Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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mardi 16 décembre 2014

"Il était aussi gai qu'un mariage gay qui s'est bien déroulé". Jacques Damboise in "Pensées cataplasmiques".

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Pensées pour nous-mêmes:

(A TRAVERS LES VOLETS FERMÉS
VOIS-TU TOUJOURS LA LUMIÈRE?)

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"Hum... Quelle intrigante odeur...
- J'ai cueilli ces fleurs sur la tombe de votre
mari que vous m'aviez chargé de supprimer"


Elizabeth Barrett Browning (1909), Albert Chevallier Tayler

commons.wikimedia.org

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Inventer une langue, c'est facile
(et ça peut rapporter gros) !

SERENA DANNA

   (...) [Article initialement publié le 8 février 2012] "Personne ne me croit quand je dis que mon gros livre est une tentative pour créer un monde dans lequel une forme de langage conforme à mon esthétique personnelle peut sembler réelle. Pourtant, c'est la vérité". Cette déclaration d'amour linguistique est signée de l'écrivain britannique J.R.R. Tolkien qui a enthousiasmé des générations entières avec ses idiomes fantastiques, créés spécialement pour les personnages de ses histoires. 

   L'auteur du Seigneur des anneaux est le symbole d'une approche artistico-littéraire de la création linguistique. Une approche qui, du fameux baragouinage du diable dans la Divine comédie de Dante à la "novlangue" de George Orwell dans 1984, englobe le "‘vonlenska" du nom de la langue inventée par le chanteur du groupe islandais Sigur Ros et l'"europanto" [parodie de l'espéranto] de l'écrivain et traducteur italien Diego Marani.

   Maintenant que les "conlangers", comme on appelle les inventeurs de langues artificielles, sont devenus des professionnels surpayés par les majors d'Hollywood, on sourit en pensant aux étapes franchies par cette étrange passion des érudits et des idéalistes, devenue un métier à l'époque du fantastique et de la science-fiction version 2.0. Qui sait ce qu'aurait pensé Ludwik Lejzer Zamenhof - le créateur polonais de l'espéranto qui a consacré une bonne partie de sa vie à rêver d'une langue commune à tous les peuples du monde - du professeur Paul Frommer, grassement payé par le réalisateur James Cameron pour plancher sur le "na'vi", la langue fictive parlée par les indigènes dans son film Avatar. 

   Ou bien la féministe Suzette Haden Elgin (une des premières blogueuses de l'Histoire) qui s'est battue pour que son "laadan" devienne la langue des femmes, de la très moderne "Language Creation Society" qui propose ses services d'invention de langues aux entreprises. Notez que l'un des fondateurs de la "Language Creation Society" n'est autre que David Peterson, le "pape" du "dothraki", le dialecte utilisé dans la célèbre saga de science fiction Le Trône de fer [saga de plusieurs volumes vendue à plus de 7 millions d'exemplaire, récemment adapté en série télévisée].

   "Aucune des centaines de langues créées pour des ‘raisons sociales', assure Arika Okrent, auteur de In the Land of Invented Languages [Au pays des langues inventées] dans un article du New York Times, n'a été aussi populaire que celles inventées par le cinéma, la télévision et la littérature. Des années durant, on était en quête de la langue parfaite mais le défi n'a jamais rencontré beaucoup de succès. Il a fallu pour cela attendre l'ère du divertissement". (...)

   (...) La Recherche de la langue parfaite dans la culture européenne d'Umberto Eco avait besoin du cinéma et d'Internet pour trouver un public. Certes, les mordus objecteront que le triomphe des "conlangers" est un phénomène déclenché par la saga de Star Trek, lorsque le linguiste Marc Okrand inventa la langue "klingon" pour le compte de Paramount Pictures. Pourtant, malgré les innombrables fans, la version klingon du Monopoly et la naissance d'un Institut de la langue klingon, le dialecte ne s'est pas popularisé. 

   Il n'est parlé que par vingt personnes (parmi lesquelles ne figure même pas Okrand). Au fond, le problème du linguiste américain ressemble à celui du futuriste russe Krucenych, auteur de la poésie "dyr bul scil ubescur skum vy so burlèz" (qui ne veut rien dire) : une grande difficulté sonore et linguistique qui contrarie l'apprentissage et le partage.

   Les nouvelles langues créées par les géants du fantastique et de la science-fiction ont une grammaire et une diversité lexicale (le dothraki compte 10000 mots) qui ne les rendent pas différentes de l'italien ou du japonais. Arika Okrent explique ainsi qu'"un vocabulaire riche est plus difficile à apprendre mais exige moins d'efforts pour la construction du sens." "Au contraire, poursuit-elle, un lexique pauvre a besoin de l'aide du contexte et des conventions sociales pour se répandre".

