Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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jeudi 28 juin 2012

"A chaque jour suffit sa benne, comme disait mon éboueur.". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA LIBELLULE SE LAISSE EMPORTER
PAR LE VENT. PAS LE CHACAL)

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« Attache-toi au sage 
qui réprouve tes fautes. »
Bouddha

(et agis - ou n'agis pas - 
en conscience)
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Honneur aux immolés tibétains: 
Le Dalaï-lama, combien de divisions?
Olivier Dupuis
Ancien député européen, 
journaliste indépendant

   (...) Comme nous l'ont rappelé dramatiquement celles et ceux qui se sont immolés au Tibet, le temps presse. Miser sur le basculement de la Chine dans la démocratie, aussi souhaitable et attendu soit-il, serait pour le moins hasardeux. Les bénéficiaires du pouvoir totalitaire sont nombreux. 60 % de l'économie est toujours aux mains de l'Etat, donc du parti et de ses 80 millions de membres. Avec tout ce que cela comporte en termes de prébendes et d'avantages de toutes sortes. L'armée et les différents services de sécurité sont choyés par un pouvoir totalitaire qui bien plus que remplacer le "règne du parti" par le "règne de la loi" semble s'orienter vers une exaltation du sentiment national et un durcissement de la répression intérieure. (...)

   (...) Un objectif - une réelle autonomie pour le Tibet; une stratégie - la reconnaissance du gouvernement tibétain en exil. Avec quels instruments politiques ? Il n'y a pas de miracle. Un travail capillaire et systématique pour que les parlements des pays démocratiques adoptent des résolutions qui demandent à leur gouvernement respectif de reconnaître le gouvernement tibétain en exil, pour que la Commission européenne soutienne financièrement Radio Free Tibet et pour qu'elle finance une version de celle-ci en mandarin. Une campagne de grande ampleur en direction des municipalités de ces mêmes Etats les invitant à décider à hisser de façon permanente le drapeau tibétain jusqu'à la reconnaissance du gouvernement tibétain en exil, à parrainer une ville ou un village tibétain , à rebaptiser une place ou une artère centrale en place ou avenue du Tibet. 
   Rêvons un instant que les Parisiens rebaptisent la place de la Concorde en place du Tibet, les Bruxellois la rue de la Loi, où siègent les institutions européennes et le gouvernement belge, en avenue du Tibet, les Romains la via del Corso, artère centrale de Rome, en Corso Tibet, ... Avec, en appui, des initiatives nonviolentes "classiques" : manifestations, sit-in, rassemblements, expositions, marches, jeûnes, grèves de la faim, ... Rien de nouveau donc. Si ce n'est - et ce n'est pas peu - le rassemblement d'une multitude d'énergies dispersées dans ce que le mahatma Gandhi a appelé un satyagraha, un mouvement fondé sur la force de la vérité, réuni dans une campagne internationale coordonnée par le gouvernement tibétain en exil.
   Tout cela risque d'être difficile. Long. Ardu.(...)

Lire les articles sur:

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"Ein Volk, ein Merkel! "


(Pour plaire aux mâles, 
certaines femmes en faisaient trop)

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"Ecoute ce disque,
Et il te dira,
Qu'les producteurs existent
Et qu'ils ne t'aiment pas, ah, ah..."


Bye Bye ACTA
Presseurop

   (...) Lentement, mais assez sûrement, ACTA se dirige vers la corbeille. Jeudi 21 juin, la Commission du commerce international du Parlement européen a recommandé à l’assemblée de rejeter l’accord commercial anti-contrefaçon. Elle s’est ainsi alignée sur les positions des trois autres Commissions (libertés civiles et développement, industrie, affaires juridiques) qui s’étaient déjà exprimées contre l’adoption de ce traité censé régler l’ensemble des questions liées à la propriété intellectuelle au niveau international.

   Jusqu’au bout, le commissaire Karel De Gucht, qui avait conduit l’équipe des négociateurs européens de l’accord, aura défendu ce texte, allant jusqu’à menacer le Parlement de saisir la Cour européenne de justice pour avis et de le soumettre de nouveau après les élections européennes de juin 2014. Les eurodéputés doivent voter le texte en séance plénière le 4 juillet, et il y a de fortes raisons de croire qu’ils suivront les recommandations des commissions. S’ils le rejettent, le texte ne pourra pas entrer en vigueur au sein de l’UE, bien que 22 des 27 pays de l’UE l’aient déjà signé.

