La licence qui m'était accordé de pouvoir le recevoir commençant à faire jaser, je m'arrangeai avec le Seigneur Jésus afin de permettre à mon Frère de se glisser dans un coin secret du couvent, une vieille crypte désaffectée, dont je possédais le double de la clé que je lui remis. C'est là qu'il m'entretenait de ses "travaux"...

   Qu’aurais-je pu objecter à ses théories qui me paraissaient aussi savantes qu’étonnantes chez un petit homme de douze ans ? De plus, il s’exprimait en bon français, employant tout un jargon scientifique que j’avais la plupart du temps bien du mal à comprendre mais dont, grâce à ses explications orales, je parvenais toutefois à saisir le sens général. 

   Le docteur Gagey, avec qui il correspondait régulièrement, était plus étonné que moi encore par les prouesses de son protégé dont il mesurait vraiment la profondeur de l’intelligence et la richesse de ses expérimentations 

   Angélus écrivait en effet qu’il se sentait capable de redonner à quiconque était atteint d’une affection de peau, un épiderme lisse, souple et jeune. Pour cela, il lui suffirait de fabriquer des baumes dont il mentionnait les formules précises sans avoir pu encore les composer, car certains ingrédients coûtaient fort cher et il n’en avait eu en sa possession que quelques infimes échantillons, dérobés chez Andrieu, l’apothicaire, où il ne manquait pas de se rendre, chaque fois qu’il avait des vacances, pour livrer les plantes médicinales que nous faisions sécher au couvent, ce qui lui avait permis de pénétrer dans l’officine sans éveiller de soupçons. 

   Je croyais alors que jamais il ne réussirait à mettre au point de telles potions miracles. Sans nier son don tactile, il était tout de même impensable qu’il put un jour réaliser un millième de ce qu’il imaginait. J’aurais plutôt eu tendance à penser qu’il allait réaliser des miracles par le magnétisme qui rayonnait déjà de tout son être. Mais de cela, il parlait peu. Pourtant j’avais été témoin, à deux reprises, de faits troublants. 

   A la maison, nous gardions toujours à engraisser deux cochons. Un matin, Thérèse trouva un des porcelets inanimé. Pendant qu’elle allait prévenir mon père, redoutant son courroux, Angélus s’accroupit près de la bête. Je le revois encore retrousser ses manches et poser ses mains sur le corps de l’animal. Alors, à ma grande stupéfaction, au bout de quelques minutes ce dernier tressaillit, ouvrit les yeux et se remit aussitôt sur ses pattes. Il poussa un léger grognement juste au moment où notre père arrivait. 

   - Mais il est en pleine forme ! s’exclama-t-il. C’est pour ça qu’on me dérange ? Et un dimanche, en plus ! 

   Thérèse, depuis qu’elle était mariée, n’aimait pas que mon père la tance de la sorte. 

   - Si c’est comme ça, de vos cochons, vous vous en occuperez vous-même ! J’ai déjà assez à faire chez moi ! Je ne sais par quelle diablerie cet animal a été remis sur pied... 

   Elle s’en fut à grandes enjambées, non sans se retourner une fois et fixer quelques secondes Angélus, le visage fermé. 

   Je n’osai pas demander à celui-ci comment il avait réussi un tel prodige, mais pour moi il ne faisait aucun doute que mon frère venait de ressusciter notre cochon de lait. 

   Je venais de lire, au couvent, la vie des Saints et de tels miracles étaient chose commune pour ces êtres d’exception. Et mon frère était de ceux-la, à présent j’en étais certaine. Cette certitude m’inonda de bonheur. Je sus que, grâce à Angélus, ma vie prenait enfin un sens mais que si j’en parlais à quiconque autour de moi, sa réputation de sorcier serait établie. Aussi je ne soufflai mot à personne de cet événement, persuadée qu’on ne me croirait pas mais fière également, je le confesse, de partager ce secret avec cet élu du ciel. 

***

   Au printemps de cette même année, alors qu’Angélus allait sur ses dix ans, Pierre réussit à attraper un des écureuils qui logeaient dans les pins, près du cimetière. 

   Angélus adorait ces animaux au poil si doux. Il parvenait à leur donner à manger dans sa main et m’avait dit que souvent ils se laissaient caresser. Sous la paume, d’après lui, c’était doux comme de la plume et, à chaque caresse, mon frère riait doucement, les yeux perdus dans un rêve intérieur. 

   Pierre, lui, grand benêt de quinze ans, ne s’était pas donné cette peine ; il s’était servi d’un lance-pierres et avait assommé l’animal qui gisait maintenant, le corps inerte, sur l’évier de granit où je m’apprêtais à trier des salades pour le repas dominical. 

