Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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jeudi 14 mars 2013

"Après sa création, Dieu comprit qu'il avait échoué à son examen". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA TERRE EST UN GRAIN DE BLÉ
DANS L'IMMENSE UNIVERS)

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"Enfin on nous rend hommage...
Appelez-moi m'am'zelle Tarzan"


Singeries
Guillaume Liégard

   (...) En énonçant que l’homme descend du singe, Charles Darwin provoqua un beau scandale. On sait depuis que la réalité est bien pire : l’homme ne descend pas du singe, il est un singe comme les autres !

   
Les deux clades ci-dessus indiquent la même chose sur le fond, mais n’induisent pas nécessairement la même symbolique.

   - Le premier très traditionnel place l’homme en bout de chaîne et sous-tend le message suivant : l’homme est plus proche du chimpanzé que du gorille. A part quelques créationnistes acharnés, c’est une conclusion tout à fait admise.
   - Le second, tout aussi vrai, ne dit pas autre chose. Mais si on se place du point de vue du chimpanzé, on peut le traduire de la manière suivante : le chimpanzé est plus proche de l’homme que du gorille. Si cette affirmation ne fait pas de doute du point de vue de la biologie moléculaire, testez-là autour de vous et vous verrez qu’elle ne relèvera pas de la même évidence que la première conclusion.

   Excepté la haute opinion que nous avons de nous-mêmes, il n’y a pas lieu d’un point de vue phylogénétique de constituer deux groupes séparés entre l’homme d’un côté et les grands singes de l’autre. Il existe d’ailleurs un débat pour savoir s’il faut inclure, ou non, les chimpanzés dans le genre homo. De plus, il est désormais bien établi que ce qui a été longtemps considéré comme le propre de l’homme, par exemple l’utilisation d’outils, la transmission culturelle ou la sexualité existe aussi chez d’autres grands mammifères en particulier chez les grands singes. Mais alors que nous reste-t-il ? (...)

   (...) Que nous dit Lucien Sève (auteur d'un article, dans l'Humanité, consacré au film de Disney "Chimpanzés) :« Ce qui fait frontière entre les grands singes et nous, ce n’est pas une série de propres individuels mais un gigantesque propre social : le cumul historique continu de productions collectives ».

   Il est absolument incontestable que « ce cumul historique »marque une vraie spécificité entre nos sociétés d’aujourd’hui et les populations de grands singes, mais du coup se posent immédiatement deux questions. Comment caractériser homo sapiens jusqu’à la révolution néolithique, c’est à dire au mieux jusqu’à 10/12 000 ans avant le temps présent ? Et comment définir les populations, certes numériquement très faibles, de chasseurs/cueilleurs qui subsistent dans les grandes forêts primaires d’Amazonie, de Papouaisie, voire d’Afrique équatoriale ? 

   Incontestablement ces populations d’hier et d’aujourd’hui font bien partie de la même espèce que nous et d’ailleurs personne ne le conteste, mais il n’y a pas de doute que ces populations n’ont pas organisé la production sociale des moyens de subsistance. Le travail ne saurait donc être un discriminant suffisant. Il est donc inutile et peut-être dangereux d’identifier comme le fait Sève le propre de l’humanité avec l’existence d’atelier. Une phrase comme celle-ci, « ce qui a produit le passage d’Homo sapiens au genre humain civilisé, ce n’est pas la nature mais l’histoire sociale » peut aussi avoir une interprétation détestable. (...)


Lire l'article sur:

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"Si je m'habille tous les jours comme ça?
Evidemment, cette question!"

photo by Peter Basch 1963

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"Croix de bois, croix de fer,
si je mens, je le dis à l'UMP
qui ne rectifiera pas"

Vite fait, bien faux
Pierre Rimbert

   (...) Quoi de plus savoureux qu’une fausse information rebondissant de support en support au gré des reprises non vérifiées ? Le 7 janvier 2011, le journaliste Jean Quatremer met en ligne sur son blog Coulisses de Bruxelles un texte sobrement intitulé « Jean-Luc Mélenchon aime la dictature cubaine et le dit (bis) ». Sur la base d’une information communiquée par un internaute, il écrit à propos du coprésident du Parti de gauche : « Comme me l’a signalé Toral, voici ce qu’il[M. Mélenchon] déclarait au Monde diplomatique daté du 5 juillet 2010 : “(…) Je félicite Cuba, sa résistance et les contributions qu’elle a faites à la science, à la culture, au sport et à l’histoire universelle.”» Las, la référence est (doublement) erronée : non seulement le propos de M. Mélenchon n’a pas été publié par Le Monde diplomatique, mais ce journal, arrimé depuis 1954 à une périodicité mensuelle, n’est daté d’aucun jour particulier comme un simple coup d’œil à la « une » suffit à s’en convaincre. Il n’y a donc pas plus de Monde diplomatique « daté du 5 juillet 2010 » que de beurre en broche.