   Les chances de survie d'une langue fabriquée dépendent de la diffusion que celle-ci trouvera au sein d'un groupe de personnes. "Si l'espéranto n'a pas disparu, souligne Arika Okrent, c'est parce qu'il ne cesse de s'affranchir des intentions et des strictes règles de son créateur". Pour la spécialiste, l'étude d'une langue, même naturelle, relève plus d'une décision affective que d'une motivation d'ordre pratique. La volonté d'appartenir à un groupe entre en jeu. (...) 

   C'est pourquoi Internet, avec ses communautés numériques d'un côté et les possibilités de jouer avec la langue de l'autre, représente la plateforme de lancement idéale pour les "conlangers". C'est un étudiant de 23 ans de l'université de la Sarre, en Allemagne, qui gère actuellement le site dothraki.com, sur lequel on peut trouver un dictionnaire anglais-dothraki et une grammaire. Pour apprendre la langue de la planète Pandora, les réseaux sociaux (notamment le compte twitter @learnna'viainsi que des milliers de groupes sur Facebook) constituent désormais les outils les plus utiles et les plus accessibles.

   Bien que les spécialistes se lamentent encore sur la fermeture de langmaker.com, le site qui cataloguait les langues inventées dans le monde (environ 2 000 jusqu'en 2007), passer des tristes forums des années 1990 aux réunions des pratiquants de la langue na'vi dans le comté de Sonoma, en Californie, transmises via Twitter, est une belle conquête pour la "démocratie linguistique" dont rêvait Zamenhof.

   Il y a quelques années encore, l'unique moyen de devenir "conlanger" était de consulter le Language Construction Kit [kit de construction de langue] de Mark Rosenfelder (l'auteur du "verdurian" qui compte de nombreux adeptes) sur le site zompist.com. Aujourd'hui, il suffit de taper le terme "langmaker" sur Google ou sur Bing pour trouver des centaines de manuels très simples d'emploi.

   Peterson et Frommer imaginent un avenir dans lequel les universités enseigneront le dothraki comme aujourd'hui le swahili et l'arabe, dans lequel les langues fabriquées auront finalement des pratiquants "de langue maternelle". Un privilège qui n'est réservé à l'heure actuelle qu'aux enfants de quelques couples d'"espérantistes". "Lorsque, par la suite, ils se rendent compte que les parents parlent aussi une autre langue, un autre idiome utilisé par leur communauté de référence, ils s'empressent d'abandonner l'esperanto", estime Arika Okrent. Rêveurs ou visionnaires, les "conlangers" sont les derniers témoins des merveilles du langage. 


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"Mais je suis fatiguée, mon chéri...
- Tu n'y penses pas! Et comment tu vas
me payer mon T-shirt de marque si
tu ne travailles pas dans la rue,
comme tous les soirs, hein?"



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Luc Desle

samedi 31 août 2013

"On me graissa la patte avant de la faire cuire". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LES VAGUES ONT-ELLES
UN NOM?"

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(Gênée):
"Heu... Oui... C'est mon nouveau boy-friend... 
Un producteur...
Il aime beaucoup les chapeaux... 
heu... laids..."




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"Qu'ess-t'attends, moule à gaufres?
Viens ici, si t'es pas une tafiole!"


(Ce vieux pirate en faisait toujours un peu trop
pour avoir un verre de rhum à l'oeil)


Pirates : 
A l'abordage !

   (...) Dès que des marins et pêcheurs ont entrepris de gagner leur vie en attaquant leurs collègues d'autres villages, leurs aventures ont inspiré les conteurs. Comme rappelle fort justement l'hebdomadaire ukrainienOukraïnsky Tyjden dans son dossier consacré à la question, L'Iliade et l'Odyssée ne sont après tout rien d'autre qu'un récit embellissant un vaste raid côtier mené par des pirates achéens contre une riche cité d'Asie Mineure.

   Depuis, la tradition ne s'est jamais démentie. A partir du XIXe siècle, les romans de piraterie deviennent des classiques, comme Le Pirate, de Walter Scott (1821), L'Ile au trésor, de Robert Louis Stevenson (1881), ou encore Le Corsaire noir, d'Emilio Salgari (1898). Côté français, Balzac s'y essaie dans une œuvre de jeunesse, Argow le Pirate (1824), et Jules Verne fait la part belle aux écumeurs des mers qui s'en prennent à ses héros, que ce soit dans L'Ile mystérieuse (1874) ou dans Deux ans de vacances (1888).

   Dès son apparition, le cinéma se passionne pour ces aventuriers sans foi ni loi, en puisant justement dans les romans que leur ont consacrés tant d'écrivains de renom. De ces livres, "L'Ile au Trésor" est probablement celui qui a été le plus souvent adapté à l'écran, la première version remontant à 1920 (Maurice Tourneur), la dernière étant un téléfilm britannique en 2012. 

   Outre les ouvrages de Jules Verne cités plus haut, qui ont eux aussi été adaptés à la télévision, d'autres auteurs ont vu leurs pirates imaginaires poursuivre leurs aventures dans les salles obscures ou les salons familiaux, comme "les contrebandiers du Moonfleet" de John Meade Falkner (1898), mis en images en 1955 par Fritz Lang, ou le célèbre "Sandokan", série télévisée européenne de 1976 tirée d'un autre roman d'Emilio Salgari, "Le Tigre de Mompracem" (1900).

   L'idée que l'on se fait de la piraterie doit beaucoup à ces romans et ces films. Le stéréotype du loup de mer borgne, souvent affublé d'une jambe de bois, prêt à tuer père et mère pour préserver le secret de son trésor, ou pour au contraire s'emparer de celui d'un concurrent, vient essentiellement des personnages de ces œuvres. Le récit de piraterie allie aventure et violence sanguinaire facile, un certain érotisme lié à une sauvagerie supposée, et une forme de conte moral, car il est bien rare que les principaux protagonistes ne paient pas leurs forfaits à la fin.

   La réalité du "métier" de pirate était évidemment bien différente. Les frères de la côte ne capturaient pas tous les jours des proies débordant d'un riche butin, et la plupart du temps, les pirates pillaient surtout des vivres, parfois de quoi commercer. Les capitaines de navires marchands qui se faisaient intercepter parvenaient souvent à négocier leur passage, et les combats étaient rares. 

   En fait, il semble que le bandit des mers qui ait le mieux correspondu à la légende postérieure du pirate ait été Edward Teach, le redoutable Barbe-Noire (1680-1718). Véritable force de la nature, cet ancien marin de la flotte britannique terrorisait les ports de Caroline, de Floride et des Caraïbes, à la tête d'une flottille de plusieurs navires. Il accentuait délibérément son aspect terrifiant en glissant dans ses cheveux et sa barbe hirsute des mèches de mousquet allumées. 

   Et il a connu un trépas digne du personnage qu'il s'était forgé, abattu de plusieurs coups de pistolet et de sabre lors de son dernier abordage. Ses adversaires ont ensuite attaché sa tête décapitée au mât de leur vaisseau. Il leur fallait une preuve de sa mort pour récupérer la récompense.

   Barbe-Noire, pirate réel mais digne de ses frères de fiction, a évidemment fait l'objet de nombreux romans et de films, dont "Barbe-Noire le pirate" de Raoul Walsh (1952). Preuve de la vivacité de son mythe, il a même trouvé sa place dans le quatrième épisode des "Pirates des Caraïbes" (2011), aux commandes cette fois d'un équipage de ... zombies. (...) 

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"Comment ça on voit mes aisselles?
Vous n'avez rien de mieux à faire, non?"


#JEAN PATCHETT

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Benoît Barvin

dimanche 11 août 2013

"Dieu, dans son Infinie Sagesse, laissait les hommes s’entre-tuer". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAÎTRE NE DOIT
JAMAIS SE SERVIR EN PREMIER)

Pcc Jacques Damboise

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rockysawyer.blogspot.com

Karl Malden 

   Né à Chicago d'une mère tchèque et d'un père serbe, Karl Malden exerce divers métiers après ses études mais embrasse dès 1934 une carrière d'acteur. Il s'inscrit au Goodman Theater puis part tenter sa chance à New York en 1937 et se produit dès lors régulièrement sur les scènes de Broadway. Mobilisé pendant la guerre, il doit interrompre ses activités (il apparaît toutefois, crédité avec son grade de caporal, dans le film de propagande américaine Winged Victory de George Cukor). Il revient ensuite sur les planches, travaillant sous la direction du metteur en scène Elia Kazan pour "All My Sons" d'Arthur Miller et "Un tramway nommé Désir" de Tennessee Williams.

   Après quelques apparitions au cinéma, Karl Malden participe tout naturellement à la version cinématographique signée Elia Kazan d'Un tramway nommé Désir en 1951 aux côtés de Marlon Brando et Vivien Leigh. Il remporte l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour le rôle de Mitch et voit véritablement sa carrière démarrer sur le grand écran. Il trouve d'autres personnages mémorables sous la direction de Kazan, en prêtre dans Sur les quais en 1954 (qui lui vaut une nomination à l'Oscar) et en mari de Carroll Baker dans Baby Doll en 1956. S'il tient le premier rôle du film Le Fantôme de la rue Morgue (1954), Karl Malden impose surtout son talent dans des rôles secondaires, mais sa présence rehausse l'intérêt du film dans lequel il apparaît, qu'il soit policier dans La Loi du silence d'Alfred Hitchcock (1953), hors-la-loi devenu shérif après avoir trahi Marlon Brando dans La Vengeance aux deux visages (1961), directeur de prison dans Le Prisonnier d'Alcatraz avec Burt Lancaster (1962) ou général dans Patton (1970), entre autres.

   Après être apparu régulièrement au cinéma pendant une vingtaine d'années (il a aussi réalisé un film de guerre avec Richard Widmark : La Chute des héros en 1957), Karl Malden entreprend une carrière à la télévision en 1972 en tenant l'un des deux rôles principaux (celui du sympathique et intègre lieutenant Mike Stone) dans la célèbre série télévisée Les Rues de San Francisco aux côtés de Michael Douglas (puis de Richard Hatch dans la cinquième saison). La série s'arrête en 1977 après cent-vingt épisodes. Karl Malden revient alors brièvement au cinéma et tourne une douzaine de téléfilms ainsi qu'une autre série, très éphémère celle-ci, Skag  en 1980. À noter qu'il reprendra le rôle de Mike Stone en 1992 le temps d'un téléfilm. Il apparaît également dans de nombreux spots publicitaires aux États-Unis pour la carte American Express.

   Karl Malden, qui n'a plus tourné depuis 1993 hormis une apparition dans un épisode de la première saison de À la Maison-Blanche en 2000, publie ses mémoires intitulés "When Do I Start" en 1997. Il s'était marié en 1938 avec Mona Greenberg : il s'agit de l'un des mariages les plus longs de l'histoire d'Hollywood.

   Karl Malden était, dans sa jeunesse, un ami proche d'Issur Danielovitch Demski, futur Kirk Douglas. Ils ont travaillé ensemble dans la même usine. C'est la femme de Malden, Mona, qui leur a suggéré leurs pseudonymes respectifs. Karl Malden, quant à lui, avait toujours déploré avoir dû changer de nom pour sa carrière et il insista (en vain) pour que son personnage dans Sur les quais porte le nom de Sekulovich.

   Il décède le 1er juillet 2009 de mort naturelle à son domicile de Brentwood (un quartier de Los Angeles).


***

"- Je vous assure, Frida, il est NOR-MAL.
- Par la Sainte Vierge, je n'en crois pas
mes oreilles!
- Si, si... Un Résident normal, que je vous dis,
qui ment normalement, voilà tout ce que c'est...
- On me l'aurait dit que je ne l'aurais
pas cru..."
***

"Alors, n'a-qu'un-oeil, que viens-tu faire ici?
- Vous savez bien, patron, que j'aime pas
quand vous m'appelez n'a-qu'un-oeil...
- Oeil crevé ça te conviendrait mieux?"
Deux photos tirées de "Le Fantôme de la Rue Morgue"

***
"Tenez, Médéme... Ce gri-gri vous empêchera
de vieillir. Effet garanti.
- Je vous dois combien, Docteur?
- Très très cher, Médéme..."


Karl Malden et claudette Colbert in "Parrish".

***

"Dis-moi, Marierke... Un oiseau il aurait pas déposé
un gros cadeau sur mon si beau crâne chauve?
- Ahaha... Toujours le mot pour rire, oncle Karl!"

"La colline des potences"  avec Maria Schell

***
Jacques Damboise (dit le Maldeniste invétéré)

dimanche 27 mai 2012

"En secret, la bête à Bon Dieu en pinçait pour Monsieur Satan". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:


(SI TU T’ÉLÈVES SUR UN CHÂTEAU DE CARTES, 

MÉFIE-TOI DU VENT)

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COURTS RECITS AU LONG COURS(20)
pcc Benoît Barvin


La guitare

   Acoustique, elle attendait des doigts agiles férus de musique classique. Elle n'eut droit qu'à ceux, déformés, d'un brave vieux gitan que ses enfants avaient récompensé en "l'empruntant", cette guitare, dans un magasin de musique qui avait ensuite mystérieusement brûlé.
   Comme il s'agissait de chenapans malhabiles et un rien stupides, dans leur course éperdue ils en avaient ébréché le corps de bois, de sorte que les rythmes du vieux musicien déformaient, et l'ouïe délicate et la fierté blessée du malheureux instrument.
   C'est sur un dernier accord discordant qu'elle se brisa en mille morceaux, avec un soupir d'aise.


Sauvage

   Il avait de tout temps été impitoyablement honnête. Il détestait les méandres saugrenus des Lois, les tergiversations mensongères des Politiques, les arguties cyniques de la Finance et, même, les sourires faux de ses amis proches. Au bureau, on le savait sourcilleux sur l'exactitude des comptes de la Société et l'on avait pris   l'habitude de s'y fier aveuglément.
   Puis, en raison de la Crise, son patron et ses sbires lui mirent le marché en mains: truquer les résultats financiers ou ils s'arrangeraient pour faire couleur la "boîte", et lui avec, en le traînant dans la boue, le désignant comme le seul coupable de cette frauduleuse banqueroute.
   Alors lui, le petit homme bedonnant, chauve et bigleux, sentit monter en lui, à la vitesse d'un cheval au galop, un étrange cri qui finit en hurlement. Arrachant ses vêtements, il se métamorphosa en ce Sauvage qui, dents carnassières exhibées, en quelques fulgurants instants, fit un carnage sanglant au sein des décideurs malhonnêtes de son entreprise.
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(Cet extra-terrestre fut confondu
à cause de son horrible galurin)
Roy Rogers

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(On savait maintenant où l'ex-Résident avait pris
goût aux  manches à balai)
(L'homme au pistolet d'or, "Man With the Golden Gun") 
Britt Ekland, Herve Villechaize et Maud Adams

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"Tiens, prends ça, sale bête monétaire!"
(L'homme qui rétrécit, "The Incredible Shrinking Man")


(Les armes des citoyens étaient dérisoires)
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(Parce qu'il se levait toujours en retard
- et aussi en raison de ses goûts vestimentaires -
cet acteur fut viré du studio sine die.)
Adventures of Superman TV show cast

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"Mais, Monsieur l'ex directeur...
Que faites-vous?
- Bisou, bisou, chérie...
- Mais vous êtes en probation?
- J'aime comme tu prononces ça,
petite cochonne..."
Flash Gordon movie serial promo pics

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Jacques Damboise

mardi 6 mars 2012

"Étrange: Blanche Neige était discrètement surveillée par la Brigade des Stups". Benoît Barvin in "Étrange, vous z'avez dit?".

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Pensées pour nous-mêmes:

(RETIENS DU PLAISIR L’INALTÉRABLE GRÂCE)
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(Le Résident s'inspirait d'un ancien candidat 
... à pas grand chose)
Les vieilles ficelles 
de Nicolas Sarkozy
 Serge Halimi
   (...) Le 23 février dernier, Nicolas Sarkozy a annoncé à Lille : « Je veux être le porte-parole de cette France qui vit de son travail (mais y'en a de moins en moins!). En 2007, j’avais choisi le travail (de Résident?), je n’ai pas changé d’avis. »
   Depuis qu’il est entré en campagne, on ne sait pas ce qui est le plus admirable chez le président-candidat. Son audace à proclamer des intentions contraires à tout ce qui constitue le bilan de sa présidence ? Sa capacité à conduire en 2012 une campagne identique à celle d’il y a cinq ans, laquelle s’inspira largement de celle de George W. Bush en 2004 ? A l’époque, la plupart des commentateurs ne donnaient pas cher des chances de réélection du président américain. On comprend que ce précédent encourage et inspire M. Sarkozy dont presque chacun suppute que, dans trois mois, il ne sera plus à l’Elysée.
   M. Sarkozy l’a promis : il ne retournera pas au Fouquet’s. Il fait comme si le problème avait été son choix de restaurant davantage que celui de ses convives, patrons du CAC-40, directeurs de journaux, vedettes de variété obsédées par le montant de leur impôt, empereurs de la télévision-poubelle, affairistes... Là, il jure que c’est terminé : « Il y a une infime minorité qui a beaucoup choqué les Français en faisant vraiment n’importe quoi. (…) Il y a un sentiment d’injustice. »
   Le président-candidat, qui pendant cinq ans a guerroyé contre « l’assistanat » en déclinant toutes les techniques de l’art d’ignorer et de stigmatiser les pauvres, afin surtout de les opposer entre eux, interdira« purement (!) et simplement » (s’il est réélu) « les retraites chapeaux des hauts dirigeants ». Une promesse déjà faite en 2007. Hélas (pour nous?), la crise ne lui a pas laissé le temps de la réaliser puisqu’il fallait d’abord et d’urgence « réformer » les retraites, réduire la fiscalité pesant sur les fortunes, supprimer l’impôt sur les successions, amincir la fonction publique, durcir la justice pénale, combattre l’immigration, réglementer le droit de grève. (mais, promis, une fois élu, hein?) (...)

