Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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jeudi 14 mars 2013

"Après sa création, Dieu comprit qu'il avait échoué à son examen". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA TERRE EST UN GRAIN DE BLÉ
DANS L'IMMENSE UNIVERS)

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"Enfin on nous rend hommage...
Appelez-moi m'am'zelle Tarzan"


Singeries
Guillaume Liégard

   (...) En énonçant que l’homme descend du singe, Charles Darwin provoqua un beau scandale. On sait depuis que la réalité est bien pire : l’homme ne descend pas du singe, il est un singe comme les autres !

   
Les deux clades ci-dessus indiquent la même chose sur le fond, mais n’induisent pas nécessairement la même symbolique.

   - Le premier très traditionnel place l’homme en bout de chaîne et sous-tend le message suivant : l’homme est plus proche du chimpanzé que du gorille. A part quelques créationnistes acharnés, c’est une conclusion tout à fait admise.
   - Le second, tout aussi vrai, ne dit pas autre chose. Mais si on se place du point de vue du chimpanzé, on peut le traduire de la manière suivante : le chimpanzé est plus proche de l’homme que du gorille. Si cette affirmation ne fait pas de doute du point de vue de la biologie moléculaire, testez-là autour de vous et vous verrez qu’elle ne relèvera pas de la même évidence que la première conclusion.

   Excepté la haute opinion que nous avons de nous-mêmes, il n’y a pas lieu d’un point de vue phylogénétique de constituer deux groupes séparés entre l’homme d’un côté et les grands singes de l’autre. Il existe d’ailleurs un débat pour savoir s’il faut inclure, ou non, les chimpanzés dans le genre homo. De plus, il est désormais bien établi que ce qui a été longtemps considéré comme le propre de l’homme, par exemple l’utilisation d’outils, la transmission culturelle ou la sexualité existe aussi chez d’autres grands mammifères en particulier chez les grands singes. Mais alors que nous reste-t-il ? (...)

   (...) Que nous dit Lucien Sève (auteur d'un article, dans l'Humanité, consacré au film de Disney "Chimpanzés) :« Ce qui fait frontière entre les grands singes et nous, ce n’est pas une série de propres individuels mais un gigantesque propre social : le cumul historique continu de productions collectives ».

   Il est absolument incontestable que « ce cumul historique »marque une vraie spécificité entre nos sociétés d’aujourd’hui et les populations de grands singes, mais du coup se posent immédiatement deux questions. Comment caractériser homo sapiens jusqu’à la révolution néolithique, c’est à dire au mieux jusqu’à 10/12 000 ans avant le temps présent ? Et comment définir les populations, certes numériquement très faibles, de chasseurs/cueilleurs qui subsistent dans les grandes forêts primaires d’Amazonie, de Papouaisie, voire d’Afrique équatoriale ? 

   Incontestablement ces populations d’hier et d’aujourd’hui font bien partie de la même espèce que nous et d’ailleurs personne ne le conteste, mais il n’y a pas de doute que ces populations n’ont pas organisé la production sociale des moyens de subsistance. Le travail ne saurait donc être un discriminant suffisant. Il est donc inutile et peut-être dangereux d’identifier comme le fait Sève le propre de l’humanité avec l’existence d’atelier. Une phrase comme celle-ci, « ce qui a produit le passage d’Homo sapiens au genre humain civilisé, ce n’est pas la nature mais l’histoire sociale » peut aussi avoir une interprétation détestable. (...)


Lire l'article sur:

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"Si je m'habille tous les jours comme ça?
Evidemment, cette question!"

photo by Peter Basch 1963

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"Croix de bois, croix de fer,
si je mens, je le dis à l'UMP
qui ne rectifiera pas"