   Cette vétille aurait pu s’abîmer sans bruit dans la fosse commune des bévues de presse si la négligence de Quatremer n’avait cette fois fonctionné comme un test collectif de paresse intellectuelle. En effet, la référence falsifiée réapparaît le 17 avril 2012 — cinq jours avant le premier tour du scrutin présidentiel — dans un article de l’essayiste anticastriste Jacobo Machover publié par le site d’information Atlantico. On y lit : « “Je félicite Cuba, sa résistance et les contributions qu’elle a faites à la science, à la culture, au sport et à l’histoire universelle”, déclarait Jean-Luc Mélenchon dans Le Monde diplomatique de juillet 2010. » La précision « daté du 5 » a disparu mais la fausse référence demeure, Machover, parfois décrit comme « universitaire », n’ayant pas jugé utile de la vérifier.

   L’idée n’a pas davantage effleuré M. Jean-François Copé. Dans sonManifeste pour une droite décomplexée (Fayard, 2012), le secrétaire général de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) se lance dans une diatribe contre M. Mélenchon et le Front de gauche. « Quel leader politique peut affirmer sans rire qu’il “félicite Cuba, sa résistance et les contributions qu’elle a faites à la science, à la culture, au sport et à l’histoire universelle ? (1)” Jean-Luc Mélenchon ! », écrit-il page 188. Une note précise : « 1. Le Monde diplomatique, 5 juillet 2010. » Copié-collé : signe d’usure, style d’avenir. (...)

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Benoît Barvin

vendredi 13 avril 2012

"Cette belle Belge bécotait buccalement ce bobby béat qui balbutiait 'est bon, Bon Bieu que est bon'". Jacques Damboise in "Pensées à petits pots"

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA HAINE EST LA MEILLEURE CONSEILLÈRE
DES PUISSANTS IMPUISSANTS)

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(Les froncements de sourcils du Résident n'impressionnaient plus)
La belle" chevelure" du pinché tamarin ou pinché à crête blanche. 
(MARENT/ARDEA/CATERS NEWS AGENCY/SIPA) 

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"Moi, j'aime les scientifiques élevés au grain"

Montre-moi tes dents 
je te dirai ce que tu manges
Joël Ignasse 

   (...) Pour connaître le régime alimentaire d’un animal, les scientifiques doivent soit analyser le contenu de ses fèces, soit étudier le bol alimentaire après dissection de l’estomac. Rien de très ragoûtant donc. Une nouvelle méthode, en cours de perfectionnement, pourrait leur permettre d’obtenir les mêmes informations grâce à l’analyse de la rugosité des dents.
   Les recherches menées par une équipe internationale de paléontologues et biologistes montrent en effet que la rugosité de la surface des dents peut révéler ce qu'un animal a mangé. Il existerait une correspondance étroite entre cette rugosité et le régime alimentaire : les animaux qui mangent des aliments durs ayant des surfaces plus rugueuses que ceux qui mangent des aliments mous.
   « Passez votre langue sur vos dents. Vous pouvez sentir que certaines sont plus rugueuses que d'autres. La question est de savoir si on peut utiliser cette information pour deviner ce vous avez mangé » précise Mark Purnell, professeur de paléobiologie à l'Université de Leicester. Avec son équipe il a étudié différentes dents au microscope en 3D afin de définir une « échelle » de rugosité et ensuite tenté d’en déduire la nourriture favorite de leurs propriétaires.
   « A notre grande surprise, nous avons constaté que dans certains cas, la rugosité de la dent est un guide plus fiable que l’examen du contenu de l'estomac. Parce que ce dernier permet de constater ce qu'un animal a mangé quelques heures avant qu'il ne soit pris, pas ce qu'il mange habituellement » s’enthousiasme (on a les enthousiasmes qu'on peut) Ole Seehausen, un des participants à l’étude dont les résultats sont publiés dans leRoyal Society journal Interface. (...) 


