Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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vendredi 27 décembre 2013

"Ce petit bout de chou devint une grande asperge". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(TA VIE EST UN SOUPIR
ET UNE ÉTREINTE)

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(La femme aux pigeons attendait le sien,
qui venait en limousine)


(Source: ekaterinalikes, via kngddyrbt)

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"Monsieur le Saoudien, vous n'allez
pas me faire de mal, n'est-ce pas?
 -Moi, non. Mes amis, par contre..."



allthingsruffnerian.blogspot.com

Au Moyen-Orient, le meurtre de masse
est financé par nos amis saoudiens

Patrick COCKBURN

Information Clearing House, December 10, 2013.
Traduction : Anne Meert pour Investig’Action.


   (...) Chacun sait d’où provient l’argent d’al-Qaïda, mais alors que la violence est sectaire, l’Occident ne fait rien. On sait que les donateurs en Arabie Saoudite ont joué un rôle crucial dans la création et le maintien de groupes djihadistes sunnites ces trente dernières années. Mais quelle que soit la détermination supposée des États-Unis et de leurs alliés, depuis le 11 septembre, à mener « la guerre contre le terrorisme », ils ont fait preuve d’une retenue surprenante quand il s’est agi de presser l’Arabie saoudite et les monarchies du Golfe de fermer le robinet financier qui maintient les djihadistes en activité.

   Comparons deux déclaration étatsuniennes soulignant la signification de ces donations et basant leurs conclusions sur les meilleurs renseignements disponibles au gouvernement des Etats-Unis. La première se trouve dans le Rapport Final [ de la Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis], qui établit que Oussama ben Laden ne finançait pas al-Qaïda car depuis 1994 il avait peu d’argent en propre, mais qu’il comptait sur ses liens avec des Saoudiens nantis, noués pendant la guerre afghane dans les années 1980. Citant parmi d’autres sources un rapport analytique de la CIA daté du 14 novembre 2002, la Commission concluait que : « al-Qaïda semble avoir compté sur un groupe restreint de facilitateurs financiers qui levaient des fonds chez divers donateurs et d’autres collecteurs de fonds principalement dans les pays du Golfe et en particulier en Arabie saoudite ».

   Sept années se passent après le rapport de la CIA, pendant lesquelles les États-Unis envahissent l’Irak, luttant notamment contre la concession de al-Qaïda nouvellement établie en Irak, et s’engagent dans une guerre sanglante en Afghanistan avec les talibans ressuscités. Des drones étasuniens sont tirés sur des cibles supposées liées à al-Qaïda, situées un peu partout depuis le Waziristan, dans le nord-ouest du Pakistan jusqu’à des villages des collines du Yémen. Mais pendant tout ce temps, Washington ne réussit qu’à adresser quelques reproches polis à l’Arabie saoudite pour avoir fait la promotion de militants sunnites fanatisés et sectaires hors de ses propres frontières.

   La preuve en est un très étonnant télégramme sur « la finance terroriste » adressé par la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton à des ambassades étatsuniennes, daté du 30 décembre 2009 et publié par Wikileaks l’année suivante. Elle déclare fermement que « des donateurs en Arabie saoudite constituent la source de fonds la plus importante aux groupes terroristes sunnites dans le monde entier ». Huit années après le 11 septembre, et alors que 15 des 19 pirates de l’air étaient des Saoudiens, Mme Clinton réitère ce même message : « que l’Arabie saoudite reste un soutien financier capital pour al-Qaïda, les talibans, Let [Lashkar-e-Taiba au Pakistan] et d’autres groupes terroristes ». L’Arabie saoudite a été le plus important soutien de ces groupes, mais elle n’était pas toute seule puisque « al-Qaïda et d’autres groupes continuent à exploiter le Koweït à la fois comme source de financement et comme point de transit clé ».

   Pourquoi les États-Unis et leurs alliés européens traitent-ils l’Arabie saoudite avec tant de réserve alors que le royaume était si capital pour al-Qaïda et d’autres organisations sunnites djihadistes encore plus sectaires ? L’explication qui saute aux yeux est que les États-Unis, la Grande-Bretagne et d’autres ne voulaient pas offenser leur allié proche et que la famille royale saoudienne avait judicieusement utilisé son argent pour acheter son entrée dans la classe dirigeante internationale. Il y a eu des tentatives peu convaincantes de lier l’Iran et l’Irak à al-Qaïda, alors que les vrais coupables étaient juste sous nos yeux.