Lire sur:

***
"Googllleee... Googllleee..." 
(Ce moteur de recherche s'insinuait décidément partout)
***
ACTA freiné, 
Google réprimandé
Presseurop
The Guardian, El País
(...) Les institutions européennes semblent s’être érigées en véritables gardiennes de la protection des données des internautes. Dans le collimateur: ACTA et Google.
   "Le Parlement européen freine l'accord international contre la piraterie”, titre ainsi El País. Rappelant qu’une pétition réunissant 2,5 millions de signatures de citoyens européens vient d’être remise aux eurodéputés, le quotidien madrilène estime qu’ACTA devrait attendre "au moins un an" pour être adopté:
   Le Parlement européen n’est pas convaincu que le texte respecte suffisamment les droits des citoyens et a décidé de le transmettre à la justice européenne pour qu’elle se prononce. Les députés assurent être d’accord sur le fond avec ce traité commercial […] mais se méfient des conséquences potentielles de son application.
   Les débats, qui précéderont un vote de consentement du parlement, le 12 mars, devraient se focaliser, note El País, sur le fait que: l'accord responsabilise les fournisseurs d´accès à Internet sur les contenus répandus sur le web, ce qui ouvre la porte, assurent ses détracteurs, à une sorte de censure numérique.
   Par ailleurs, la commissaire européenne à la justice, Viviane Reding, dans un article publié sur CNN, a porté un coup de semonce à Google, “mettant en garde [le géant américain] sur le fait qu’il subtilise la vie privée des citoyens”, relate The Guardian. (...) 

***
"Acta... Zzzz... 
Acta... ronfle, ronfle..."

L'Acta, un traité anti-contrefaçon flou (exprès?) 
et contesté (un peu?)
débattu (mollement?) 
au parlement européen
Sandrine Cassini 
   (...) Deux thèses s'affrontent sur l'interprétation d'un texte, qualifié de liberticide pour les uns et de non événement pour les autres. A bâbord, les opposants à ACTA, issus de la société civile, représentés par des associations de défense de la liberté sur Internet, comme la Quadrature du Net, ou l'April, qui défendent le logiciel libre. A tribord, les ayants droit, notamment les marques, à l'image de l'Unifab, qui préfèrent porter la bonne parole directement auprès des parlementaires (ben, pourquoi?). Autre défenseur discret : le ministère des affaires étrangères, qui a assuré en réponse à une question écrite par le député UMP Lionel Tardy à l'Assemblée nationale, qu'Acta renforce "le droit au respect de la vie privée". Une position qui n'est visiblement pas clairement assumée, personne de la majorité ne s'exprimant clairement sur le sujet. 

   Pourquoi un tel hiatus entre les différentes lectures ? « Le texte a évolué au gré des négociations et parce que la société civile s'est révoltée. D'une version ouvertement répressive, le texte final est devenu vague. C'est pire que tout, car cela ouvre la voie à des interprétations diverses », indique Jérémie Zimmerman, de la Quadrature du Net. De fait, l'objet principal du texte est toujours d'étendre les « mesures existantes sur les contrefaçons de marchandises et leur circulation, comme les dommages punitifs, l'obtention d'informations, à d'autres pays que ceux de l'Union européenne ou les Etats-Unis. Mais après, le diable se cache dans les détails », indique Cédric Manara, professeur de droit à l'Edhec.

   Pour les tenants d'Acta, le traité ne modifie pas les règles en cours. Ainsi, tentant de tordre le coup à quelques « idées reçues », l'Union européenne, qui a négocié le traité, assure qu'Acta ne limitera pas l'accès Internet et ne censurera pas les sites. Une lecture que ne partagent pas les détracteurs du texte. Principal problème : le texte vise, sans préciser, tous les acteurs qui seraient « directement ou indirectement » responsables de contrefaçon. Autrement dit, « cela pourrait impliquer pénalement les FAI, mais aussi les éditeurs de logiciels et toute sorte d'intermédiaire technique », indique Jeanne Tadeusz, responsable des affaires publiques de l'APRIL. Un danger qui finirait par inciter les éditeurs, peu désireux de se retrouver devant le tribunal, à brider l'innovation. (...) 