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(Bières flamandes et wallonnes fraternisant)

Des manifestants flamingants 
ferment (momentanément?) 
un magasin "trop francophone" 

   (...) Une douzaine de manifestants du Taal Aktie Komitee (TAK) ont mené jeudi soir une opération contre le magasin Zeeman de Tervuren, jugé trop francophone.
   Ils ont fermé les portes du magasin à l'aide d'une chaîne et placardé une affiche avec l'inscription "définitivement fermé en raison du non respect du caractère flamand de Tervuren" (qui est très ouvert et accueillant...). "Les propriétaires de cette enseigne persistent dans le caractère francophone du magasin. Non seulement le personnel refuse de parler néerlandais, mais en plus les affiches sont affichées en français.
   Nous continuerons d'agir aussi longtemps que cette situation perdurera", a déclaré le porte-parole du mouvement d'action flamingant (12 personnes!!!).(...)



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"België is van mij, ahaha!"
"La Belgique est à moi, ahaha!"
(rire draculesque)

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Flamand

   (...) Le terme « flamand » désigne un groupe de dialectes du néerlandais. Au sens strict, il peut s'agir du flamand occidental ou du flamand oriental. Au sens plus large, on utilise le terme « flamand » comme terme générique pour désigner l'ensemble des dialectes néerlandais parlés en Belgique (donc on y inclut le brabançon et le limbourgeois), ou même comme synonyme du néerlandais standard, tout comme l'usage populaire du mot « hollandais ». (...)



Belgique:

Nord
La région de langue néerlandaise (Communauté flamande): 
5,9 millions d’habitants (57,6 %).
Sud
La région de langue française (Communauté française): 
3,3 millions d’habitants (32,4 %).
Est
La région de langue allemande (Communauté germanophone): 
70 472 habitants (0,69 %).
Bruxelles
La région bilingue de Bruxelles-Capitale: 
960 000 habitants (9,3 %).


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« Qui se complaît se plaît con ! »
Proverbe belge 


"P'tain, mais qu'y m'lâchent!
Ch'suis pas Belge!"

Bernard Henri Lévy, philosophe mondain

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Benoît Barvin

jeudi 8 mars 2012

"Mortelle, ta soirée, fit un zombi un rien tcharbé au Comte Dracula qui se promit de ne plus jamais l'inviter". Benoît Barvin in "Pensées contrefaites"

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"Sob... J'espère que le Résident va être réélu et...
- N'as-tu pas honte, nabote, en ce jour
où l'on fête les femmes, d'avoir des
pensées aussi impures?
- Non, pourquoi?"


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Pensées pour nous-mêmes:


(LA COLÈRE EST UNE MÉDIOCRE CONSEILLÈRE
ET UNE MÉCHANTE MAÎTRESSE)


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"Moi, je coule. Qui voudrait me tendre la main?
Ne répondez pas tous en même temps,
surtout"


Les villes s’affaissent

   (...) Une cinquantaine de villes chinoises sont touchées par des affaissements de terrain, révèle Tao Qingfa, directeur adjoint du bureau de l’environnement du ministère du Territoire et des Ressources. Les métropoles comme Pékin et Shanghai sont concernées, mais aussi des villes moyennes.
   Une étude réalisée en 2009 par le ministère montre que dans trois zones à risques (le delta du fleuve Yangtze, la plaine du nord de la Chine et le bassin de Fenwei, au nord-est) la superficie des terres dont l’affaissement est supérieur à 20 centimètres atteint 79 000 km2 – l’équivalent de la République tchèque. 
   Cet affaissement se répercute sur les remblais des lignes de chemins de fer, les fondations des immeubles et des ponts. C’est essentiellement l’exploitation des nappes phréatiques qui explique ces affaissements de terrains, signale Tao Qingfa.



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"JDD ou pas JDD, zat iz ze quouestionne..."