   ACTA est controversé sur la forme – il a été négocié en secret en dehors des instances multilatérales entre 2006 et 2010, jusqu’au jour où WikiLeaks a révélé son existence, il ne peut plus être ni amendé, ni discuté, seulement approuvé ou rejeté en bloc. 

   Il l’est aussi sur le fond : opacité, imprécisions qui laissent le champ à de nombreuses interprétations, inversion de la charge de la preuve des violations sur les contrevenants et menaces pour les libertés fondamentales, le partage des connaissances dans le cadre des brevets et des informations sur l’Internet. Tout cela a poussé de nombreuses organisations citoyennes à s’ériger contre ACTA, à effectuer un travail d’alerte vis-à-vis des députés européens et à organiser des manifestations dans plusieurs pays, auxquelles ont participé des centaines de milliers de personnes. (...)

Pour rappel:

   (...) ACTA est une offensive de plus contre le partage de la culture sur Internet. ACTA (pour Anti-Counterfeiting Trade Agreement ou accord commercial anti-contrefaçon) est un accord négocié secrètement de 2007 à 2010 par un petit "club" de pays (39 pays, dont les 27 de l'Union européenne, les États-Unis, le Japon, etc). Négocié plutôt que débattu démocratiquement, ACTA contourne les parlements et les organisations internationales pour imposer une logique répressive dictée par les industries du divertissement.

   ACTA, véritable feuille de route pour des projets comme SOPA et PIPA, imposerait de nouvelles sanctions pénales et des mesures poussant les acteurs de l'Internet à « coopérer » avec les industries du divertissement pour surveiller et censurer les communications en ligne, en contournant l'autorité judiciaire. Cet accord est donc une menace majeure pour la liberté d'expression en ligne et est porteur d'insécurité juridique pour les acteurs de l'Internet. (...)

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(Ces bas électriques n'eurent aucun succès...
contrairement au modèle qui les portait)


Voiture électrique: 
l'Allemagne débranche
Jeanne Travers (Paris)

   (...) Deuxième producteur automobile mondial, l'Allemagne a bien du mal à se convertir à la voiture électrique. Au pays des grosses berlines peu soucieuses de CO2, seulement 5 000 véhicules sont alimentés par électricité. Et le gouvernement ne fait rien pour promouvoir la voiture verte. 

   À l'heure où l'Autolib' française fait fureur (15 000 abonnés, 100 000 utilisations, 1740 véhicules en circulation selon le Huffington Post), le marché allemand de voitures électriques reste au point mort.

   Les résultats du "Programme pour la mobilité électrique" lancé par le gouvernement allemand en 2009 sont décevants. Actuellement, sur 42 millions de voitures, seulement 5 000 sont électriques. Or, ce programme a pour objectif de mettre en circulation 1 million de voitures électriques d'ici 2020. "La mobilité électrique en Allemagne est en train de mourir" déplore Ferdinand Dudenhöffer, directeur du Centre de Recherche Automobile à l'Université Duisburg-Essen, au quotidien allemand Deutsche Welle.
   Il ajoute: "À l'allure où vont les choses, nous serons heureux si nous atteignons 10% de l'objectif". (...)

   (...) Au Japon et aux Etats-Unis, 5 000 à 9 000 euros de remise sont offerts à l'acheteur d'une voiture électrique. Alors qu'en Allemagne, le seul avantage est la dispense de vignette.
   Le gouvernement allemand veut néanmoins inciter les municipalités à créer des zones dédiées aux voitures électriques. Ces zones, bien que réservées au club très privé des quelques conducteurs de voitures électriques, sont sensées donner l'envie d'en faire partie.
   L'incitation sera-t-elle suffisante? Officiellement du moins, le gouvernement souhaite toujours "faire de l'Allemagne un marché porteur et le premier fournisseur en automobile électrique".
   Selon Henning Kagermann, directeur de la NPE (1), en 2020, 600 000 voitures au maximum pourraient être électriques. Ce n'est qu'un peu plus de la moitié de l'objectif fixé, mais le résultat est tout de même plus prometteur.