***
"Alors, ces diamants, ça vient?
- Mais t'es morte!
- Ben, toi aussi...
- M... Alors!"
Audrey Hepburn et George Peppard dans
Diamants sur canapé, de Blake Edwards, 
lefigaro.fr

Des bijoux du cinéma, 
gratuits et légaux, 
ça vous dit?
   Il y a une alternative au décédé Megaupload pour regarder des chefs d'œuvres en ligne. Le site archive.org tente par exemple de rassembler tous les films tombés dans le domaine public. Il se présente comme une bibliothèque:
   «Nous construisons une bibliothèque numérique de sites internet et autres artefacts culturels sous forme numérique. Comme une bibliothèque classique, nous sommes en accès libre aux chercheurs, historiens, étudiants, et au public.»
   La catégorie «longs métrages de cinéma» contient 3.123 œuvres, toutes visionnables légalement. Et les amateurs de films noirs, d’horreur, bis, ou de screwball comedies sont servis. La nuit des morts vivants, premier opus de la saga des zombies de Romero fait partie des films les plus visionnés sur le site, au côté des 39 marches d’Hitchcock, ou de la comédie classique (et fabuleuse) La dame du vendredi.
   Les utilisateurs peuvent eux-mêmes charger les films qu’ils souhaitent sur le site: il suffit que ces films soient dans le domaine public. Et le site donne une série de règles de droit américain qui permettent à l’utilisateur de déterminer l’état du droit sur le film en questions. (seul bémol: à notre connaissance, pas de sous-titres pour les non anglophones)(...)
Lire la suite et la liste des autres sites sur:

mercredi 29 février 2012

"Etrange: Ulysse n'avait pas le pied marin mais la main leste". Benoît Barvin in "Etrange, vous z'avez dit?"

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Pensées pour nous-mêmes:

(NE DÉSIRE PAS CE QUE TES MAINS NE PEUVENT SAISIR)
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"Qui a dit qu'on était désarmés?
On s'entraîne tout le temps!!!"

Tout le monde réarme, sauf les Européens
Alain Frachon (International) 

   (...) La Russie réarme, à grande vitesse. La Chine pourrait doubler son budget de la défense d'ici à 2015. Les Etats-Unis entendent rester la première puissance militaire mondiale. Un seul continent désarme, comme s'il avait chassé la guerre de son horizon : l'Europe. Est-ce que c'est important ?
   Commençons par l'actualité la plus récente, celle des propos fracassants tenus par Vladimir Poutine au début de la semaine. A quelques jours de l'élection présidentielle du 4 mars, qu'il n'imagine pas perdre, M. Poutine a annoncé le plus gigantesque programme militaire russe depuis la fin de la guerre froide. L'une de ses priorités sera de moderniser et de transformer de fond en comble l'appareil militaire du pays, écrit-il dans le quotidien Rossiyskaya Gazeta.
   L'ennemi principal est désigné : l'Ouest. La plus grande menace qui pèse sur la Russie, celle qui peut rendre obsolète son arsenal de missiles, est le bouclier antimissile américain, poursuit le premier ministre. Ce système de défense antimissile, auquel Washington a proposé à Moscou de participer, est censé protéger l'Europe. Vladimir Poutine ne l'entend pas ainsi. "Nous devons contrer les efforts des Etats-Unis et de l'OTAN en matière de défense antimissile", assure-t-il. Pas question d'accepter l'offre de collaboration des Etats-Unis : "On ne saurait être trop patriotique dans cette affaire", dit l'ancien président ; la réponse de la Russie sera "de tenir en échec le projet américain, y compris sa composante européenne".
   Dans les dix années à venir, M. Poutine prévoit de passer pour 772 milliards de dollars (583 milliards d'euros) de commandes militaires. La liste des courses est éclectique : 400 nouveaux missiles balistiques intercontinentaux ; 2 300 blindés de la dernière génération ; 600 avions de combat ; 8 sous-marins porteurs de missiles nucléaires et 50 bâtiments de surface - sans compter une palanquée de matériels plus légers.
   A l'arrivée, en 2022, le poste défense dans les finances publiques russes représentera de 5 % à 6 % du produit intérieur brut (PIB) du pays. (...)


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"Toi, t'es qu'un méchant raciste spielbergien!
Je m'en vais te faire disparaître
grâce à mon doigt magique..."
J'ai vu tous les films de Steven Spielberg... 
et je n'aurais peut-être pas dû
(ah ce masochisme des intellos!)
Bill Wyman

   De «Sugarland Express» à «Cheval de guerre», en salles en France ce mercredi, j'ai revu ses vingt-six long-métrages. Verdict? Beaucoup de sorcellerie technique, mais pas forcément grand-chose derrière.

   (...) Dans un film de Steven Spielberg, quand un personnage va dehors, il doit y avoir une corde à linge dans la cour et dans chaque cour de chaque maison de la rue. Invariablement, un gros vent doit se mettre à souffler et faire voler les draps et les vêtements à l'horizontale.
   Le soir, il doit toujours y avoir un chien qui aboie dans le lointain. Si la scène se passe en ville, un personnage va forcément jaillir dans la rue et une voiture freiner à mort pour l’éviter (j’ai été content de voir celle-ci resservir dans Tintin). Dans un film de Steven Spielberg, il y a toujours des lampes-torches qui fouillent la forêt (E.T., I.A. et tutti quanti). (...)
   (...) Plutôt que d’étudier les gros plans de Spielberg, il est plus révélateur de s’attarder sur ses scènes de foule, qui trahissent non seulement sa trop grande tendance à s’appuyer sur des tropes cinématographiques familiers, mais aussi sa faiblesse de plus en plus grande pour le grand spectacle et son intérêt de plus en plus réduit pour la logique narrative. En regardant de nouveau son œuvre, j’ai perdu le compte du nombre de fois où les foules apparaissent et disparaissent comme par magie.
   Dans La Guerre des mondes, on voit à un moment une foule suffocante, puis la fille de Tom Cruise s’éloigne tranquillement, et la foule réapparaît. La même chose arrive au personnage de Christian Bale dans L’Empire du soleil, quand il est séparé de ses parents. Dans A.I., la Foire à la chair est mise en scène comme une sorte de mélange de concert de heavy metal et de show de monster trucks. À un moment, on entend du Ministry —il semble que le métal sera toujours là, même après un déluge—, la foule est en délire et les robots sont font massacrer. Une minute plus tard, le public est docile et silencieux. (...)
Lire l'article - enfin - irrévérencieux sur:


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"Tu signes là... Avec une croix...
- Vous êtes sûr?"
ACCORDS "COMPÉTITIVITÉ EMPLOI"

Medef et gouvernement veulent en finir 
avec le contrat de travail
(Sont pas encore arrivés
à tout détricoter? Qu'ess qu'ils fout...?)

   (...) Lors du sommet social du 18 janvier 2012, Nicolas Sarkozy a enjoint aux partenaires sociaux de négocier dans un délai de deux mois des accords « Compétitivité - Emploi ».  Une première réunion s’est tenue avec les organisations patronales le 17 février 2012, trois réunions devraient suivre jusqu’au 13 avril 2012.
   Derrière l’affichage, quels sont les objectifs de ces accords ?
   S’appuyant sur le contexte de dégradation de la situation de l’emploi, l’objectif est de «jouer» (oh le joli terme!) sur le temps de travail et les salaires dans l’entreprise au prétexte de« préserver » les emplois.
   Actuellement, des accords de ce type peuvent être conclus entre patronat et syndicats mais avec l’autorisation expresse des salariés.
   Pour le Medef, il s’agit de saisir l’opportunité de la crise actuelle afin d’obtenir un accord interprofessionnel pour imposer plus de flexibilité du temps de travail et des salaires aux salariés. Pire ! …Cet accord pourrait préfigurer de futures dispositions législatives !
   Le Medef, avec l’appui du gouvernement, veut sécuriser la flexibilité. (pour son profit...)
   Le gouvernement a largement anticipé dans un sens pro-patronal l’ouverture de cette négociation.
   L’article 40 de la loi Warsman, actuellement en discussion au parlement, entend acter le fait qu’un accord collectif peut s’imposer aux salariés sans que cela constitue une modification de leur contrat de travail dans le domaine de la modulation du temps de travail.
   Si les organisations syndicales ont condamné cette disposition, le Medef y voit l’ouverture d’une voie royale pour sécuriser, cette fois avec l’appui d’accords d’entreprises, la flexibilité salariale.
   L’objectif visé est celui d’une dérégulation du droit du travail. Ainsi, loin de se limiter aux seules entreprises soumises à la « compétitivité », ces accords pourraient s’appliquer à toutes les entreprises.
   En France, plus de 90 % des salariés (heu... esclaves?) sont couverts par une convention collective (rapiécée?). Le Medef n’a de cesse de travailler à leur éparpillement et leur affaiblissement. Mais il veut aller plus loin, en s’attaquant désormais au principe même du contrat de travail.
   Pour le salarié (sal... de pauvre?) , les possibilités de recours pour faire valoir son contrat de travail disparaîtraient. 
   Il n’aura d’autres choix que d’accepter le chantage emploi contre nouveaux horaires ou/et baisse de salaire sinon, c’est le licenciement sans recours. (...)

Suite - édifiante à propos du ton donné à la candidature du Résident - sur:

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("Le Résident/en/en 
C'est le meilleur/eur/eur"
La nouvelle chanson de cette 
ancienne jeune chantonneuse
fit un four retentissant)

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Benoît Barvin et Jacques Damboise