Le JDD de Sarkozy
 FRÉDÉRIC MARTEL


   (...) Cette semaine le chef de l’État a attaqué nommément Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande pour une simple émission qu’elle anime sur Direct 8 ou le directeur d’une radio publique pour son soutien au candidat socialiste. Pourtant, depuis cinq ans, Nicolas Sarkozy a minutieusement organisé une mainmise autrement plus puissante sur les médias. Comme l’illustre la bataille interne qui se déroule actuellement au Journal du dimanche. En 2008, le JDD avait titré un de ses articles : « Sarkozy maître du monde ». Aujourd’hui, le président a remisé ses ambitions : «Sarkozy maître du JDD?"
   « Nicolas Sarkozy considère que le JDD c’est un peu son journal. Il a une relation unique, très spécifique, avec ce canard. A Neuilly hier, comme à l’Élysée aujourd’hui, il le lit de la première à la dernière ligne chaque dimanche matin depuis plus de trente ans (vach't'de!)». Ce propos de Franck Louvrier, le chef communicant (rien que ça?) du président de la République a le mérite de la clarté. Il résume ce que beaucoup savent, mais ne disent pas, à l’intérieur de cette grosse rédaction à l’encadrement pléthorique d’un quotidien qui ne paraît qu’une fois par semaine (heu...)
   Nicolas Sarkozy a mis la main sur le titre depuis plusieurs années et continue de le diriger, indirectement, à tous les étages. Car il a un accès direct aux quatre principaux niveaux de direction : Arnaud Lagardère d’abord, son « frère » et le PD-G du groupe qui édite le JDD ; Denis Olivennes ensuite, qui coordonne la branche médias du groupe et veille tout particulièrement sur le JDD ; Jérôme Bellay, le directeur du journal ; enfin l’un des quatre rédacteurs en chef, le vrai chef du service politique, Bruno Jeudy. Par ce quadruple pilotage, Nicolas Sarkozy est le véritable patron du JDD (on voit ce que ça donne...).
   D’une interview controversée de Kadhafi aux sondages qui disent généralement ce que le Château aime entendre – non pas tant Opinion Way, comme le Figaro, mais l’IFOP, l’institut historique du JDD actuellement sur une pente glissante –, il n’est pas besoin d’être journaliste pour décrypter l’ultra-sarkozysme des articles publiés.
   Frédéric Mitterrand sort un livre ? Denis Olivennes envoie un SMS à la rédaction pour recommander une interview. Et avant même que les sondages remontent pour Sarkozy, le JDD prévoit le coup et l’annonce. Le journal est meilleur que les sondeurs, il prévoit désormais les sondages. (...)
Le reste sur:

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"Comment ça, ch'suis qu'un reporter néo-colonialiste?
Vous savez combien elle pèse, cette vioque, hein?"


(Les arguments de ce journaliste français,
aux mauvaises influences,
étaient un rien fallacieux)


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Robert Fisk, et le « colonialisme » 
des journalistes occidentaux 
au Proche-Orient
Signalé par
Pierre Haski

   (...) Robert Fisk, l'un des journalistes britanniques présents au Proche-Orient depuis quelques décennies, revient, dans un long article publié dans son journal, The Independent, sur la mort de journalistes occidentaux en Syrie. Il loue leur courage, mais souligne toute l'ambiguité qu'il y a à « starifier » les reporters morts sur le terrain alors que personne ne connait le nom des victimes syriennes du même confit
   De même souligne-t-il l'indécence à voir des envoyés spéciaux de chaînes de télévision arborer des gilets pare-balle pour interviewer des civils sans protection. Il qualifie cette attitude de « colonialiste » (réaliste serait plus juste?).(...) 

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"On tousse pas aux seins d'ma maman!
- Ce ne sont pas des seins, fiston,
mais  des mamelles."
Cancer du sein: 
un scandale français?