(1) Plate-forme nationale pour la mobilité électrique, créée pour atteindre l'objectif du million de voitures électriques.



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Luc Desle

mardi 6 mars 2012

"Étrange: Blanche Neige était discrètement surveillée par la Brigade des Stups". Benoît Barvin in "Étrange, vous z'avez dit?".

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Pensées pour nous-mêmes:

(RETIENS DU PLAISIR L’INALTÉRABLE GRÂCE)
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(Le Résident s'inspirait d'un ancien candidat 
... à pas grand chose)
Les vieilles ficelles 
de Nicolas Sarkozy
 Serge Halimi
   (...) Le 23 février dernier, Nicolas Sarkozy a annoncé à Lille : « Je veux être le porte-parole de cette France qui vit de son travail (mais y'en a de moins en moins!). En 2007, j’avais choisi le travail (de Résident?), je n’ai pas changé d’avis. »
   Depuis qu’il est entré en campagne, on ne sait pas ce qui est le plus admirable chez le président-candidat. Son audace à proclamer des intentions contraires à tout ce qui constitue le bilan de sa présidence ? Sa capacité à conduire en 2012 une campagne identique à celle d’il y a cinq ans, laquelle s’inspira largement de celle de George W. Bush en 2004 ? A l’époque, la plupart des commentateurs ne donnaient pas cher des chances de réélection du président américain. On comprend que ce précédent encourage et inspire M. Sarkozy dont presque chacun suppute que, dans trois mois, il ne sera plus à l’Elysée.
   M. Sarkozy l’a promis : il ne retournera pas au Fouquet’s. Il fait comme si le problème avait été son choix de restaurant davantage que celui de ses convives, patrons du CAC-40, directeurs de journaux, vedettes de variété obsédées par le montant de leur impôt, empereurs de la télévision-poubelle, affairistes... Là, il jure que c’est terminé : « Il y a une infime minorité qui a beaucoup choqué les Français en faisant vraiment n’importe quoi. (…) Il y a un sentiment d’injustice. »
   Le président-candidat, qui pendant cinq ans a guerroyé contre « l’assistanat » en déclinant toutes les techniques de l’art d’ignorer et de stigmatiser les pauvres, afin surtout de les opposer entre eux, interdira« purement (!) et simplement » (s’il est réélu) « les retraites chapeaux des hauts dirigeants ». Une promesse déjà faite en 2007. Hélas (pour nous?), la crise ne lui a pas laissé le temps de la réaliser puisqu’il fallait d’abord et d’urgence « réformer » les retraites, réduire la fiscalité pesant sur les fortunes, supprimer l’impôt sur les successions, amincir la fonction publique, durcir la justice pénale, combattre l’immigration, réglementer le droit de grève. (mais, promis, une fois élu, hein?) (...)

Lire sur:

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"Googllleee... Googllleee..." 
(Ce moteur de recherche s'insinuait décidément partout)
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ACTA freiné, 
Google réprimandé
Presseurop
The Guardian, El País
(...) Les institutions européennes semblent s’être érigées en véritables gardiennes de la protection des données des internautes. Dans le collimateur: ACTA et Google.
   "Le Parlement européen freine l'accord international contre la piraterie”, titre ainsi El País. Rappelant qu’une pétition réunissant 2,5 millions de signatures de citoyens européens vient d’être remise aux eurodéputés, le quotidien madrilène estime qu’ACTA devrait attendre "au moins un an" pour être adopté:
   Le Parlement européen n’est pas convaincu que le texte respecte suffisamment les droits des citoyens et a décidé de le transmettre à la justice européenne pour qu’elle se prononce. Les députés assurent être d’accord sur le fond avec ce traité commercial […] mais se méfient des conséquences potentielles de son application.
   Les débats, qui précéderont un vote de consentement du parlement, le 12 mars, devraient se focaliser, note El País, sur le fait que: l'accord responsabilise les fournisseurs d´accès à Internet sur les contenus répandus sur le web, ce qui ouvre la porte, assurent ses détracteurs, à une sorte de censure numérique.
   Par ailleurs, la commissaire européenne à la justice, Viviane Reding, dans un article publié sur CNN, a porté un coup de semonce à Google, “mettant en garde [le géant américain] sur le fait qu’il subtilise la vie privée des citoyens”, relate The Guardian. (...) 