   Mais il y a une autre raison flagrante pour laquelle les puissances occidentales ont tant traîné à dénoncer l’Arabie saoudite et les dirigeants sunnites du Golfe pour avoir répandu le sectarisme et la haine religieuse. Les membres d’al-Qaïda ou les groupes influencés par al-Qaïda ont toujours eu deux opinions très différentes pour désigner qui est leur ennemi numéro 1. Pour Oussama ben Laden, le principal ennemi, c’étaient les Étasuniens mais pour la grande majorité de djihadistes sunnites, y compris les franchisés de al-Qaïda en Irak et en Syrie, la cible, ce sont les chiites. Ce sont les chiites qui sont morts par milliers en Irak en Syrie, au Pakistan et même dans des pays où il y en a peu à tuer comme en Egypte.

   Les journaux pakistanais ne prêtent plus guère attention aux centaines de chiites qui sont massacrés de Quetta à Lahore. En Irak, la majorité des plus de 7.000 personnes tuées cette année sont des civils chiites tués par les bombes d’al-Qaïda en Irak, qui fait partie d’une organisation-mère appelée ISIL (Etat Islamique d’Irak et du Levant), qui inclut aussi la Syrie. En Lybie à prédominance sunnite, des militants de la ville de Derna, dans l’est, ont tué un professeur irakien qui avait reconnu sur vidéo qu’il était chiite, avant d’être exécuté par ses ravisseurs.

   Supposons qu’un centième de ces massacres impitoyables ait été commis directement sur des cibles occidentales plutôt que contre des musulmans chiites, les Américains et les Britanniques auraient-ils été aussi accommodants envers les Saoudiens, les Koweïtiens et les Emiratiens ? C’est cela même qui donne la mesure de l’hypocrisie des énormes bureaucraties de la sécurité, à Washington et à Londres, qui se targuent de leurs succès à combattre le terrorisme, justifiant ainsi de gros budgets pour eux-mêmes et des libertés civiles restreintes pour tous les autres. Tous les drones dans le monde tirés sur des villages pachtounes au Pakistan ou sur leurs homologues au Yémen ou en Somalie ne feront guère de différence si jamais les djihadistes sunnites en Irak et en Syrie décident, comme Oussama ben Laden le fit avant eux – que leurs principaux ennemis se trouvent non pas parmi les chiites, mais aux États-Unis et en Grande-Bretagne.

   Au lieu des plastiqueurs amateurs maladroits à la chaussure ou au slip, les services de sécurité auraient à affronter des mouvements djihadistes en Irak, en Syrie et en Lybie déployant des centaines de faiseurs de bombes et de kamikazes. C’est seulement cette année-ci, peu à peu, que des vidéos de Syrie montrant des non-sunnites décapités pour des motivations uniquement sectaires ont commencé à remuer l’indifférence fondamentale des puissances occidentales face au djihadisme sunnite, qui était de mise aussi longtemps qu’elles étaient à l’abri d’attaques directes.

   En tant que gouvernement, l’Arabie saoudite est restée longtemps à la traîne du Qatar pour financer les rebelles en Syrie, et c’est seulement depuis l’été dernier qu’ils ont repris le dossier. Ils souhaitent marginaliser les franchisés de al-Qaïda comme Isil et le Front al-Nusra en achetant et armant suffisamment de groupes de combattants sunnites pour renverser le président Bashar al-Assad.

   Les dirigeants de la politique saoudienne en Syrie – le ministre des Affaires Etrangères, le prince Saoud ben Fayçal, le chef des services secrets saoudiens le prince Bandar ben Sultan et le vice-ministre de la Défense le prince Salman ben Sultan – projettent de dépenser des milliards pour lever une armée sunnite militante forte de 40.000 à 50.000 hommes. Déjà les seigneurs de la guerre s’unissent pour se partager les largesses saoudiennes qui suscitent probablement plus leur enthousiasme que le désir de combattre.

   L’initiative saoudienne se nourrit en partie de la colère de Riyad devant la décision du président Obama de ne pas partir en guerre contre la Syrie après qu’Assad eut utilisé des armes chimiques le 21 août. Seule une attaque aérienne totale des États-Unis, comme celle de l’OTAN en Lybie en 2011, pourrait renverser Assad, si bien qu’ils ont absolument décidé de s’abstenir pour le moment. La colère saoudienne a été encore plus exacerbée par le succès des négociations menées par les États-Unis sur un accord intérimaire avec l’Iran touchant son programme nucléaire.

   En sortant de l’ombre en Syrie, les Saoudiens commettent probablement une erreur. Leur argent ne pourra pas leur acheter autant. L’unité artificielle de groupes rebelles aux mains tendues vers l’argent saoudien ne durera pas. Ils seront discrédités aux yeux des djihadistes plus fanatiques ainsi que des Syriens en général en tant que pions des services secrets saoudiens ou autres.