   Deux systèmes de dépistage coexistent depuis huit ans: l’un «organisé», l’autre «individuel». On vient officiellement de démontrer que le premier est à la fois efficace et peu coûteux. Le second est nettement moins efficace et plus cher. Conclusion: on ne touche à rien. Pourquoi? (...) 
   (...) On ne pouvait jusqu’à présent rien trouver à redire à la coexistence de ces deux systèmes de dépistage. Tel n’est plus le cas avec la toute récente publication des résultats très détaillés de l’enquête de la HAS. On sait ainsi que le taux de participation au DO en 2009-10 n’a été que de 52,1%. Et que 10% des mammographies réalisées chez les femmes âgées de 50 à 74 ans le sont dans le cadre d’un DI. 
   En France, le coût total du cancer du sein était estimé (en 2004) à 3,2 milliards d’euros. Celui du DO a été de 216,3 millions en 2008 –dont 211,1 millions pour l’assurance maladie– cela équivaut à 13.510 euros par cancer dépisté. Dans le même temps, le coût total du DI a été de 37,6 millions dont 24,4 millions pour l’assurance maladie. Lise Rochaix, présidente de la Commission d'évaluation économique et de santé publique de la HAS, précise:
   «Dans ce dépistage 13,2 millions restent chaque année à la directement à la charge des 435.000 femmes concernées ou à la charge de leur complémentaires. Le prix de la mammographie est le même dans les deux systèmes (66,42 euros) mais avec un « reste-à-charge » de 30% (soit 20 € environ) en DI.»(...)
Lire l'article sur:

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Luc Desle

mardi 15 février 2011

"Ce marin d'eau douce ne salait jamais ses plats". Benoît Barvin in "Pensées pensées"


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"Chic! Grâce aux bénéfices, on va pouvoir me faire un super toilettage"




ROUMANIE
Un cadeau en or (noir)
13 janvier 2011

(...) Alors que les récentes augmentations du prix du carburant ont fait de la Roumanie le pays d'Europe où l'essence est la plus chère (à pouvoir d'achat égal), Jurnalul Naţional a enquêté sur les conséquences de la privatisation, en 2004, de Petrom, la compagnie pétrolière nationale, qualifiée d'"affaire du siècle". 
   Celle-ci avait été rachetée pour 1,5 milliards de dollars (2,04 milliards d'euros de l'époque) par la société autrichienne OMV, à laquelle, titre le quotidien, "l'Etat roumain a donné des dépôts de pétrole et de gaz naturel pour 14 milliards de dollars". C'est en effet le bénéfice qu'OMV devrait tirer de l'exploitation des gisements roumains. (...)


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"Héhé... Pendant ce temps-là, mes congénères 
et moi, on continue à se cultiver"


ROYAUME-UNI
Les écoliers boudent les langues étrangères
25 août 2010

“Non. Nein. No – La crise des langues dans les écoles britanniques", titre The Independent. 

   "Pour la première fois, révèle le quotidien londonien, le français ne fait plus partie des dix matières les plus choisies au GCSE" (un examen passé par les lycéens de seconde). A peine un écolier sur quatre prend le français, soit une chute de 341 604 élèves en 2002 à 177 618 aujourd’hui. Pendant la même période, l’allemand a dégringolé de presque 50 %, de 130 976 à 70 619. 
   "Le déclin des langues a commencé au début de la décennie et s’est accéléré avec la décision du gouvernement de rendre la matière optionnelle pour les 14-16 ans", note The Independent. La seule tendance à la hausse est le regain d’intérêt pour l’espagnol, qui est devenu la deuxième langue étrangère la plus étudiée à l’école, à la place de l’allemand, et toujours derrière le français. (...)



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"Comment ça, je n'ai pas le droit de porter un chapeau melon? 
Et pourquoi ça, je vous prie?"



ROYAUME-UNI
Le multiculturalisme à nouveau contesté


7 février 2011 PRESSEUROP


   Quelques mois après les déclarations d’Angela Merkel sur "l’échec total" du modèle allemand de société multiculturelle, David Cameron fait le même constat pour son pays et relance le débat sur l’identité nationale.
   (...) Dans le Guardian, Madeleine Bunting va plus loin. "Le discours de Cameron dénote une nostalgie d’une identité collective forte et de valeurs partagées. Mais après des décennies d’individualisme et de mondialisation, toutes les formes d’identité collectives ont été affaiblies ou oubliées. Bon nombre des institutions qui exprimaient et inculquaient une sorte d’idée nationale sont sur le déclin, qu’il s’agisse des partis politiques, des syndicats ou des églises chrétiennes. 
   Le réseau institutionnel par lequel nous exprimions des valeurs a été remplacé au profit de la liberté individuelle. La 'vision d’une société' que Cameron juge nécessaire est en réalité partout omniprésente, déclinée 7 jours sur 7 en un million de versions de consommateurs capitalistes, et elle promeut le matérialisme." (...)


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Un parfum de thriller russe sur la Berlinale
10 février 2011 SÜDDEUTSCHE ZEITUNG MUNICH


   Le réalisateur allemand Cyril Tuschi devait présenter un film sur l’opposant russe Mikhaïl Khodorkovsky lors du festival de cinéma de Berlin. Mais le film a été volé, et le cinéaste se sent traqué.


    (...) 
“Je suis vraiment ébranlé”, poursuit Tuschi. Il règnerait en Russie un climat “d’hystérie juste avant la première”.Le 5 février, le quotidien économique Kommersant a affirmé en Une que le film aurait des conséquences judiciaires pour ceux qui y interviennent. Elena, l’ex-épouse de Khodorkovski, qui prend la parole dans le documentaire, a envoyé un courriel à Tuschi pour lui faire part de ses inquiétudes : “Tu as commis une erreur en accordant une interview à des journalistes russes.”
   Pendant cinq ans, Cyril Tuschi a rassemblé 180 heures d’entretiens, à Moscou, Tel-Aviv, Londres, New York, en Sibérie et à Berlin.
 
Son film parvient à contourner l’écran de fumée de la machine de propagande du Premier ministre russe Vladmir Poutine et montre comment l’homme autrefois le plus riche du pays est devenu un opposant, avant de se retrouver en prison. 
   La mère de Khodorkovski et son fils, qui vit en exil à New York, s’expriment également, ainsi que Léonid Nevzline, ancien actionnaire majoritaire du groupe pétrolier Ioukos, et l’ancien ministre [allemand] des Affaires étrangères Joschka Fischer. Celui-ci rapporte une rencontre étrange à Hambourg avec Poutine, alors président de la Russie, qui aurait proclamé que l’Etat engloutirait Ioukos sans difficultés.(...)




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"Hips... QUE deux bières? Ca m'intéresse pas à moins de 10...
pour commencer"


Rick James

SLOVAQUIE
Toute l’info au prix de deux bières
19 janvier 2011


   "Trois euros s'il vous plaît !", titre Respekt. Telle est la somme modique que les Slovaques devront payer dans les prochaines semaines pour accéder à des articles fraîchement publiés sur Internet. Si le paiement en ligne n'a rien de nouveau et est aujourd'hui très répandu, le concept baptisé Piano est un système de paiement unique partagé par tous les groupes de presse. 
   "C'est très bon marché et donc exceptionnel. Pour le prix de deux bières à Bratislava, un lecteur a accès à un "panier cadeau" qui comprend un assortiment de plusieurs contenus de chaque publication", explique Tomáš Bella, ancien rédacteur en chef de SME, aujourd'hui responsable de ce projet développé en partenariat avec les principaux médias slovaques.




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Toutes ces informations ont été trouvées sur le site suivant:

mercredi 19 janvier 2011

"Solde lot de nymphettes à peine usagées". Benoît Barvin in "Annonces déclassées"




§§§


"Les hommes désapprouvent toujours 
ce qu'ils ne sont pas capables de faire."

[Christine de Suède] 
Extrait de Maximes

"Victor, Victoria". James Garner. Lesley Warren.

"Ce n'est rien mon chéri... Fais venir le valet de chambre"



§§§

"Trois espèces d'hommes n'entendent rien aux femmes :
les jeunes, les vieux et ceux d'entre les deux. "

(Proverbe irlandais)
http://olivier.quenechdu.free.fr/spip/spip.php?article1528


"Vous prêchez des convaincues"

§§§

"Nous sommes inévitablement des imposteurs 
puisque nous ne nous conformons jamais à l’idée 
que les autres se font de nous."

Eric Chevillard


§§§


"Nous avions beaucoup de points communs, 
je l'aimais et il s'aimait." 

[Shelley Winters]

§§§


"Pour attirer les hommes, je porte un parfum 
qui s'appelle "Intérieur de voiture neuve" !"

[Rita Rudner] 

"Mais, en confidences, ça ne suffit pas forcément.
Les hommes sont tellement superficiels..."

§§§

Benoît Barvin

vendredi 14 janvier 2011

"Echange économiste libéral contre cartomancienne, même débutante". Benoît Barvin in "Annonces déclassées"



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"Yes, we can... 
Nous pouvons toujours nous insérer 
dans les rouages des pays 
d'Amérique Centrale aux mieux de nos intérêts
- Bravo, Monsieur le Président, bien dit!"


Une dictature qui ne dit pas son nom

Un an après le coup d’Etat, les opposants subissent une forte répression. Juges, médias et défenseurs des droits de l’homme sont muselés dans l’indifférence de la communauté internationale.

María Laura Carpineta

   (...) Au Honduras, il est encore dangereux de parler de coup d'Etat, de résistance ou de violations des droits de l'homme. Ceux qui ont ouvertement refusé le coup de force du 28 juin 2009 continuent d'en payer les conséquences. 
   Les juges indépendants, qui ont exprimé publiquement leur attachement à l'ordre constitutionnel, ont été démis par la Cour suprême, le complice numéro un de l'armée. Une bonne dizaine de journalistes critiquant la nouvelle connivence entre les hommes politiques et les militaires ont été réduits au silence cette année en tombant sous les balles de tueurs. 
   Et tous les deux ou trois jours, des jeunes, certains encore vêtus du T-shirt de la consultation populaire promue par le président déchu Zelaya en vue de réformer la constitution avant le coup d'Etat, apparaissent morts dans les faubourgs de Tegucigalpa, la capitale, les mains attachées et visiblement torturés. Ils sont peu de choses aux yeux du gouvernement “démocratique” de Porfirio Lobo. Pour couper court à toute enquête il sont désignés comme des jeunes membres de gangs, des “maras”, façon de préciser qu’il n’y aura à leur égard ni vérité, ni justice.(...)
article à lire en entier à l'adresse suivante:


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"Désolé, honowables étwangers, 
moi wien entendwe insinuations anti-chinoises"




La piste chinoise se confirme dans l'affaire Renault

Par LEXPRESS.fr avec REUTERS
Deux des trois cadres soupçonnés par Renault d'espionnage industriel ont des comptes en Suisse et au Liechtenstein. Comptes alimentés par un géant de la distribution électrique chinois.

http://www.lexpress.fr/actualite/economie/la-piste-chinoise-se-confirme-dans-l-affaire-renault_951367.html



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Grand penseur libéral et son livre rouge intitulé: 
"Comment parler pour ne rien dire".
Sous-titre: "en monopolisant la conversation 
par des certitudes tirées de mon pot de chambre"

   Nicolas Baverez , né le 8 mai 1961 à Lyon et avocat (et encore un) depuis 1998, est un essayiste français.Normalien de la rue d'Ulm (promotion 1980) et énarque (promotion 1988) (donc, en principe, commis de l'Etat), il est également docteur en histoire (en histoire...) et agrégé de sciences sociales (sociales!). Sa pensée a été fortement influencée par Raymond Aron (!).

Pensée (?)
   Nicolas Baverez est libéral (il écrit : « L’antilibéralisme est un fléau qui se trouve au principe du déclin et de la régression de la France »). Il est l'un des principaux représentants d’un courant qui se veut décrire avec réalisme la situation économique de la France et que ses opposants qualifient de « décliniste ». Nicolas Baverez dénonce un déclin relatif (faudrait savoir: déclin ou pas?) de la France par rapport au reste du monde (rien de moins) dont il situe les causes dans l'intervention trop forte et à mauvais escient de l'État (ce pelé, ce galeux) dans l'économie ou la fiscalité trop lourde (antienne). La France, elle et selon lui, reste le seul pays (le seul!) développé qui s'échine (en pure perte, grâce à nos amis au pouvoir) à maintenir le modèle "caduc" d'économie fermée et administrée, voire crypto-staliniste (et toc! dans les dents des opposants au libéralisme), des années 1960.

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"Mais t'es dingue! Et l'éthique, alors? 
Je suis ta soeur... TA SOEUR!
- On verra plus tard.... Maintenant, j'ai trop envie"


Les économistes en quête d'un code éthique
(que celui qui l'a dérobé veuille bien le rapporter, svp)


Alors que l'influence croissante des milieux d'affaires sur la recherche académique est largement critiquée, la vénérable Association américaine d'économie envisage une nouvelle fois de rédiger un code de déontologie. Mais ce n'est pas gagné.
06.01.2011 | Sewell Chan | The New York Times


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"Bon, les gars, comme l'année 2011 
commence aussi mal que la précédente,
je vais piquer un petit somme.
Vous me réveillerez un jour..."