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"Acta... Zzzz... 
Acta... ronfle, ronfle..."

L'Acta, un traité anti-contrefaçon flou (exprès?) 
et contesté (un peu?)
débattu (mollement?) 
au parlement européen
Sandrine Cassini 
   (...) Deux thèses s'affrontent sur l'interprétation d'un texte, qualifié de liberticide pour les uns et de non événement pour les autres. A bâbord, les opposants à ACTA, issus de la société civile, représentés par des associations de défense de la liberté sur Internet, comme la Quadrature du Net, ou l'April, qui défendent le logiciel libre. A tribord, les ayants droit, notamment les marques, à l'image de l'Unifab, qui préfèrent porter la bonne parole directement auprès des parlementaires (ben, pourquoi?). Autre défenseur discret : le ministère des affaires étrangères, qui a assuré en réponse à une question écrite par le député UMP Lionel Tardy à l'Assemblée nationale, qu'Acta renforce "le droit au respect de la vie privée". Une position qui n'est visiblement pas clairement assumée, personne de la majorité ne s'exprimant clairement sur le sujet. 

   Pourquoi un tel hiatus entre les différentes lectures ? « Le texte a évolué au gré des négociations et parce que la société civile s'est révoltée. D'une version ouvertement répressive, le texte final est devenu vague. C'est pire que tout, car cela ouvre la voie à des interprétations diverses », indique Jérémie Zimmerman, de la Quadrature du Net. De fait, l'objet principal du texte est toujours d'étendre les « mesures existantes sur les contrefaçons de marchandises et leur circulation, comme les dommages punitifs, l'obtention d'informations, à d'autres pays que ceux de l'Union européenne ou les Etats-Unis. Mais après, le diable se cache dans les détails », indique Cédric Manara, professeur de droit à l'Edhec.

   Pour les tenants d'Acta, le traité ne modifie pas les règles en cours. Ainsi, tentant de tordre le coup à quelques « idées reçues », l'Union européenne, qui a négocié le traité, assure qu'Acta ne limitera pas l'accès Internet et ne censurera pas les sites. Une lecture que ne partagent pas les détracteurs du texte. Principal problème : le texte vise, sans préciser, tous les acteurs qui seraient « directement ou indirectement » responsables de contrefaçon. Autrement dit, « cela pourrait impliquer pénalement les FAI, mais aussi les éditeurs de logiciels et toute sorte d'intermédiaire technique », indique Jeanne Tadeusz, responsable des affaires publiques de l'APRIL. Un danger qui finirait par inciter les éditeurs, peu désireux de se retrouver devant le tribunal, à brider l'innovation. (...) 

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"Alors, ces diamants, ça vient?
- Mais t'es morte!
- Ben, toi aussi...
- M... Alors!"
Audrey Hepburn et George Peppard dans
Diamants sur canapé, de Blake Edwards, 
lefigaro.fr

Des bijoux du cinéma, 
gratuits et légaux, 
ça vous dit?
   Il y a une alternative au décédé Megaupload pour regarder des chefs d'œuvres en ligne. Le site archive.org tente par exemple de rassembler tous les films tombés dans le domaine public. Il se présente comme une bibliothèque:
   «Nous construisons une bibliothèque numérique de sites internet et autres artefacts culturels sous forme numérique. Comme une bibliothèque classique, nous sommes en accès libre aux chercheurs, historiens, étudiants, et au public.»
   La catégorie «longs métrages de cinéma» contient 3.123 œuvres, toutes visionnables légalement. Et les amateurs de films noirs, d’horreur, bis, ou de screwball comedies sont servis. La nuit des morts vivants, premier opus de la saga des zombies de Romero fait partie des films les plus visionnés sur le site, au côté des 39 marches d’Hitchcock, ou de la comédie classique (et fabuleuse) La dame du vendredi.
   Les utilisateurs peuvent eux-mêmes charger les films qu’ils souhaitent sur le site: il suffit que ces films soient dans le domaine public. Et le site donne une série de règles de droit américain qui permettent à l’utilisateur de déterminer l’état du droit sur le film en questions. (seul bémol: à notre connaissance, pas de sous-titres pour les non anglophones)(...)
Lire la suite et la liste des autres sites sur: