Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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lundi 23 juin 2014

"Ses voisins Morts-Vivants étaient quand même mortellement ennuyeux". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées par nous-mêmes:

(L'HARMONIE DU MONDE
EST-ELLE DANS LA TOILE DE L’ARAIGNÉE?)

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(L'Espionne travaillant pour les anti-tabacs avait plus
d'un tour dans son sac pour piéger ses victimes)



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(Modernité de l'EIIIL)



La toute fin des chrétiens d’Irak 

Bachir El Khoury


   (...) Après la prise de Mossoul par l’EIIL, Georges Casmoussa, ancien archevêque syriaque catholique craint que cette ville, comme d’autres dans le pays, ne se vide définitivement de ses fidèles.

   Ils représentent 2% de l’ensemble de la population irakienne, contre 20% en 1932 et 5% à la veille de l’invasion américaine en 2003. Depuis la chute de Saddam Hussein, et l’enlisement du pays dans la spirale de la violence et du terrorisme, leur nombre n’a cessé de diminuer. Aujourd’hui, les chrétiens, dont le nombre est déjà en nette réduction dans tout le Moyen-Orient, risquent de disparaître d’un des plus vieux berceaux du christianisme.

   A Mossoul, tombée aux mains des djihadistes de l’Etat islamique d’Irak et du Levant (EIIL) dans la nuit du lundi 9 juin, ils étaient 30.000, sur une population totale de deux millions d’habitants majoritairement musulmans, à résider encore dans cette ville-clé de la présence chrétienne en Irak. «Aujourd’hui, il ne reste plus qu’une cinquantaine de familles chrétiennes, tout au plus», assure Monseigneur Georges Casmoussa, ancien archevêque syriaque catholique de cette ville, dans laquelle il avait été lui-même enlevé par un groupe islamiste en 2005.

   A pied ou en voitures, ils ont tout laissé derrière eux, à l’annonce de la chute de la ville, certains fuyant vers les zones les plus proches, notamment à Qaraqosh, la plus importante ville chrétienne de la province de Ninive, d’autres prenant le chemin d’Erbil et de Duhok, au Kurdistan, pour s’éloigner le plus du danger qui les guette. «L’accès à ces deux villes étant rigoureusement contrôlé par les forces de sécurité kurdes, un camp de fortune a été aménagé à la hâte aux abords de ces localités pour accueillir les réfugiés», raconte Mgr Casmoussa.

   D’autres enfin ont trouvé refuge dans le couvent de Mar Matta, situé non loin de la province kurde. «Ce n’est pas la première fois que le monastère accueille des chrétiens, nous avons déjà vécu ce scénario au moins à deux reprises, mais les fois précédentes ils étaient moins nombreux. Cette fois-ci, le couvent était submergé», souligne le responsable religieux, auteur de «Jusqu’au bout», un livre témoignage sur les chrétiens d’Irak. (...)

   (...) Depuis Beyrouth, où il réside actuellement, l’ancien archevêque de Mossoul, évoque un nouveau coup dur pour les fidèles chaldéens, syriaques, nestoriens et arméniens, qui constituent les principales communautés chrétiennes en Irak. «Chaque épisode de violence appauvrit un peu plus la force morale des chrétiens, et accroît leur incertitude dans le futur», assure le responsable religieux.

   Aujourd’hui, à Mossoul, qui compte une trentaine d’églises, dont certaine datent du VIIe siècle, un séminaire et une poignée d’écoles chrétiennes, il n’y a plus aucun prêtre. «Un de mes amis, le père Pio a quitté les lieux à la hâte avec sa chemise et son pantalon, sans rien d’autre. Pourtant il fait partie des plus optimistes, il était engagé jusqu’au bout. Quand je l’ai eu au téléphone il m’a dit: «à chaque fois je vous disais qu’il n’y avait rien, mais maintenant on peut s’attendre à tout”», relate l’homme d’Eglise. (...) 

   (...) Les fuyards ont tous à l’esprit les taxes imposées aux chrétiens par l’EIIL à Raqqa en Syrie, comme une réinstauration de la jezzia, impôt historiquement prélevé par les conquérants musulmans auprès des populations non-mahométanes. Dans cette ville conquise par le groupe djihadiste, des codes vestimentaires ont également été imposés aux femmes par la Commission de la Charia, l’aile juridique de l’EIIL qui veille à l’application d’une interprétation stricte du code islamique.

   A Mossoul, où d’après Mgr Casmoussa, «l’Etat islamique avait une certaine influence depuis quelques temps», aucune agression ou restriction à caractère confessionnelle vis à vis des chrétiens n’a encore été recensée. «Pour l’instant, ce qui nous rassure, c’est la conduite des “envahisseurs” vis-à-vis des civils. Lorsqu’ils sont arrivés, ils ont demandé par haut parleur aux gens de regagner leur travail. Ils gardent les institutions, il n’y a pas beaucoup d’hommes armés dans la ville et les églises sont intactes», relate le responsable qui s’interroge sur la visée des insurgés et la signification de cette offensive.