   Une opposition divisée sera encore plus fragmentée. La Jordanie peut s’adapter aux Saoudiens et à une multitude de services secrets étrangers, mais elle ne voudra pas être le lieu de ralliement pour une armée anti-Assad.

   Le plan saoudien semble compromis dès le départ, même s’il pourrait encore faire tuer beaucoup d’autres Syriens avant d’échouer. Yazid Sayegh du Centre Carnegie pour le Moyen-Orient résume ainsi les risques que présente l’entreprise : « L’Arabie saoudite pourrait se retrouver en train de répéter son expérience en Afghanistan, où elle a construit des groupes disparates de moudjahidin à qui manquait un cadre politique les unifiant. Les forces se sont trouvées incapables de gouverner Kaboul après l’avoir prise, pavant la route aux talibans qui allaient prendre le relais. Al-Qaïda a suivi, et par la suite le contrecoup a atteint l’Arabie saoudite ». (...)


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(Pour la Nouvelle Année,
elle s’entraînait à ne plus respirer
l'odeur fétide dégagée 
par les nouvelles du Monde)


(via kngddyrbt)

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Benoît Barvin

samedi 30 mars 2013

"Cette famille tuyau de poêle ne fonctionnait pas au gaz mais au gros rouge". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes"

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Pensées pour nous-mêmes:

(TON TRAVAIL C'EST DE GRANDIR
ET RIEN D'AUTRE)

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(Super anti-suicide prêt à aider
les cadres de Paule Emploi)



uaredesign.com

Suicide d'un cadre dirigeant 
de Pôle emploi en Languedoc Roussillon
Cécile HAUTEFEUILLE

   (...) «Omerta», «chape de plomb», «volonté évidente d'étouffer l'affaire». Dans les rangs de Pôle Emploi en Languedoc Roussillon, le décès brutal de ce cadre, qui travaillait à Montpellier, commence à peser lourd. Trop lourd.

   «Tout le monde a été prudent et respectueux», nous confie une source syndicale. «Personne n'a cherché à instrumentaliser ce geste désespéré. Mais ça a créé une onde de choc et nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir en parler. Si ce suicide est lié à des problématiques personnelles, ça ne nous regarde pas. Mais s'il y a, ne serait-ce qu'un pour cent deproblématique professionnelle, on se doit de la prendre en compte.»

   A l'heure actuelle, selon nos informations, aucune enquête n'a été diligentée en interne, par le CHSCT. Et certains le regrettent, et le réclament. C'est le cas de cet agent, qui a accepté de nous répondre :

   «Nous souhaitons une enquête pour savoir s'il y a un lien entre cette disparition et une souffrance au travail. Nous avons l'impression que c'est une information que la direction cherche à étouffer. Elle nous a mis en garde, elle ne veut pas que l'on remue des choses...» 

   Quelles choses ? Pourquoi ces prétendues mises en garde de la direction ? «Vous savez très bien que le climat est tout sauf serein à Pôle emploi», répond cet agent. «Suicides ou tentatives de suicide de demandeurs d'emploi, personnel sous tension, le contexte est très pesant. Et pardonnez moi, mais ce suicide fait tâche en interne, parce que c'est un cadre qui avait été écarté de hautes fonctions.» 

   L'homme avait effectivement changé de poste. Il avait été nommé directeur régional adjoint de Pôle Emploi en 2008, puis trois ans plus tard, quand la direction régionale a changé, il est devenu "directeur de production". «Il a clairement été déclassé» affirme une source syndicale, qui ajoute qu'il avait aussi très récemment quitté les locaux de la direction régionale de Montpellier : 

    «On l'a mis dans un autre bâtiment, dans un autre quartier de la ville, et il s'est retrouvé dans un bureau au sous sol ! Je ne suis pas en train de vous dire qu'il travaillait dans une cave, mais la symbolique est là : passer du 4ème étage de la direction régionale, à ce bureau éloigné...c'était peut être difficile à vivre...»

   Contactée par le minisphère, la direction régionale confirme le changement de fonction et le récent déménagement : «Ce poste de directeur de production, il l'avait accepté. Et il était excellent dans son travail. Quant au changement de bureau, c'était pour rejoindre le bâtiment où étaient ses équipes. Il encadrait 200 personnes, chargées de soulager le travail des agences Pôle emploi.» 

   Travaillait-il réellement dans un bureau en sous sol ? «Pas de commentaire sur les interprétations des uns et des autres.» Pas de commentaire non plus sur le geste mais une mise au point sur «l'omerta» dénoncée :  «C'est faux, il n'y a aucun blocage de l'information. Tous les représentants du CHSCT ont été informés le soir même du décès. Nous avons aussi mis en place des cellules d'écoute sur le site où travaillait ce cadre. Les gens ont été reçus. La situation est tellement tendue, nous faisons attention à tout évènement...»