   - Je vais l’empailler, puis je le vendrai à la foire de la Saint-Jean, affirma Pierre avec un sourire satisfait. 

   Angélus avait blêmi. Pendant que Pierre choisissait un couteau, il en profita pour caresser l’écureuil, sans mot dire, puis il se recula. Pierre revenait avec un canif pour disséquer le cadavre. 

   Alors un éclair roux bondit et s’enfuit par la fenêtre. 

   Comment aurais-je pu douter, après cela, des talents de guérisseur d’Angélus? Et sans cet horrible accident dont il allait être victime, il aurait fait des merveilles. D’ailleurs, sans cette tragédie, de quoi n’aurait-il pas été capable? 

***
(A Suivre)

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(Femmes politiques italiennes
se présentant devant le suffrage
des électeurs)


Insultes, menaces : 
la dure vie des femmes politiques en Italie
Flora Zanichelli

   (...) La mise en place du gouvernement Letta accueillant sept femmes (hourra!), dont une d’origine africaine, a été symboliquement forte. Mais les ovations ont été de courte durée. Autant le dire tout de suite, cela ne bouleversera pas le destin des Italiennes. Pire, on dirait que ça exacerbe le machisme de certains.(...)

   Il y a d’abord eu la polémique liée à Cécile Kyenge, qui, en plus d’être femme, est originaire de la République démocratique du Congo. « Zouloue noire », « guenon » : voici les insultes qui ont été proférées à son encontre sur le Net et par certains politiques. Bienvenue dans la « République du bonga bonga », a clamé un élu de la Ligue du Nord.

   Le Web a riposté à travers la « hashtag » (mot-clé sur Twitter) #iostoconCecileKyenge (je soutiens Cécile Kyenge) et une pétition de solidarité qui a recueilli 50 000 signatures. Ces voix ne sont qu’une minorité, a tenu à souligner la ministre.(...) 

   La présidente de la Chambre des députés, Laura Boldrini a, elle aussi, réagi : « Cette série d’insultes est indigne d’un pays civilisé. [...] Lorsqu’une femme assume une responsabilité publique, elle est la cible d’agressions sexistes qui usent toujours du même lexique, celui de l’humiliation et de la soumission. »

   Cette dernière parle en connaissance de cause. Depuis des semaines, elle encaisse : menaces de mort, de viols et de sodomie ou encore photos de femmes torturées avec sa photo en guise de tête. "Tous les matins, raconte-t-elle à La Repubblica, son assistante ouvre sa boîte mail et décortique le terrible courrier". Le procureur de Rome a lancé une enquête.(...)

   (...) Difficile d’être une femme politique en Italie. Difficile d’être une femme tout court en fait. (comme dans de nombreux pays dans le monde?)


Lire la suite sur:


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(Femme s'entraînant à entrer en politique)





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(La dernière danse entre les prêts bancaires toxiques 
et la représentante du Conseil Général 
était empreinte de nostalgie...)

Henrich Kley

Offensive des collectifs citoyens 
contre la dette dans le Rhône
Frédéric Blanc

   Le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique de Lyon (CAD-Lyon) et le Collectif des Monts du Lyonnais pour un audit citoyen de la dette publique (CAC-ML) travaillent depuis le printemps 2012 sur les prêts bancaires structurés et "toxiques" contractés au cours de ces dernières années par le Conseil général du Rhône.

   Dans le jargon des financiers, on appelle "emprunt structuré" (parfois aussi dénommé "emprunt spéculatif"), un emprunt associant dans un même contrat de prêt, deux montages différents pour son remboursement, en deux périodes : une première période, en générale assez courte, dite "phase bonifiée", avec des taux d’intérêts fixes et avantageux par rapport au marché et une seconde période, souvent assez longue (10 à 20 ans), avec des taux soumis à des variables multiples telles que la parité entre différentes monnaies comme par exemple l’euro et le franc suisse, ou encore l’évolution de divers indices tels que l’inflation, le cours des matières premières, voire même celui du pétrole. 

   Ces taux variables sont propices à la spéculation et peuvent exploser en quelques années. Lorsqu’un prêt comporte un risque important de voir ses taux grimper, on parle de prêt "toxique".

   La gestion déplorable de ce problème et la mauvaise volonté manifestée par le département du Rhône pour laisser un accès aux informations sur le sujet semblent désormais devoir être mises à mal. En effet, les deux collectifs citoyens ont tout d’abord, il y a un mois, publié un dossier exposant l’analyse des données en leur possession sur le sujet des prêts du Conseil général du Rhône. Ce document dénonce les agissements du département vis-à-vis de l’opinion publique et des banques dans le cadre du remboursement d’emprunts contractés auprès d’un certain nombre d’établissements, au premier rang duquel la désormais célèbre banque Dexia. 