   «Si l’on considère que l’objectif de l’EIIL est d’envahir tout le territoire, et d’instaurer un califat musulman, alors les chrétiens sont directement menacés. En revanche, s’il s’agit d’une bataille politique entre chiites et sunnites, entre le gouvernement central et des fractions opposées, dans ce cas là nous serons moins en danger», analyse Mgr Casmoussa. Le ton grave, il espère que ce départ soit provisoire et que les habitants finissent par rentrer chez eux. «Il ne faut pas croire que dans la conscience des chrétiens qui ont quitté la ville, c’est pour toujours. La route est ouverte, ils viennent voir leurs maisons et repartent».

   Quand bien même les chrétiens ne seraient pas l’objet de persécutions ciblées, ils restent, à l’instar de tous les Irakiens, soumis à une forte insécurité. Si la majorité des attaques terroriste vers les lieux de culte ont eu dans des mosquées, rappelle Mgr Casmoussa, les chrétiens subissent une pression supplémentaire du fait de leur position minoritaire.

   Rares sont les chrétiens ayant eu accès à des postes clés au sein de l’administration publique ; ils sont systématiquement subordonné par un responsable musulman. «Il y a des pressions pour changer le pourcentage démographique dans les villes et villages chrétiens au nord de l’Irak, au Kurdistan et du cote de Mossoul. Certaines lois ont été votées pour établir des quartiers, construire des mosquées ou distribuer des terrains à des musulmans venus d’ailleurs», affirme le responsable religieux. 

   Les gouvernements en place n’ont rien fait pour rassurer les chrétiens, dit Mgr Casmoussa : «On assiste à beaucoup de discours de bonne volonté, mais concrètement aucune loi antidiscriminatoire n’a été votée.» L’entrée en jeu de l’EIIL est un nouvel ingrédient explosif dans le contexte irakien. Un embrasement sécuritaire signifierait une accélération de l’exode des chrétiens: «Quelle garantie puis-je offrir aux jeunes qui viennent de fonder une famille? Ceux qui n’ont pas déjà subi des agressions physiques ou des menaces d’assassinat se demandent quand viendra leur tour.»


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Luc Desle

samedi 3 décembre 2011

"Donne gratuitement cours de pipeau. S'adresser au secrétariat du Parti Politique de votre choix". Benoît Barvin in "Annonces déclassées"


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Nos amis les banquiers:
"Par l'horrible Sarkoniais!
Ces s... de banquiers nous ont grugés!
- Ben, c'est leur fonction, non?
- Oh toi, Monsieur-Je-Sais-Tout, tu vas la
sentir passer, ma façon de penser"
"Faites sauter la banque!"
Louis de Funès - Michel Tureau - 
Anne Doat - Catherine Demongeot ...

BANQUES
Le krach qui fait trembler la Lituanie
25 novembre 2011 Veidas


   (...) “Joueurs de hasard ou victimes ?” (faut vraiment répondre?) s’interroge en Une Veidas, à propos des principaux actionnaires de la banque Snoras, le lituanien Raimondas Baranauskas et le russe Vladimir Antonov, propriétaire entre autres du club de foot britannique de Portsmouth. Les deux hommes ont été arrêtés le 24 novembre à Londres, à la demande de la justice lituanienne, qui enquête sur le krach de Snoras, la cinquième banque du pays. Ils sont suspectés d’avoir siphonné 3,4 milliards de litai (près d’un milliard d’euros) (bon...) de la banque et 100 millions de lats (près de 144 millions d’euros) de sa filiale lettone Latvijas Krajbanka, sixième banque de Lettonie, et risquent (risquent?) dix ans de prison. (...)


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"Vous z'en faites pas, les potos, les châtiments corporels,
ça dresse les enfants désobéissants. Regardez-moi, 
ça a marché pour moi, non?"
 Le Christ en croix.Lorenzo Monaco
pixelcreation.fr