   Pôle emploi semble craindre un "effet d'entraînement". Que ce terrible passage à l'acte n'en entraîne d'autres. «Tout le monde pense évidemment aux suicides chez France Télecom», conclut un syndicaliste de Pôle emploi. «Mais ça, la direction ne veut ni en parler, ni en entendre parler.» (...) 


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"Tu as vu le déguisement des banquiers pour nous
émouvoir sur leur sort?
- Non, ça c'est une vraie pauvre...
- Tu es sûre? J'aurais pourtant juré..."


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"Israël/Palestine... C'est fait...
Maintenant, quel autre rendez-vous important?
Ah oui, le bal de charité où je vais
pouvoir montrer mon superbe jeu de jambes...
Yeah!"

Obama, un p’tit tour et puis c’est tout
 Emmanuel Riondé

   (...) Durant l’été 2010, Regards avait eu l’occasion de rencontrer et d’interviewer l’historien palestino-américain Rashid Khalidi. Interrogé sur les lendemains décevants du discours du Caire (prononcé en juin 2009), voici ce qu’ils nous avait alors confié à propos de la politique américaine au Proche-Orient (un entretien à relire dans son intégralité ici) :

   « Obama a oublié que pour changer la politique dans ce pays, il ne suffit pas de le décider à la Maison Blanche, il faut aussi la vendre. D’abord à une opinion publique très favorable à Israël. En Europe, vous avez une connaissance du Moyen-Orient à cause du colonialisme, du tourisme, du business, de l’enjeu énergétique, etc. Aux Etats-Unis, la population a peu d’informations sur le Moyen-Orient. 

   Et à bien des égards, ce pays reste coupé du monde. On ne connaît pas les langues étrangères, on ne fait pas de tourisme partout, on n’a pas de passé colonial. Il n’y avait aucun expert du monde arabe avant la deuxième guerre mondiale aux Etats-Unis ! Juste quelques spécialistes des langues orientales. Alors de grands mensonges sur le sionisme et sur Israël y ont été diffusé sans que ce soit contré par les réalités proche-orientales. (...)

   Il faut aussi vendre cette politique au Congrès, et celui-ci reste largement sous influence du lobby israélien. Intelligemment, l’Aipac et les autres éléments du lobby y ont axé tous leurs efforts depuis les années 1950-1960. Cela a abouti à une grande maîtrise et c’est toujours le cas : de nombreux élus au Congrès et au Sénat savent que la politique d’Israël nuit aux Etats-Unis mais ils n’osent pas le dire (...) 

   Dès les années 1940, la plupart des stratèges américains savaient que l’appui à la création d’Israël, puis l’établissement de forts liens avec ce pays allaient nuire aux Etats-Unis dans le monde arabe. Tous les conseillers de Truman étaient contre sa politique. Mais il y avait aussi dans son entourage des amis du sionisme et lui-même pensait qu’il fallait créer un Etat juif. Aux consuls américains en poste dans le monde arabe, il a un jour expliqué : « Messieurs, je suis désolé mais je n’ai pas d’électeurs arabes dans ma population . » Cela reste en grande partie vrai aujourd’hui. (...)

   Je crois que Obama n’a pas suffisamment travaillé l’opinion publique et le Congrès sur la question du Moyen-Orient. Un universitaire du Maryland a récemment montré qu’au moment du discours du Caire, la perception des Etats-Unis dans le monde arabe s’était très nettement améliorée. Mais dans l’année qui a suivi, cela a chuté et l’appui à l’Iran y a progressé... Selon cet universitaire, ce renversement est essentiellement dû à la déception causée par la politique américaine en Palestine. »

   Une Palestine où personne - des dirigeants politiques aux habitants des territoires - ne semble nourrir d’illusion sur cette visite. Ce mercredi, en Cisjordanie, au moment où l’avion d’Obama se posait à Tel-Aviv, quelques militants érigeaient un nouveau village de toile à Eizariya sur une colline faisant face à un autre village démantelé il y a deux mois par les forces israéliennes. 

   Dans un communiqué, les activistes qui réaffirment le droit des Palestiniens à « retourner sur [leurs] terres et dans [leurs] villages [et à y proclamer] leur souveraineté (...) sans la permission de qui que ce soit » règlent en quelques mots la « question américaine » : « Une administration qui a utilisé son veto à 43 reprises pour supporter Israël contre les droits des Palestiniens, une administration qui gratifie Israël d’une aide militaire de plus de trois milliards de dollars chaque année, ne peut contribuer de façon positive à trouver une solution juste. »(...)

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Benoît Barvin