   « Contrairement aux affirmations de Michel Mercier qui a minimisé l’ampleur du problème, le surcoût de l’ensemble de ces prêts toxiques est estimé sur la durée à 400 millions d’euros environ », ont déclaré leurs porte-paroles. Ancien ministre de l’Espace rural et de l’Aménagement du territoire puis ministre de la Justice du gouvernement Fillon, Michel Mercier vient de passer la main à la tête du département du Rhône qu’il présidait depuis 1990. Au sujet de ces emprunts, après une phase de déni, il avait reconnu un surcoût de 200 millions d’euros tout au plus.

   Mais outre la dénonciation de la somme globale estimée par le Conseil général, que les Rhodaniens devront payer du fait de ces emprunts toxiques, les représentants de ces collectifs ont reproché également au département du Rhône la façon dont, jusqu’ici, celui-ci renégociait sa dette. C’est-à-dire seul auprès des banques, ce qui selon eux se traduit à ce jour par le paiement de très fortes indemnités (39 millions d’euros pour quelques emprunts) afin, essentiellement, de différer de deux à trois ans le passage au remboursement à taux variable. Et ce qui ne résout pas le problème mais le repousse seulement de quelques années [1].

   Par ailleurs, les deux collectifs contre la dette publique ont dénoncé, plus qu’un manque de transparence, le refus de toute explication qui caractérisait jusqu’alors la démarche du Conseil général. Celui-ci n’a t-il pas en effet refusé de répondre aux sollicitations des élus d’opposition sur le sujet en 2010 ? Puis refusé de répondre au courrier des Collectifs en 2012 ? Et qui pour finir à produit une note contestable à l’automne 2012 qui masquait l’ampleur du problème ? (...)

   Après la publication du dossier issu de ce travail d’analyse, d’autres actions ont été mises en oeuvre. Les collectifs citoyens contre la dette se sont invités à une récente séance publique du Conseil général. Ils ont également demandé l’ouverture d’un débat avec les organisations citoyennes mobilisées sur le sujet. Enfin, ils ont rappelé que d’autres démarches étaient possibles comme celle de recourir à des actions judiciaires pour contester le paiement des surcoûts liés à la dérive des taux d’intérêts, cette façon de procéder permettant d’une part de remettre en cause les pratiques bancaires et le système de financement sur les marchés financiers qui pénalisent les collectivités locales et d’autre part de pouvoir prétendre à l’annulation du remboursement de ces emprunts. 

   Plus de 80 collectivités françaises ont ainsi déjà empruntées la voie du recours judiciaire contre la seule banque Dexia sur la question des emprunts structurés, comme par exemple le Conseil général de Seine Saint-Denis en 2011 qui avait assigné celle-ci au tribunal Civil à propos de onze de ses prêts toxiques (avec un rendu du tribunal de Grande Instance de Nanterre en 2013 qui a annulé le remboursement de trois d’entre eux).

   Cette offensive récente des Collectifs locaux contre la dette publique a suscité une réaction immédiate de la part de l’exécutif du département du Rhône. Contrairement à Michel Mercier, Danielle Chuzeville, nouvelle présidente, a reconnu l’ampleur du problème des prêts toxiques contractés par l’institution qu’elle dirige et elle a annoncé qu’elle portait plainte contre la banque Dexia. 

   Le 2 mai, les collectifs du Lyonnais ont salué cette décision qu’ils jugent nécessaire mais cependant insuffisante, du fait notamment que nul ne sache comment les citoyens qui le demandent seront désormais associés au suivi du dossier de cette dette départementale, à commencer par ce recours contre Dexia.

Notes

[1] Le Conseil général du Rhône avait jusque là entériné son choix de ne pas remettre en cause les pratiques bancaires, indiquant vouloir négocier avec les banques "en veillant – selon les propos de l’ancien Président Michel Mercier - à toute opportunité de marché qui permettrait, à un coût correct de réduire progressivement les risques de dérives des coupons à payer en transformant les formules de taux existant en des formules présentant un risque moindre", ce qui constituait une acceptation implicite d’une part que le financement des collectivités dépendent du marché, d’autre part qu’il faut payer les banques pour éviter le piège de la dette toxique sans connaître le surcoût et enfin qu’il est possible de les payer pour échanger un "risque avéré" contre un "risque moindre" non précisé.

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Benoît Barvin