Un livre qui tue
Erik Eckholm | The New York Times

   Aux États-Unis, à la suite du décès de plusieurs enfants dont les parents avaient lu l’ouvrage d’un pasteur sur l’éducation, la polémique a éclaté sur un livre qui prône de violents châtiments, relate le New York Times.   
    (...) Le dernier cas de dérapage est celui de Larry et Carri Williams, de Sedro-Wooley, dans l’Etat de Washington, qui avaient choisi de faire eux-mêmes l’école à leurs six enfants. En 2008, le couple avait adopté une fillette de 11 ans et un garçon de 7 ans, tous deux originaires d’Ethiopie, mais, selon des amis, il les décrivait comme des enfants “rebelles”. En mai dernier, Hana, la fille adoptive, a été retrouvée dans la cour face contre terre, nue et amaigrie, morte d’hypothermie et de malnutrition. 
   Selon le rapport du shérif, ses parents adoptifs la privaient de nourriture pendant plusieurs jours d’affilée, la faisaient dormir dans une grange ou un placard et la lavaient dans la cour à l’aide d’un tuyau d’arrosage. Ils la fouettaient régulièrement. La mère avait beaucoup aimé le livre du couple Pearl et en avait offert un exemplaire à une amie (heu... pas besoin d'un livre pour être sadique... Les lecteurs de Stephen King ou Sade ne le sont pas forcément... Enfin, je crois, me dis-je en me regardant avec méchanceté dans le miroir). 
   Le jour de sa mort, Hana avait été frappée avec le tuyau en plastique de 35 centimètres recommandé par le pasteur. “C’est un bon instrument, suffisamment souple pour ne pas abîmer les muscles et les os”, a affirmé celui-ci dans l’interview. Les Williams semblent avoir poussé (ont poussé, peut-être?) à l’extrême les méthodes inspirées du livre. Les parents adoptifs de Hana ont plaidé non coupables et sont en instance de jugement. Le procureur du comté de Skagit, chargé de l’affaire, a déclaré que rien ne lui permettait d’inculper le couple Pearl (la mort, naturelle, de la petite Ethiopienne étant prouvée, bien sûr...) et que l’homicide n’avait pas été causé par les lectures des parents ou leur religion. 
   Un certain nombre de parents conservateurs de confession chrétienne, qui sont hostiles aux méthodes du pasteur, ont lancé une pétition pour demander à des distributeurs comme Amazon de ne pas vendre son livre. Selon Crystal Lutton, l’éditeur de Grace-Based Discipline, l’un des blogs chrétiens qui dénoncent les châtiments corporels, le danger avec la méthode Pearl est que “si l’on n’obtient pas de résultats, on est tenté d’aller de plus en plus loin dans le châtiment”. (...)

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"Alors, comme ça, t'a crié des insultes?!
Tu sais ce que tu risques, sale délinquant?"
vieillemarde.com

L'UMP propose de sanctionner
les mineurs dès 12 ans

   (...) Dans le cadre des propositions sur la justice, l'éducation, l'immigration, la sécurité et la laïcité, l'UMP s'apprête à proposer ce mardi 29 novembre l'élaboration d'un code pénal spécifique pour les mineurs. Il donnera la possibilité de sanctionner par des "travaux de réparation" les "actes commis dès 12 ans", après "autorisation des parents" (autorisation de commettre des actes? se faire réparer, chez soi, gratuitement, les problèmes de plomberie, par exemple?).
   L'ensemble de ces des propositions seront dévoilées (Heu... et si on se détournait de ces dévoilements pornographiques de l'UMPFN, pour une fois?) dans l'après-midi à Villeurbanne, près de Lyon, lors d'une convention nationale de l'UMP sur son projet pour 2012.
   (...) L'UMP veut en outre "séparer les deux fonctions" exercées par le juge des enfants, chargé à la fois de protéger les mineurs en danger et de sanctionner les moins de 18 ans qui commettent des délits (mais ne pas engager d'autres juges, évidemment, car-y'a-trop-de-fonctionnaires).
   Plus globalement, l'UMP veut supprimer les réductions de peines automatiques et interdire la libération conditionnelle tant que les deux tiers de la peine ne sont pas purgés. Elle entend aussi instaurer des peines-plancher pour "les réitérants" (crime ou délit différent du précédent) et non plus seulement pour les récidivistes (crime ou délit identique) (oh les jolis termes soulignés... L'UMP petit père fouettard... pour les autres, bien entendu). (...)

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"Tu vois ces petites fioles empoisonnées?
- Oui.
- Je vais te les fourrer quelque part.
- C'est parce que je travaille pour Monsanto que tu me dis ça?
- Devine"

Le Conseil d'Etat annule la suspension 
du maïs MON 810 : lacune de l'Etat, 
Monsanto prend l'avantage !
(contre la santé du citoyen...)
Jean-Luc Bennahmias

   (...) Saisi par Monsanto, le Conseil d'Etat a décidé aujourd'hui, après avoir interrogé la Cour européenne de Justice (CJE), de suspendre le moratoire français sur le maïs MON 810. 
   Le maïs MON 810 pourrait donc bientôt faire son apparition en France si rien n'est fait pour activer une nouvelle clause de sauvegarde contre l'OGM de Monsanto.
   Alors que la CJE ne fait que mentionner un problème purement juridique et ne juge pas sur le fond (évidemment...), le Conseil d'Etat juge que le ministre de l'agriculture n'avait pas les preuves suffisantes d'un risque avéré pour la santé et l'environnement du maïs MON 810 pour prendre ses arrêtés d'interdiction de culture (of course puisque les risques doivent être évalués en amont, dans des études poussées par des organismes indépendants et non Monsantiens... Le serpent qui se mord la queue, et la nôtre, vous connaissez?). Face à la puissance de feu d'un lobby comme Monsanto, le mieux est de bien ficeler son dossier. Cette fois-ci c'est raté, à l'Etat de revenir au plus vite avec une nouvelle clause de sauvegarde qui soit incontestable. Il y a évidemment matière en ce sens.
   Quant au conseil d'Etat, qu'il s'occupe de la légalité des lois, c'est tout à fait pertinent, mais permettez-moi de douter de sa capacité d'évaluation des risques de dangerosité de tel ou tel produit (la raison pour laquelle le lobby Monsanto a réussi à s'imposer auprès de lui?). Les inquiétudes sur les impacts environnementaux et sur la santé humaine des OGM existent.

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Luc Desle