Vite fait, bien faux
Pierre Rimbert

   (...) Quoi de plus savoureux qu’une fausse information rebondissant de support en support au gré des reprises non vérifiées ? Le 7 janvier 2011, le journaliste Jean Quatremer met en ligne sur son blog Coulisses de Bruxelles un texte sobrement intitulé « Jean-Luc Mélenchon aime la dictature cubaine et le dit (bis) ». Sur la base d’une information communiquée par un internaute, il écrit à propos du coprésident du Parti de gauche : « Comme me l’a signalé Toral, voici ce qu’il[M. Mélenchon] déclarait au Monde diplomatique daté du 5 juillet 2010 : “(…) Je félicite Cuba, sa résistance et les contributions qu’elle a faites à la science, à la culture, au sport et à l’histoire universelle.”» Las, la référence est (doublement) erronée : non seulement le propos de M. Mélenchon n’a pas été publié par Le Monde diplomatique, mais ce journal, arrimé depuis 1954 à une périodicité mensuelle, n’est daté d’aucun jour particulier comme un simple coup d’œil à la « une » suffit à s’en convaincre. Il n’y a donc pas plus de Monde diplomatique « daté du 5 juillet 2010 » que de beurre en broche.

   Cette vétille aurait pu s’abîmer sans bruit dans la fosse commune des bévues de presse si la négligence de Quatremer n’avait cette fois fonctionné comme un test collectif de paresse intellectuelle. En effet, la référence falsifiée réapparaît le 17 avril 2012 — cinq jours avant le premier tour du scrutin présidentiel — dans un article de l’essayiste anticastriste Jacobo Machover publié par le site d’information Atlantico. On y lit : « “Je félicite Cuba, sa résistance et les contributions qu’elle a faites à la science, à la culture, au sport et à l’histoire universelle”, déclarait Jean-Luc Mélenchon dans Le Monde diplomatique de juillet 2010. » La précision « daté du 5 » a disparu mais la fausse référence demeure, Machover, parfois décrit comme « universitaire », n’ayant pas jugé utile de la vérifier.

   L’idée n’a pas davantage effleuré M. Jean-François Copé. Dans sonManifeste pour une droite décomplexée (Fayard, 2012), le secrétaire général de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) se lance dans une diatribe contre M. Mélenchon et le Front de gauche. « Quel leader politique peut affirmer sans rire qu’il “félicite Cuba, sa résistance et les contributions qu’elle a faites à la science, à la culture, au sport et à l’histoire universelle ? (1)” Jean-Luc Mélenchon ! », écrit-il page 188. Une note précise : « 1. Le Monde diplomatique, 5 juillet 2010. » Copié-collé : signe d’usure, style d’avenir. (...)

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Benoît Barvin

lundi 21 mai 2012

"Au milieu des 40 violeurs, Ali Baba n'en menait pas large". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE SAGE QUI EST EN TOI,
NE LE RÉVEILLE PAS A TOUT BOUT DE CHAMP)

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"Ma rémunération de psychopathe,
c'est pour que je me déchaîne pas,
version Hannibal Lecter!"
liberation.fr


Les capitalistes sont-ils 
tous des psychopathes?

   (...) François Hollande déclarait il y a cinq ans qu'il n'aimait pas les riches. A en croire un article au vitriol de l'écrivain américain William Deresiewicz publié récemment par le New York Times, il n'avait peut-être pas tort.

   Ce dernier cite une étude menée au début de l'année par le CFA Institute –dont l'ambition est de moraliser le monde de la finance et de l'investissement– selon laquelle au moins 10% des personnes qui travaillent à Wall Street sont des psychopathes contre 1% en moyenne dans le reste de la population américaine.

   Ces personnes ont en général «un manque total d'intérêt et d'empathie pour ce que les autres ressentent et pensent». Elles sont capables de faire preuve «de beaucoup de charme, de charisme et d'intelligence» et «d'une capacité sans égale à mentir, inventer et manipuler». Une autre étude très sérieuse menée l'an dernier par l'université du Michigan conclut que les riches ont plus tendance à mentir, tricher et violer la loi que les autres. La lutte des classes bat son plein aux Etats-Unis.

   Ce qui surprend le plus d'ailleurs William Deresiewicz, ce ne sont pas les conclusions de ses différentes études, mais la surprise qu'elles provoquent. «Wall Street représente le capitalisme dans sa forme la plus pure et le capitalisme est fondé sur de mauvais comportements. Cela n'est pas vraiment une information nouvelle.» (non, mais c'est bon de le rappeler régulièrement)

   Pour lui, les scandales récents mêlant des multinationales comme Enron, BP, Goldman, Philip Morris, G.E., Merck, Walmart, News Corp… les manipulations comptables, l'évasion fiscale, les rejets de substances toxiques, les surfacturations, les manipulations des appels d'offre, les dessous de table, les parjures, la destruction des terres, les torts faits aux consommateurs… ne sont pas des anomalies: «C'est comme cela que le système fonctionne, vous prenez tout ce que vous pouvez et tentez de jouer les innocents incompétents quand vous êtes pris.» (...) 

Lire sur:

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"Moi, Tribun, Toi, Narine...
Je t'aurai, les doigts dans le nez...
- Ahaha, Méluche, toujours
le mot pour rire, hein?"

Sombres présages

   (...) Commençons par ce qui va manifestement occuper les médias pendant un mois, au détriment de tout le reste : le parachutage de Mélenchon face à Marine Le Pen. Oui oui, parachutage. C’est bien le mot, non ? Il n’y a pas de raison de s’en gausser quand il s’agit de Jack Lang et de trouver ça normal quand c’est Mélenchon. Pour être honnête, Marine Le Pen est dans le même cas. Un des élements de langage de Mélenchon sera d’ailleurs de dénoncer celle qui habite le “château de Montretout”. Parce qu’il a vraiment l’intention d’habiter à Hénin-Beaumont, lui ? D’autant qu’il est déjà député européen depuis 2009. On peut difficilement prétendre changer les mœurs politiques et se comporter comme les pires de ses collègues.
   Bref, je me demande bien ce qu’il est parti faire dans cette galère. Cette croisade face au FHaine vire à l’obsession malsaine. À croire que, comme la plupart des politiciens, la castagne électorale le motive bien plus que la gestion.
   Je l’ai déjà dit, le FHaine n’est pas une maladie, c’est un symptôme. Et ce n’est pas en braillant le nom de Jaurès ou de Blum du haut d’une tribune qu’on fera changer d’avis les vieux cons xénophobes et arriérés qui constituent le gros de l’électorat frontiste. On ne les rendra pas plus malins non plus.
   C’est en faisant de la politique, en donnant l’image de gens compétents, sincères et irréprochables, en obtenant des résultats. Je ne connais pas la carte électorale ni la situation locale, je suppose qu’il a mesuré le risque, mais il est possible que comme à la présidentielle il se monte le bourrichon plus que de raison, et qu’il subisse une nouvelle déroute, d’autant plus cuisante qu’elle aura été surmédiatisée. (...)

Suite à lire sur l'excellent blog de:

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"Bonjour, Médème...
- Ah non! Pas de familiarité intempestive!
Appelez-moi Monsieur le Ministre,
comme tout le monde"


Michèle Alliot-Marie à Bastia 
le 5 avril 2009 
AFP PHOTO STEPHAN AGOSTINI


Sur l’égalité des genres et sur le respect 
de la dignité humaine. 
Dialogue avec Asma Jahangir, 
prix UNESCO pour la promotion 
d’une culture de droits de l’Homme.

   (...) Irina Zoubenko-Laplante. Au début des années 1980, vous avez créé le centre d’assistance juridique AGHS géré exclusivement par des femmes.

   Asma Jahangir. Lorsque j’ai terminé mes études, mon diplôme de droit de l’Université du Penjab en poche, j’ai réalisé que je n’allais pas trouver de cabinet juridique pour m’engager. Je me suis dit que la meilleure solution serait certainement de monter mon propre cabinet. Je me suis alors associée avec deux amies, puis avec ma soeur, Hina Jilani. C’était une époque où les femmes faisaient l’objet d’une oppression totale. Le mouvement des femmes était en train de naître, mais il y avait aussi un mouvement des avocats. Nous nous sommes retrouvées au centre de ces deux groupes et nous avons commencé à militer assez rapidement.

   Irina Zoubenko-Laplante. Que peut-on faire pour améliorer la condition de la femme ?

   Asma Jahangir. Avant tout, promouvoir les droits économiques des femmes, qui manquent cruellement dans de nombreux pays. Les femmes n’ont pas le même statut que les hommes. Même si elles travaillent, elles ne reçoivent pas le même salaire que leurs équivalents masculins à travail égal. De plus, la violence contre les femmes est rampante. Nous devons commencer par mieux informer les femmes de leurs droits, un domaine dans lequel d’énormes progrès ont déjà été réalisés. Et ensuite, nous devons effectuer un travail de sensibilisation sur les droits des femmes auprès de différents acteurs, comme le pouvoir judiciaire, le parlement, les médias, etc. Nous avons obtenu des avancées, mais elles ne sont pas suffisantes.

   Irina Zoubenko-Laplante. La promotion de l’égalité des genres peut-elle contribuer à atteindre les Objectifs du Millénaire, en particulier de réduire la pauvreté ?

   Asma Jahangir. Je pense que cette aspiration des Nations Unies est louable, mais il est évident qu’il sera impossible d’atteindre ces objectifs d’ici à l’échéance prévue, en 2015. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il faille baisser les bras. Je pense que le problème des enfants et de la pauvreté est particulièrement grave à l’heure actuelle. Je suis persuadée que les enfants sont les premières victimes de la pauvreté, qu’il s’agisse des enfants défavorisés, des enfants victimes d’abus sexuels, des enfants utilisés pour mendier (une pratique de plus en plus courante) ou des enfants vendus.(...)
Lire l'entrevue sur:


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"Tu pleures parce que le Résident est parti?
- Non, parce que je suis trop petit pour toi..."

William Adolphe Bouguereau (1825-1905)- Elegy (1899) 


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Benoît Barvin

samedi 7 avril 2012

"Si elle cassait des rocs, Durandal ne cassait pas des briques". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA VRAIE SAGESSE DORT AU MILIEU
DE LA FOLIE DU MONDE)

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"Attention, y'a l'Résident qui s'approche...
- P'tain! Il est avec sa planche à pain...
- Méchant petit! on ne jure jamais lors de la Semaine Sainte.
- Désolé, ça a été plus fort que moi"

Il n'y a pas d'âge pour participer aux traditionnels cortèges de la Semaine sainte en Andalousie. 
Pour preuve, ce très jeune bébé déjà pénitent à Malaga, le 1er avril 2012, 
Dimanche des Rameaux, jour d'ouverture de cette célébration 
qui s'achève à Pâques. (Andrew MacColl / Rex Features)
(Pouvons-nous qualifier ce commentaire de ringard,
 ou de parfaitement inepte, c'est selon?)

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"Jean Di, avec nous!
- Tas de gueux..."

Mélenchon, 
(heu... Jean Daniel itou?)
le panache d'une illusion
Jean Daniel
   (...) Le panache populaire de Jean-Luc Mélenchon a eu le don d'inspirer les meilleures plumes. Jamais Alain Duhamel (meilleure plume!) n'a été aussi brillamment juste que dans le portrait de lui qu'il a publié dans "Libération" (Libération?!!). Reste que l'ascendant de ce nouveau tribun surdoué répond parfaitement, aujourd'hui, à un besoin profond des Français.

   Il y a dans cet homme, et parfois malgré lui, un héritier de la mythologie la plus incurablement (c'est donc une maladie?) fidèle à la Révolution. On sait que 1789 a été le second baptême de ce que l'on a appelé la nation française. De ce point de vue, Mélenchon se réapproprie le panache d'un nationalisme révolutionnaire bien plus haut en couleur que les manifestations de l'esprit républicain.(...)
   
   (...) Il ressuscite Robespierre en dépit de la Terreur (et tac...), Lamartine malgré la chute (Retac...), le Front populaire (Rien, là?) et même Mai-68. Il montre, en fait, que les grands rêves populaires ne perdent pas leur magie même lorsque leur échec les a transformés en illusions perdues (super formule...). Un poète espagnol (lequel? Soyez précis) s'est rendu célèbre (la formule, sans précision, perd son sens...) en regrettant de n'être pas mort avant la victoire de Franco, mais il n'en chantait pas moins sa fierté et son bonheur d'avoir voyagé "sur les ailes de la grande espérance".

   Peut-être Mélenchon va-t-il trop loin en maintenant son admiration pour Castro et pour Chávez (tiens... Vous seriez, aussi, admiratifs de ces deux-là?). Mais enfin, la Fête de l'Humanité montre bien chaque année que les staliniens ont su faire oublier leur longue fidélité au dictateur bolchevique (heu... lequel?). Sans doute, le passage par le trotskisme permet-il à Mélenchon d'échapper, sur ce point, à la condamnation de l'histoire (formulation un rien vague. Précisez).

   Mais les héritiers du trotskisme évitent de revendiquer une rédemption quelconque par cet étrange détour (lequel?). Et, pour revenir aux enjeux actuels, je ne crois pas que l'appel à l'anticapitalisme et le procès des sociaux-démocrates, qui résument l'esprit des thèmes de Mélenchon, puissent permettre d'apporter des réponses aux problèmes de la crise (des faits!). Pour ma part, je n'ai encore rien trouvé de plus crédible que les analyses - traduites par François Hollande - de Michel Rocard, à qui je souhaite un très rapide rétablissement (c'est hors contexte. Evitez). (...) (commentaire du correcteur: comme d'habitude, vous avez de jolies envolées, mais votre pensée s'en portera mieux si vous sériez les problèmes et, surtout, si vous donnez des faits concrets. Evitez de trop dire "je". Dans une copie, cela est mal vu...)
Lu sur:

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"Chéri? T'es où?
- A tes pieds, espèce d'idio...!"

(Commentaire de Gala: Carla Bruni regarde la vue...
Tout un symbole culturel...)
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Carla Bruni-Sarkozy :
 "A côté de Mme Pompidou, je suis Lady Gaga"
(ou attrape-gogos, peut-être?)
Sophie Des Deserts
   (...) "Nous sommes des Français modestes", avez-vous dit. Comprenez-vous que cela puisse choquer ?
   - Je ne parlais pas de notre train de vie (ouf, on est rassurés...). J'ai conscience d'avoir une vie pleine de privilèges (c'est bien de le reconnaître). Je regardais mon mari à l'écran et j'ai sans doute dit qu'il était modeste dans son attitude (blurb! Excusez-moi!), au sens du contraire de l'arrogance, de la crânerie (reblurb!!). Je ne crois pas que cela ait choqué quiconque, à part peut-être le petit milieu médiatique (et le grand milieu populaire, peut-être aussi). Cela fait cinq ans qu'on me dit : "C'est violent la politique" ; ce sont les réactions médiatiques qui le sont. […]

   (...) Vous jouez (?) admirablement la ravissante idiote.
   - Je ne joue rien (je suis comme ça?), mais je connais mes limites ce qui n'est pas précisément le signe de l'idiotie (mais de la prudence...). Certains sujets comme l'économie m'échappent, je ne vais pas faire semblant. […] (bizarre comme, sur du rien, on peut gloser...)
Lire le reste... heu, si on n'a rien d'autre à faire, sur:


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"Ya, ya... Je aimer aussi beaucoup Planche à Pain Résidente...
Je lui donner le bonjour"


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Benoît Barvin

vendredi 6 avril 2012

"Étrange: L'Homme Invisible n'avait jamais besoin de prendre la poudre d'escampette". Benoît Barvin in "Étrange, vous z'avez dit?"

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE SAGE NE BOIT JAMAIS L'EAU SUCRÉE 
DES PAROLES DE SES DISCIPLES)
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(Le Résident indiquant la voie à suivre)

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"C'est moi l'champion, maint'nant!
Et je vais gagner plein de pognon!
- Mon Dieu... Un communiste..."
Emmanuel Terray : 
être de droite, c’est avoir peur
Mathieu Deslandes 
Journaliste

    L’anthropologue Emmanuel Terray, qui signe « Penser à droite », a enquêté sur la tribu dont les valeurs triomphent depuis plus de trente ans.
   (...) la droite se compose (...) de deux grandes familles : les tenants du libéralisme économique et ceux qui sont plutôt attachés au conservatisme social. Combien de temps cette cohabitation peut-elle encore durer ?
   La tension entre les deux est un mécanisme constant dans l’histoire de la droite. La droite défend l’ordre établi. C’est le point de départ. Mais l’ordre établi change sous la pression des mouvements du monde. Par conséquent, la droite est confrontée à une échéance : ou bien nous restons fidèles à l’ordre établi tel que nous l’avons toujours défendu et nous tombons dans la réaction ; ou bien nous nous adaptons.
   Vous avez une très belle transition de ce genre au début du XIXe siècle. Sous la Restauration, la droite aristocratique féodale souhaite que l’Ancien régime soit rétabli. Mais la société a changé, la révolution industrielle commence, les banques et l’argent prennent de l’importance.
   Cette évolution pousse la droite légitimiste dans la réaction et c’est la droite orléaniste qui se place au cœur du jeu : ce sont les valeurs de Guizot et Louis-Phillippe qui l’emportent. L’argent.
   Balzac décrit admirablement cette mutation : vous avez d’un côté la duchesse de Langeais et le comte de Montriveau, partisans de l’Ancien régime ; et de l’autre Rastignac, qui décide de s’adapter à la société telle qu’elle est devenue, qui va épouser la fille de l’usurier et se faire de l’argent.
   On pourrait aussi prendre un exemple à la fin du XIXe siècle. La droite, jusque là, est résolument monarchiste. Vers 1880-1890, les plus lucides voient bien que la République est installée et qu’on ne reviendra pas à la monarchie. Et par conséquent, c’est le mécanisme du Ralliement. Dans l’Histoire, l’expression désigne le ralliement des catholiques mais ça va bien au-delà : la droite devient républicaine et ceux qui restent monarchistes versent dans la réaction.
   Je me demande si on n’assiste pas au début d’une transition du même genre.
   Si la mondialisation ultralibérale devient la règle définitive, si la droite classique s’accroche à ses positions, elle deviendra elle aussi réactionnaire par rapport à cette idéologie ultralibérale. Il y a une tension évidente entre les deux. Mais la crise peut aussi freiner le triomphe de la mondialisation ultralibérale ; à ce moment-là, la droite républicaine classique retrouverait ses marques. (...)

Suite sur:

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"Nous aussi on est victimes de ce petit c..."
(La foule des morts-vivants suivait la mode journalistique 
qui flirtait avec le sensationnalisme)

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Bienvenue à Merahland, 
parc d'attraction sur le thème du démon
Fondateur d'@rrêt sur images

   (...) Dans la famille Merah, je demande le père. Car le monstre avait un père. Et quelle aubaine : monstrueux lui-même – mauvais sang ne saurait mentir –, le père Merah annonce son intention de poursuivre en justice la France, qui a abattu son monstre de fils. (...)
   (...) Faut-il vraiment, toutes affaires cessantes, solliciter la réaction de tous les politiques qui passent à portée de micro ? Savoir ce que pense Pierre Laurent, secrétaire national du PC, de l'intention du père de Merah de poursuivre la France, est-ce vraiment la première question que se posent les Français en ouvrant l'œil ? Ledit Laurent ayant bafouillé une phrase dans laquelle, tout en précisant qu'il n'a rien à dire, il explique néanmoins « comprendre la détresse » du père de Merah, cela doit-il pour autant faire l'objet d'une dépêche AFP ?
   Faut-il vraiment, en ouverture du journal, comme mardi soir France 2, offrir aux téléspectateurs un objet de haine bon marché, en diffusant une interview du père Merah ?
   Dans la famille Merah, je demande la mère, le frère, la belle-sœur, les ex-voisins, les copains de ski. C'est toute une bondieuserie à l'envers, qui se déploie en guirlande. Tout un parc d'attraction sur le thème du Démon. Sur vos chaînes, dans vos journaux préférés, bienvenue à Merahland. (...)
Suite sur:

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"Mélenchon, il aime pas les gentils ouah-ouah!
- Merci, Monsieur le Ministre..."
Mélenchon : 
"Ennemi officiel de François Hollande" 
selon Mitterrand

   (...) Le neveu du président François Mitterrand (hélas) a prédit (prédit!) que "Nicolas Sarkozy a de très fortes chances de gagner" (Merci Madame Frédo) avant d'affirmer que "l'arrivée de la gauche au pouvoir serait une catastrophe. Surtout dans la situation économique actuelle" (pourquoi? Parce que. Ah bon...).
   Interrogé sur son sentiment sur la "droitisation de la campagne de Nicolas Sarkozy, le ministre a jugé que le président-candidat "fait avec le Front national ce que François Mitterrand faisait avec le Parti communiste" (et toc! Superbe analyse...).
   "Mélenchon est devenu l'ennemi officiel de François Hollande, l'allié objectif de Nicolas Sarkozy" a également déclaré Frédéric Mitterrand. (ils en rêvent...)

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Luc Desle